Séquence nostalgie chez les amateurs de légumes

Coloquintes (Fredpanassac/Flickr).

Restaurants gastronomiques, étalages de marché, sites Internet spécialisés… Tous réintègrent désormais avec audace des légumes anciens ou oubliés dans leurs menus. C'est ainsi le grand retour du panais, du topinambour ou encore du salsifis, tombés en désuétude depuis plusieurs décennies.

Au cours du XXe siècle, le volume des espèces et des variétés de légumes consommés a décliné au fur et à mesure des avancées de l'urbanisation. Le développement de nouveaux modes de production et de distribution a conduit à restreindre l'offre en matière de diversité. L'exode rural entraînant une baisse de la main d'œuvre et la déprise agricole (abandon de l'activité de culture ou d'élevage) de certaines zones de faible productivité, l'agriculture intensive et de masse a supprimé les plantes à faible rendement et poussé à investir plus pour palier au déficit.

Il ne faut pas négliger non plus les conséquences des pénuries en temps de guerre qui poussèrent à la surconsommation de certaines variétés, provoquant par l'abondance un dégoût relatif et post-traumatique. Les affres de la restauration collective ont, elles aussi, parfois participé à certains bannissements dans les nouvelles générations. On estime ainsi aujourd'hui que sur l'ensemble des variétés comestibles cultivés il y a cent ans, près de 75% ont disparu.

Une situation inquiétante dans un monde qui bascule vers l'obésité

Quelques irréductibles remettent au goût du jour ces légumes oubliés tels que le crosne du Japon, le cerfeuil tubéreux, la carotte jaune longue du Doubs, la pomme de terre suédoise bleue, la betterave chiogga, l'arroche des jardins rouge. Certains ont d'ailleurs bénéficié d'un effet de mode comme le retour d'Halloween en France. Ainsi, les cucurbitacées, le pâtisson, les coloquintes ou le potimarron connaissent depuis dix ans un nouvel engouement en automne, envahissant aussi bien les décorations que les assiettes.

Même la recherche scientifique a recommencé à valoriser les vertus de végétaux oubliés et sous-estimés, faisant davantage état de leurs vitamines, de leurs minéraux et de leurs fibres. De récentes études, relayées notamment par le livre « Alternative Medicine and Rehabilitation » en 2003 sur les atouts antioxydants des polyphénols (des molécules organiques), offrent des perspectives intéressantes dans le traitement et la prévention du cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives.

Influence perceptible dans l'industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique

Les cuisiniers, en particulier ceux de la cuisine gastronomique ou traditionnelle, se sont eux aussi réapproprié certaines saveurs, en offrant de nouvelles perspectives culinaires à leurs plats. Cardons, tétragone, ficoïde, pissenlits, orties sauvages, salicorne, nèfles, baies de sureau… Chacun sollicite ces sensations oubliées jusqu'alors, en combinant les couleurs, les formes, l'originalité et la nostalgie d'antan. Des chefs comme Marc Veyrat ont pris l'habitude de se fournir dans les sous-bois, louant les qualités de la menthe sauvage, du crocus sylvestre, de l'oxalis ou autres baies et champignons peu utilisés.

Effet garanti : la curiosité des consommateurs urbains est attisée

Pourtant, le problème n'est pas récent et certains militent depuis des années pour ce retour. Bernard Lafon, par exemple, est à la tête de sa ferme « Oh légumes oubliés » depuis 1977. Ce producteur de Sainte-Marthe (à 15 km de Bordeaux) est un amoureux de la biodiversité et des plats de son enfance. Il réhabilite, valorise et vend des pâtissons, du pourpier, du sureau, du vergus du Périgord, du navet noir ou encore de l'amour en cage. Il s'agit actuellement d'un des lieux les plus visités de la Gironde.

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Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H06 | 14/05/2008 | Permalien

Vous venez de lire le retour des aventures potagéres du Concombre Masqué !

Portrait de marie 75

à Numerosix Portrait de Numerosix De marie 75 3563

16H43 | 14/05/2008 | Permalien

La nostalgie est une chose … la réalité une autre !
KOKOPELLI… vous connaissez ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

« On a perdu 29/01/08 : : . APPEL A DONS : : . Comité de soutien

KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés : l'association Kokopelli est lourdement condamnée :
12.000€ pour le grainetier Baumaux
23.000€ pour l'état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l'association Kokopelli, étant maintenues dans l'illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

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Malgré les directives européennes, les avis de l'ONU, du Sénat, de scientifiques, d'agronomes affirmant l'urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l'état français refuse de libérer l'accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C'est ce qui permet aujourd'hui aux magistrats d'infliger ces lourdes peines à l'association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L'état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l'information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l'association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd'hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l'environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu'elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l'augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu'elles sont vendues par KOKOPELLI ou d'autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

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Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l'association, mais dans ses actions.
L'association propose aux jardiniers, aux paysans, d'être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c'est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d'être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l'agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l'heure où l'on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d'assurer notre alimentation, propager l'autonomie semencière par l'exemple est devenu répréhensible. Ce qu'il faut retenir de ces condamnations, c'est la volonté affichée d “éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L'ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd'hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l'uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la ‘ vraie ’ biodiversité basée sur la variabilité génétique d'une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l'ortie, les défenseurs de l'herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l'Environnement et les condamnations qu'il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l'état français mettra un point d'honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L'association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d'une extrême urgence. Si l'agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer ‘ responsables, mais pas coupables ’. Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N'obscurcissez pas l'avenir, il l'est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul JACQUIN”

l'interdiction du purin d'ortie ? ? ? Ca vous dit ?

Portrait de Numerosix

à marie 75 Portrait de marie 75 De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 17H31 | 14/05/2008 | Permalien

Mais qu'est ce qu » on leurs reproche OFFICIELEMENT à KOKOPELLI ? Quelles sont ces graines illegalles ? C'est quoi les attendus du jugement ?

Portrait de marie 75

à Numerosix Portrait de Numerosix De marie 75 3563

18H41 | 14/05/2008 | Permalien

NON, mais c'est comme pour Monsanto : le monopole ! ! ! !
Et le purin d'ortie ?
Ca ne coûte rien et c'est la panacée du jardinier.
Et ca évite bien des « merdes » chimiques !
Il est même interdit de colporter la recette…
Mais c'est dans tous les vieux bouquins de jardinage.

Portrait de parti

à marie 75 Portrait de marie 75 De parti

punishment park | 19H43 | 14/05/2008 | Permalien

vrai, mais qu'est-ce que ça pue ! ! !

Portrait de orties

à marie 75 Portrait de marie 75 De orties

16H50 | 16/05/2008 | Permalien

Interdit ? ? ? ?
Pourquoi alors en ai-je trouvé, hier, chez Truffaut (Châtenay Malabry) - et, pourquoi, dans les conseils de plantations de tomates (tomates « rose de Berne »), il était conseillé de mettre, dans le trou de plantation, « une poignée d'oties hachées » ? ? ? ?

SVP, ne dites-pas n'importe quoi, vérifiez d'abord ! même si, sur le fond, je suis d'accord avec vous.

En ville, tout le monde n'a pas la possibilité de fabriquer du purin d'ortie, c'est pour cela qu'il est utile d'en trouver tout préparé et vendu au détail

Pour ma part, j'ai acheté du « guano fossilisé ». Est-ce de la « merde chimique » ?

Portrait de marie 75

à Numerosix Portrait de Numerosix De marie 75 3563

18H43 | 14/05/2008 | Permalien

vas sur leur site kokopelli

Portrait de laomma

à Numerosix Portrait de Numerosix De laomma

20H17 | 14/05/2008 | Permalien

On (sous-entendu le grainetier Baumaux et la Fédération des semenciers) leur reproche de vendre des semences non inscrites au catalogue officiel, c'est-à-dire issues de vrais plants anciens, sélectionnés par des jardiniers amateurs et paysans, bios pour la plupart, qui permettent ainsi à de très vieilles variétés de se perpétuer. Ce n'est pas du goût des semenciers industriels qui voudraient voir leurs hybrides commercialisés partout, un peu comme Monsanto qui veut voir ses semences OGM envahir le marché, au détriment des semences traditionnelles.

Portrait de VinceDeg

à laomma Portrait de laomma De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 01H40 | 15/05/2008 | Permalien

[je me fais l'avocat du diable wahaha] Bon en même temps ils ont été un peu cons, à Kokopelli. L'inscription au catalogue officiel est obligatoire pour vendre des semences et pour éviter que n'importe qui fasse n'importe quoi (genre vendre des plantes d'un autre continent et viander nos écosystèmes locaux ; ou vendre la même plante sous plusieurs noms ; ou vendre des OGMs… ça s'appelle de la répression des fraudes).
Et contrairement à ce qu'indique Laomma, c'est pas parce que la plante est issue de « vrais plants anciens », où qu'on n'est pas un méchant gros grainetier qu'on peut pas l'inscrire au catalogue ! Ok, l'inscription est un peu chère (6000€) mais rien n'empêche de ne pas vendre ces semences et de juste mettre en place des réseaux d'échange amateurs (pas de commercialisation = pas d'obligation d'inscription) ! Et puis y'a déjà des centaines de variétés anciennes qui sont inscrites (allez voir le site du catalogue…)
Enfin faut arrêter de craquer, je crois pas que la décision de justice s'inscrive contre la démarche très positive de kokopelli, c'est tout simplement parce qu'ils n'ont pas appliqué la loi.

Portrait de Adarshini

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De Adarshini

Idéaliste | 20H19 | 15/05/2008 | Permalien

Kokopelli est une association, et la condamnation me semble disproportionnée : ils auraient pu faire une condamnation « de principe », à titre d'avertissement ; là, on dirait que le but est de couler une assoc qui ne distribue que des variétés anciennes et qui n'alimentent pas les lobbies produisant des F1…

Bref…

Beaumaux a réussi a gagner 12 000 euros dans cette affaire ; mais j'ose penser qu'ils en perdront autant voire plus en chiffre d'affaire grâce à leur action contre Kokopelli (comme contre-pub, on fait pas mieux ! ). Si avant j'hésitais entre les deux, maintenant mon choix est vite fait.

Portrait de solstice

à laomma Portrait de laomma De solstice

pigiste | 10H20 | 15/05/2008 | Permalien

La seule réponse est celle que nous pratiquons dans notre coin, « l'insurrection potagère » : il n'y a pas l'ombre d'un centime qui circule, on échange ou on donne des graines et des plants et c'est tout.
On est dans la légalité et on emmerde les vendeurs de plants uniformisés qui donnent des fruits aussi goûteux que ceux qui sortent des serres belges.
J'ai au chaud une quarantaine d'espèces anciennes de tomates, je commence à planter et je distribue le reste…

Portrait de chris5933

à Numerosix Portrait de Numerosix De chris5933

technicienne bordeaux | 07H41 | 15/05/2008 | Permalien

et l'europe que pense-t-elle des ogm ?
de Greenpeace
Paris, le 7 mai 2008. La Commission européenne a aujourd'hui ajourné toute autorisation à la culture de nouveaux OGM en demandant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) de réexaminer ses avis, toujours positifs. Ce processus devrait prendre encore au moins deux ans. Cette décision constitue un extraordinaire camouflet infligé par la Commission à l'AESA qui prouve à quel point une réforme du processus européen d'évaluation des OGM s'impose. La France a l'occasion de l'engager pendant sa présidence de l'Union et doit dès maintenant inscrire ce sujet à l'ordre du jour du conseil des ministres du 5 juin.

Greenpeace se réjouit qu'aucun OGM n'ait été autorisé, mais est déçue que les Commissaires ne soient pas allés jusqu'au bout en les interdisant définitivement, compte tenu des risques mis en évidence par de nombreuses études scientifiques.

« La décision de la Commission est un vrai revers pour l'industrie biotechnologique, déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. La pomme de terre OGM qui devait être autorisée à cette réunion ne l'a pas été ! C'est aussi un vrai revers pour l'AESA, agence dont le travail est à juste titre de plus en plus décrié. Il faut maintenant engager une vraie réforme de l'AESA et de l'ensemble du processus d'évaluation. La France a l'occasion de le faire en inscrivant cette réforme à l'ordre du jour du conseil des Ministres du 5 juin. »
chris

Portrait de jimmyb

à marie 75 Portrait de marie 75 De jimmyb

20H57 | 14/05/2008 | Permalien

Je ne connaissais pas cette action contre cette société, mais j'avoue que c'est effrayant de constater que l'on puisse intenter ce genre d'action. J'avais entendu parler du purin d'orties, mais les « Jardiniers de France » m'avaient affirmés que le reproche était de l'avoir commercialisé.
Ces graines ne sont pas qu'une grande richesse, elles seront certainement aussi notre salut dans l'avenir. Les conditions climatiques, la pollution et les maladies peuvent un jour avoir raison d'une agriculture stéréotypée et uniforme. Mais cette société n'avait aucune chance, elle lutte contre le capitalisme et les politiques qui le soutiennent. L'argent, rien que l'argent, tout pour l'argent…

Portrait de pablico

De pablico

16H14 | 14/05/2008 | Permalien

juste réaction contre la standardisation que nous a imposé la grande distribution, et les décideurs français et européen. (tout le monde doit manger la même chose)
je me souviens de la bagarre qu'il y a eu autour de l'artichaut violet de provence qu'on mange cru, quand qu'on a voulu le supprimer de la vente parce que pas dans la norme européenne.

Portrait de Numerosix

à pablico Portrait de pablico De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H19 | 14/05/2008 | Permalien

Qu » on mange cru avec les poils ?
Pas de quoi en faire un foin , effectivement ..

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H37 | 14/05/2008 | Permalien

Je ne reconnais effectivement pas la moitié des noms d'espèce cités, c'est dire l'ancienneté de certains de ces produits bienvenus !

En revanche, je suis soulagé qu'on n'ait pas réhabilité le rutabaga des années de guerre.

Mais le prix d'achat, dans tout ça ? Sans doute pas à la portée de toutes les bourses.

Portrait de asozial

à Jaycib Portrait de Jaycib De asozial

aus Berlin | 19H15 | 14/05/2008 | Permalien

pas plus difficile de faire pousser des fèves que des haricots, pourquoi ça coûterait plus cher ?

Portrait de zut

à Jaycib Portrait de Jaycib De zut

23H30 | 14/05/2008 | Permalien

Le rutabaga, c'est comme le topinambour, et comme le navet en temps de guerre. Récoltés n'importe où, y compris dans des gravats, seulement bouillis à l'eau, comment cela pourrait-il être bon ? En revanche, bien cultivés, bien assaisonnés, quel régal. Ma faiblesse : le topinambour, que je cultive !

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 16H59 | 14/05/2008 | Permalien

Retour du Topinembour… ? , c'est Jean-Pierre Coffe qui va être content… ! !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de natou

De natou

17H05 | 14/05/2008 | Permalien

Habitant à la campagne dans une région ou ns avons pas mal de producteurs bio j'achéte pas mal de légumes anciens et non ça n'est pas plus cher chez eux ou si peu pour bien plus de saveurs.Je ne suis pas fan de crone ou de topinanbour mais sans être aventurier une bonne salade de green zebra ou de rouge de crimée, une purée de pomme d'or ou une tranche de choux rave….que du plaisir.

Portrait de marie 75

à natou Portrait de natou De marie 75 3563

18H42 | 14/05/2008 | Permalien

le crone … une merveille au goût d'artichaut.

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

18H23 | 14/05/2008 | Permalien

Le salsifis tombé en désuétude ? N'exagérons rien ou alors vous me feriez croire que je suis le seul acheteur en France ? ? !
Les topinambours, voilà bien 20 ans que je les ai vus réapparaître comme les panais chez Champion.
Le problème des légumes c'est leur prix tout simplement, même en conserve les étiquettes font fuir les ménagères.

Portrait de orties

à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09 De orties

16H58 | 16/05/2008 | Permalien

Un des problèmes du salsifi, c'est que c'est désagréable à éplucher : la peau, collante, noircit les mains, qui sont ensuite difficiles à nettoyer : ce n'est pas franchement esthétique. A moins d'utiliser des gants…

Mais par contre, si on se donne la peine de bien les préparer, quel délice !

Portrait de olympe blogueuse

De olympe blogueuse

blogueuse | 19H20 | 14/05/2008 | Permalien

une loi interdit en france la commercialisation des espèces non repertoriées.
Kokopelli attaqué par un gros grainetier a perdu là dessus.
aucune chance donc de voir les espèces locales, mieux adaptées au climat et au terrain se développer.

il nous restera les F1 et les OGM et des séquences nostalgie pour se consoler

http://blog.plafonddeverre.fr/

Portrait de argiope

à olympe blogueuse Portrait de olympe blogueuse De argiope

chatouille ou pique, c'est selon | 22H57 | 14/05/2008 | Permalien

Vous avez déjà eu des graines issues de ces hybrides F1 qui ont poussé dans votre jardin ? ça donne n'importe quoi, des courgettes minuscules dures comme des cailloux par ex. Comme ça on est forcé de racheter chaque année les semences ; c'est un marché forcé détestable.
C'est un immense scandale actuel : le grand capital qui veut contrôler (et breveter) le vivant pour obliger le monde entier à acheter les semences, et aussi les produits sanitaires qui vont avec obligatoirement. Le comble, c'est l'aventure aux USA d'un paysan qui a récupéré et semé des graines de SON maïs, qui avait été fécondé accidentellement (donc pollué) par du pollen de maïs OGM d'un champ voisin, et qui a été condamné pour violation de brevet… on marche vraiment sur la tête.

Portrait de solstice

à argiope Portrait de argiope De solstice

pigiste | 10H23 | 15/05/2008 | Permalien

Non, on peut, en cherchant un peu, trouver des graines non hybrides d'espèces anciennes. Echangez vos graines avec celles du voisin, c'est marrant, convivial, gratuit et… légal.

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 20H24 | 14/05/2008 | Permalien

Que d'espèces inconnues (pour moi) !

Des règlementations bien tempérées pourraient participer de la nécessaire standardisation des produits qui a ses mérites …tout en préservant dans une logique de prudence et de bon père de famille les diversités végétales acquises.

Tout comme elle devrait limiter l'appropriation du monde vivant par des sociétés.

Pour devenir efficace,
comment abordez le problème à tous les niveaux d'intervention, région, pays, Europe et planète ?

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 20H34 | 14/05/2008 | Permalien

« C'est ainsi le grand retour du panais, du topinambour ou encore du salsifis, tombés en désuétude depuis plusieurs décennies. »

Un pied de nez cuisant aux semenciers tueurs d'abeilles. Pourvou qué ça doure !

Portrait de spinaltap59

De spinaltap59

20H40 | 14/05/2008 | Permalien

Le jardinier a le choix quand il achète des semences en magasin mais il achète toujours les même variétés …. Prenons la laitue et la si célèbre variété appia. C'est une variété inscrite au si contesté catalogue des variétés potagères en 1974 par Clause (gros semencier ? ) et c'est celle qui est le plus demandée par les jardinier. C'est une variété qui n'est plus du tout utilisé par les maraichers aujourd'hui. des variétés plus récentes, moins sensibles aux maladies existent aujourd'hui, elles sont meilleures et plus productives et surtout pour la plupart pas F1 et surtout pas OGM ! ! ! Enfin considérer Baumaux comme un gros semenciers, c'est ne rien connaitre, c'est un petit semencier du nord est de la france qui propose sur son catalogue un grand nombre d'espèces et de variétés dont de très nombreuses très anciennes …

Portrait de laomma

à spinaltap59 Portrait de spinaltap59 De laomma

22H35 | 14/05/2008 | Permalien

« Enfin considérer Baumaux comme un gros semenciers, c'est ne rien connaitre, c'est un petit semencier du nord est de la france qui propose sur son catalogue un grand nombre d'espèces et de variétés dont de très nombreuses très anciennes … »
Un petit semencier qui fait quand même 800000€ de bénéfice( ! ) et poursuit en justice Kokopelli pour vente de semences non-inscrites au catalogue officiel, alors que lui-même fait la même chose ! cf le site :

http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/gnis-fnpsp6.html

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