
Chômage en Chine : les étudiants envoyés à la campagne

(De Pékin) En décembre, l'université de Sud-Ouest de la Chine, située à Chongqing, a annoncé que tous les élèves de dernière année de l'école normale partiraient, de gré ou de force, dans les régions pauvres pour faire un stage de six mois comme enseignant.
Les destinations sont éparpillées dans des régions montagneuses reculées de Chongqing, du Sichuan, du Guizhou et du Xinjiang, où vivent des ethnies minoritaires.
Cette annonce a suscité de vives réactions parmi les étudiants. Ils sont nombreux à baptiser cette mesure la nouvelle « rééducation à la campagne », et critiquent vivement cette façon de forcer des étudiants à aller dans des régions aux rudes conditions de vie.
Cette mesure est pourtant le révélateur d'un problème croissant pour la Chine en cette période de crise : le chômage des diplômés de l'enseignement supérieur.
« La rééducation à la campagne » fait référence à une grande campagne politique durant la Révolution culturelle, dans les années 60. Mao Zedong avait décidé d'envoyer huit millions d'élèves, de collégiens et de lycéens à la campagne pour y forger le caractère de ces jeunes urbains.
Pendant dix ans, ces jeunes instruits se « baignèrent dans la boue » avec les paysans, alors qualifiés de « frère des prolétaires », au lieu de poursuivre leurs études en ville. La plupart d'entre eux n'ont pu retourner en ville qu'après le démantèlement de la Bande des quatre », conduits par la veuve de Mao, à la fin des années 70.
Le nombre d'étudiants a augmenté vertigineusement depuis 1998
Parmi ces jeunes privés du droit d'étudier par un destin forcé sont nés les premiers travailleurs indépendants, précurseurs des entrepreneurs chinois et embryon d'une nouvelle économie chinoise.
« Etudiants à l'université » était alors synonyme d'« élite sociale », pendant les deux premières décennies qui suivirent le début des réformes. L'accès aux études supérieures était alors très limité, et passait par une sélection rigoureuse. Mais une fois admis, les étudiants étaient presque sûrs de pouvoir déboucher sur un bon emploi au bout de quatre ans.
Le grand changement est advenu en 1998, quand le gouvernement a décidé d'augmenter fortement le nombre d'étudiants admis à l'université : en 1998, un million de nouveaux étudiants étaient admis dans les universités sur l'ensemble du pays. Ils étaient 1,6 millions en 1999 et six millions en 2008, avec un rythme de croissance annuel de 22% au cours des dix dernières années.
Cette augmentation vertigineuse a largement dépassé celle du développement économique chinois, qui tournait autour de 10% par an pendant cette période. Par conséquent, la pression sur les emplois s'est faite sentir de plus en plus fortement.
La crise financière frappe aujourd'hui de plein fouet le monde, et la Chine n'est guère épargnée dans ce monde globalisé. Les ouvriers du delta de la Rivière des perles, dans la région de Canton, et dans le delta du Yangtsé, près de Shanghaï, sont les premières victimes de la crise avec la baisse des exportations et la fermeture des usines.
Les étudiants à la recherche d'emplois ont pris le pouls lors des foires du travail fleurissant dans toutes les régions, et ont bien compris que derrière une apparence dynamique, le marché au travail se refroidit inexorablement.
Six millions de diplômés au chômage en 2009
Le livre bleu publié par l'Académie des sciences sociales chinoises indique qu'il y avait 1,5 million de nouveaux diplômés au chômage fin 2008, auxquels s'ajouteront six millions de plus en 2009. Une situation effrayante pour le gouvernement et pour les étudiants.
C'est dans cet environnement de crise que l'université de Sud-Ouest a décidé d'envoyer quelques 3 000 étudiants sur 50 000 dans les régions pauvres, en espérant ouvrir une nouvelle voie pour les emplois. Ce genre de mesure était auparavant basé sur le volontariat, elle est maintenant devenue obligatoire.
Certains étudiants ont ouvertement exprimé leur mécontentement sur le forum en ligne de l'Université. « Herbe de paradis » écrit ainsi :
« Quand j'ai appris cette nouvelle, j'ai eu l'impression d'être frappé par la foudre. Cela va mettre sens dessus-dessous la vie de tout le monde ! D'habitude nous faisions deux mois de stage comme apprenti en suivant un maître, sans occuper seuls un poste !
D'ailleurs nous n'aurons pas assez de temps pour finaliser les études, visiter les foires à l'emploi ou préparer les examens ! De plus, pour ceux qui ne veulent pas être enseignants plus tard, ça sera purement et simplement du temps perdu ! »
Un autre étudiant a compris qu'il n'aura pas de choix. Mais il est tourmenté par l'idée que son propre destin lui échappe :
« Nous sommes des étudiants de la nouvelle époque. Nous n'acceptons plus d'être manipulés comme des corps sans âme ! C'est pathétique ce fatalisme. Qu'on nous rende des comptes ! »
Campagne de rééducation à l'ancienne
Il ajoute :
« Aujourd'hui le mouvement politique existe encore ? Ça me fait drôlement penser à la campagne de la rééducation des jeunes instruits de l'autre temps. »
Chen Shi, directeur adjoint de l'université de Sud-Ouest, interrogé par un étudiant pour savoir pourquoi le stage ne pourra pas se faire dans la ville de Chongqing, a répondu :
« Il reste peu de postes disponibles à Chongqing. Les régions sous-développées ont besoin d'enseignants pour sortir de leur pauvreté. Cette opportunité vous fera une bonne expérience. Quel que soit le métier, vous devez apprendre à commencer par le plus bas. »
Ce qui se passe à Chongqing n'est qu'une partie de l'iceberg. La promotion officielle évite de faire le lien avec l'obscure Révolution culturelle, préférant l'inscrire dans le contexte du développement du Grand Ouest et de la construction de la « nouvelle campagne socialiste ».
Il s'agit cette fois de répartir les compétences selon les nouvelles exigences du développement du pays, et d'ouvrir d'autres portes d'emplois aux jeunes diplômés inquiets.
Des postes d'« étudiants chefs villageois » pour attirer les candidats
Déjà en 2006, le ministère de l'Education avait mis en place un programme de « postes spéciaux ». Ce sont des postes d'enseignant dans des villages très pauvres de l'Ouest, afin de stopper l'exode des professeurs locaux, voire d'en attirer d'autres. L'objectif pour 2009 est de recruter 100 000 jeunes diplômés pour ces écoles rurales.
Le Parti communiste chinois a pour sa part annoncé que son programme « étudiant chef villageois » vise à recruter 10 0000 autres jeunes diplômés dans les années à venir, et à les envoyer occuper des postes de responsables de villages.
Bien que ces programmes fonctionnent sur la base du volontariat, la rémunération au mérite et un avenir prometteur font que ces postes peuvent même être très recherchés par les jeunes diplômés originaires de régions pauvres.
Pour eux, revenir travailler au pays natal ne serait pas considéré comme un échec s'ils sont protégés de la précarité en faisant un métier noble comme instituteur, ou encore comme chef de village.
Toutes les pistes sont donc bonnes à prendre pour contenir ce boom des jeunes diplômés qui débarquent chaque année sur le marché du travail.
Photo : salle de classe dans l'ouest de la Chine (Pierre Haski/Rue89)
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De jfko
Infosophe | 15H24 | 31/01/2009 |
« Aujourd'hui le mouvement politique existe encore ? Ça me fait drôlement penser à la campagne de la rééducation des jeunes instruits de l'autre temps. »
Sur ce sujet : « Le totem du loup » - Jiang Rong - Bourin éditeur - 2007. Vendu, en Chine, à plus de vingt millions d'exemplaires ! …
Sinon, très bon article, qui donne à réfléchir…
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
15H02 | 31/01/2009 |
Compte tenu de l'expérience d'un passé encore récent, les craintes de ces étudiants sont légitimes, de même que leurs inquiétudes sur leur avenir.
Ce qui leur arrive est révélateur de l'état du monde industrialisé. Beaucoup de diplômés en concurrence dans une bulle qui se réduit comme peau de chagrin. C'est pour les générations d'aujourd'hui qui se croyaient affranchies ou en passe de l'être des dogmes et bien ancré dans le présent réel que la situation est difficile, tout simplement parce qu'ils ne croyaient pas possible un genre de retour en arrière.
Toutefois, les déçus ne me paraissent guère, dans leurs arguments, tellement différents des espérances de nos diplômés occidentaux, notamment en France. Revendications salariales, conditions de travail, statut, tout semblait acquis et d'un coup tout dégringole. Regardez nos étudiants en médecine et internes qui refusent de s'installer en milieu rural ?
De blablablaetblablabli
patati et patata | 15H27 | 31/01/2009 |
» En décembre, l'université de Sud-Ouest de la France, a annoncé que tous les élèves de dernière année de l'école normale partiraient, de gré ou de force, dans les cités pour faire un stage de six mois comme enseignant. «
Sans commentaire.
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 15H27 | 31/01/2009 |
« la liberté des peuples à disposer d'eux mêmes » en Mandarin,ça doit pas exister comme notion….je crois que je vais renoncer au chinois et apprendre le Tibétain….ça à l'air glauque leur truc…
à General Subverciòn
De ZYXXYO
00H05 | 01/02/2009 |
T'as raison le Tibet traditionnel et la société féodale avec ses serfs c'est plus cool.
Profites en pour désapprendre le français aussi pendant que tu y est avec tous les malheurs que doit te faire Sarkozy.
à General Subverciòn
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 10H05 | 01/02/2009 |
Ben voyons, m'enfin, la Chine, c'est la recherche de « l'Harmonie », c'est le « Meilleur des Mondes » : …« One World, one Dream ».
Et si, malgré tout, vous faites un cauchemar c'est que vous devez être rééduqué et alors .. vous serez mutez d'office à la campagne !
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De DBL8
Retraité | 10H12 | 01/02/2009 |
Il « parait » qu'autrefois des personnes se faisaient mettre dans les piliers des maisons pour quelles soient plus solides, voilà un métier d'avenir et là pas de chômage.
Donc, votre dernière phrase devrait-être :
vous serez « MURER » d'office …
MOUAI … je sorts >> []
à General Subverciòn
De jck
17H25 | 01/02/2009 |
Il ne faut pas oublier que dans le programme de Sarko Il y a le service civil obligatoire… de 6 mois !
De Bertrand Mialaret
Consultant à Paris | 15H38 | 31/01/2009 |
Merci de cet article fort intéressant ; si l'on s'intéresse à l'histoire de la Chine et à la Révolution Culturelle, il faut lire sur les « jeunes instruits », un ouvrage de référence tout à fait remarquable « Génération perdue, le mouvement d'envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine 1968-1980 » par Michel Bonnin- Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales 2004.
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 15H43 | 31/01/2009 |
Ce n'est qu'un début, le nombre des chômeurs diplômés ne fera que croître désormais. La question est de savoir pour la decennie à venir que va faire le gouvernement de ses millions de diplômés sans débouchés ?
Pourra-t-il durablement les contenir sur le territoire au risque develloper un fort sentiment de frustration ?
Non, ce serait sans aucun doute un risque politique considérable car ce pourrait être alors l'occasion de cristallisation d'une opposition politique au régime.
Alors, vont-ils envahir l'Occident ?
C'est fort probable car nouveaux diplômés, gouvernement chinois et, comme à l'accoutumée multinationales y trouveraient tous leurs comptes ayant comme conséquence de tirer vers le bas les salaires des classes moyennes occidentales.
Nos enfants et petits enfants ont donc bien du souci à se faire, le boomerang de la globalisation à l'initiative de l'Occident continue de faire ses effets dévastateurs.
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 15H50 | 31/01/2009 |
La comparaison avec la « rééducation » de la « Révolution culturelle » est excessive (même si il est compréhensible que l'on puisse y faire allusion) : ce n'est plus pour travailler la terre avec les paysans (dans des conditions parfois terribles, à l'époque maoïste) mais pour aller enseigner, parfois dans d'excellentes conditions d'ailleurs… Ce serait salutaire pour certains villages.
Puis, il ne faut pas non plus oublier que la très forte hausse d'étudiants est une bonne nouvelle ! Ne serait-ce que parce que ça en laisse un peu moins « sur le carreau »…
Economiquement, avec une croissance toujours au-delà de 8% et un chômage de 4% dans les grandes villes, un « niveau de vie » moyen qui s'élève très rapidement, il n'y a pas trop à s'en faire…
Le problème est davantage psychologique et culturel (ce que vous avez raison de rappelez) : les jeunes chinois sont de moins en moins enclin à faire des concessions concernant leurs choix (ce qui est compréhensible), d'autant qu'aller à la campagne pourrait aussi les couper de leur principale liberté politique, Internet… Les « pistes » de postes à responsabilités me paraissent les meilleures, ne serait-ce qu'en vue de décommuniser (les points de vue des étudiants de la ville sont souvent plus critiques sur le communisme) certains villages… Et si l'émancipation socio-politique partait de cette décentralisation ?
De daniel
16H06 | 31/01/2009 |
Article très intéressant.
Evidemment, on pense tout de suite à la rééducation par les campgagnes. Pauvres étudiants, obligés de se couper de leur vie pendant six mois.
A titre personnel, ça me fait penser à mon service militaire à l'issu de mes études. Peut être qu'un service civil serait plus approprié en Chine, pas obligatoirement enseigner dans les campagnes.
De Infovite
Plébéien. | 16H47 | 31/01/2009 |
En cas de contestation étudiante , à la place des chars , des tracteurs.
Mais attention à la récolte !
http://info-espress.over-blog.com/
De Okotoks
Amateur de paléonthologie et d'hist... | 17H43 | 31/01/2009 |
Article très intéressant, merci ! Mais qu'en est-il des étudiants chinois faisant leur études à l'étranger ? Veulent-ils rentrer au pays tout de même ? Sont-ils favorisés ou défavorisés à leur retour en Chine ?
à Okotoks
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 17H49 | 31/01/2009 |
Par exemple :
http://www.chine-informations.com/actualite/shanghai-attire-un-quart-des…
De CeQueJenPense
18H49 | 31/01/2009 |
Ce ne sera pas une génération de diplômés complètement perdue, il y a là la ressource pour les actions de politique extérieure de la Chine. Sous couvert d'aides aux pays africains, ces diplômés, après complément de formation, seront les biens venus pour satisfaire l'expansionnisme chinois. L'Afrique en particulier est le continent qu'ils colonisent insidieusement à dessein d'y piller toutes les richesses.
à CeQueJenPense
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 08H56 | 01/02/2009 |
Bien vu, c'est un plan à terme d'une immigration massive de 300 millions de Chinois en Afrique. Aveu, bien sûr anonyme, d'un conseiller chinois en 2007.
En tête de pont, l'envoi des prisonniers de droit commun pour préparer le terrain comme en Algérie et dont le gouvernement algérien ayant signé le contrat s'en mord les doigts … ils avaient signé un contrat avec le gouvernement chinois pour l'accueil de prisonniers politiques … ils ont récupéré des maffieux.
De pablico
18H55 | 31/01/2009 |
cela va donner des idées à Darcos.
tous les lycéens à la campagne…au fin fond …
De vol19
awash | 19H08 | 31/01/2009 |
Toujours cette conception légiste, dirigiste du pouvoir qui ne fait pas trop de détail… alors que la politique de l'enfant unique en Chine, le développement du capitalisme total des dernières années a sans doute développé un sujet particulier, davantage enfant-roi, plutôt dépendant de la famille, des médias. Il n'est pas impossible que cette décision de l'Etat soit perçue comme très inféodante (retour d'un père sévère), violente par rapport à l'univers affectif, en tout cas, évocatrice d'une rupture.
Dans la conception chinoise, le sujet lettré, éduqué jouit d'un statut … la dénomination « chef de village » nous évoque le « clubmed », mais il s'agit bien là d'un autre type d'autorité… Pas évident, tout de même pour des jeunes des villes sans accompagnement… mais probablement pour ceux qui y « survivront » un « choc culturel », une expérience formatrice, qui sait ? qu'ils vendront comme expérience managériale pour les uns, ou qui sait ? soucis humanitaire, développement pour les autres… ?
Au fond, il s'agit là d'une forme de service civil qui fort probablement est une idée qui va ressortir dans le contexte crise et pas qu'en Chine…
De TARPON
20H14 | 31/01/2009 |
Si on compare cette mesure avec celle qui pourrait obliger nos medecins à aller exercer dans les regions de France les moins attractives(pour eux) ,on voit que la reaction des privilegies est toujours la meme ,moi d'abord.
à TARPON
De viva zebda
rameur | 11H10 | 01/02/2009 |
pour une fois ,je vous rejoins
à TARPON
De abcd
retraitée | 11H11 | 02/02/2009 |
Vous avez raison il faut être cohérent,mais jusqu'au bout ; pourquoi envoyer des médecins ou autres dans des régions désertifiées parceque l'Etat y supprime les écoles, la poste,les moyens de s'y déplacer ? mais ne comparons pas la France et la Chine quand même.
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 20H33 | 31/01/2009 |
Je note une période de 6 mois… Ca peut être une bonne expérience et éduquer une partie du peuple qui n'y auraient pas accès… Mais faut toujours que cela dérape : de grès ou de force… Allez savoir comment gère t on plus de un milliard de personnes ? et dans d'autres contrées et brassages de cultures « impossibles »… On y arrive pas à 60 millions : )…
De ZYXXYO
00H11 | 01/02/2009 |
Quant à moi j'ai passé 1 an en caserne à 21 ans, et « aurai préféré 6 mois à la campagne.
A ce moment là on comparait pas la France, comme certains commentaires ici, à un régime maoiste ou à un régime tel celui de Bonaparte, par contre cela facilitait les échanges sociaux et comme facteur d'intégration c'était pas mal.
à ZYXXYO
De pekinoscope
11H26 | 01/02/2009 |
On pourrait aussi comparer avec la tendance générale à envoyer les étudiants français pendant 6 à 9 mois à l'étranger pour des stages obligatoires et non rémunérés. Pas toujours pour aider au développement de contrées lointaines, non… Mais quand même parce qu'on ne sait plus trop quoi faire pour donner du boulot à tous ces jeunes diplômés. Moi, j'étais partie en Chine…
De madalian2
Institutrice | 00H52 | 01/02/2009 |
En France la nomination des professeurs des écoles se fait en fonction de leur classement et de leurs voeux. En un mot le dernier de la promo de l'IUFM ( auparavant de l » Ecole normale) prend le poste qui reste non pourvu et si c'est à Funny les Boulettes, le village perdu au fin fond de l'Académie où personne ne veut aller ou dans une école en ZEP il ira, 3 mois au moins pour être titularisé…, et y reste au moins un an pour essayer d'être muté ailleurs l'année suivante.
C'est ce qui fait la différence entre service public et privé : l'obligation de mission.
Seul problème depuis quelques années : les postes non pourvus faute d'un recrutement suffisant…
De BruceHumes
Chinese-to-English literary transla... | 02H28 | 01/02/2009 |
The discussion above neglects one very important thing :
When they entered the university, they were NOT told that they would be forced to work in the countryside upon graduation. After 2,3 or 4 years of education, NOW SUDDENLY they are being told that there is no choice.
This in not acceptable in France or most countries in the West. More importantly, it is not standard behavior even in China !
So it is entirely understandable that the students are unhappy !
De dens007
ingénieur | 07H11 | 01/02/2009 |
vous savez le communisme ça veut dire que l'homme n'est que matière…alors ça ou faire du paté ou de la chair à canon ou … Bienvenu dans le monde des Napoléons, des Lénine, des Maos et autres grands timoniers qui emménent tous le monde à la perte… il n'ont ni Dieu ni Maître ce sont des aveugles qui entraînent d'autres aveugles à leur perte… ceci dit un peu de travail manuel… ce que je ne comprend pas (lol) c'est qu'il y ait dans le monde « libre » encore des communistes
De Auda Louis
Retraité du BTP | 09H39 | 01/02/2009 |
Les Chinois envoient leurs étudiants à la campagne à cause du chômage !
Nous,ne pourrions nous pas envoyer nos chômeurs dans les campagnes ? On assurerait ainsi le repeuplement des villages ou il y a de moins en moins de monde ! Il faudrait bien alors rouvrir les postes,les hopitaux etc…que nous fermons à tour de bras en ce moment et,avec un peu de travail ces gens là se suffiraient à eux mêmes au lieu d'être à la charge des autres ! il faudrait bien aussi,ce que nous ne faisons pas et de loin,rendre ces campagnes attirantes ! Ce serait peut être aussi,un solution pour ceux qui,dans les villes,dorment sur les trottoirs !
Mais nous n'auront jemeis le courrage de le faire !
La fin de la crise est peut-être là !
De Rick75
restaurateur | 10H24 | 01/02/2009 |
Hier, dans l'après-midi, Google a déclenché une alerte mondiale : tous les sites de la planète étaient subitement devenus dangereux pour votre ordinateur. Il aura fallu moins d'une heure pour que tout rentre dans l'ordre, un peu plus longtemps pour que le moteur de recherche s'explique…
La vie d'un journaliste est parfois faite de choix erronés. Hier après-midi, par exemple, alors que le rédacteur de ces lignes préparait la news de ce matin sur l'UAC de Windows 7, il chercha quelque chose sur Google. Surprise, tous les résultats étaient devenus toxiques : l'avertissement « ce site risque d'endommager votre ordinateur » soulignait chaque page liée, qu'il était impossible de consulter sans passer par un avertissement supplémentaire.
Mea culpa : à ce moment-là, au lieu de continuer à jouer avec Windows 7 et à lui faire désactiver son principal système de sécurité sans toucher à rien, j'aurais dû au moins faire une capture d'écran de Google recherchant « Google » et déclarant au passage que google.com pouvait endommager mon ordinateur… Car le temps de noter les résultats de mon test, les employés de Mountain View avaient réglé le problème.
Donc, entre 15 h 30 et 16 h 25, Google affirmait que l'ensemble du web était dangereux. Cette fonctionnalité visant à avertir les utilisateurs lorsqu'un site contient des logiciels malveillants était devenue folle.
À l'origine, selon Marissa Mayer, des produits de recherche Google, une erreur humaine. Au cours d'une des mises à jour périodiques de la base de données des sites dangereux, un des administrateurs a ajouté « / » à la liste des adresses à problèmes… Or, le slash est présent dans toutes les URL en au moins trois exemplaires -- deux après le protocole, un après l'identifiant du serveur (nom de domaine ou adresse IP). Résultat : toutes les adresses web déclenchaient l'avertissement.
Cela concernait logiquement toutes les versions nationales du moteur de recherche. En revanche, les sites annexes comme Google News (qui se nourrit à des sources considérées comme fiables, au moins sur le plan de la sécurité) n'ont pas été concernés.
« Encore toutes nos excuses envers quiconque parmi vous a été gêné ce matin [en Amérique, ndlr], et aux administrateurs de sites dont les pages ont été marquées par erreur », indique Mayer, avant d'assurer que des vérifications plus robustes seront mises en place pour éviter que cet incident se reproduise.
Depuis, le web est en ébullition. Google News France rapporte ainsi pas moins de 102 articles, à l'heure où nous écrivons, qui parlent de ce problème -- un chiffre rarement vu en France, où une information hi-tech n'est en général pas traitée par plus d'une cinquantaine de sites. Signe, sans doute, de la prééminence de Google, qui rassemble environ 70% des recherches mondiales et dépasse les 90 % dans certains pays.
Par exemple, 93 % de nos visiteurs arrivant par un moteur de recherche proviennent de Google, tandis que 2 % nous rejoignent par Yahoo ! et 1 % par Live search…