
Sur Internet, la vidéo stupéfiante de la défaite des policiers chinois
Voici une vidéo qui fera peur aux dirigeants chinois : des centaines de policiers casqués qui reculent devant une foule en colère, s'enfuyant en débandade sous les jets de pierres des protestataires. La scène s'est déroulée samedi à Shishou, dans la province centrale du Hubei. La vidéo, sans doute tournée avec un téléphone portable, a été déposée sur YouTube au cours du week-end, et les images ont fait le tour du monde via les réseaux sociaux ou Twitter.
La colère de la population est liée à la découverte, trois jours plus tôt, d'un cadavre devant un hôtel de la ville, celui du chef du restaurant de l'établissement. La police a conclu à un suicide, mais la famille a cru voir des traces de blessures à la tête. Très vite, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles la police locale et la municipalité seraient actionnaires de cet hôtel…
La police a proposé 3 500 euros au père s'il acceptait la version officielle
Selon le site Global Voices Online, qui suit les blogs et sites chinois, la police aurait proposé le lendemain à la famille une somme de 35 000 yuans (3 500 euros) pour qu'elle accepte de signer le rapport officiel. La famille a refusé et le père a organisé une veille du corps de son fils, apportant même une bouteille de gaz et menacer de la faire exploser pour empêcher la police d'emmener la dépouille.
La photo de la veille du corps par le père a été diffusée sur des sites internet chinois.

Et lorsque vendredi la police a tenté d'emmener de force le corps du jeune homme, elle a trouvé 2 000 personnes pour l'en empêcher. Les premiers affrontements ont eu lieu vendredi, se transformant le lendemain en bataille rangée, mobilisant jusqu'à 40 000 personnes (photos grace à l'excellent site ESWN).


Le calme n'est toujours pas revenu, et plusieurs milliers de personnes étaient de nouveau réunies lundi devant l'hôtel où, selon certaines informations, des restes humains de trois cadavres auraient été découverts dans les égouts.
Internet se retrouve une nouvelle fois au cœur de ce genre de tension. Samedi matin, les autorités locales ont coupé les connexions Internet de la ville, dans l'espoir d'empêcher la propagation de l'information. Mais cela n'a pas empêché les images de se répandre, et Twitter (voir le compte @shishou) de jouer, comme en Iran, un rôle-clé de caisse de résonnance à ces événements.
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De Le Yéti
yetiblog.org | 10H55 | 22/06/2009 |
Pour une branlée, c'est une branlée ! Se passerait-il enfin quelque chose dans le monde ?
De The last Puppet
Etudiant | 11H25 | 22/06/2009 |
Pas d'accord avec vous.
Le rôle du journaliste n'est pas de mettre de l'huile sur le feu (les représentants politiques le font suffisamment bien, cf Kouchner sur l'Iran) mais de transmettre l'information. Rien d'extraordinaire à ça de prendre note d'une certaine révolte d'une population chinoise qui devient de moins en moins naive face au pouvoir en place, qui s'occidentalise petit à petit (première gay pride, de manière très modeste cette année à Pékin).
Mais ce qui est surtout intéressant je trouve, c'est la corrélation Iran-Chine vis à vis du phénomène Internet. Les populations ont réussi à s'en servir, à détourner la censure par l'intermédiaire de sites tel que Twitter ou You Tube même s'il faut beaucoup se méfier de ces mêmes vidéos ou photographies prises par les populations ou les journalistes, souvent difficiles à dater ou à expliquer (cf. Charnier de Timisoara en 1989 lors de la chute du régime Ceauşescu).
De dijou
Esclave d'une SSII | 13H05 | 22/06/2009 |
Est ce que finalement les dictatures comme en Chine ou en Iran ne sont pas prises au piège de leurs propres contradictions et ont un sérieux problème ? A savoir que l'information qu'elles veulent contrôler est mise à mal de plus en plus par la technologie de communication de masse, internet + téléphone mobiles (vidéo, photo).
Si elles coupent internet ou interdisent les téléphones elles se coupent du reste du monde, conséquence économique désastreuse et le filtrage et le flicage du média internet leur coûte beaucoup et n'est pas (et ne sera probablement jamais) efficace à 100%.
Du coup la tentation de répression sanglante comme il y a pu y en avoir dans le passé prend un coup dans l'aile (enfin je l'espère de tout coeur). Que saurions nous de Tien amen si à l'époque les étudiants avaient eu les mêmes moyens de com qu'aujourd'hui ?
De Cidessus
Triste luron | 13H06 | 22/06/2009 |
Je sens que je vais passer une bonne journée grâce à cette vidéo…. comme quoi les gentils gagnent parfois…