La mort de He Yanping, collaboratrice de choc et amie

He Yanping en reportage en Chine, 2003 (P. Haski/Rue89)

C'est une femme de qualité qui s'est éteinte vendredi à Pékin. J'ai travaillé à ses côtés pendant cinq ans, au bureau de Libération en Chine, et ai pu apprécier son courage, sa ténacité, sa curiosité illimitée, sa générosité aussi lorsqu'elle s'est trouvée confrontée, avec moi, à l'injustice et à la misère dans son pays.

Elle s'appelait He Yanping, elle n'avait que 45 ans et a été frappée par un cancer foudroyant. Elle a été pendant cinq ans ma traductrice et assistante alors que j'étais le correspondant de Libé à Pékin. Ensemble, nous avons sillonné la Chine, nous avons vécu des moments difficiles, en particulier lorsque les autorités n'appréciaient pas notre présence sur des lieux de tension et de crise, et des moments formidables, journalistiques et simplement humains.

He Yanping, qui était parfaitement francophone et avait fait un séjour à Sciences Po à Paris, avait été recrutée à Libération Pékin par Caroline Puel, correspondante avant moi. Elle connaissait suffisamment bien la France, et Libé, pour être la personne idéale pour nous aider à expliquer la Chine.

Notre relation a souvent été orageuse, nos engueulades étaient devenues célèbres dans le milieu journalistique… Mais c'était d'abord dû à la franchise de nos rapports, des visions parfois contraires, et des tempéraments entiers. Mais au-delà de ces frictions salutaires, il y avait une véritable estime réciproque, je crois, et, j'espère, une amitié aussi réelle que permettait le rapport « patron-employé »…

He Yanping a toujours été d'un courage exceptionnel, même lorsqu'elle savait que son travail à mes côtés pouvait lui attirer les foudres des autorités. Elle y a été confrontée plus d'une fois, la Sécurité d'Etat surveillant de très très près les assistantes chinoises des correspondants étrangers. Même si He Yanping n'était pas contre le pouvoir, mais contre l'injustice.

Les « villages du sida »

C'est en sa compagnie que nous avons été parmi les premiers dans la presse mondiale à révéler le scandale des paysans contaminés par le virus du sida en vendant leur sang dans la province du Henan. Lorsque, un an après notre premier reportage, nous sommes retournés dans les « villages du sida » et avons été témoins d'une émeute au cours de laquelle les policiers furent pris en otage par les paysans en colère, He Yanping a vécu une épreuve difficile.

Son décès me libère d'une discrétion destinée à la protéger. A notre retour à Pékin, elle a été convoquée dans un appartement anonyme du centre de Pékin. Elle s'est retrouvée face à cinq agents de la Sécurité d'Etat, un véritable procès kafkaïen, sans inculpation ni défense, juste des accusateurs. Leur première phrase, menaçante :

« Si tu vas en prison, qui s'occupera de ton fils ? tu as pensé à ça ? »

Les policiers avaient profité de mon absence de Pékin pour lui infliger ce traitement de choc destiné à la terroriser. A mon retour, je la trouvais effectivement terrorisée, n'osant même plus répondre au téléphone. Elle me dit alors :

« Je savais que je prenais des risques en travaillant pour Libération, mais la prison, je ne l'accepterai jamais, je préfèrerais me suicider. »

Je pris des dispositions pour calmer le jeu et elle ne fut plus aussi brutalement inquiétée, même si, régulièrement, un « agent traitant » de la Sécurité d'Etat l'« invitait » à déjeuner pour un débriefing sur mes activités, mes lectures, mes rencontres, mes projets… Je l'incitais à tout leur dire, n'ayant rien d'autre à cacher qu'une activité journalistique transparente.

He Yanping avec Ma Yan, Ningxia, 2001 (P. Haski/Rue89)

L'autre temps fort de nos cinq ans, ce fut la rencontre avec Ma Yan (voir la photo ci-dessus), cette jeune fille du Ningxia, fille de paysans pauvres, dont la mère nous confia le journal comme on jette une bouteille à la mer pour demander de l'aide. Cela donna « Le Journal de Ma Yan », un reportage puis un livre, publié dans une vingtaine de langues, et que He Yanping avait traduit du Chinois en Français, ainsi qu'une Association, les Enfants du Ningxia, qui aide les enfants de cette région à être scolarisés.

He Yanping était ainsi confrontée pour la première fois à l'envers du décor du « miracle » chinois, et sa rencontre avec Ma Yan et son extraordinaire famille constitua, pour elle comme pour moi, un vrai choc. Je me souviens d'un soir où He Yanping et la mère de Ma Yan avaient partagé une chambre d'hôtel, et He Yanping, la Chinoise urbaine, moderne, sophistiquée, fut bombardée de questions par la paysanne qui rêvait d'un avenir meilleur pour sa fille.

La mère de Ma Yan avait conclu de cette conversation que la réussite passait par… la France, à l'image de He Yanping qui y avait étudié, en parlait la langue et travaillait pour un journal français. Huit ans après cette conversation nocturne, Ma Yan, l'« héroïne » de cette incroyable histoire, étudie aujourd'hui en France…

Des propos prémonitoires

Au retour d'un voyage au Ningxia, nous roulions, He Yanping, la journaliste Michèle Fitoussi, devenue présidente des Enfants du Ningxia, et moi, en direction de Pékin. Michèle me rappelait vendredi que la conversation avait alors porté sur l'absence de couverture médicale en Chine, et sur les craintes de He Yanping face à un cancer qui la ruinerait. Des propos hélas prémonitoires sur cette maladie qui l'a foudroyée.

L'an dernier, en visite à Pékin au moment des JO, j'avais déjeuné avec He Yanping. Elle avait quitté le bureau de Libération et travaillait comme journaliste pour l'édition chinoise du magazine Psychologie. Elle était rayonnante, ironisant sur le fait que je lui avais surtout fait découvrir la face sombre de la Chine, et que désormais elle en découvrait le subconscient, ce qui lui semblait beaucoup plus léger…

Son décès est une manière de rendre hommage, au-delà de cette femme d'exception, au travail de tous ceux qui, dans les bureaux de presse étrangers ou dans les médias chinois, dans des conditions particulièrement difficiles, contribuent à donner une image plus complète de la complexité chinoise.

A son fils, lui aussi étudiant en France, et à sa famille, je présente mes sincères condoléances. He Yanping fait partie de ces individus, rares, que l'on rencontre et qu'on n'oublie pas.

Photos : He Yanping en reportage dans la province du Ningxia (haut), et He Yanping et Ma Yan, 2001. Pierre Haski/Rue89

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Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean

Hi-Han | 15H39 | 10/10/2009 | Permalien

Bel hommage public à une collaboratrice que vous admiriez.
Qu'en dire de plus sinon merci de nous faire partager vos sentiments ?

Portrait de copain.dabord

De copain.dabord

retraite | 15H55 | 10/10/2009 | Permalien

juste deux mots EMOTIONS ET HUMANITE

Portrait de Hemenate

De Hemenate

16H07 | 10/10/2009 | Permalien

Toutes mes condoléances, sincèrement.

Cependant, si exceptionnelle qu'ait pu être He Yanping, aurait-elle eu droit à un article si vous ne l'aviez pas connu personnellement ?

Ce qui amène une question, notamment en ces temps de crise de la presse :
En publiant des « nécrologies » de ses amis, un journal d'information est-il vraiment dans son rôle ?

Je n'ai moi même pas vraiment d'avis tranché à ce sujet, mais c'est tout de même une interrogation qui m'est venue à la lecture de cet article.

Portrait de Pierre Haski

à Hemenate Portrait de Hemenate De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 16H15 | 10/10/2009 | Permalien

Renversons la question : aurait-il fallu s'abstenir de lui rendre hommage parce qu'elle était une amie ? Ou ne vaut-il mieux pas annoncer la couleur en précisant qu'elle est une amie et qu'elle mérite amplement cet hommage ? Le reproche vaudrait si on ne parlait que de nos amis… Nous n'en avons hélas pas tant que ça…

Portrait de eurasien

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De eurasien

franco-taiwanais | 16H38 | 10/10/2009 | Permalien

Tout à fait d'accord avec Pierre.
Et puis tout de même, le fait d'avoir travaillé toutes ces années à Libération et avec Pierre en ont certainement fait un témoin particulier de l'évolution de la Chine. Je suis sûr que sans elle, les points de vue variés des articles que nous pouvions lire dans Libé auraient été différents.

Portrait de Hemenate

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De Hemenate

16H54 | 10/10/2009 | Permalien

« Renversons la question : aurait-il fallu s'abstenir de lui rendre hommage parce qu'elle était une amie ? »

Bien sûr non, vous êtes donc d'accord avec moi pour dire que la question est bien :
Aurai-je réaliser cet article si il ne s'agissait pas d'une amie ?

(Aura-t-elle droit à un article dans Libération, Le Monde, Le figaro… ? )

« Ou ne vaut-il mieux pas annoncer la couleur en précisant qu'elle est une amie »
Tout à fait d'accord, quitte à faire un article, autant le préciser.

« Nous n'en avons hélas pas tant que ça… »
Ou alors vous n'avez pas tant que ça d'amis qui décède, et c'est heureux.

Portrait de eurasien

à Hemenate Portrait de Hemenate De eurasien

franco-taiwanais | 17H24 | 10/10/2009 | Permalien

« Aura-t-elle droit à un article dans Libération, Le Monde, Le figaro… ? »

J'ose espérer que Libération n'oubliera pas son ancienne collaboratrice.
Pour ce qui est du Monde et du Figaro, peut importe.

L'important est que vous sembler oublier que Rue89 n'est pas un journal comme Libération, Le Monde, Le Figaro.

Ici il n'y a pas de problème d'espace, de pages, et de sujets importants ou pas qui prendraient la place d'articles plus importants. Les articles sont là et nous choisissons de lire ceux qui nous intéressent, ou parfois nous lisons aussi ceux qui ne nous intéressent pas, comme vous semblez l'avoir fait.

20 lecteurs ont déjà voté pour cet article en le trouvant intéressant, c'est donc qu'il méritait sa place sur ce journal pas comme les autres.

Portrait de Hemenate

à eurasien Portrait de eurasien De Hemenate

18H02 | 10/10/2009 | Permalien

« 20 lecteurs ont déjà voté pour cet article en le trouvant intéressant, c'est donc qu'il méritait sa place sur ce journal pas comme les autres. »

Et nous y voilà !

Ma remarque quant au décalage par rapport au rôle traditionnel d'un journal appelait implicitement la problématique que vous soulevez.

Quel est le rôle d'un journal :

1°) Informer, produire des analyses, éclairer des sujets par des approches différentes, etc…

2°) Se conformer aux attentes de ses lecteurs.

Eurasien vous vous inscrivez résolumment dans la deuxième conception.
En considérant que la qualité du contenu d'un journal se juge à l'aune d'un sondage sur ses lecteurs vous instaurez un rapport offre-demande entre le journaliste et le lecteur.
Lecteur qui devient donc un simple client.
Article qui devient donc un produit de consommation banal.

Portrait de Pierre Haski

à Hemenate Portrait de Hemenate De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 19H11 | 10/10/2009 | Permalien

Je ne suis pas d'accord avec votre vision. Pour avoir été pendant 26 ans dans un journal quotidien dans lequel la personnalisation passe au second plan, je suis d'accord qu'Internet développe l'usage de la première personne. Ca peut conduire à un journalisme narcissique. Mais ça permet aussi une expression plus authentique, non pas au service de l'auteur, mais d'une information plus proche du réel. C'est en tout cas notre ambition, sans doute difficile à réaliser.

Concernant cet article, je ne me suis pas posé de questions : il me semblait évident de rendre hommage à He Yanping et de raconter au passage des choses que je n'avais jamais dites pour des raisons évidentes, en particulier sur l'affaire du sida. Ce n'est pas affaire d'émotion, c'est pour moi du journalisme, du moins la conception que je m'en fais.

Portrait de Hemenate

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De Hemenate

19H34 | 10/10/2009 | Permalien

« Mais ça permet aussi une expression plus authentique, non pas au service de l'auteur, mais d'une information plus proche du réel. »

Je ne sais pas exactement ce que vous entendez par « plus proche du réel ».
Personnellement je le comprends comme « plus émotionnel ».
Je me trompe peut-être ?
Dans le cas contraire, je pense que ce qui distingue justement le journalisme d'information de la littérature (ou autre), c'est sa capacité à dépassionner un sujet, pour permettre un débat de fond. c'est en totu cas selon moi ce qui en fait l'intérêt.

« Concernant cet article, je ne me suis pas posé de questions : »
C'est bien ce qui me fait tiquer.

« je suis d'accord qu'Internet développe l'usage de la première personne. Ca peut conduire à un journalisme narcissique. »

Nous sommes d'accord là-dessus. Vigilance, donc.

Cordialement.

Portrait de Pierre Haski

à Hemenate Portrait de Hemenate De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 21H24 | 10/10/2009 | Permalien

Vous déformez à souhait mon propos. Quand je dis que je ne me suis pas posé de questions, c'est parce que cet article était pour moi une évidence, avec sa part de témoignage personnem, et donc de subjectivité assumée et transparente. Pas parce que je ne me poserais pas de questions sur l'exercice de mon metier. Si c'était le cas, je ne serais pas un des fondateurs de ce site.

Portrait de Hemenate

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De Hemenate

22H08 | 10/10/2009 | Permalien

« Quand je dis que je ne me suis pas posé de questions, c'est parce que cet article était pour moi une évidence, avec sa part de témoignage personnem, et donc de subjectivité assumée et transparente. »

Je ne déforme pas vos propos, je l'avais bien compris comme cela.
Et c'est exactement cette « évidence » qui m'interpelle.

Portrait de anne cha

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De anne cha

journaliste | 03H29 | 12/10/2009 | Permalien

La question de la personnalisation de l'écriture journalistique est une question importante, et j'aime la réponse que vous y apportez. Il me semble également, en tant que jeune journaliste, que l'utilisation du je, de l'expérience personnelle de chacun, n'est en rien a-journalistique.

Je suis personnellement très sensible à cet hommage que vous rendez à votre ancienne collaboratrice. Il me semble effectivement être le produit d'un journaliste ému, mais d'un journaliste. On apporte chacun notre petite part d'expérience. La votre est étonnante. Merci.

Portrait de Julien Martin

à Hemenate Portrait de Hemenate De Julien Martin

Rue89 | 17H46 | 10/10/2009 | Permalien

N'oubliez pas l'avant-dernier paragraphe :

« Son décès est une manière de rendre hommage, au-delà de cette femme d'exception, au travail de tous ceux qui, dans les bureaux de presse étrangers ou dans les médias chinois, dans des conditions particulièrement difficiles, contribuent à donner une image plus complète de la complexité chinoise. »

Raconter une situation « complexe » à travers une histoire vaut parfois mieux que n'importe quelle analyse.

Portrait de Hemenate

à Julien Martin Portrait de Julien Martin De Hemenate

18H07 | 10/10/2009 | Permalien

« Raconter une situation “ complexe ” à travers une histoire vaut parfois mieux que n'importe quelle analyse. »

Pas faux, comme je disais sur mon premier post je n'ai pas vraiment d'avis tranché sur cet article.
Je soulevais simplement une interrogation qui m'étais apparu à sa lecture.

Portrait de Instinct

à Julien Martin Portrait de Julien Martin De Instinct

Assis | 18H19 | 10/10/2009 | Permalien

Le paragraphe dont vous parlez aurait peut-être dû être un hommage plus général à ceux qui travaillent dans les bureaux de presse étrangers .

Et puis j'aurais préféré lire « une occasion “ plutôt ‘ qu'une manière . On peut rendre un hommage a quelqu'un de vivant .

Pour le reste , cette femme courageuse mérite certainement les quelques lignes que Pierre Haski lui a consacrée.

Portrait de nemo3637

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De nemo3637

Déchoukeur | 19H49 | 10/10/2009 | Permalien

Je ne connaissais pas cette femme et à la lecture de votre article je suis ému. Je vous suis donc reconnaissant de cet hommage qui rend compte également de ce qu'est la société chinoise.
J'aurai aussi souhaité un hommage à Marek Edelman récemment décédé. Je ne l'ai pas trouvé sur Rue89, hormis mon post.

Portrait de Charles Mouloud

à Hemenate Portrait de Hemenate De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H50 | 10/10/2009 | Permalien

Je ne lis pas une « nécrologie », mais une tranche de vie, un témoignage d'un ami et d'un collègue .
Je suis touché par la pudeur, la simplicité et les faits relatés, autant d'esquisses de souvenirs , et d'humanité.

Portrait de Hemenate

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De Hemenate

18H19 | 10/10/2009 | Permalien

C'est pour cela que j'avais mis « nécrologie » entre guillemets.

Votre commentaire appuie ma remarque initiale car vous parlez de : « pudeur », « d'humanité ».

# Servais-Jean remercie Pierre Haski d'avoir fait « partager ses sentiments »

# Copaindabord dit « juste deux mots EMOTIONS ET HUMANITE »

# Amalga dit que ce témoignage est « émouvant »

Etc…

Vous m'accorderez que fournir de l'humanité, de l'émotion, des sentiments, etc… est assez éloigné du rôle traditionnel de la presse d'information.

D'où ma remarque, car j'ai l'impression que le registre de l'émotif est de plus en plus présent dans la presse.

PS : Cela m'a frappé car c'est également ce champ lexical que l'on trouve tout au long du témoignage de Naja Tiboulen sur la castration chimique.

Portrait de tobernite

à Hemenate Portrait de Hemenate De tobernite

11H59 | 12/10/2009 | Permalien

Bonjour Hemenate,

Je n'ai pas le temps de suivre jusqu'au bout votre échange avec Pierre Haski et quelques habitués du site, mais j'ai l'impression désagréable que personne n'a compris que vous vous « contentiez » de poser une question (la place grandissante des sentiments dans la presse d'information) et non d'y répondre catégoriquement. Personnellement je vous suis reconnaissante par ce rappel à la remise en question.

Parmi les personnes ayant désapprouvé votre point de vue, beaucoup semblent considérer le doute comme un péché mortel : j'espère que l'amalgame n'opère que dans leur subconscient !

Portrait de jacquelinel

De jacquelinel

soignante | 16H56 | 10/10/2009 | Permalien

En lisant votre hommage à He Yanping, je repense à un documentaire d'il y a quelques années au sujet de familles atteintes du sida, dans un état d'isolement, de pauvreté …il me semble qu'il y avait un militant des droits de l'homme qui participait au reportage.
S'agit-t-il de la même chose ?
Merci de nous avoir transmis cette information , qui représente un signe amical et de la reconnaissance pour sa famille. JL

Portrait de Pierre Haski

à jacquelinel Portrait de jacquelinel De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 19H02 | 10/10/2009 | Permalien

Merci, oui il s'agit assurément de la même histoire. Plusieurs militants d'ONG chinoises ont pris des risques considérables pour faire connaître ce scandale. J'ai consacré un livre à cette affaire, « le sang de la Chine », avec le photographe Bertrand Meunier, dans lequel nous rendons hommage à ces militants. L'un d'eux, Hu Jia, est en prison depuis l'an dernier, pour son action en faveur de la démocratie.

Portrait de MISTER

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De MISTER

celibataire | 21H25 | 11/10/2009 | Permalien

mr haski , nous attendons de vous un article de l evolution chinoise , les proges quels a fait depuis les 30 derniers annees , l evolution de la « democratie “ depuis les 15 derniers annees , les enormes progres social qu a connu les 3 derniers annees , les nombreux droit que le peuple a eu au cours de c est 10 derniers annees , les conditions de vie des 300 a 400 millions personnes s amelioré depuis les derniers annees . vous n avez jamais fait l eloges de c est enormes progres qu a connu la chine , peut etre le mot eloges a vos yeux represent plus que ca , mais au moins montrez nous l autre partir de la chine . dans vos articles vous faite que craché sur la chine . ceux qu a pu faire le PCC a hu jia peut etre es ignoble mais on connais que une partir de la veritée.
y en a un peu marre de votre position personnel sur la chine .

Portrait de hagalma

De hagalma

17H25 | 10/10/2009 | Permalien

Votre témoignage est bien sûr émouvant. Au-delà de votre hommage, vous décrivez ce que le métier de journaliste peut avoir de dangereux, moins pour vous dans cette histoire là semble-t-il, que pour votre collaboratrice et amie. La chine, pour le citoyen lambda que je suis, est un pays inquiétant d'être si massivement contrôlé. J'espère que ça n'est pas le système qui a hâté la disparition de cette femme. Son courage est une leçon.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 17H39 | 10/10/2009 | Permalien

Comme quoi pour reprendre l'expression Chinoise « ces diables d'étrangers peuvent avoir un peu d'humanité ».
Oui, on imagine bien l'extrême pression et importance clé de ces assistants locaux dans des pays comme la Chine.
Néanmoins amusé de lire que « psychologie » a développé une édition Chinoise, un article sur le sujet serait intéressant… Et interessé, je me demandais, que Ma Jan étudie en France…
Une histoire à rappeller alors que se pose la question de payer pour que les élèves suivent les cours…

Portrait de nono le simplet

De nono le simplet

gardien de phare en intérim | 17H45 | 10/10/2009 | Permalien

Perdre un ami c'est perdre un membre de la famille que l'on a choisi .
Le courage est tellement rare que l'on peut s'arrêter quelques instants sur la mémoire de cette personne .
Condoléances , Pierre !

Portrait de alberte

De alberte

Sage-femme retraitée | 19H24 | 10/10/2009 | Permalien

Merci pour cet hommage magnifique à celle qui semblait être une femme d » exception. Toutes nos condoléances à sa petite protégée et à son fils et aussi à vous qui l » avez si bien décrite

Portrait de Satiricon

De Satiricon

20H16 | 10/10/2009 | Permalien

Merci pour elle ; je suis ému.

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

réfractaire délocalisé | 22H46 | 10/10/2009 | Permalien

Que douce lui soit la route du Paradis de l'Ouest.

Portrait de parousnik

De parousnik

00H18 | 11/10/2009 | Permalien

« lorsqu'elle s'est trouvée confrontée, avec moi, à l'injustice et à la misère dans son pays »

Dommage Pierre Haski qu'on vous lise guère sur les injustices et la misère dans votre propre pays…

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