27/07/2009 à 11h24

Des lectures chinoises pour l'été : le choix de Rue89

Bertrand Mialaret | Mychinesebooks.com

Chez certains, les romans chinois ont mauvaise presse. Ils seraient trop longs, trop complexes du fait d'un grand nombre de personnages et supposeraient une connaissance approfondie de la civilisation chinoise. De plus comment choisir entre des auteurs dont on ne sait rien et entre des livres qui sont parfois difficiles à trouver.

Ces remarques m'ont conduit à proposer une liste sur des bases assez strictes : tous les livres doivent être édités en format de poche, récents et disponibles en librairie, ils ne doivent pas dépasser 300 pages et être d'un abord facile et de grande qualité.

Beaucoup de romans répondaient à ces critères ; la difficulté a été de faire un choix. On a donné la priorité à des romans et des auteurs dont on n'a pas parlé dans les chroniques de littérature chinoise.


« Le Maître a de plus en plus d'humour », de Mo Yan (DR).

Un grand sens de l'humour

Plusieurs romans de grands écrivains sont tout à fait divertissants et se lisent facilement :

  • Lu Wenfu : « Vie et passion d'un gastronome chinois » (Picquier poche n° 50 ; 192 p. ; 6,50 €). A lire pour se mettre en appétit...
  • Mo Yan : « Le Maître a de plus en plus d'humour » (Le Seuil 2006, 107 p. ; 5 €). Comment un vieux travailleur licencié crée sa petite entreprise (que la morale réprouve...)

Des références autobiographiques

  • Lao She : « L'Enfant du nouvel an » (Folio N° 3858, 2003 ; 304 p. ; 5,50 €). L'enfance du très grand écrivain pékinois.
  • Gao Xingjian : « Une canne à pêche pour mon grand père » (Points 2008, 158 p. ; 7 €). Des nouvelles, la nostalgie du prix Nobel Gao Xingjian.
  • Shen Fu : « Six récits au fil inconstant des jours » (JC Lattes, 2009 ; 264 p. ; 18 €). Le seul de la liste qui n'est pas édité en poche, mais à mon sens un chef-d'œuvre, l'histoire d'un couple amoureux au XIXe siècle.

Des romans policiers

  • Qiu Xiaolong : « La Danseuse de Mao » (Points 2009 ; 315 p. ; 7 €). Un bon écrivain qui sait, à travers une intrigue policière, nous faire sentir des épisodes historiques de Shanghaï ou d'ailleurs. Les six romans parus sont bons avec une préférence pour « Mort d'une héroïne rouge » (Seuil 2003 ; 7,80 €)
  • He Jiahong : « Crime de sang » (Aube poche 2008 ; 11 €). Où l'on découvre la Mandchourie.



« Un amour dévastateur » d'Eileen Chang (DR).

Le poids de l'histoire

Des romans situés précisément dans une période historique ou dans une région, mais on n'a pas retenu les grands romans historiques, parfois de très grande qualité, mais qui dépassent 300 pages !

  • Bai Xianyong : « Gens de Taipei » (Philippe Picquier poche, N° 132 ; 280 p. ; 8,50 €). Des nouvelles magnifiques d'un grand écrivain taiwanais.
  • Lao She : « Histoire de ma vie » (Folio 2002 ; 120 p., 2 €). Un vieux Pékinois dans un monde qui change.
  • Eileen Chang : « Un amour dévastateur » (L'Aube poche, 2008 ; 133 p. ; 8,20 €). L'amour dans Hong Kong occupé, par une grande romancière, morte aux Etats Unis en 1995, à qui la jeune génération chinoise assure un triomphe posthume.

Deux chefs d'œuvre publiés en livre de poche

Je ne résiste pas au plaisir de mentionner deux livres qui sortent du cadre que je me suis fixé, mais qui sont disponibles en livre de poche :

  • Mo Yan : « Le Pays de l'alcool » (Le Seuil 2004, 474 p. ; 7,95 €).
  • Gao Xingjian : « La Montagne de l'âme » (Points 2007 ; 669 p. ; 8,50 €).

A mon sens deux des livres les plus importants publiés ces dernières années, de plus dans une traduction remarquable.

Que les traducteurs me pardonnent de ne pas les avoir cités, mais il est clair que la qualité des ouvrages de cette liste leur doit infiniment.

  • 3723 visites
  • 20 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • thierry reboud
    • Posté à 11h47 le 27/07/2009
    • Internaute

    Le traducteur de Gao Xingjian, Noël Dutrait fait un boulot superbe, en tout cas pour ce qui est du français, et Gao Xingjian doit beaucoup à son opiniâtreté.

    Il avait aussi traduit, il y a quelques années, un très beau livre d'A Cheng, Les Trois rois (en poche, aux éditions de l'Aube) : trois longues nouvelles qui sont trois portraits de la révolution culturelle et dans lequel on retrouve un peu de la truculence de Mo Yan ou Shen Fu.

    Sur le livre de Shen Fu, il existe une autre traduction de Jacques Reclus chez Gallimard, à un prix plus modique, sous le titre Récits d'une vie fugitive (collection Connaissance de l'Orient). Mais la traduction de Simon Leys que vous conseillez est effectivement beaucoup plus riche.

    • Bertrand Mialaret
      Bertrand Mialaret répond à thierry reboud
      Auteur(e) de l'article Mychinesebooks.com
      • Posté à 16h38 le 27/07/2009
      • Internaute
        Mychinesebooks.com

      Noël Dutrait a véritablement introduit A Cheng en France ; il rappelle dans un article publié en 2001 chez l'éditeur You Feng(« France-Asie un siècle d'échanges littéraires ») l'impact du soutien de Claude Roy et de Michel Polac.Le premier article de fond sur cet auteur a été publié par Noêl Dutrait dans « Etudes Chinoises » en 1992.
      Je suis bien de votre avis, « Les trois rois » est un livre magnifique.
      A Cheng est rentré à Pékin après 13 ans aux Etats Unis, il écrit peu. Mo Yan, à la fin (p. 748) de son dernier roman « La dure loi du Karma “ qui sort fin Aout, se moque gentiment de lui mais a précisé lors de notre interview ‘c'est un bon ami’.

  • sapsanyi
    • Posté à 12h43 le 27/07/2009

    tres heureuse de constater que nous avons les memes gouts. pour ceux qui restent septiques comme vous dites je conseille de commencer par la perle de Moyan « 'le maitre a de plus en plus d'humour' » a lire sans moderation c''est a mourir de rire et emprunt d'une grande finesse. un regard tres actuel sur la societe chinoise.
    en number 2 je tenterai Qiu Xialong. je ne vais pas refaire la liste , c'est juste mon idee d'angle d'attaque pour une reconciliation avec le roman chinois.
    dans la serie, j'ajouterai les oeuvres de Qiu Huadong, notamment « 'Reflets sur la riviere obscure' », ed bleu de chine 2003. et « 'Scintillement sur la main' », de bleu de Chine , 2005.
    il y en a vraiment a profusion et pour tous les gouts.

    • Bertrand Mialaret
      Bertrand Mialaret répond à sapsanyi
      Auteur(e) de l'article Mychinesebooks.com
      • Posté à 16h00 le 27/07/2009
      • Internaute
        Mychinesebooks.com

      Qiu Huadong figurait sur ma première sélection, notamment pour « Voyage au pays de l'oubli » publié par Bleu de Chine en 2001, un livre que j'apprécie beaucoup. J'espère qu'un éditeur continuera à le traduire car il a beaucoup publié et des oeuvres de qualité.

  • sapsanyi
    • Posté à 12h49 le 27/07/2009

    je voulais ajouter « 'le crabe a lunettes' » de Xuxing que j'ai lu il y a tres longtemps lorsque j'etais etudiante et qui m'avait donne envie de lire de la litterature comptemporaine, encore merci a Xuxing

  • Jana
    Jana
    bretonne en Normandie
    • Posté à 13h09 le 27/07/2009
    • Internaute
      bretonne en Normandie

    @ Pierre

    Un grand bonjour

    Certes, parfois les livres chinois sont « ...longs, complexes du fait d'un grand nombre de personnages “ mais j'ai toujours eu l'impression que l'effort en valait à peine... et de plus ils contribuent à combler, (un peu ! ) mes carences dans la ‘connaissance approfondie de la civilisation chinoise.’
    pour cela...Il me faudra encore dévorer beaucoup de livres !
    et je recommencerai, quand j'aurai 20 ans, à nouveau !

    J'ai reçu en cadeau : (autobiographie, entre bande dessinée et illustration)
    ‘Mes années de jeunesse’ He Youzhi edit de l'An 2
    intéressant entretien, à ce sujet :
    Lien

    Joyeux été, et merci pour la sélection proposée...

    • Jana
      Jana répond à Jana
      bretonne en Normandie
      • Posté à 14h42 le 27/07/2009
      • Internaute
        bretonne en Normandie

      @
      Bertrand Mialaret

      désolée.. de ma distraction..
      je rends donc à l'auteur de ce billet, ce qui lui appartient..

      Merci Bertand. Joyeux été, bonnes lectures à vous aussi...

  • Marie-Sophie Keller
    • Posté à 14h34 le 27/07/2009

    Je ne me lasse pas du « Vendeur de sang » de Hua Yu. Sous ses airs faussement naïfs, une critique très poignante de la Révolution culturelle, avec beaucoup d'humour.

  • franco-chinois
    • Posté à 17h07 le 27/07/2009

    Bravo !

  • yooy
    yooy
    in situ
    • Posté à 17h54 le 27/07/2009
    • Internaute
      in situ

    Merci, j'avais complètement oublié « le pays de l'alcool ». Dans la catégorie lecteurs légers, j'ajouterai Chen Li (Soleil Levant) et Ying Chen (L'ingratitude). Et dans la catégorie poid moyen (donc un peu plus de 300p), Yan Lianke (le rêve du village des Ding). Et pour les lecteurs lourds (ha ha), Ma Jian, notamment « Chemin de poussière rouge » (qui est écrit un peu petit).
    Bon ces catégories sont stupides, on ne juge pas un livre au volume qu'il occupe sur l'étagère, ni son lecteur bien sûr.

    • timofeivitch
      timofeivitch répond à yooy
      • Posté à 11h02 le 28/07/2009

      « Chemins de poussière rouge » de Ma Jian c'est très très bien comme bouquin.
      « Chienne de Vie », sur la révolution culturelle et du même Ma Jian, est très court et très beau aussi.

  • Boebis
    Boebis
    Etudiant
    • Posté à 09h06 le 28/07/2009
    • Internaute
      Etudiant

    merci pour ces précieux conseils. Ils tombent vraiment à point !

    Sinon, je conseille à tous le fabuleux Au bord de l'eau de Shi Nai'an. On dirait un classique imposant, de par sa taille et son ancienneté, mais c'est découpé comme une série télé avec un suspens haletant, des rebondissements grandioses, des personnages extraordinaires... Bon certes c'est plein de personnages dont il est difficile de se souvenir les noms, mais sinon un bijou autant classique que populaire !

  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    • Posté à 11h04 le 28/07/2009

    La montagne de l'âme de Xingjian tout comme les versets sataniques de rushdie n'est pas accessible au profane. Il faut avoir passé un peu de temps en Chine à étudier un peu les ethnies locales pour vraiment apprécier cet ouvrage !

  • Bertrand Mialaret
    Bertrand Mialaret
    Auteur(e) de l'article Mychinesebooks.com
    • Posté à 12h57 le 28/07/2009
    • Internaute
      Mychinesebooks.com

    Je voudrai revenir sur les commentaires concernant Ma Jian et Gao Xingjian.
    Pour moi,« Chemins de poussière rouge » de Ma Jian est un livre de voyage intéressant mais qui ne justifie pas 450 pages, un poids lourd comme dit « yooy », un peu « La montagne de l'âme » sans le très grand talent de Gao ; (les deux écrivains sont d'ailleurs de bons amis...)
    C'est vrai comme dit « Corsaire... » que pour apprécier le livre de Gao, il est utile de connaitre les minorités ethniques mais ce n'est pas indispensable ; ce qu'il faut éviter, à mon sens, c'est de lire « La Montagne... » ... comme un roman, de la première à la dernière page. Il faut entrer dans le livre par épisodes, à petites doses, en appréciant la magnifique qualité littéraire du texte.

    • yooy
      yooy répond à Bertrand Mialaret
      in situ
      • Posté à 17h46 le 28/07/2009
      • Internaute
        in situ

      Je n'ai pas lu Chemins de poussière rouge comme un livre de voyage, il me semble qu'il y a plus que cela dans les 450 pages. C'est amha un panorama de la Chine à un tournant de son histoire et comme dans tous les livres de Ma Jian on peut y lire une critique de la forme que les rapports sociaux prennent à ce moment là. C'est donc moins un livre de voyage que le récit d'une fuite, et donc finalement d'une errance.
      mes deux yuans : -)

    • Ming_xuan
      Ming_xuan répond à Bertrand Mialaret
      Traducteur spécialisé
      • Posté à 16h26 le 29/07/2009
      • Internaute
        Traducteur spécialisé

      Je ne comprends vraiment pas tout le foin autour de Gao Xinjian, et ce ne sont pas les quelques Chinois qui l'ont lu qui me diront le contraire. Il me semble d'ailleurs que les ventes sont très mauvaises a Taiwan et Hong Kong... Est-ce que sa « montagne de l'âme » n'aurait de succès qu'en Occident ? Un peu étrange pour un livre rédigé en chinois. Évidemment, ca a plus la classe que Yu Hua ou Su Tong, n'est-ce pas ?

      Je ne suis pas d'accord avec le choix de l'auteur concernant Lao She- Je pense que celui-ci ne déploie tout son talent que dans des romans suffisamment long comme « le tireur de pousse » ou même « quatre générations sous un même toit ». « Histoire de ma vie », c'est juste un amuse-gueule, pas une entrée dans l'œuvre du maitre a mon avis, pas plus que l'enfant du nouvel an, car inachevé.

      • Bertrand Mialaret
        Bertrand Mialaret répond à Ming_xuan
        Auteur(e) de l'article Mychinesebooks.com
        • Posté à 18h19 le 29/07/2009
        • Internaute
          Mychinesebooks.com

        C'est bien évidemment votre droit de ne pas apprécier Gao Xingjian, mais il faut être précis : il est inexact de dire qu'il n'a aucun succès à Hong Kong ou à Taiwan ; deux exemples : si c'était le cas, pourquoi diable l'Université de HK (CUHK) aurait-elle organisé en mai 2008 un colloque international sur l'oeuvre de l'écrivain qui est aussi peintre, homme de théatre et cinéaste avec notamment des universitaires de la Chine continentale ! De même pourquoi « La neige en Aout », une épopée lyrique, aurait-elle été crée par le Théatre National de Taipei en Décembre 2002 ? ...
        Pour Lao She, je ne crois pas que les livres que j'ai choisi soient des « amuse- gueule », je pense qu'on peut les lire avec intérêt .Mais je vous suivrai volontiers quand vous dites que « Le tireur de pousse “ ou ‘Quatre Générations ...’ sont plus représentatifs, mais ‘Quatre Générations ...’ a 1500 pages !

      • Damien
        Damien répond à Ming_xuan
        • Posté à 22h33 le 29/07/2009

        Dans le monde entier, beaucoup d'éloges ont déjà été écrites sur ce roman (prix Nobel de littérature en 2000) et j'y adhère en grande partie.
        Grand merci à Gao de nous servir de guide pour ce voyage dans le temps chinois, dans l'espace chinois et dans la culture chinoise.
        Certes tous les chapitres ne sont pas inoubliables mais ceux qui sont un peu ternes ne sont ils pas là pour mettre en valeur d'autres qui, à mon sens, nous hissent vers des sommets de littérature.

        Comme ce chapitre 18 où le personnage se fond littéralement dans le paysage et où il se demande s'il ne retrouve pas ainsi « cette solitude originelle dénuée de sens que je recherchais ».

        Comme ce chapitre 29 où un vieux sculpteur sculptera sa dernière œuvre la dernière nuit avant de mourir et où la figurine sculptée est la déesse Tianluo (déesse de la mort).

        Comme ce chapitre 39 où vous êtes transportés au cœur de la fête des bateaux dragons chez les « Miao » (minorité ethnique) avec le romantique chant d'amour des jeunes filles « Miao ».

        Comme ce chapitre 43 où Gao croise un inconnu sur une route déserte.

        Comme ce chapitre 51 où Gao nous raconte la fabuleuse génèse chinoise (imaginée ? réelle ? ) avec le premier homme (Fuxi) et la première femme (Nügua) qui crée l'intelligence de l'homme.

        Comme ce chapitre 48 avec cette hallucinante anecdote datant de la dynastie des Jin racontant la douche (externe et interne ! ) d'une nonne

        Comme ce chapitre 52 où Gao nous explique son jeu du « je », du « tu », du « elle » et du « il ».

        Comme ce chapitre 56 où Gao lit les lignes des mains des jeunes filles.

        Comme cette inoubliable description de la petite contorsionniste « dont la souffrance attise encore le désir cruel des hommes »

        Je comprend que ce roman puisse gêner la gente féminine (et féministe) car ses rapports avec les femmes tiennent une place importante et Gao avoue son incapacité à aimer vraiment une femme.

        Enfin Gao est à la recherche du sens de la vie. Comme il se sent impuissant devant les évennements extérieurs (comme par exemple la construction d'un barrage), sa seule action possible c'est de s'observer lui même mais il n'est pas sûr que cela même ait un sens.
        Gao qui parle de lui, c'est Gao qui nous parle de nous même et en ce sens il atteint là une sorte d'universalité.

        Bonne lecture !

         
        • Ming_xuan
          Ming_xuan répond à Damien
          Traducteur spécialisé
          • Posté à 02h08 le 30/07/2009
          • Internaute
            Traducteur spécialisé

          Je n'ai pas de chiffres exacts sur la diffusion du livre dans le monde chinois, donc je ne m'avancerais pas trop sur ce point.
          Du point de vue des Chinois que je connais qui l'ont lu, ce qui est reproche a Gao Xinjian, c'est de s'être contente de faire une synthèse de styles et de procédés d'écriture auxquels il a été expose dans ses propres lectures (c'est avant tout un lecteur passionne qui pouvait passer des nuits entières a lire enferme dans une bibliothèque, selon son traducteur). Et comme il a surtout lu de la littérature occidentale, on se retrouve, toujours selon ces même Chinois, avec une pseudo-littérature, dépourvue de style, faite des mots les plus simples, bref : très loin de l'idée que se font les Chinois d'une littérature de qualité. En somme, pour eux, Gao Xinjian, ( on reproche la même chose a Mo Yan aussi, peut-être pour différente raison) c'est de la littérature chinoise pour Occidentaux...
          Quant a moi, je trouve juste que son écriture est barbante et ces changements de point de vue incessants me donne le tournis, exactement comme quand j'essaye de lire un Mo Yan !

        1 autres commentaires
  • Vues de Chine
    Vues de Chine
    (voyageuse vuesdechine.com)
    • Posté à 04h53 le 30/07/2009
    • Internaute
      (voyageuse vuesdechine.com)

    Merci pour ces précieuses recommandations, je découvrirai Mo Yan avec « Le Maître a de plus en plus d'humour ».

    Pour ma part j'apprécie beaucoup Chi Li et Yu Hua, même si leurs univers ne sont pas toujours gais...

    Bonne lecture à tous !