Sichuan : un an après le séisme, le rock humanitaire chinois

Scène du Festival Zebra (Stéphanie Ollivier)

Reportage à Chengdu, où un festival de rock a été organisé pour mobiliser la société civile. Une nouveauté en Chine.

logo zebra(De Chengdu) Chen Xiao tend fièrement un bras nu constellé d'autocollants aux logos colorés. « Je ne savais pas qu'il y aurait autant d'ONG ici, j'étais venue pour la musique. Mais du coup j'ai fait la tournée des stands et me voila décorée », sourit cette étudiante en psychologie à l'université du Sichuan.

Double-mission accomplie pour la première édition du Zebra Festival, qui aura attiré plus de 100 000 jeunes jusqu'à la banlieue de Chengdu au cours du long week-end du 1er mai.

La première, la plus ambitieuse, était purement récréative : trois scènes, une soixantaine de groupes rock, pop et de DJs, des jeux et des dizaines de stands proposant brochettes de mouton grillé et babioles ethniques à travers un parc tentaculaire aménagé pour l'occasion.

L'autre mission était plus originale dans une Chine encore largement matérialiste. Planifié 10 jours avant le premier anniversaire du séisme qui a ravagé le nord du Sichuan en mai dernier et fait 80000 victimes, le Zebra Festival affichait en effet la volonté de sensibiliser ses participants aux efforts de reconstruction des zones sinistrées et de booster la prise de conscience humanitaire des jeunes Chinois.

Avec un slogan, « I Care », le recrutement de 700 bénévoles et 17 ONG partenaires, parmi lesquelles quelques poids lourds internationaux de l'écologie ou du développement comme le WWF (World Wildlife Fund) ou Oxfam, mais surtout des organismes chinois, nationaux ou locaux.

« Nous étions trop pauvres pour pouvoir nous préoccuper des autres »

Scarlett Li, présidente de Zebra Media, leader chinois de la distribution musicale et principal organisateur du festival, explique le projet :

« En Chine, nous sommes confrontés en permanence à des difficultés : la misère des campagnes, les épidémies ou les catastrophes naturelles. Nous avons toujours besoin de nous appuyer sur l'Etat pour y faire face, mais le séisme nous a rappelé que les communautés ont aussi la capacité de régler certains problèmes.

“Dans le passé, nous étions trop pauvres pour pouvoir nous préoccuper des autres, mais maintenant que certains d'entre nous sont devenus riches, nous avons le devoir de promouvoir cette idée de responsabilité sociale auprès des jeunes. Or la musique est le langage qu'ils comprennent le mieux.”

A l'exception d'une poignante lecture de poèmes en présence d'un groupe d'adolescents venus de la ville dévastée de Beichuan, le souvenir du tremblement de terre aura pourtant été peu évoqué directement sur les diverses scènes du Zebra Festival.

Instructions de dernière minute des autorités locales, apparemment soucieuses d'éviter vagues d'émotions et mouvements de foule, confiera Yang Yin, responsable de la partie caritative du festival. Mais aussi un parti pris de communication :

“Nous avons choisi d'insister sur la musique pour attirer un maximum de jeunes, en espérant qu'une fois sur place, ils iraient voir les ONG présentes, en fonction de leurs sensibilités et à leur rythme ”.

La génération de l'enfant unique

Le pari n'était pas gagné d'avance s'agissant d'une jeunesse notoirement plus centrée sur elle-même que sur le malheur des autres. L'égoïsme des “balinghou”, génération d'enfants uniques pourris-gâtés, née après 1980 et la généralisation du contrôle des naissances, est d'ailleurs souvent montré du doigt. Yang Yin, née en 1981, nuance :

“Disons que nous sommes égocentriques. Mais ce n'est pas un problème de nature, c'est juste que quand nous étions petits, personne ne nous a dit qu'on pouvait aider les autres.”

Surtout pas une génération de parents qui, au sortir de la Révolution Culturelle, a fait un rejet massif de l'idéologie égalitaire marxiste pour se concentrer sur ses intérêts personnels, décrypte le psychanalyste sichuanais Huo Datong. Et encore moins, ajoute-t-il, dans une société où, “ traditionnellement, on aide les gens qu'on connaît : la famille, les voisins, les membres du clan, mais pas les étrangers ”.

Tri des déchets sur le site du Festival (Stéphanie Ollivier)

Nombre de “balinghou” partagent toutefois un trait de caractère plus sympathique. Ayant poussé en pleine mutation sociale, ils sont en quête de nouveaux repères spirituels et la volonté de “faire quelque chose qui a un sens ” revient en leitmotiv dans leurs discours.

Pour cette tranche d'age, plus encore que pour les autres, le séisme aura donc eu un indéniable effet de catalyseur. Les ONG bénéficiant largement de l'élan altruiste qui a alors décidé un grand nombre de jeunes à agir.

Ling Xi, 22 ans, une Sichuanaise venue faire mieux connaître aux festivaliers une
association étudiante pour laquelle elle travaille régulièrement, se souvient :

“Après le tremblement de terre, je voulais absolument faire quelque chose mais je ne savais pas quoi, ni comment. Alors j'ai cherché sur Internet, et j'ai découvert Green SOS, qui avait des projets dans les zones sinistrées.”

L'enthousiasme des volontaires des ONG

Les bénévoles recrutés par les autres ONG partenaires du festival débordent eux aussi d'enthousiasme pour commenter aux visiteurs les projets en cours ou distribuer brochures et sacs promotionnels. Mais plus encore pour les inciter à participer à des actions concrètes, souvent ludiques.

L'association écolo CNature a ainsi disposé à travers le parc une dizaine de stations de tri des déchets aux couleurs acidulées. 1Kg, jeune ONG de tourisme humanitaire, propose une sélection de livres destinés aux enfants des villages sinistrés sur lesquels les acheteurs doivent écrire leur nom et un message.

Sur le stand Oxfam (Stéphanie Ollivier)

Pendant ce temps, plusieurs membres de l'association locale de prévention du sida Aibai déambulent à travers la foule déguisés en préservatif géant, tandis que ceux d'Oxfam sont affairés à peindre à la gouache les mains des visiteurs venus apposer leur empreinte sur de grandes bannières ornées du slogan “Pour la reconstruction, je suis là”. Li Yang, l'un des responsables d'Oxfam Chine, est ravi :

“La réaction du public a dépassé nos espérances puisque la plupart des jeunes venus nous poser des questions ont ensuite rempli un formulaire pour devenir bénévoles.”

La perception des Organisations non gouvernementales par les jeunes Chinois n'a pourtant pas toujours été aussi positive dans une société encore largement contrôlée par un Parti unique qui se méfie de tout groupe organisé indépendant. Xiang Jun, étudiant à l'école normale de Chengdu, explique :

“Les ONG étrangères ont commencé à travailler en Chine à partir des années 80, mais au début, personne ne comprenait à quoi elles servaient. Mais depuis le temps, les Chinois ont eu l'occasion de voir le résultat de leurs actions alors elles sont de mieux en mieux perçues.”

Liu Daqing, énergique sexagénaire qui milite depuis des années pour le réseau Rural Women, va plus loin :

“Au moment du tremblement de terre, les ONG on prouvé qu'elles pouvaient être responsables et solides, leur rôle a évolué dans les esprits. Dans le milieu caritatif chinois, beaucoup disent même que 2008 a marqué l'année zéro de la société civile.”

Engagement limité

Il faudra pourtant plus qu'un week-end de musique pour convaincre la majorité des jeunes Chinois de s'impliquer sans réserves dans cette dernière. Liu Fan, apprenti musicien de 19 ans, admet mal connaître le rôle
des ONG et ne pas encore avoir eu la curiosité de se renseigner auprès des divers stands pourtant situés à quelques mètres de lui :

“Le plus important pour nous reste les études et les examens. Nous sommes obligés d'y consacrer au moins 90% de notre temps et de notre énergie.”

Scarlett Li elle-même se veut philosophe :

“On ne change pas les gens en quelques jours. J'espère seulement rendre les jeunes plus réceptifs aux idées nouvelles, leur montrer que faire venir des ONG dans un festival de musique et aider les autres, c'est très cool. C'est ce genre d'association d'idées qui peut faire bouger les mentalités.”

Photos : le Zebra festival de Chengdu (Stéphanie Ollivier)

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Portrait de Cataphractaire

De Cataphractaire

Asen | 11H13 | 10/05/2009 | Permalien

Bonne nouvelle. Mais espérons que ce n'est pas un pétard mouillé.

Portrait de Al nasr al tair

De Al nasr al tair

11H33 | 10/05/2009 | Permalien

Regard original sur la Chine qui bouge, très chouette article bien dans l'esprit de la Rue.
Un papier qui mérite d'être cité dans la catégorie Reporters d'espoirs.
On sent le début d'un commencement de quelque chose…

Portrait de GanLanShu

De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 12H05 | 10/05/2009 | Permalien

A priori, ça sonne bien ! 100 000 gosses dans un parc avec des groupes, des trucs et des machins, ça nous rappelle quelque chose… Et le papier très sérieux distille bien l'enthousiasme de cette jeunesse qui, enfant unique ou pas, petit à petit prend sa part de cake - le bon et le mauvais. Bon, on s'arrête là…
ONG (organisation non gouvernementale) en Chine, ça n'existe pas ! Tellement pas qu'on en vient à GONGO « Organisations non gouvernementales organisées par le gouvernement » (sic) ! (v. Perspectives chinoises N° 2007 / 3)

C'est à dire que :
1 - Everything is under huge control
2 - C'est le peuple enflammé à la cause nationale qui va banquer pour ne pas égratiner le 1% de la population qui se partage le pactole.
3 - La corruption sur les fonds publics dont on connaît déjà les détournements peut se poursuivre. (v. le blog d'Ai Weiwei)
4 - Les journalistes sont cordialement invités à rendre compte de ce bel élan mais surtout pas à rapporter le délabrement actuel des régions concernées. (v. Aujourd'hui la Chine)

La Chine apprend vite ! On peut se souvenir de Crozemarie, du Crédit Lyonnais, de crash boursier d'actualité encore brûlante… Au bout de tous les comptes, c'est Dupont, Zhang, Lopez, Smith, qui règlent les factures ! En règle générale, mieux vaut se méfier de l'enthousiasme des foules à s'investir dans des causes compensatrices de l'usage qui n'a pas été fait de leurs impôts.

Portrait de Pierre Haski

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De Pierre Haski

Rue89 | 12H17 | 10/05/2009 | Permalien

Je pense qu'il est faux de dire qu'il n'y a pas d'ONG en Chine. J'ai personnellement travaillé avec certaines d'entre elles, en particulier sur l'affaire du sida dans le Henan, et je peux vous dire que j'ai rencontré des gens indépendants, courageux, conscients de la prise de risque, et déterminés. J'ai aussi rencontré des responsables d'ONG membres du Parti et pourtant pourchassés par la police lorsqu'ils franchissaient les lignes jaunes.

C'est condescendant et erroné de mettre tout le monde dans le même sac des Gongo. La Chine se prête mal au tout noir ou tout blanc, vous le savez sûrement.

Quant aux causes compensatrices de l'usage qui n'a pas été fait de leurs impôts, ça s'applique aussi ici, non (restos du coeur ou autres…) ? Ca n'empêche pas de le faire quand même.

Portrait de GanLanShu

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 12H35 | 10/05/2009 | Permalien

Bien évidemment qu'il y a tout lieu de se réjouir quant à l'implication d'une jeunesse jusqu'alors absente des questions de société - ce n'est sûrement pas moi qui vais m'en plaindre ! Cela étant dit : une ONG est illégale (oui ou non ? ). Que des braves bravent tous les interdits ne fait aucun doute non plus ! Et moins encore que les mêmes dérives puissent être observées en France ! Mais l'article présente une vision idyllique d'une Chine ou tout va pour le mieux dans le meilleur de mondes qui est en contradiction avec d'autres informations que l'on peut lire ici ou là - Ai Weiwei, le droit de représentativité pour la société civile, les crédits accordés au Sichuan dilapidés, etc. Je suis entièrement d'accord avec vous pour dire que « la Chine se prête mal au tout noir ou tout blanc », c'est bien pour cette raison qu'il me semble nécessaire de modérer un article aussi… idéalisé ?

Portrait de Al nasr al tair

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De Al nasr al tair

13H01 | 10/05/2009 | Permalien

Ou est la vision idyllique ?
Il y a un début d'embryon de commencement de prise de conscience collective.
Il y a chez nous 10 millions de laissés pour compte en matière de soins, d'alimentation, d'habitat et il y a bien une prise de conscience partielle mais de la part des gouvernants de droite ou de gauche, il y a quoi ? Pas mieux qu'en Chine.
J'ai surtout le sentiment que quelque chose est en train de naître là bas et que quelque chose meurt ici ; l'espérance d'un avenir collectif meilleur.
Ça bouge et évolue là bas, ici ça régresse et se rétracte.

Portrait de Parisienne de Xian

à Al nasr al tair Portrait de Al nasr al tair De Parisienne de Xian

14H12 | 10/05/2009 | Permalien

Que quelques associations puissent installer un stand en marge d'un concert, c'est déjà mieux que rien ; que des jeunes qui ont toujours bénéficié des soins attentionnés de leurs parents soient de bonne volonté et prêts à aider, c'est parfait.
Cet article montre, si besoin était, que les Chinois sont des gens plutôt solidaires. Mais il rappelle bien que les autorités veillent à ce que ce genre d'initiative reste contingenté géographiquement, bien contrôlé localement, et surtout pas de politique : un peu d'humanitaire et de compassion si on veut, mais pas de critique sur la gestion de la crise (délai d'intervention au moment du sinistre, actuellement encore des abris provisoires…). Quant à savoir si la politique de grands barrages du Grand Chef accroît le risque de séismes ? ?

Portrait de Al nasr al tair

à Parisienne de Xian Portrait de Parisienne de Xian De Al nasr al tair

15H54 | 10/05/2009 | Permalien

Assez d'accord avec ça.
Mais ici, qui finance les restos du coeur ? (L'Europe)
Quel est le taux de progression des restos ? 10 % l'an ?
Qui héberge les restos ? Les municipalités ;
Mais quand la charité bien cadrée par le pouvoir s'affranchit ( Don Quichotte, DAL, RESF ) alors on envoie les CRS, on criminalise.
En France, en Chine, même problème… C'est bien mais pas suffisant…

Portrait de chengyang

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De chengyang

16H01 | 10/05/2009 | Permalien

Le gouvernement chinois se méfie comme de la peste des ONG étrangères : il considère (à tort ? ) qu'elles sont une arme utilisée par les grandes puissances occidentales à des fins de déstabilisation de pays souverains.
Par contre, il ne peut pas voir d'un trop mauvais oeil l'émergence d'ONG chinoises : le bénéfice est alors double, amélioration et « banalisation » de l'image de la Chine à l'étranger et en même temps pas de danger d'intrusion d'un pays étranger dans les affaires internes du pays.

Portrait de GanLanShu

à chengyang Portrait de chengyang De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 18H04 | 10/05/2009 | Permalien

Ce qui serait parfait si ces ONG étaient réellement des ONG…

Portrait de chengyang

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De chengyang

19H46 | 10/05/2009 | Permalien

Que voulez-vous dire ?
Que ce sont des membres de l'APL déguisés en jeunes qui animent ces ONG et qui participent à ces manifestations ?
Ou alors faut-il qu'une ONG soit une émanation occidentale pour qu'elle soit véritablement considérée comme telle ?

Portrait de San De

à chengyang Portrait de chengyang De San De

21H44 | 10/05/2009 | Permalien

Arrêtes d'inventer une guerre froide qui n'existe pas stp ! ! ! ! ! ! ! ! C'est pénible et ça ne relève pas le niveau !

Ton nationalisme n'est déjà plus à la mode depuis septembre maintenant !

Portrait de chengyang

à San De Portrait de San De De chengyang

14H42 | 11/05/2009 | Permalien

Et vous, si vous arrêtiez d'employer un vocabulaire dont vous ne connaissez pas le sens ? ! ! !

Portrait de San De

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De San De

21H42 | 10/05/2009 | Permalien

Compliqué d'exprimer son scepticisme sur un truc qui touche surtout à l'émotionnel… perso, j'ai des réserves sur ce qui motive cette génération du « devient riche et tais toi » et du « il est glorieux d'être riche », tout n'est qu'ambitions et réputation en général. Des gens de cette génération que j'ai pus rencontré, 8/10 ne semblent parler à autrui que par intérêt.
Il y a des ong et des gongo, j'imagine qu'il y a une différence de moyen entre les unes et les autres. Aurions nous droit à une aussi belle scène avec un aussi bel écran géant pour les pétitionnaires ou les malades du SIDA du Henan ?
La dictature manipule partout ou elle peu manipuler. Pour la plupart des gens, une catastrophe naturelle est un drame, un traumatisme ou une tragédie, pour d'autres, c'est une occasion en or à saisir (surtout cet événement précis à ce moment précis).
Enfin, voilà un problème de fond : s'agit il de se contenter de charité ou d'aller plutôt vers la solidarité ? D'après la fin de l'article, cette dernière ne semble pas à l'ordre du jour…

Sinon, ceci n'est absolument pas représentatif d'une naissance de la « société civile » en Chine, mais alors, pas du tout ! C'est juste un concert ou on va parce que c'est cool, et à l'occasion, on soigne sa face, parce qu'en général, au quotidien, on est absolument indifférent du malheurs des autres. C'est un truc ponctuel, rien de plus, demain, ils passeront indifférent devant une paysanne portant une pancarte sur la poitrine expliquant qu'elle a été violenté par un policier parce qu'elle ne voulait pas quitter sa maison pour construire un centre commercial.

Je trouve le succès des blogs de Zola, Ai Weiwei, Han Han, le mouvement des alpagas… les écologistes, les avocats qui défendent les victimes des injustices du système ou les drames cacher sous une chape de plomb, bien plus significatif de cette société montante. D'ailleurs, ils sont un soucis pour les autorités… ce qui montre bien que c'est là qu'elle se trouve !

C'est gentil, c'est sympa, mais c'est aussi naïf… et ça ne va encore servir à rien, et c'est très pénible… et les jeunes qui y croient sont toujours déçus et finissent malheureux et cynique et n'ont plus foi en rien… et les larmes continuent de couler, les injustices et les malheurs de pleuvoir et encore plus de gens diront « à quoi bon, ça ne sert à rien »…

Portrait de GanLanShu

à San De Portrait de San De De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 12H37 | 11/05/2009 | Permalien

Eh, oui ! Leitmotiv lancinant : « On ne peut rien faire, c'est la Chine ! » Du coup, on joue à se faire croire qu'on fait quelque chose…

Portrait de chengyang

à San De Portrait de San De De chengyang

14H51 | 11/05/2009 | Permalien

Qu'est-ce qui vous autorise à parler ainsi au nom de la jeunesse chinoise ? Etes-vous un institut de sondage à vous tout seul ? Ce que vous racontez était vrai pour une génération, celle de la révolution culturelle, qui effectivement a été « broyée » par l'Histoire ! Pourquoi voulez-vous à tout prix que les choses se passent aujourd'hui de la même façon ? L'Histoire ressert rarement
2 fois les mêmes plats.

Portrait de San De

à chengyang Portrait de chengyang De San De

18H03 | 13/05/2009 | Permalien

Ca dépend, l'histoire ne ressert pas les mêmes épisodes mais c'est toujours la même chose au fond… surtout l'histoire en Chine…

Les jeunes chinois, on les vois et on en connais. J'en connais qui ont du coeur (dans le sens occidental et chinois du terme aussi) et qui sont aussi dégouté des jeunes de leur âge.

Mais en général, et c'est normal, c'est l'obscurantisme, encouragé par le pouvoir qui transmet celui de ses élites aux enfants via l'école, qui couvre cette société.

qu'est ce que la rev-cul a à voir dedans ?

Portrait de rigas

De rigas

sociologue | 15H06 | 10/05/2009 | Permalien

Lien du blog de Brice Pedroletti sur l'action internet de Ai Wewei : Le journal d'enquête citoyen d'Ai Weiwei sur les écoles du Sichuan, pour compléter (Pierre Haski, toujours en avance d'un cran).

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

réfractaire délocalisé | 16H26 | 10/05/2009 | Permalien

c'était il y a presque exactement vingt ans à Pekin…là aussi ça se voulait plein d'espoir mais pour cause d'obscurantisme politique et de corruption criminelle des gouvernants chinois, ça a fini en bain de sang avec entre 2600 et 3000 morts selon la Croix Rouge Chinoise…
L'opinion à une mémoire bien sélective quand on lui sert la soupe aux bons sentiments….

Portrait de daniel

De daniel

08H29 | 11/05/2009 | Permalien

Joli reportage, loin des éternels dépêches copié-collé qu'on retrouve généralement.

Pour ceux qui restent septiques, mettant en doute que l'altruisme puisse être une qualité en Chine, je dirais qu'une hirondelle ne fait pas le printemps mais c'est mieux que pas d'hirondelle du tout.

La Chine bouge, et même si elle reste une dictature d'un parti unique, elle n'est pas rété figée en 1989 comme aiment à le suggerer certains.

Portrait de manusan

De manusan

11H08 | 11/05/2009 | Permalien

au même moment dans l'indifférence générales et loin des projecteurs, le Sichuan va construire un musée dédié au tremblement de terre pour la modique somme (excusez moi du peu) de 2.3 billion de Yuan.

commentaire d'un chinois :

1. 1 billion for those official to sent their children to overseas schools /university since Sichuan has no more schools
2. 500 millions for their children living expenses
3. 500 millions to officials to stay in hotels and spa since their homes are destroyed and are waiting rebuilding
4. 200 millions for the museum

(tien, il manque 100 millions ? ? ? )

http://www.chinasmack.com/stories/sichuan-earthquake-memorial-museum-to-…

Portrait de GanLanShu

à manusan Portrait de manusan De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 12H34 | 11/05/2009 | Permalien

Allons, allons, Manusan, ne sois donc pas si « condescendant », puisque le monsieur te dit que les ONG de la formidable société civile s'occupent de tout…

Portrait de manusan

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De manusan

12H55 | 11/05/2009 | Permalien

Non, non, je ne fais que reporter ce que disent certains journalistes et blogueurs chinois. Bref un zeste de copier-coller comme l'ensemble de la presse, pour vous dire que tout va bien.

.. et bien oui, qu'il soit possible de dire que 2.3 billion pour un musée c'est un peu trop gros, c'est déjà un progrès en Chine. C'est paradoxal d'un autre coté que la presse de pays qui se disent pouvoir parler de tout, … n'en parle justement pas et s'en tienne à .. xinhua, le quotidien du peuple, comment dit on déjà … la société harmonieuse ?

Portrait de GanLanShu

à manusan Portrait de manusan De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 04H52 | 12/05/2009 | Permalien

C'était de l'humour…

Portrait de Ming_xuan

à manusan Portrait de manusan De Ming_xuan

Traducteur spécialisé | 20H20 | 11/05/2009 | Permalien

Attention ! En anglais, billion ça veut dire milliard… Faut quand même pas exagérer !

Portrait de notule

De notule

humanoïde | 23H32 | 11/05/2009 | Permalien

Et nous irons, avec tambours battants,
Et nous irons, comme vrais dératés,
Car le Parti, sera le Bien-Veilant,
Nous la jeunesse au rock très souriant,
Merci les ONG, ogué, ogué, ogué,
Ne parlons plus d'avant, Tien-An-Men oublié !

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