Une exposition sur la réécriture de l'histoire interdite à Shanghai
A l’heure de l’Exposition universelle, des oeuvres proposant une version non édulcorée de la Révolution culturelle chinoise dérangent. Le bureau culturel de Shanghai a fermé l’exposition « Re-Visioning History », sur la réécriture de l’histoire, notamment pendant cette période trouble.
Aucune fermeture d’espace artistique n’avait eu lieu depuis les années 2000 à Shanghai. Réputée pour son ouverture d’esprit, la capitale économique fait preuve d’un certain conservatisme en fermant jusqu’à nouvel ordre la galerie Oriental Vista.
La thématique de l’exposition qu’elle présentait est certes piquante. A l’aide de documents officiels, de photographies et de magazines d’archives retrouvés en Chine et au- delà, les 7 artistes rassemblée pour « Re-Visioning History » traitent de la manière dont l’histoire est écrite et enseignée, notamment s’agissant de la Révolution culturelle. Même si l’entreprise relève d’abord d’une approche artistique, le sujet reste sensible en Chine.
L’unique motif de fermeture est l’absence d’une licence pour exposer et vendre les oeuvres d’artistes étrangers. Pour l’un des conservateurs de la galerie, qui s’est exprimé sur le site Urbanatomy, ces raisons ne sont pas légitimes.
Zhang Dali est l’artiste phare de l’exposition. En 7 ans, il a rassemblé des dizaines d’images retouchées par les services de propagande depuis la fondation de la République populaire de Chine. Son oeuvre consiste à comparer les publications officielles et les documents originaux. Zhang Dali a fait part au Wall Street Journal de sa surprise face à la censure de son oeuvre. Depuis 2005, il expose son travail dans plusieurs galeries, notamment en avril dernier au Musée national du Guangdong.
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Ecrivain
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Amusant, la revisitation de l’histoire est a la mode en ce moment, c’est bon signe, ils ont du boulot.
En Septembre 2009, le livre de Xiao Jiangsheng « Chinese History Revisited » avait ete censure, puis repris par New Century Media a Hong Kong : c’est depuis un best-seller sous le manteau.
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