
Le dalaï lama à Paris : profil bas sous pression chinoise
Le dalaï lama a une grande capacité à rire de tout, y compris de ce qui semblerait à première vue négatif pour lui. Dimanche matin, à Paris, lors d'une visite en demi-teinte, il a fait remarquer à quelques journalistes, dont Rue89, que « la Chine trompe tout le monde, y compris les hommes politiques français », partant dans un éclat de rire aussi communicatif qu'intrigant.
S'il y a une chose dont le chef spirituel des bouddhistes tibétains peut rire, c'est effectivement les embarras que sa visite suscite dans le monde politique français ! Nicolas Sarkozy et le gouvernement prennent bien soin de faire savoir qu'ils n'auront aucun contact avec le dalaï lama lors de son séjour, et même le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l'avait invité pour lui remettre sa médaille de « citoyen d'honneur » de la capitale française décerné l'an dernier en pleine crise tibétaine, le reçoit dimanche en catimini, sans tapage, comme s'il regrettait son geste passé.
Il est vrai qu'entre temps, la Chine a piqué une grosse colère contre la France après la rencontre de Nicolas Sarkozy avec le leader tibétain en Pologne, annulant un sommet sino-européen
sous présidence française, et pénalisant les entreprises françaises dans l'attribution des contrats. Dimanche, en piqure de rappel, des étudiants chinois en France manifestaient à Paris contre la venue du dalaï lama risquant d'« endommager la relation franco-chinoise, qui vient de sortir d'un époque difficile »…
Victoire diplomatique chinoise
La réconciliation franco-chinoise s'est en effet faite sur le dos du dalaï lama : même s'il ne l'admet pas, Nicolas Sarkozy a dû promettre à Pékin de ne plus rencontrer ce « diable en habit de moine », selon la terminologie du Parti communiste chinois… Le communiqué commun franco-chinois d'avril dernier a été présenté à Pékin comme une grande victoire diplomatique
.
Le dalaï lama ne s'en formalise pas en apparence. Il confiait dimanche matin à un petit groupe de journalistes français invités à le rencontrer dans un palace parisien que l'enjeu de sa visite n'étant pas diplomatique mais spirituel -il prononçait dimanche après midi une conférence sur « éthique et société » à… Bercy ! -, cette absence de contacts politiques ne le chagrinait pas. Et il considère toujours Nicolas Sarkozy comme « un ami du Tibet ».
Pourtant, à y regarder de plus près, Nicolas Sarkozy aurait des raisons de considérer que le compte n'y est pas au Tibet, par rapport à sa demande publique, l'an dernier, de voir reprendre le dialogue entre Pékin et les émissaires du dalaï lama. Ce dialogue a certes repris à la veille des Jeux olympiques de Pékin, mais a vite tourné court :
« Après les événements de mars 2008, on pouvait espérer une approche plus réaliste de la part du gouvernement de Pékin. Mais cela ne s'est pas produit. Toute leur politique est basée sur l'hypocrisie, à tous les niveaux. (…) Il n'y a rien à attendre du gouvernement chinois, je n'ai pas beaucoup d'espoir. Il peut toujours changer d'avis, mais je n'y crois pas. Mais je garde confiance dans le peuple chinois. »
Le dalaï lama sait pertinemment que si la mobilisation internationale autour du Tibet est importante pour sa cause, elle n'a que peu d'influence sur la Chine en raison du rapport de force qui a basculé en faveur de Pékin, à mesure que le poids économique et diplomatique chinois montait.
« L'esprit tibétain ne sera jamais brisé »
S'il reste optimiste, c'est parce qu'il est convaincu que « l'esprit tibétain ne sera jamais brisé ». Il souligne que trois générations de Tibétains se sont confrontés au pouvoir chinois. Celle des années 50 qui a été brisée par le pouvoir maoiste ; celle des années 80 qui a fait face à la répression des manifestations de 1987-88 ; et enfin la nouvelle génération qui a explosé l'an dernier
, même s'il suggère que les violences de Lhassa le 14 mars 2008 auraient pu être organisées par le pouvoir chinois.
« Les dirigeants chinois devraient savoir que tous les vingt ans, ils ont face à eux une nouvelle génération déterminée. Ils devraient savoir que sans une approche plus réaliste, d'autres manifestations suivront. Ce n'est dans l'intérêt de personne ».
A moins que, comme il l'admet lui-même, « ils attendent ma mort » ! Et d'éclater de nouveau de rire… A 74 ans, le chef exilé des Tibétains réfléchit en effet à sa succession pour ne pas laisser Pékin en profiter pour semer la confusion parmi son peuple. La succession des dalaï lama répond en effet à des rituels très stricts liés à la « réincarnation » et le pouvoir chinois a déjà prouvé dans celle du panchen lama
, le « numéro deux » de la hiérarchie tibétaine, qu'il était capable de s'immiscer dans un processus religieux complexe.
Réincarnation de son vivant ?
Le dalaï lama a confirmé dimanche qu'il réfléchissait, avec les autres chefs spirituels tibétains en exil en Inde, à désigner de son vivant l'enfant qui devra « accueillir » sa réincarnation après sa mort. Une procédure qui, selon lui, n'est pas étrangère à la tradition tibétaine, même si elle peut sembler contradictoire avec l'idée même de « réincarnation ». Il est certain que Pékin s'opposera à ce choix et tentera d'imposer une alternative.
Pour l'heure, le dalaï lama reste le porte drapeau de la cause tibétaine et reste une épine pour le géant chinois. On conscoit bien que Pékin mise beaucoup sur sa disparition au plus vite. Fort de son aura spirituelle, il parvient à remplir un stade comme Bercy pour écouter ses enseignements spirituels et a développé un discours « universel » qui s'adresse aussi aux non-croyants, ou aux non-bouddhistes.
De ce point de vue, quel que soit le jugement que l'on porte sur son action, le dalaï lama a assurément pris un ascendant moral sur ses ennemis de Pékin, qui l'emportent toutefois au « nombre de divisions », comme disait Staline en parlant du Vatican… Le profil bas des officiels français dimanche en est le signe le plus sûr !
Photo : le dalaï lama dimanche matin à Paris. A ses côtés Mathieu Ricard, moine bouddhiste français, son porte-parole en France (P. Haski/Rue89).
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à JéGo
De jpouille
expatrie en Angleterre | 02H05 | 08/06/2009 |
Moi je trouve que c'est le gouvernement chinois qui porte beaucoup de tort a sa population. A ce que je sache, ce sont les soldats de l'Armee du Peuple qui tirent sur les tibetains. Et franchement je prefere un type qui parle de reincarnation plutot que des soldats tirant sur des nones de 17 ans qui tentent de quitter le Tibet pour se refugier en Inde.
Mais je pense que l'on deplace le sujet en s'eternisant sur le Dalai Lama. Le fait que le Dalai Lama se fasse recevoir en catimini montre que nous sommes tributaires des desideratas chinois pour des pretextes d'ordres economiques. Nous nous plions a leur volonte et franchement j'ai du mal a supporte cet etat de fait. est-ce nous leur ordonnons de ne plus avoir de relations diplomatiques avec la Birmanie, pardon, Myanmar ? Etrange, cette hypocrisie typiquement maoiste d'un cote on difame le Dalai Lama le traitant de moyen ageux et d'un autre cote on serre la pogne de la junte birmane qui, pour moi est moyen ageuse…
De penabranca
survivor | 18H09 | 07/06/2009 |
Bravo Mr Delanoe ! Vive le tibet ! Longue vie au Dalaï Lama !
De 1979
18H12 | 07/06/2009 |
et comme dirai um diton chinois_ n´est plus aveugle que celui que ne veut pas voir…. voi_lá !
De 1979
18H15 | 07/06/2009 |
qui c´est le futur ? maybe le destin c´est pas encore mure…. Le karmapa est possiblement son sucessor_
à 1979
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 00H02 | 08/06/2009 |
D'après la règle,le Karmapa peut juste le remplacer s'il décède le temps de trouver sa réincarnation,en tant que régent.Après,une fois le choix du nouveau Dalaï-lama établi,il s'écarte normalement du pouvoir…
pour éviter de se faire court-circuiter par les chinois comme avec le Panchem Lama ( disparu car prisonnier en Chine),ils envisagent de trouver au Dalaï-lama un successeur de son vivant.ça ne c'est jamais fait mais ça n'est pas contraire au bouddhisme tibétain car un grand Lama peut être reconnu hors de l'espace-temps,voire en plusieurs personnes à la fois suivant certaines caractéristiques reconnues et approuvées par ses semblables.
Le futur sera un enfant,comme les précédents et sera instruit de la même manière comme le veut leur tradition.
Sauf s'il renonce car il en a le droit,comme tout moine à le droit de changer de statut et redevenir laïc s'il le souhaite…mais dans ce cas là,tout recommence et on en cherche un autre et ainsi de suite…
à General Subverciòn
De L'amie
de passage | 20H30 | 08/06/2009 |
cela s'est déjà fait aux dire du Dalai Lama lui même .
De jpouille
expatrie en Angleterre | 18H40 | 07/06/2009 |
Les patrons francais de droite qui font des salamleks aux chinois communistes…. la politique change du tout au tout des que l'on parle de gros sous. C'est lamentable. On supporte des tortionnaires au nom de l'economie. Comme la Birmanie et bien d'autres dictatures qui servent les interets europeens.
Vous me parliez d'Humanite ? ? Je me marre.
De GanLanShu
shodavid.blog.lemonde.fr | 18H49 | 07/06/2009 |
Assez d'accord avec San De, ça devient fashion/tendance de s'en prendre au vieux binoclard… Ferait pourtant pas de mal à une mouche en burka ! Mais on se lasse… Déjà de la vieille histoire et puis tant de Chinois contents de ce qui leur arrive (devenir les banquiers de l'Amerik ! ) qu'on finit par douter… Alors on remet ça avec les moulins à prières, etc., comme si la question était là, comme si y'avait zéro problème à agresser une communbauté qui n'adhère pas au marché en priorité… « Finalement, juste des ploucs, quoi ! Next ! »
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 19H16 | 07/06/2009 |
Sarkozy et sa pseudo « laïcité positive » ouvrant les portes au clergé (dernière en date la reconnaissance des diplômes du vatican par la République française, si si ! ) fait ami-ami avec le « sage d'Orient » venu insuffler un peu de spiritualité dans cette terre de mécrants….logique.
Non, le Dalaï Lama n'incarne pas le progrès. La Chine n'est pas un enfant de choeur non plus, mais je ne vois pas l'intérêt de favoriser les nationalismes périphériques alors que l'on ne veut pas d'une Corse, d'une Catalogne, d'une Bretagne indépendantes chez soi. C'est incohérent et irresponsable.
De chapolin
chapolin.fr | 20H20 | 07/06/2009 |
Le Dalai Lama est un grand homme, bon et juste, militant pour la paix. Qu'on le veuille ou non il est à ce titre prix nobel de la paix …
à chapolin
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 10H34 | 08/06/2009 |
non aux gourous de toute obédience, oui à l'indépendance d'esprit.
à Boris Carrier
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 16H26 | 08/06/2009 |
Merci, Ô grand gourou de la liberté de penser…
Puis-je citer une un événement lié au Bouddha ?
Un matin, le Bouddha était en compagnie de ses disciples quand un homme s'approcha.
- Dieu existe-t-il ? demanda-t-il.
- Il existe, répondit le Bouddha.
Après le déjeuner, un autre homme s'approcha.
- Dieu existe-t-il ? demanda-t-il.
- Non, il n'existe pas, répondit le Bouddha.
A la fin de l'après-midi, un troisième homme posa la même question.
- Dieu existe-t-il ?
- C'est à toi de décider, répondit le Bouddha.
Dès que l'homme fut parti, un disciple s'exclama, révolté :
- Maître, c'est absurde ! Pourquoi donnez-vous des réponses différentes à la même question ?
- Parce que ce sont des personnes différentes, chacune parviendra à Dieu par sa propre voie.
Le premier me croira.
Le second fera tout ce qu'il peut pour prouver que j'ai tort.
Le troisième ne croira qu'à ce qu'il choisira lui-même.
C'est cela, la liberté d'esprit…
à amipb
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 17H54 | 08/06/2009 |
pardon, c'est répondre n'importe quoi…ou une tentative d'être spirituel.
à Boris Carrier
De L'amie
de passage | 20H31 | 08/06/2009 |
et quand le Gourou t'enseigne comment devenir libre penseur ? tu écoutes ou tu fermes tes oreilles .
à L'amie
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 15H45 | 09/06/2009 |
pas de gourou pour la libre pensée : juste un recoupement d'auteurs d'horizons divers et un travail permanent de synthèse.
De pikasso02
20H31 | 07/06/2009 |
Je le trouvais sympa cet homme comme vous et moi
mais de là à prêcher la réincarnation
simple pour en parler pour de vrai sans façon
ce soir je change d'avis cher Tibétain Chinois
La Chine est un danger tout le monde le sait
Qui perd sa culture a le don d'imiter
Le rire du dalaï est un masque chinois
Lama ou pas lama Devos était un roi
Qui par l'absurde disait la vérité humaine
Un seul Raymond pour tous deux feraient de la peine
La réincarnation vraiment très peu pour moi
De Fald
Vieux (con)vaincu | 20H36 | 07/06/2009 |
Me revoilà !
J'ai été un des premiers à intervenir et je me suis fait tout de suite jeter par un certain Fnork.
Non, je ne suis pas payé par Pékin, je suis plutôt de ces communistes dont les maoïstes se seraient bien fait la peau avant que tous ou presque se reconvertissent dans la défense et l'illustration du capitalisme, en Chine comme chez nous.
Rassurez-vous, Fnork, j'ai été un peu abusif en disant que je n'admirais personne. Je pensais aux politiciens, et autres hommes de pouvoir. Par exemple, je suis devenu communiste à une époque par contestation du capitalisme en France, mais sans admiration aucune des grands communistes ni des pays communistes. Du respect pour certains, mais c'est tout. Comme j'ai dit une fois à quelqu'un qui avait adulé Castro et qui en était revenu, mon absence d'idolâtrie m'a évité de retourner la veste quand la réalité se révèle trop différente du fantasme.
D'autre part vous m'accusez de vomir sur un homme de paix. Mais le problème, c'est que prends son prêchi-prêcha pour de l'hypocrisie. Et quelque chose me dit que sa revanche ne serait pas tendre s'il pouvait la prendre. Vous ne contestez d'ailleurs pas ce que je dis des bouddhistes sri-lankais.
Le bouddhisme est comme les autres religions et comme certaines philosophies, il a un beau langage. L'amour chrétien, c'est aussi un beau discours. Mais depuis qu'il est devenu religion officielle au 4ème siècle, il a toujours été intolérant. On a cru que ça allait changer avec le concile Vatican 2, mais l'église était alors défaite, et trop compromise dans un fascisme encore récent. Dès que l'église a renoué avec la victoire, les masques sont tombés. Et ils tomberont aussi pour le bouddhisme tibétain si l'occasion se présente.
A part ça, cher Fnork, c'est vrai que je suis bien triste. Politiquement ! Car mes opinions me portent vers un communisme qui assure le matériel grâce à une politique à la fois économique et sociale digne de nom et qui me parait tout à fait compatible avec une liberté qui n'ait de limite que celle du voisin. Et là, après des décennies de défaites ininterrompues, j'ai du mal à être optimiste.
Et justement la Chine m'inquiète énormément.
On a vu, dans les années vingt, la fraude à l'étiquette de gauche faire monter le fascisme en Europe. Dans les années 80, la même fraude à l'étiquette des mitterrandiens l'a fait remonter des 1,5% qu'il mérite à plus de 10%. Et pourtant, les socialistes n'annonçaient pas de révolution ! En Europe de l'Est et en URSS, où il y avait quand-même une politique sociale malgré toutes les tares du régime, le coup de balancier à droite après 1989 a été très dur.
En Chine, on a carrément affaire à une fraude à l'étiquette communiste dans un des régimes capitalistes les plus durs de la planète. Quand ça craquera, on risque d'avoir un régime fasciste complètement fou dans un des pays les plus puissants du monde. Et doté de l'arme atomique et de tous les moyens de la lancer.
Alors oui, je suis triste, pessimiste. Vous me traitez d'adversaire de l'humanisme, c'est tout le contraire : j'en porte le deuil. Le tableau électoral de la france ce soir m'enfonce encore un peu.
Mais à la différence de certains, je ne cherche pas la consolation dans l'illusion religieuse.
à Fald
De San De
20H53 | 07/06/2009 |
On ne juge pas le Bouddhisme sur des situations politiques particulières, mais sur le message, l'enseignement… d'ailleurs, il n'y eut jamais de guerres saintes bouddhistes ou je ne sais pas quoi, mais des guerres ethniques et politiques… des guerres classiques en somme.
Le christianisme n'a jamais été tolérant, il était juste en position de faiblesse a une époque. Mais le « en dehors de l'Église point de salut », ou encore « Dieu est celui de toute l'humanité entière », ça c'est déjà le germe de l'intolérance, avant même la consécration politique de l'Église.
Sinon, faut pas prendre au mot l'expression « payé par Pékin », le Parti ne paye que les Chinois, les français (entre autres) qui défendent coute que coute le Parti (et il y en a, certes pas toi, mais y en a), ils le font à l'oeil…
à Fald
De Fnork
| | 01H05 | 08/06/2009 |
Naaaannnn il est trop tard là…..
Bon j'ai mis longtemps à vous répondre et j'avais pas vu votre message ici…
Je comprend cela dit mieux votre point de vue. Mais je vous suggèrerais quand même d'essayer de lire quelques petites choses sur le petit véhicule du bouddhisme : ça vous engage à rien, en gros c'est « le bouddhisme pour les nuls », pas besoin d'être un moine chauve avec un bol et de croire que vous êtes la réincarnation du chien de la prostituée qu'était celle de Paco Rabane il y a 800 ans.
Le point de vue que défend le Dalaï Lama est un point de vue bouddhiste. Certes adapté à la réalité et la taille du monde moderne, contrairement à ses prédécesseurs qui (aussi parce qu'ils ne se sont pas fait jeter du Tibet) restaient beaucoup plus dans leur coin.
Ha là là. Je suis très jeune et je suis pas vraiment un optimiste, mais j'espère tout de même que ça va aller mieux après, que je me retrouve pas à porter le deuil en continu de l'intelligence et la bonté humaine…
à Fnork
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 16H29 | 08/06/2009 |
Le « bouddhisme pour les Nuls » existe, et d'ailleurs je le recommande, c'est très bien écrit et didactique.
Quant au message de Fald, il oublie un fait important : toute doctrine, toute idéologie, dès lors qu'elle mène au pouvoir, amène son risque de corruption.
Ou, pour résumer : il n'y a pas de guerre de religions, seulement des guerres de religieux.
à Fald
De Luc56
17H11 | 08/06/2009 |
Ah cher Falq !
Je pense que l'armée cinghalaise n'a de bouddhiste que ce que l'Eglise a de chrétienne : le nom. Mais l'habit ne fait pas le moine : -)
D'ailleurs je ne pourrais dire de Jésus, mais pour Bouddha c'est sûr : il n'a jamais voulu fonder une religion. C'est les hommes, avec le temps, qui aiment à retomber dans l'idolâtrie. C'est plus facile que de mettre en pratique les pincipes exposés !
D'ailleurs je ne vois pas d'antagonisme entre être communiste qui est démarche politique et être bouddhiste qui est une démarche spirituelle. L'un relève de la chose publique, le monde extérieur, l'autre de la sphère la plus individuelle, la plus intime, le monde intérieur.
N'est-ce pas une question de conscience ? Donc d'intégrité.
Mais, cher Falq, quel est « l'enseignement » du Bouddha ?
De MOG
écriveuse | 20H37 | 07/06/2009 |
Il faudra plusieurs générations pour effacer les ravages du communisme, quel que soit le pays.
On ne négocie pas avec une dictature. Quand un prix Nobel de la paix se rend dans notre pays, c'est lui qui nous honore de sa présence. Ce n'est pas nous qui lui faisons l'honneur de l'accueillir, comme nous savons si bien le faire avec certains dictateurs.
De toute façon, un maître, et il y en a si peu, rit de tout ce ridicule, et ça, il ne s'en prive pas. C'est une première leçon, sachons la percevoir et la mettre en pratique.
De San De
20H45 | 07/06/2009 |
Oulala, quand je lis certaines interventions, je me dis qu'il serait temps que les français apprennent ce qu'est le Bouddhisme, histoire de calmer ce virus obscène de l'arrogance franchouillarde !
Mais je doute que beaucoup de gens soient prêt à renoncer à leur arrogance ! tout le monde sait que tout rentre dans les cases occidentalo-occidentales ! ! ! Tout viens plus où moins de l'occident ! ! ! ! ! ! ! Et tout le monde sait que « les petites peuplades naïves et arriérés dont les Tibétains, ne sont que des superstitieux débiles qu'il faut civiliser ! »
Et si c'était aux français d'apprendre des choses de ces peuples ? Je sais pas moi… l'humilité par exemple ? Le respect d'autrui ? Le caractère non-impérieux ? L'idée que l'étude doit précéder l'opinion ? Enfin je dit ça, c'est que des conneries…
à San De
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 00H23 | 08/06/2009 |
« Enfin je dit ça, c'est que des conneries… »
Pas tant que ça,mais c'est vrai que ça risque de demander un « certain temps » de faire évoluer les gens…le message du bouddhisme même quand on le pratique en tant qu'occidental qui assume aussi son époque et qu'on sait qu'à ce titre,on doit faire la part des choses,ça sert aussi à ça…
Nous sommes présents depuis 2600 ans en Asie principalement,nous sommes actuellement entre 230 et 250 millions à travers le monde, environ 800 000 en France ou tous les courants sont représentés (unique en Europe),et dans les 20 000 rien qu'en Suisse dont la plupart proviennent des divers courants Tibétains et Zen Japonais.
Comme quoi,tu vois,ce n'est pas désespéré comme situation…
De richy
21H18 | 07/06/2009 |
les chinois sont actuellement les patrons de la monnaie au niveau mondial,ils ont les usa a leur main, alors soutenir les tibetains,ce n'est pas la tasse de thé des hommes politiques mondiaux ! ils nous font du cinéma pour satisfaire les opinions publiques. faites donc un parallele avec l'occupation de palestine/israel par les juifs soutenus par les occidentaux au dépend des palestiniens
De TNTGlobeTrotter 35114
Ingénieur | 22H20 | 07/06/2009 |
Pauvre France !
De Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
00H57 | 08/06/2009 |
Alors, le gagnant des élections n'a pas eu les couilles de ramener sa bobine ? …
On l'a vu faire le fort il n'y a pas si longtemps…. La reinita portemanto-chupamucho s'était fait offrir de l'écharpe blanche il n'y a pas si longtemps… Elle a pensé à un défilé, sans doute…
SHAME, as usual
De oomu
01H20 | 08/06/2009 |
peu m'importe la religion dans ce cas là
la seule chose qui importe c'est que la chine écrasa un pays, le tibet
elle aurait pu le faire avec n'importe qui d'autre
Et cet état totalitaire qu'est la chine ne devrait pas être accepté.
Comme l'urss, il faudra qu'elle s'effondre et se recréé une fédération, beaucoup plus ouverte, beaucoup moins centralisé, beaucoup plus utile au reste du monde (ben vi, utile ! que tout cela soit constructif pour tout le monde).
Problème : cela risque de lâcher la bride aux haines ethniques et frontalières
A près le tyran du parti central, peut se réveiller un tyran nationaliste.
Le fait est : on ne peut pas aimer ce totalitarisme chinois.
On ne peut en occident que souhaiter lui lécher les pieds pour lui soutirer de l'argent ou exploiter sa population, tout en travaillant lentement à sa destruction. C'est ce que fait la France. La France d'un coté lèche bien pour vendre et avoir du chinois corvéable à pas cher, mais d'un autre coté travaille dans les instances internationales à forcer la chine à s'ouvrir et à avoir moins de contrôle.
Tous les pays occidentaux ont une double relation amicale-ennemie avec la chine. A la fois partenaire pour exploiter et à la fois opposée au modèle chinois.
Il suffira que l'économie chinoise s'écroule pour que subitement la population chinoise découvre une europe intraitable.
L'Hypocrisie de tout bord est gigantesque.
Bref, je n'ai guère confiance en l'avenir. Et effectivement, je préfère écouter un vieux religieux théocratique qui dit ce qui va mal là bas qu'un sarkozy béât mais bien content de l'exploitation chinoise.
De plus, dire que l'annexion du Tibet par la Chine fut un crime, ne signifie pas être adorateur des théocraties bouddhiste…
De jmc06
retraite | 08H04 | 08/06/2009 |
c'est flagrant le president chinois a exporter son savoir faire dans vot pays
De sûrderien
paresseux | 09H12 | 08/06/2009 |
Si nous voulons changer les conditions existantes , nous devons
d'abord nous transformer nous-mêmes , c'est à dire devenir
conscients de nos actions , de nos pensées , de nos sentiments dans notre vie quotidienne .
J. Krishnamurti