20/01/2011 à 12h52

Jia Zhangke, cinéaste : « La Chine nie l'individu »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Il y a deux manières de parler d’une ville comme Shanghai : celle des brochures en papier glacé de la propagande officielle, qui montrent les tours et les autoroutes, l’architecture d’avant-garde à la Manhattan ; et il y a celle de Jia Zhangke avec son documentaire « I wish I knew », sorti cette semaine en salles en France.

Le cinéaste chinois indépendant avait reçu une commande du gouvernement pour l’expo universelle de Shanghai ; il a préféré faire un documentaire à sa manière, esthétique et humain, qui glorifie moins une ville que les hommes et les femmes qui l’ont faite, souvent dans la douleur. (Voir la bande-annonce)

De passage à Paris le mois dernier, Jia Zhangke a expliqué sa démarche à Rue89 :

« J’ai donné la parole à des gens qui n’ont pas accès aux médias officiels. J’avais très envie de les entendre parler, pour que la parole ne soit pas monopolisée.

J’ai rencontré plus de 150 personnes, j’en ai interviewées et filmées 80, de tous les milieux, des ex-capitalistes, des artistes, des anciens mafieux, des militaires... Je n’avais pas de structure précise au début, celle-ci s’est imposée petit à petit. »

Ces personnages hors norme sont le fil conducteur du film, avec des récits qui tissent le lien entre le passé et le présent, entre les différentes vies d’une mégalopole qui a connu plusieurs métamorphoses au cours du XXe siècle et se réinvente encore au début du XXIe.

Les tabous de l’histoire officielle

On pense à la fille d’un des chefs de la mafia des années 30, qui raconte un mode de vie luxueux rappelant les mythes fondateurs de la ville, au descendant d’un capitaliste pré-Mao qui a chèrement payé son « appartenance de classe », ou encore à ces Taïwanais ou Hongkongais dont les familles ont fui Shanghai après l’entrée des « Martiens », ces soldats maoïstes décrits par Robert Guillain, l’envoyé spécial du Monde en 1949.

Jia Zhangke a habilement tissé sa toile en utilisant des extraits de films dont Shanghai est l’héroïne, ceux du Taïwanais d’origine shanghaienne Hou Hsiao-hsien, ou le fabuleux Chung Kuo d’Antonioni, tourné en 1972 et qui fut longtemps interdit en Chine. Et en tournant à sa manière dans le Shanghai d’aujourd’hui, entre décombres du vieux monde et tours rutilantes du nouveau.

Ce faisant, le réalisateur qui, depuis ses premiers films underground comme « Xiaowu, artisan pickpocket » ou « Platform » à la fin des années 90, poursuit un chemin original, enfonce quelques tabous de l’histoire officielle chinoise, donne un visage humain à des dates ou des faits diabolisés ou encensés dans les livres de l’Etat :

« Pendant trop longtemps, on nous a confisqué le droit d’expliquer l’histoire, restée le monopole du gouvernement. Beaucoup de gens sont ignorants de l’histoire de la Chine. C’est pour cela que j’ai donné la parole au fils d’un général du Kuomintang, ou à la fille d’un parrain de la mafia, et pas seulement à des héros du Parti communiste ».

Jia Zhangke assume ce parti pris d’avoir voulu « raconter l’histoire du point de vue de l’individu » :

« Ça ne m’intéresse pas de raconter l’histoire avec un grand “h”. En Chine, on met en avant le nationalisme et le patriotisme, et on nie l’importance de l’individu. Je veux respecter l’individu. »

Pourquoi avoir montré les « côtés sales » ?

Cette démarche n’est pas du goût de tous. Le film a attendu deux mois avant de recevoir le feu vert de la censure, juste à temps pour être présenté à Cannes l’an dernier.

Mais surtout, le réalisateur s’est heurté à la posture très nationaliste d’une partie de la jeunesse chinoise, en Chine même, mais aussi, et peut-être surtout, en diaspora. A Toronto et à Vancouver, deux villes canadiennes à fortes populations d’origine chinoise, Jia Zhangke a vécu des débats houleux. Il s’en amuse et s’en inquiète :

« Des jeunes nés au Canada m’accusaient d’avoir montré les mauvais côtés, sales, de la société, au risque de décourager les étrangers d’investir dans le pays ! Ces jeunes sont nourris à ce néopatriotisme, ils ne savent pas aimer leur pays autrement. Ils sont manipulés. »

Si ces réactions le « dépriment » et le « déçoivent » parfois, il poursuit sa route. Il s’apprête à tourner le premier volet d’une trilogie historique, centrée sur des moments-clés de l’avènement de la Chine moderne : la fin de l’empire au début du XXe siècle ; la guerre entre communistes et nationalistes à Shanghai en 1927 (la même période que « La Condition humaine » de Malraux que personne, jusqu’ici, n’a réussi à adapter au cinéma malgré les tentatives...) ; et enfin l’arrivée des communistes de Mao Zedong au pouvoir en 1949.

A 42 ans, Jia Zhangke a déjà construit une œuvre cinématographique considérable. Quand on lui dit que les historiens de l’avenir regarderont ses films pour comprendre à quoi ressemblait l’émergence de la puissance chinoise au début du XXe siècle, il sourit, flatté.

Aujourd’hui, son public ne comprend pas toujours sa démarche exigeante, à l’opposé des blockbusters, américains et chinois, qui dominent actuellement les écrans du pays.

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  • WhiteWarrior-
    • Posté à 13h16 le 20/01/2011
    • Internaute 129329

    « La Chine nie l’individu »...et nos sociétés occidentales, à l’inverse, l’idolâtrent (surtout comme consommateur). Match nul.
    Et comme disait l’autre : « il faut de tout pour faire un monde, vérité en-deçà des Pyrénèes, mensonge au delà » etc.

  • dromoisagauche
    • Posté à 14h34 le 20/01/2011
    • Internaute 107954
      cadre

    Viens t’installer en France il n y a de la place qu’à l’individualisme ! ! et c’est génial ! ! ! Plus de service public, plus de sécu, etc Bref, la haine du collectif ! ! ! !

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à dromoisagauche
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 16h57 le 20/01/2011
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Le discours anti-individualiste est un discours réactionnaire et l’a toujours été. Il ne devrait pas être besoin de le rappeler.

      Émile Durkheim, pourtant connu pour avoir une conception un peu mystique de la société, a très justement pris la défense de l’individualisme comme héritage des Lumières dans : « L’individualisme et les intellectuels », Revue bleue, 4e série, t. X, 1898, pp. 7-13. Voir le texte complet :
      Lien

  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 14h55 le 20/01/2011
    • Internaute 102931
      pas glop

    Recherche petite annonce parue sur rue89 actu ce matin est disparue depuis.
    Cette brève disait que Woerth se plaignait du peu de soutien de ses pairs de l’UMP et du gouvernement.
    Ca sentait mauvais le déballage de linge sale...
    Quelqu’un l’aurait-il vu ?

    • aissachris
      aissachris répond à Psyfou
      techelec s/of
      • Posté à 15h42 le 20/01/2011
      • Internaute 29395
        techelec s/of

      Lien et ailleurs sur le monde je crois mais ne trouxe plus

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 15h04 le 20/01/2011
    • Internaute 34103
      chatouille ou pique, c'est selon

    Pour d’autres sociétés aussi, il y a primauté de la collectivité sur l’individu.

    Un petit jeu des 7 différences ?

  • Holocrate
    Holocrate
    Douteur plus que douteux
    • Posté à 15h43 le 20/01/2011
    • Internaute 97427
      Douteur plus que douteux

    Tiens ? A l’aune des droits de l’homme, pas sûr que la Chine s’en sortirait mieux que la Tunisie, au contraire ! Pourtant, qu’elle est donc bien silencieuse vis-à-vis de l’honorable Hu Jintao, la meute lancée, chez nous, aux trousses de Ben Ali...
    Aaahhh, le confort d’achever une bête à terre... : -)))

    Cela dit, l’a l’air pas mal du tout, ce film. Vais tâcher de voir ça.

    L’occasion de dire aussi ma conviction profonde qu’à l’instar des Tunisiens, les Chinois vont connaître, eux aussi, la libération. Ou plus exactement, la « fenêtre » pour y accéder (qui, pour les Tunisiens, pourrait d’ailleurs se refermer très vite). Oh, pas tout de suite, non, pas tout de suite... mais c’est mathématique. Et pour « passer de l’autre côté », ils auront fichtrement intérêt à y aller le plus doucement possible. Un tempo fait de lenteur et de patience, d’une grande patience, mais qui a déjà commencé, par petites touches, toutes petites, comme ce film, minuscules lanternes célestes au dessus de la Chine, cette jonque voguant sur un océan de souffrances séculaires.

  • vik75
    • Posté à 15h34 le 20/01/2011
    • Internaute 89761

    habitant la chine, shanghai est une ville que je n’apprécie pas.on s s’y amuse la première fois : les grandes tours, l’architecture blade runner et après ?

    -des sup de co en stage non payés et au visa illégal qui se bourrent la gueule dans des open bar à 100 Kuai avec de l’alcool frelaté
    -des expats d’une arrogance folle.
    - des « entrepreneurs » qui tiennent pas 2 mois....
    -des chinois qui singent les occidentaux

    mais bon, rien que pour le bund, on y retourne.

    Des villes comme canton sont beaucoup plus agréables.

    Lien

    • TienTien
      TienTien répond à vik75
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 16h48 le 20/01/2011
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      100% d’accord avec votre opinion ! Shanghai est, de très très loin, la métropole chinoise la moins agréable, humaine et vivable.
      Canton, Chendu, Nanjing, etc...sont largement supérieures en qualité de vie. Perso, j’ai un faible pour Canton...et surtout Zhuhai !

      • GOGODANCER
        GOGODANCER répond à TienTien
        a
        • Posté à 19h29 le 20/01/2011
        • Internaute 141627
          a

        Arrêteeezzz ! : ( Vous me tuez….jvais faire mon stage à Shanghai.
        J’y suis allé déjà 3 fois depuis 2007 et c’est DE TRES LOIN la ville que j’apprécie le moins en Chine, mais je n’arrive pas à trouver d’opportunité à Pékin, ville que je préfère DE TRES LOIN à Shanghai...je confirme d’ailleurs ce que disais Vik75....l’arrogance des expats, est absolument insupportable à Shanghai et les bars (a moitié remplis par des prostituées) sont nettement moins sympas que les bars de Pékin. A cela s’ajoute le fait que Shanghai n’est plus ou moins qu’un centre commercial géant et pas une ville de culture comme la capitale. Mais bon, on n’a pas toujours ce qu’on veut alors à moins de trouver une poste d’acheteur à Pékin je vais devoir me résoudre à m’habituer à l’ambiance snob des bars remplis de français, qui je vous le garanti, donne une bien triste image de notre pays

         
        • TienTien
          TienTien répond à GOGODANCER
          impavide devant les ruines de (...)
          • Posté à 21h49 le 20/01/2011
          • Internaute 86881
            impavide devant les ruines de (...)

          Je compatis...Un conseil d’ami, si vous le permettez : Essayez, autant que faire se peut, de vous tenir éloigné du cercle des autres expatriés. J’ai vécu plus de 10 ans en Chine en me tenant soigneusement à l’écart de ces arrogants messieurs dames et n’en étais que plus heureux et LIBRE !

          • ReneLeys
            ReneLeys répond à TienTien
            sinologue
            • Posté à 17h45 le 21/01/2011
            • Internaute 89005
              sinologue

            À mon avis, ceux parmi les expats qui se tiennent systématiquement à l’écart des autres expats forment une variante aussi désagréable, sinon plus, que les expats qui fuient la compagnie des « indigènes » et ne copinent qu’entre eux. J’ai rencontré en Chine de ces phénomènes qui me regardaient comme un pestiféré jusque parce que j’étais blanc : sans doute leur suggérais-je la pensée désagréable que leur expérience n’était pas unique. Les regards mi-furieux qu’ils me jettaient quand ils m’entendaient parler chinois m’appuient en ce sens : voir qu’il y avait d’autres blancs qu’eux qui parlaient la langue de l’autochtone leur semblait particulièrement dérangeant. La Chine, qui traîne la réputation d’être un pays à la culture et à la langue particulièrement complexes, attire beaucoup ce type d’expats que je qualifie sans hésiter de snobs. Ceux-ci doivent d’ailleurs rager de voir les Chinois s’américaniser : ils aimeraient certainement mieux les voir revêtir à nouveau la robe.

        2 autres commentaires
    • Johnny Cotine
      Johnny Cotine répond à vik75
      Rigolo
      • Posté à 07h14 le 21/01/2011
      • Internaute 122871
        Rigolo

      Pour votre information vik75, on trouve également à Shanghai (pour vous répondre point par point) :

      - des étrangers ou « expats » comme vous dites qui ont un certains de niveau de vie, qui peuvent éventuellement se faire des restos / bars / boites sympas, parlant chinois, ayant une bonne connaissance de la Chine, voir mariés avec des chinoises qui ne sont pas nécessairement des masseuses du Guizhou cherchant désespérément un beau mariage pour se sortir de la misère
      - ces expats sont même parfois agréables et intéressants (si si je vous jure)
      - des entreprises solidement implantées
      - des Chinois sans doute plus cultivés et ouverts d’esprit qu’ailleurs, qu’ils soient d’ailleurs natifs ou venant d’autres provinces, et remplis de créativité

      Shanghai est sans doute une ville à part en Chine, mais chaque métropole de ce beau pays n’est-elle pas finalement inclassable ?

      Après je suis d’accord que le quotas de co**ards est peut-être plus élevé qu’ailleurs, mais sur 20 millions de personnes, vous pouvez choisir vos fréquentations. Non ?

  • Skatman33
    Skatman33
    séro+
    • Posté à 18h03 le 20/01/2011
    • Internaute 136220
      séro+

    Si la Chine nie l’individualisme,c’est tout d’abord à cause de sa démographie,qui assimile plus cette nation à une fourmilière qu’à un pays.
    Le grand nombre d’habitants pousse les autorités à gérer ces problème par la gestion de masse,ou seul quelques(reines)organisent et oriente tout les phénomènes qui la font avancée.De fait comme l’union fais la force,on voit bien que le but de ces dirigeants est de faire de la Chine la nation number 1.Au diable les pensés multiples..seule la pensé unique compte.Ceci fera de cette culture millénaire une société de doux moutons,dans un monde uniforme ou seul le roi fric dominera !
    Triste présage qui peu à peu s’avère être réalité.

  • Jooe
    Jooe
    étudiant
    • Posté à 18h28 le 20/01/2011
    • Internaute 97691
      étudiant

    Merci pour cette article sur JZK. J’ai rédigé mes deux mémoires de master sur son cinéma et plus particulièrement sur l’esthétique de la mutation et de la ruine. Il va sans dire que je vais aller voir son dernier film qui visiblement se situe dans le prolongement de 24 City. Ça m’intéresserait beaucoup de savoir s’il est possible de se procurer quelque part l’intégralité de l’entretien que vous avez eu avec lui.

    Merci par avance.

    • Jana
      Jana répond à Jooe
      bretonne en Normandie
      • Posté à 11h29 le 21/01/2011
      • Internaute 13372
        bretonne en Normandie

      @ Jooe

      j’aime l’expression « l’esthétique de la mutation et de la ruine. » cela englobe t-il le dynamisme et la douleur du changement ?
      Je pense aux bouleversements , ruines et magnifiques constructions des villes en Chine.. de leurs lumières aveuglantes et du noir et gris des chantiers et arrières cours.
      en Chine et ailleurs...

      • Jooe
        Jooe répond à Jana
        étudiant
        • Posté à 16h16 le 21/01/2011
        • Internaute 97691
          étudiant

        Oui, c’est tout à fait ça. Le travail de Jia Zhang Ke se situe dans cet entre-deux, dans ce qu’on appelle la « Chine chantier », où il participe tout autant à la construction d’une mémoire visuelle de ce qui est entrain de passer qu’à la transition avec ce qui est entrain de venir.
        Dans 24 City, les ruines temporaires du quartier industriel permettent à la fois un regard rétrospectif et une approche prospective.

        J’avais défini son projet cinématographique comme une tentative de faire prendre conscience du mouvement du temps dans un contexte où le présent manifeste sa suprématie par des villes sans mémoire qui poussent ex-nihilo (à titre d’exemple, la Chine comprend quasiment autant de villes millionnaires que l’Europe, l’Inde et les USA compris) un peu partout. JZK travaille à rebours du temps de l’accélération et de l’oubli en instaurant une esthétique qui renoue avec l’esthétique traditionnelle chinoise, soucieuse justement de l’entre-deux d’où le neuf, l’inattendu, va émerger de l’ancien (François Cheng l’explique très bien dans ses essais sur la peinture et la poésie chinoise). Deux temporalités coexistent dans cet entre-deux « dynamique » pour reprendre ton terme. Cela nécessite, et JZK le dit lui-même, de « prendre le pouls », c’est à dire d’épouser le rythme du lieu dans lequel il tourne. Les plans peuvent parfois paraître long pour le spectateur mais paradoxalement, on est dans un rythme rapide où l’on peut voir de visu le changement opérer sous nos yeux.

        En fait, c’est une démarche qu’on peut qualifier d’anti-révolutionnaire, dans le sens où elle met en évidence le liant entre les générations lorsque les autorités chinoises s’évertuent à nier le passé proche pour créer une mythologie de la Chine qui aurait fait le pont directement entre sa version ancestrale et sa modernité . C’est une métaphore qui est reprise dans Still Life, si tu as l’occasion de le voir -il passe la semaine proche sur arte-, où le passé proche (maoïste) est littéralement submergé sous les eaux du Yangtsé (l’ancien Fengjie, ville industrielle, en l’occurrence) et il ne reste que des ponts qui rejoignent deux rives qui symbolisent les deux Chine dont je te parlais précédemment.

        Là où le changement est brutal et douloureux, c’est que ces zones en chantier, tout comme les zones tampons menacées comme les hutongs avec leurs arrières-cours, drainent encore avec elle une organisation de la vie sociale qui ne trouve plus de lieux où s’exercer. Les gens qui proviennent de ces zones sont de fait exclus socialement, en plus d’être littéralement déracinés, y compris de leur histoire familiale et locale. En fait, ce qui se passe en Chine, le plus significatif, c’est peut-être le passage du logement collectif (plusieurs générations sous un même toit ou celui des dortoirs d’ouvriers) au logement individuel (selon notre modèle), c’est ce qui s’est passé dans nos pays mais sur un temps plus long.

        J’ai répondu un peu à côté de ton post plus pour expliquer le pourquoi de cette esthétisation de la ruine (friches et chantiers aussi) que le quoi que t’as parfaitement résumée en quelques lignes.

         
        • Jana
          Jana répond à Jooe
          bretonne en Normandie
          • Posté à 23h04 le 21/01/2011
          • Internaute 13372
            bretonne en Normandie

          Ce n’est pas à côté, c’est complémentaire. Merci.

        1 autres commentaires
  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 18h40 le 20/01/2011
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    Jia Zhangke, cinéaste : « La Chine nie l’individu »

    le reste du monde néolibéral aussi...

    pour mieux controler une population il faut la briser, la chine la déjà fait,

    pour les autres ils y travaillent depuis 60 ans avec un succès certain.

    • charles angrand
      charles angrand répond à la choukette
      citoyen furax ! ! ! !
      • Posté à 05h29 le 21/01/2011
      • Internaute 132772
        citoyen furax ! ! ! !

      excellente réponse , je voulais dire la même mais bon pourquoi faire de la redite quand c’est si bien tournée..

      Ni dieu, ni maitre

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 19h56 le 20/01/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Jia Zhangke est un cinéaste génial ! Ses films sont poétiques et, en effet, très humains et réalistes en même temps. J’ai énormément aimé The World, en particulier. Son regard nous apprend aussi beaucoup de choses sur nous-mêmes, malgré la distance.

  • Jana
    Jana
    bretonne en Normandie
    • Posté à 10h44 le 21/01/2011
    • Internaute 13372
      bretonne en Normandie

    Dès que possible j’irai voir ce film, pour la qualité du regard de Jia Zhangke, créateur de « documentaire à sa manière »...parce que j’ai eu la chance, et pris le temps de regarder , à plusieurs reprises, dans des lieux très différents, un tout petit peu Shanghaï à pied, d’ouvrir grand les yeux ..
    Qu’est ce que connaître une ville ?

    Je partage l’avis de Galibi
    « Son regard nous apprend aussi beaucoup de choses sur nous-mêmes, malgré la distance. »

    Une capacité peut-être d’accepter des approches multiples, datées, identiques, opposées, pour , un peu, se libérer des clichés ?

  • freevanunu-
    freevanunu-
    chômeur
    • Posté à 10h59 le 21/01/2011
    • Internaute 122862
      chômeur

    PETIT MESSAGE A RUE 89
    JE VOIS QUE VOS RELATIONS COMMERCIALES OUVRENT LA PORTE A AREVA ! ! ! !
    LE CORPS DES DEUX CHTIS EST A PEINE REFROIDI, VOUS NE VALEZ PAS MIEUX QUE LES MENTEURS DE LA TV OU DE LA RADIO.VOUS ALLEZ FAIRE UNE SPECIALE SUR AQMI ?
    LA CONSANGUINITE DANS LA
    REPUGNANTE CHASSE AU FRIC.
    RUE 89 C’EST FINI POUR MOI.
    VOUS ME DEGOÜTEZ !
    ET CA VEUT FAIRE LA MORALE AUX CHINOIS !
    TARTUFFES !

    • dinlay
      dinlay répond à freevanunu-
      (Mai 68 pas mort)
      • Posté à 11h33 le 21/01/2011
      • Internaute 33286
        (Mai 68 pas mort)

      SAINE ROGNE ! ! !

      +++

    • Jana
      Jana répond à freevanunu-
      bretonne en Normandie
      • Posté à 12h14 le 21/01/2011
      • Internaute 13372
        bretonne en Normandie

      @ Freevanunu

      Bonjour
      J’aimerai m’entretenir avec vous :
      - Pourquoi écrivez-vous en majuscules ?
      - Il est question de film ici.
      - Chaque lecteur ici sait que la pub supportée, plus ou moins bien, sans en avoir le choix, est le prix de la gratuité de la lecture. Avec nos multiples points de vues à ce sujet...C’est un choix à assumer.- Il existe des journaux sans pub, et payants. J’en ai choisi aussi, et c’est complémentaire
      Ceci ne m’empêche pas de m’informe sur Areva, particulièrement au Niger...
      Je vous souhaite une bonne journée.

      • freevanunu-
        freevanunu- répond à Jana
        chômeur
        • Posté à 12h37 le 21/01/2011
        • Internaute 122862
          chômeur

        Dsl pour les majuscules, IPAD :)))
        Ce n’est pas après la pub que j’en ai, mais le choix de Rue 89 d’être associé à Areva, spécialement dans cette période.
        Je trouve cela particulièrement scandaleux.
        Dassault Areva etc...
        Mais bon sang réveillez vous.

         
        • Jana
          Jana répond à freevanunu-
          bretonne en Normandie
          • Posté à 13h04 le 21/01/2011
          • Internaute 13372
            bretonne en Normandie

          Merci d’avoir répondu..
          Croyez moi sur parole.. je suis du genre bien réveillée...au sujet des requins prédateurs, et de nos difficultés à devenir cohérents en tant que citoyens et consommateurs éventuels de leurs produits...pas si simple...

          Avec mon estime

          • freevanunu-
            freevanunu- répond à Jana
            chômeur
            • Posté à 13h27 le 21/01/2011
            • Internaute 122862
              chômeur

            Jana
            Cette schizophrénie , n’est plus supportable.Tout est dans tout, tout se vaut, gmloubiboulga indigeste, ou finalement à l’arrivée même rue 89 baisse son pantalon et nous prend pour des cons.

        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à freevanunu-
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
          • Posté à 13h16 le 21/01/2011
            éditeur
          • Journaliste 1836
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

          On revient sur cette campagne dans notre rubrique Making of :

          Lien

          [Voeu pieu] Ce serait bien que le débat sur cette publicité n’occupe pas tous les fils de commentaires du site [/Vœu pieu]

          • freevanunu-
            freevanunu- répond à Yann Guégan
            chômeur
            • Posté à 13h25 le 21/01/2011
            • Internaute 122862
              chômeur

            Ce serait bien que cette pub odieuse n’occuppe pas la home page du site, version tableau écolo.
            AREVA sauvé par Sarkozy en sacrifiant les otages.
            je vous le redis, ce colonialisme immonde me dégoûte et cette société utilise la propagande anti terroriste pour justifier le pillage du Niger.
            Aqmi mon cul !

        4 autres commentaires
  • glopglop70
    • Posté à 17h51 le 21/01/2011
    • Internaute 26451

    Bonjour,

    Faire du fric avec tout n’est pas digne de rue 89.
    Cette pub d’Areva est scandaleuse,

    bien amicalement

  • Tartare de chat
    Tartare de chat
    precaire
    • Posté à 10h49 le 22/01/2011
    • Internaute 100107
      precaire

    –> Areva etc

    Malgre ce genre de paradoxe et autres, morale a part, je consulte chaque jour ce site, car ce sont souvent les commentaires qui m’apprennent le + de choses.
    L’article n’est qu’un sujet lance, et finalement ce sont les commentateurs les plus eclaires qui enrichissent notre connaissance du sujet, sans compter les bonnes vannes et helas les penibles.

    Il y a + d’echanges interressants sur ce site, peut-etre parce qu’il n’est pas necessaire de s’abonner (en payant) pour y faire un commentaire, comme certains sites qui sortent aussi une edition papier...

    Maintenant que Rue 89 sort aussi en papier, j’ espere que la possibilite de commenter a tous ne sera pas modifiee.

    Deja qu’il y a une censure (pour les commentaires les plus honteux)...