Pékin ferme une école de hackers en ligne
En pleine polémique avec Google qui accuse des hackers chinois d'avoir pénétré ses serveurs pour espionner les comptes mail d'opposants chinois, les autorités chinoises ont fermé une plateforme de « formation en ligne » de hackers, et arrêté les trois responsables du site Black Hawk Safety Net. Ce site existait en toute légalité depuis ... cinq ans.
Le site, basé dans la province du Hubei, dans le centre du pays, avait quelque 12 000 « membres VIP » payants et 120 000 inscrits, et offrait non seulement des tutoriels pour apprentis hackers, mais aussi des « outils » à télécharger pour se livrer à cette activité interdite en Chine depuis l'an dernier seulement.
Black Hawk offrait en particulier diverses versions de « chevaux de Troie », des logiciels dits « malveillants », qui, une fois installés dans l'ordinateur permettent de pirater ou de détruire des fichiers, et qui, à l'image du « vrai » cheval de Troie, est volontairement introduit dans l'ordinateur par son propriétaire qui ne se doute pas de ce qu'il contient...
En menant cette opération très médiatisée -50 policiers, une profusion de détails...-, Pékin veut se mettre dans le camp de la vertu par rapport au phénomène des hackers. Une manière de répondre à la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui, dans un discours le mois dernier, exigeait de la Chine qu'elle fasse toute la lumière sur la tentative d'intrusion de hackers dont ont fait l'objet Google et d'autres sociétés technologiques américaines. Pékin avait rejeté ces accusations.
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Divided by zero
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Les écoles de hacking, ou comment se faire un maximum d'argent sur le dos d'ados boutonneux qui se rêvent en Kevin Mitnick.
Par contre je ne vois pas vraiment qui la Chine compte tromper avec cette arrestation. Il y a quand même une grosse différence de compétence entre installer un RAT sur le PC de sa grand-mère et de s'attaquer aux serveurs de Google.




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