
Prison à vie pour l'ancien président taiwanais Chen Shui-bian

Tragique épilogue d'une grande page d'histoire taïwanaise : l'ancien président Chen Shui-bian, premier élu au suffrage universel qui n'était pas issu du Kuomintang, a été condamné à la prison à vie pour malversations financières.
Un tribunal taïwanais a également condamné sa femme, Wu Shu-jen, à la même peine, mais elle a été dispensée d'emprisonnement en raison de son état de santé. L'ex-première dame de l'île est clouée sur une chaise roulante depuis un accident avec un camion à l'époque où son mari luttait contre la dictature du Kuomintang.
Chen Shui-bian, qui a été président de Taïwan pendant huit ans, de 2000 à 2008, a été jugé coupable de détournement de fonds secrets de l'Etat, d'avoir touché des pots de vin dans des dossiers de travaux publics, et de blanchiment d'argent. Il a démenti ces accusations, et clamé, sans réellement convaincre, qu'il était victime de persécutions politiques.
Son arrestation puis sa condamnation constituent un véritable traumatisme pour ses anciens camarades du Parti démocratique populaire (DPP), le parti opposé à la réunification avec l'ex-« mère patrie » chinoise et favorable à l'« identité taïwanaise ».
La victoire de Chen en 2000 avait marqué un tournant dans la politique intérieure de l'île, et provoqué plusieurs années de tensions avec le continent.
Mais le double mandat de Chen -après une réélection controversée- ont toutefois laissé un goût amer parmi les Taïwanais, le DPP se montrant incapable d'introduire plus de transparence dans la vie politique de l'île, ni de transformer durablement le statut de l'île.
La disgrâce de l'ex-leader du DPP, coincidant avec le retour au pouvoir du Kuomintang et la decrispation des relations avec la Chine, laissent l'opposition dans un profond desarroi, où tout est à reconstruire.
photo : Chen Shui-bian lors d'un meeting à Taipei en 2005 (Pierre Haski/Rue89)
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De parousnik
18H59 | 11/09/2009 |
Tragique pourquoi ? Si la justice en France faisait honnêtement son travail il y en a quelques uns qui croupiraient sous les verrous au lieu de continuer a faire les beaux dans les ministères, et autres palais de la pépublique…et les banques et autres sarcophages de notre économie…
De peuimporte
rien | 21H41 | 11/09/2009 |
Pour moi, c'est surtout un réglement de comptes politique !
La haine du KMT vis à vis d'un homme qui leur a fait perdre deux élections, avec en arrière-plan la Chine.
De wangyuan
21H56 | 11/09/2009 |
Le montant du detournement et de la corruption avance par l'accustion est de 800 Millions de TWD (soit environ 24,6 Millions de USD). Selon les estimation, ce montant est tres largement depasse voir 10 fois plus si l'on se base sur les divers comptes que le couple a ouvert sous les noms des enfants.
Comme quoi, un president elu democratiquement (quoique conteste pour son 2eme mandat) peut etre un escroc.
à wangyuan
De San De
22H39 | 11/09/2009 |
Et la justice démocratique et libre (il me semble) peut faire son travail, au contraire d'une dictature.
Je comprend pourquoi depuis Chirac la France refuse de reconnaître Taïwan et passe son temps à dormir aux pieds du parti communiste. Ils sont pareil dans le fond !
De San De
22H37 | 11/09/2009 |
Et pour le fils de hu jin tao, hu haifeng ?
C'est à l'honneur de Taiwan d'être capable de condamner un politique corrompu, tout ancien président qu'il puisse être ! C'est une des différences entre une démocratie Han et une dictature culturellement un peu bâtarde…
De chengyang
08H41 | 12/09/2009 |
La lourdeur de la sentence fait vraiment douter de l'indépendance de la justice à Taïwan.
On est pas loin du système de parti unique, comme sur le continent (le Guomindang jouant le rôle du pcc), avec pour différence un « habillage » démocratique donnant le change auprès des institutions internationales.
Alors, la démocratie à Taïwan, un conte de fée pour petits enfants ?
à chengyang
De San De
12H01 | 12/09/2009 |
Quel change ? Personne ne reconnais Taiwan et, le « change », ça fait longtemps que ça ne se donne plus sur des critères démocratiques ou même politique !
De daniel
08H53 | 12/09/2009 |
Prison à vie pour avoie détourné 20 millions de $.
Waouh.
Personellement, je trouce normal qu'un élu soit plus lourdement sanctionné que les autres.
C'est en France, où on a voté des lois d'amnisties que ce n'est pas normal
De peuimporte
rien | 11H27 | 12/09/2009 |
Cette affaire n'est pas une preuve de démocratie pour Taiwan, il ne faut pas se méprendre.
à peuimporte
De San De
12H00 | 12/09/2009 |
Ah ben mince alors, au moment ou je m'apprêtais à lire ce qui allait suivre avec « il ne faut pas se méprendre », ben… rien. Je suis un peu déçus.
à San De
De peuimporte
rien | 12H13 | 12/09/2009 |
ben ok, mais on part de quel niveau ? qu'est-ce que tu connais de tw ?
autrement, tout est sur web, faut chercher.
à peuimporte
De Akaz
Malfini | 13H54 | 12/09/2009 |
On va dire que la peine de « A-bian » est calculé sur la proportion de haine que le KMT et les responsables de la Chine populaire lui portent…
Non, parce que le coup de voter des lois exprès pour le faire condamner de manière très lourde ce n'est pas vraiment la preuve d'un état de droit.
Je crois qu'il y a dans les manoeuvres financières de « A-bian » beaucoup a voir dans le financement des partis politiques à Taiwan où le DPP affronte non seulement le parti politique le plus riche du monde, mais aussi ses milieux d'affaires, et ses triades. Beaucoup d'argent, beaucoup de pouvoir.
Or le ni le DPP, ni Taïwan ne dispose d'assez de soutien à l'échelon international, ce qui réduit les voies de politique publique.
A noter dans le texte laconique de Pierre haski qu'il n'est jamais fait mention que A-Bian a été président sans majorité parlementaire : va faire passer des lois et des réformes anti-corruption comme ça…
à peuimporte
De San De
10H54 | 13/09/2009 |
Ben, je sais que guomindang a un passé et un héritage dictatorial, je sais qu'ils tentent de s'approcher de Beijing pour d'obscures raisons économiques, je sais aussi que tout homme politique n'est démocrate que parce qu'il y est contraint et non de son propre chef, partout dans le monde, je sais qu'une démocratie n'est jamais aboutit, mais tiens d'avantage de la voie, d'un chemin que l'on emprunte… ça n'existe pas la démocratie idéale, mais on essaye.
Sinon, je sais aussi qu'à Taïwan, il y a des vrais clivages politiques au sein de la société et qu'ils s'expriment librement et que la diversité politique est une réalité, je sais aussi que culturellement, la société Taïwanaise me semble plus ouverte et sympathique que ce que devient la société continentale… et que contrairement à leurs cousins continentaux, la société taïwanaise n'a pas de sentiment revanchard et belliqueux… et les taïwanais ne sont pas acculturés (donc plus pacifiques et ouverts)…
Après, si on limite la « démocratie » aux simples institutions et à son personnel, à ce moment, même la Corée du sud en est une…
à San De
De chengyang
18H21 | 13/09/2009 |
« Je sais qu'ils tentent de s'approcher de Beijing pour d'obscures raisons économiques »
Comme c'est mignon…
Les 2 économies sont maintenant interdépendantes et la plupart des jeunes taïwanais ne rêvent que d'une chose : aller bosser en RPC !
à chengyang
De San De
10H49 | 14/09/2009 |
Où plutôt « rêve d'être patron en rpc » non ?
Bizarre que tu me répondes maintenant…
à San De
De chengyang
18H52 | 14/09/2009 |
« rêve d'être patron en rpc » . Oui, pas faux. Le continent est considéré comme un nouvel eldorado économique.
à chengyang
De Akaz
Malfini | 16H02 | 14/09/2009 |
Il faut d'ailleurs comprendre quelquechose une bonne fois pour toute : le KMT dans sa tendance Ma Ying Jeou, ne se raccroche à cette histoire d'interdépendance économique que pour réaliser un objectif politique et idéologique : « la Grande Chine ».
Ca a été la ligne suivie depuis l'échec de la succession de Lee Teng Hui, que Ma a trahi et expulsé du parti.
Travailler en Chine n'est qu'une opportunité et un débouché normal pour un pays qui depuis quinze est le premier investisseur sur le continent, plus la communauté de langue qui facilite les choses.
En profiter pour en tirer des conclusions de type politique, c'est un joli saut argumentatif, et la démonstration d'un biais idéologique.
Morakot et le mépris exprimé par les Continentaux(président, premier ministre démissionné, président du KMT démissioné, membre du SEF…) au pouvoir en ce moment à Taiwan(ou « nouveaux taiwanais“-hinhin), dans les médias et dans la gestion du cyclone a pas mal rappellé les vieilles oppositions endormies sous la novlangue du ‘tout économique(qui voudrait dire tout cédé à la RPC’).
à Akaz
De chengyang
18H47 | 14/09/2009 |
Si vous avez suivi l'actualité chinoise, on a assisté en 2008 à un véritable tournant dans les relations entre les 2 rives (les media français ont préféré focaliser sur des questions nettement plus périphériques). L'infléchissement du discours officiel vis-à-vis de Taiwan en rpc est très net.
A l'occasion du cyclone dont vous parlez, on a même eu droit dans les média chinois à un véritable discours compassionnel relativement inédit.
Sur le continent, on voit bien aussi l'émergence d'un embryon de société civile associant les populations des deux territoires. La communauté taiwanaise installée sur le continent s'est considérablement développée. Elle est particulièrement présente dans la région de Shanghai (on évoque souvent l'existence d'un petit Taiwan). Les mariages mixtes sont fréquents, notamment entre les hommes taiwanais et les femmes du continent (cf l'étude de Gilles Guiheux intitulée « Taiwanais en Chine : une émigration à rebours ? » paru en 2004).
La réunification selon le principe énoncé par Deng Xiaoping, « Un pays, 2 systèmes » (sur le modèle de Hong Kong et de Macao) est en marche.
à chengyang
De ziyouwudao
20H43 | 14/09/2009 |
La compassion des autorités chinoises, même inédite, trouve vite ses limites. Taiwan avait sans doute fait un geste beaucoup plus fort lors du séisme sur le continent, non ?
L'histoire de Hong-Kong et de Macao est quand même nettement différente de celle de Taiwan. Ce que les Taiwanais rejettent, KMT comme DPP, c'est justement ce slogan simplificateur et provocateur qui bloque les négociations depuis longtemps.
à ziyouwudao
De chengyang
22H12 | 14/09/2009 |
Si vous souvenez des rotomontades qui avaient lieu chaque été entre le Taiwan et la rpc depuis quelques décennies, le changement de ton est considérable ! On peut certes penser que les progrès dans les relations entre les 2 rives ne sont pas assez rapides, mais le processus est enclenché. L'hypothèse d'un conflit armé est, à mon avis, devenu caduque. Je n'en aurais pas dit autant il y a seulement 3 ans !
à chengyang
De Akaz
Malfini | 09H32 | 15/09/2009 |
Vous faites comme si je n'ai rien écrit en fait…
Je ne nie pas les interdépendaces croissantes entre les deux pays.
Mais utiliser cet exemple et les unions transnationales comme exemple de la réuniifcation en marche, c'est comme dire il y a beaucoup de Chinatown aux Etats-Unis et de plus en plus de chinois qui se marie avec des américaines : les Etats-Unis et la Chine ne sont qu'un seul pays…
J'exagère, mais votre manière de penser est absurde. Elle repose sur le présupposé que les taïwanais sont des chinois, éloigné par la force de la mère-patrie. Comme Hong-Kong.
Or c'est faux. Et il a fallu beaucoup moins que l'histoire compliquée de Taïwan(compliquée d'un point de vue ethnique, culturelle et politique) pour que des entités politiques à part entière se dégage.
Le moment Ma Ying Jeou connaît ses premiers essoufflements. Il représente une branche du KMT, celle qui s'est imposée après le KMT « taiwanais » de Lee Teng Hui qui ne tient même plus a négocier sur un pied d'égalité avec la Chine, parce que c'est la dernière chance.
L'élection de Chen shui-bien marque une évidence déja engagée sous Lee et que les « Continentaux » du KMT ont bien compris, la réunification se fera maintenant ou ne se fera pas.
Pour bien saisir cette rupture : il y a quinze jamais un « continental » des vieilles baronies du KMT ne se serait mis au Hoklo et au Hakka lors d'une élection. En 2004 et 2008 ce fut le cas.
Avant aucun ministre KMT ne se serait fait viré pour avoir exprimé publiquement son mépris de la « province de taiwan » et de ses paysans. Ce fut le cas il y a moins d'une semaine, pour des ministres et des membres éminents.
Ma Ying Jeou, a fait campagne l'année dernière sur la redécollage économique qui coïnciderait avec la pacification des rapports avec la Chine. C'est une méthode très simple et très efficace pour ne pas parler du fond idéologique de cette présentation. Il n'est jamais question dans sa bouche d'une réunification : parce que le KMT a compris pour sa communication politique l'effet désastreux d'un tel discours (voir les échecs consécutifs de tous les jeunes requins sicissionistes du parti qui se sont tous ramassés, James Soong par exemple).
Cela n'empêche pas de constater qu'au delà des mesures économiques favorisant les relations avec la RPC, il y a un vrai systématisme a négocier en position inférieure et avaler toutes les couleuvres, là ou Lee maintenait l'équilibre( et ou chen le rompait allègrement).
Un pays, deux systèmes ? Je ne sais pas : sur les étals des best-sellers dans les librairies taiwanaises depuis quelques mois, il y a des livres pour trouver des moyens de s'enrichir, comme en Chine, des livres de cuisines, comme partout donc en Chine, et n°1, les mémoires de Zaho Ziyang, comme en…
à Akaz
De chengyang
11H28 | 15/09/2009 |
Je vous ai bien lu : je ne suis tout simplement pas d'accord avec vous.
Désolé, mais votre votre raisonnement m'apparaît comme très spécieux : comment peut-on sérieusement comparer Taïwan et les « chinatowns » étrangers ? ! Taïwan a certes une histoire spécifique (colonisation nippone en particulier) mais il est absurde de ne pas voir que le KMT est issu du pouvoir qui a gouverné la Chine continentale pendant 2 décennies.
Les exemples intéressants que vous citez à la fin de votre commentaire montrent qu'une certaine homogénéïsation est en marche sur le plan culturel. Le rythme du processus sur le plan politique prendra nécessairement un peu plus de temps. Une ou deux générations ?
Le fait que le mot « réunification » soit absent de la bouche des politiques ne me surprend pas. Dans la culture chinoise les faits « parlent » davantage que les mots. Ainsi, en Chine pop aucun dirigeant ne parle de « capitalisme » alors que les faits montrent eux tout à fait autre chose !
De ziyouwudao
12H34 | 14/09/2009 |
A l'heure de la mondialisation économique, quelles économies ne sont pas interdépendantes… certes Taiwan a lancé beaucoup d'investissements sur le continent, ce dont la RPC lui est, d'une certaine manière, très redevable.
A propos des jeunes taiwanais, je ne suis pas sûr que leur « désir d'avenir » réside en priorité en Chine. Ce sont les jeunes qui justement souhaitent s'inventer un destin différent de leurs aînés, comme leur histoire retrouvée les y invite.
à ziyouwudao
De chengyang
18H24 | 14/09/2009 |
Autre exemple de le spécificité de la relation économique et politique, l'explosion du tourisme entre les 2 rives. La relative « ruée » des touristes de rpc vers Taïwan depuis 2008 est passée totalement inaperçu (ce flux aurait été inimaginable il y a seulement 3 ans).
Par exemple, + 85% entre février et mars 2009 (touristes venant de Shanghai à destination de Taïwan).
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-03/12/content_836742.htm
à chengyang
De ziyouwudao
20H28 | 14/09/2009 |
Il est normal que le nombre de touristes chinois augmente aussi brusquement car ils ne pouvaient tout bonnement pas s'y rendre auparavant ! Je ne nie pas qu'un rapprochement s'est effectué entre les deux rives, ce qui sous certains aspects me paraît une bonne chose. Toutefois, je trouve que dire que la jeunesse taiwanaise se rêve sur le continent est une affirmation assez éloignée des réalités politiques, culturelles et sociales de l'île.
à ziyouwudao
De chengyang
22H01 | 14/09/2009 |
Voici un extrait de la revue Taïwan aujourd'hui :
« Les études supérieures en Chine sont de plus en plus à la mode parmi les jeunes Taiwanais. Les premiers à avoir fait ce choix géographique sont partis en 1987, juste après la levée de la loi martiale à Taiwan. Et puis il y a eu des entrepreneurs taiwanais installés sur le continent à cette époque-là qui, voyant leurs affaires péricliter, ont décidé de rester sur place pour reprendre leurs études supérieures. Mais la “ fièvre continentale ” ne s'est véritablement déclarée qu'après la promulgation du Statut régissant les relations entre les populations de la région de Taiwan et de la région continentale, en septembre 1992 – et c'est une fièvre qui ne montre nul signe d'accalmie. »
De 5566
Lost in space | 19H23 | 14/09/2009 |
Ce qui n'est pas mentionne dans cet article :
- Chen est en prison depuis décembre dernier alors que cela n'est pas légal. La présomption d'innocence existe bel et bien à Taiwan. Chen a donc été emprisonne sans aucune preuve, avant même d'être juge ! ! !
- les juges charges de cette affaire ont été changes en cours d'instruction pour être remplaces par de jeunes juges pro KMT.
- maintenant que Chen est condamne, le KMT demande a ce que soient passées certaines lois protégeant les personnes commettant les actes mêmes dont Chen est coupable.
- plusieurs « complices » de Chen ont été condamnes a de Lourdes peines (18 a 20 ans) alors que des complices de Ma Ying Jou, le président actuel, ont eux été condamnes a un an de prison pour avoir aide ce dernier, pendant des années, a détourner de l'argent. Encore plus honteux, Ma, quant a lui, n'a bien sur pas été condamne ni mis en danger. Pourquoi ?
Le KMT et Ma Ying Jou sont très clairement les pantins de la Chine, prêts a tout pour garder le pouvoir dans un pays ou ils ont de plus en plus de mal a être élus démocratiquement. Se debarasser de Chen et continuer sa lune de miel avec la Chine est la priorite du KMT.
à 5566
De ziyouwudao
20H57 | 14/09/2009 |
Malheureusement pour lui, des preuves assez lourdes ont été trouvées depuis ! Il faut reconnaître que Chen n'a pas été bien malin sur cette affaire, comme sur d'autres d'ailleurs par rapport aux espoirs qu'il portait. Et en tant qu'avocat, on ne peut pas dire que sa défense reposait sur des arguments très solides…
Que le KMT soit corrompu jusqu'à l'os, cela ne fait aucun mystère, mais Chen est resté quand même 8 ans au pouvoir sans arriver à mettre de l'ordre dans ces pratiques, bien au contraire…
Il ne me semble pas non plus que le KMT soit le pantin de la Chine, la situation est très certainement un peu plus compliquée et subtile que cela.
à ziyouwudao
De 5566
Lost in space | 23H50 | 14/09/2009 |
Il ne me semble pas non plus que le KMT soit le pantin de la Chine, la situation est très certainement un peu plus compliquée et subtile que cela.
Donc voila, on change de premier ministre suite aux aberrations de la reaction du gouvernement au typhoon Marokot qui a devaste plusieurs parties de l'ile. On fait durer le suspense et voila qu'on apprend que l'heureux elu a fait un saut a Hon Kong juste avant sa nommination pour y rencontrer (entre autres ? ) un elu pro unification… du style petit debriefing avant prise de poste, on ne fait pas mieux…
Bizarre, bizarre mais oui on peut toujours se masquer les yeux en pretendant que tout est beaucoup plus complique.
Que le KMT soit corrompu jusqu'à l'os, cela ne fait aucun mystère, mais Chen est resté quand même 8 ans au pouvoir sans arriver à mettre de l'ordre dans ces pratiques, bien au contraire…
Exact. Le KMT est reste un demi siecle au pouvoir. Jadis, le parti politique le plus riche au monde (traduisons par : la mafia la plus riche au monde), il n'a toujours pas rendu les biens et les terres qu'il a « confisque » pendant tout ce temps aux Taiwanais. En comparaison, l'affaire Chen me fait legerement sourire.
à 5566
De ziyouwudao
08H29 | 15/09/2009 |
Je ne me masque pas les yeux, bien au contraire, et partage en grande partie votre point de vue sur le KMT, mais il n'y a pourtant pas de quoi sourire dans la situation actuelle de Taiwan. Chen n'a pas su profiter de l'aura qu'il avait en 2000 pour répondre aux attentes de ses électeurs et des autres… L'élection de 2004 a tourné quant à elle à la mascarade. En 2008, Ma a été élu sur un programme économique et non sur ses positions idéologiques.
D'autre part, de très nombreux Taiwanais, même partisans du KMT, ne sont pas prêts à accepter à n'importe quel prix une réunification imposée. Il ne faudrait pas oublier la voix du peuple…