Meurtres en série dans des écoles : la Chine s'interroge
(De Pékin) Depuis le 23 mars, cinq attaques ont été commises dans des établissements scolaires par des individus isolés, armés de couteaux ou de marteaux. Au total, dix-sept personnes ont été tuées, majoritairement des enfants, et cinquante autres blessées.
Le Premier ministre chinois a reconnu dans un entretien à la télévision que les cinq attaques dans des écoles en moins de deux mois sont liées aux tensions sociales dans le pays et a appelé à s’attaquer aux causes profondes de ces maux.
La série d’attaques survenues dans des écoles chinoises au cours de ces deux derniers mois a semé effroi et interrogations parmi la population.
Dans une interview accordée le 13 mai à Phoenix TV, la chaîne basée à Hong Kong et diffusant en Chine continentale, le Premier ministre Wen Jiabao a fait part de ses condoléances aux familles des victimes, avant d’exhorter le pays à s’attaquer aux causes profondes responsables de ces faits.
« Nous devons régler les problèmes sociaux, résoudre les tensions et renforcer la médiation dès la base », a affirmé le Premier ministre chinois, qui a évoqué un « certain niveau de tensions sociales ».
Jusqu’ici, aucun responsable officiel de ce niveau ne s’était exprimé sur cette question pourtant largement débattue sur Internet et dans certains médias.
« La société chinoise rend les gens fous »
Dans un pays relativement épargné par ce genre de tueries commises par des détraqués et qui font parfois la une dans les pays occidentaux, les spéculations abondent et certains n’hésitent pas à relier ces attaques aux dysfonctionnements de la société chinoise, comme l’écart grandissant entre riches et pauvres, les abus de pouvoir ou la corruption.
« La société chinoise rend les gens fous », « Pourquoi les gens tuent ? A cause du gouvernement », affirment des internautes sous un article du Southern Daily narrant le récit de la dernière attaque, la plus meurtrière, survenue le 11 mai à Linchang, petit village du Shaanxi.
Impossible en revanche de lire ce genre de propos sur les sites des grands médias officiels tels que Chine Nouvelle. Ils sont aussitôt censurés.
Les journaux chinois se limitent à des récits factuels, éludant toute allusion aux maux plus profonds de la société.
A Linchang, la police a déjà ceinturé les lieux, contrôlant l’accès des médias. Deux journalistes françaises qui se sont rendues sur place ont finalement obtenu l’autorisation de passer le cordon et de pénétrer dans le village sous escorte. Mais elles n’ont eu ni le droit de filmer ni d’interviewer des villageois. La police les a priées de partir au bout de quinze minutes.
A l’évidence, en raison des débats qu’elle suscite, cette série d’attaques ne fait pas bonne presse au concept de « société harmonieuse » tant chéri par les autorités.
En partenariat avec Aujourd’hui la Chine
- Sur aujourdhuilachine.comL'article original sur Aujourd'huiLaChine.com
- Sur nouvelobs.comLes attaques se multiplient dans les écoles chinoises, sur AP via LeNouvelObs.com
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Gabriel Nadeau-Dubois, talentueux porte-parole des étudiants québécois 








Délinquante au coin de la rue
Délinquante au coin de la rue
J’avais lu quelque part qu’en fait ces meurtres sont dus parfois à des intellectuels, professeurs, docteurs.
On parlait dans cet article de folie et de crise psychologique de masse, en refus de l’avenir tracé par le régime en place. Trop d’autorité et pas assez de citoyenneté.
C’est angoissant. Une humanité qui tue ses enfants, qui les opprime, qui les stigmatise est une humanité perdue.




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