
ADN : les biohackers créent des monstres dans leur garage

Biopunk, DIYbio, biologie de garage, biohacking… Peu importe le nom qu'on lui donne, l'ADN pour tous arrive demain et pourrait bien nous faire connaître l'équivalent de la révolution micro-informatique. Mais pour contrer l'hégémonie de grands groupes industriels en la matière, des apprentis docteurs Frankenstein développent déjà en parallèle un nouvel underground libertaire, comme le montre une enquête du site internetactu.net , signée Rémi Sussan.
Il se murmure que dans un futur proche, un amateur pourrait s'offrir tous les outils nécessaires au séquençage et à la synthèse de l'ADN. L'astrophysicien Freeman Dyson pense même que la création d'organismes vivants inédits pourrait devenir le loisir des enfants de demain. Nous n'en sommes pas encore là. Mais au vu du coût du séquençage d'un génome complet, qui valait quelques centaines de millions d'euros il y a deux ans contre 3700€ aujourd'hui, certains se mettent à rêver. The 6th Day, eXistenZ, Robocop, Jurassic Park… Les films d'anticipations ont déjà débattu des diverses possibilités d'application de la biologie synthétique.
Comment extraire l'ADN à base de jus d'ananas
Le biohacking ne s'oppose pas à cette nouvelle ère biotechnologique. Bien au contraire, il lutte contre une potentielle dérive consumériste à la Monsanto. Pour se faire, les biopunks (ou biohackers) divulguent leurs connaissances de l'ADN sur la Toile et au grand public, afin que ce savoir ne fasse plus l'objet d'un monopole des grandes entreprises pharmaceutiques. Une sorte de Robin des Bois scientifique, en somme.
Mais les biopunks ne s'arrêtent pas là et vont jusqu'à expliquer comment réaliser à bas prix l'extraction d'ADN à base d'eau, d'alcool, de savon et de jus d'ananas, ou comment remplacer un four laborantin par un microcontrôleur disponible sur eBay pour 165€.
Ces actions pourraient presque être rebaptisées « Opération MacGyver ». Le héro eigthies a d'ailleurs prêté son nom à l'un des projets explicatifs du site web The Science Creative Quarterly.
Une imprimante 3D pour biobricks
Mais qui sont ces biohackers ? Pour le dictionnaire, ce sont des amateurs en génie génétique qui engendrent des espèces inconnues au fond de leur garage. Une définition restrictive qui sous-estime l'anticonformiste militant et libertaire qui se dégage de la démarche. Une majorité de ces membres proviennent en effet de grandes écoles comme Harvard.
Le biohacking est ainsi envisagé comme un « Think tank » (laboratoire d'idée), sorte de Homebrew Computer Club - façon biologie synthétique - pour futurs cadres dirigeants. Preuve de l'absence d'amateurisme et de cette volonté de démocratisation, ce sont également de grands noms du milieu de la recherche qui ont cosigné le numéro spécial de la revue scientifique Make sur le DIYbio (« Do it Yourself bio »).
Epicentre du biohacking, l'Institut Technologique du Massachusetts (MIT) a lancé le projet OpenWetWare, dont les résultats sont en libre accès. Au sein de ce projet, les participants créent et assemblent des « biobricks », des portions d'ADN prédéfinies dont on connaît les fonctions précises. A la manière des Lego, chaque nouvel assemblage offre un puzzle plausible et transposable à la réalité.
Autour de ces biobricks, l'IGEM (International Genetically Engineered Machine) ou encore la revue io9, organisent même des concours pour créer de nouvelles espèces vivantes ou bactériologiques, jusque-là inédites. Quant à la start-up Ginkgo Bioworks, l'une des premières du genre, elle rêve de concrétiser ces approches théoriques en créant une imprimante 3D pour biobricks.
100000 personnes capables de créer de l'anthrax
Les OGM ou le clonage à la Raël, dont les débats suscités n'étaient finalement qu'un préambule, ont bien évidemment soulevé des questions éthiques, dont les répercutions sont encore perceptibles.
Que faire si cette connaissance de l'ADN, dorénavant accessible, est détournée au profit d'armes bactériologiques ou d'épidémies dévastatrices ? Roger Brent, le directeur du Molecular Science Institute de Berkeley, estime par exemple à 100000 le nombre de personnes capables de créer de l'anthrax. Et la phobie qui en découle est déjà sous-jacente.
Certains amateurs (comme Victor Deeb, retraité) ont vu dernièrement leur matériel confisqué par les autorités, alors que les produits saisis n'étaient a priori pas plus dangereux que ceux que l'on peut trouver dans une remise ou une cuisine.
Reste que, sous couvert de contrecarrer les éventuelles répercutions négatives de ces révélations, il ne faudrait pas pour autant stopper la recherche, en particulier concernant les maladies génétiques.
Le risque de détournements existe, mais un veto du gouvernement (ou d'une religion ? ) causerait ainsi peut-être plus de mal que le risque lui-même. Peine perdue. Il reste malheureusement dans l'inconscient collectif et celui des médias, l'idée d'un groupuscule malfaisant (et crédible) digne des meilleurs James Bond. Un sentiment renforcé par la sémantique du mot biohacker, pas si éloigné du bioterroriste.
De quoi alimenter, pour encore quelques temps, les scénarios hollywoodiens…
Photo : structure 3D de la molécule d'ADN (Wikipédia).
Sources : InternetActu, LeMonde, TechAgora, io9.
ᜈ Mise à jour 6 novembre 2008 , mention de l'article d'internetactu.net.
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à Arnaud Aubron
De Hippopotable
Honnête homme | 15H42 | 04/11/2008 |
Je n'ai pas de problème avec le titre original, ni avec le fait de changer de titre pour un plus accrocheur.
En revanche j'ai un sérieux problème avec le contenu de l'article : aucune rigueur, pratiquement pas d'info, mélange de jargon scientifique et de références mal digérées. Hélas pas la première fois avec cet auteur.
Dommage, encore un sujet séduisant traité n'importe comment.
à Arnaud Aubron
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H13 | 05/11/2008 |
« Les lecteurs qui ne connaissent effectivement pas Prométhée »
Et alors ? Bonne raison pour chercher ils ont le dico Google sous la main.
Ce n'est pas à l'auteur de se rabaisser, c'est au lecteur de s'élever.
C'est le principe même de l'éducation (connaissance).
Perso, je trouve que c'est un manque de respect pour l'auteur.
« Croyez-vous vraiment que 15000 personnes auraient déjà lu cet article en le laissant titré comme il l'était ? “
Moi si, c'est d'ailleurs pour ça que je ne l'avais pas lu jusqu'ici. C'est lesuperdidou qui m'a incité à revenir et il a bien fait. C'est une erreur d'agir avec des aprioris Arnaud.
à Arnaud Aubron
De lesuperdidou
Saltimbanque | 14H45 | 04/11/2008 |
Le respect : accordez nous le droit de connaître les mythes antiques sans préjuger de notre culture, quant à ceux qui ne les connaîtaient pas ne préjugez pas de leur curiosité et de leur capacité à se renseigner (y a un truc pratique qui s'appelle Internet).
En gros, tirez-nous vers le haut, nous en avons besoin !
De lesuperdidou
Saltimbanque | 21H44 | 03/11/2008 |
Du traitement journalistique de l'insécurité sociale
Par HUGUES SERRAF | Journaliste | 03/11/2008 | 19H52
Du traitement journalistique de l'insécurité scientifique…
De Jean-Jacques Louis
22H19 | 03/11/2008 |
En 1999, dans le seul but d'entretenir les arbres de la propriété que je venais d'acheter, je me suis inscrit à un cours de WE donné par un institut d'horticulture. Cette formation comprenait, entre autres, en option, une dizaine de cours théoriques et pratiques consacrés à la préparation et à la sélection d'OGM. J'avais été surpris par la facilité relative avec laquelle un individu de formation moyenne pouvait s'adonner à cette activité que je supposais nettement moins abordable. De plus, l'investissement nécessaire était à la portée d'un amateur motivé. Seule une hotte à flux laminaire était un peu chère tout en restant très abordable. Il en était de même des produits et équipements pour laboratoire nécessaires qui étaient, de plus, faciles à se procurer chez les fournisseurs traditionnels (Merck, Aldrich, Janssen et autres).
Cet article n'est donc pas du tout de la science fiction. Pour rappel, soixante ans après avoir fabriqué leur premier oscilloscope dans le garage de leurs parents, Hewlett et Packard détenaient une entreprise gigantesque et prospère. En sera-t-il de même des généticiens amateurs ? Joueront-ils à modifier de l'Ebola pour le rendre résistant à l'arsenal classique ? Et dans ce cas, qui seront leurs clients ? Le président qui sera élu demain va devoir bombarder non seulement l'Iran mais pratiquement tous les pays de la planète. Bon courage, Barack.
à Jean-Jacques Louis
De tobernite
13H29 | 04/11/2008 |
Effectivement, ce n'est pas très difficile de bidouiller de l'ADN (l'extraire d'un organisme, le couper, y ajouter une séquence, rentrer tout ça dans une cellule et, à partir de celle-ci, déclencher la régénération d'un organisme), mais dans la plupart des cas, en fait, ça ne donne rien : le morceau d'ADN n'était pas aussi fonctionnel qu'on croyait, ou bien il n'a pas été collé au bon endroit, ou bien la cellule s'en est débarrassée au cours de ses divisions, etc, etc.
Sans compter que la séquence de l'ADN n'est pas seule à déterminer les caractéristiques d'un être vivant.
Bref, la « création » d'un OGM coûte cher à cause du nombre d'échecs, et même les grosses boîtes genre Monsanto lèvent le pied sur ce secteur pas vraiment profitable. Alors la transgénèse en open source, moi j'y crois pas trop.
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 22H21 | 03/11/2008 |
font vraiment chier vos pubs de daube rue !
à ToRDReLoRDRE
De lesuperdidou
Saltimbanque | 13H16 | 04/11/2008 |
Molo avec la daube : c'est bon, surtout quand je la fait !
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 22H52 | 03/11/2008 |
Chimère ! Chimère ! Chimère ! Chimère !
De irenedelse
23H21 | 03/11/2008 |
L'article cite divers films et créatures hollywoodiennes, mais en fait, cette histoire fait irrésistiblement penser aux bidouillages génétiques amateurs et à la « réingénierie » de créatures préhistoriques dans les livres de Jasper Fforde (L'Affaire Jane Eyre, etc.) : séquencez vous-même votre dodo… tant que c'est légal !
à irenedelse
De jimmyb
10H07 | 04/11/2008 |
En théorie, il ne serait pas très compliqué de reconstituer par exemple un mammouth, des exemplaires congelés ayant été retrouvé, leur adn peut être parfaitement exploité et reconstitué aux fins de clonage, bien que le froid a du l'endommager après autant de temps. Mais cela reste possible. Pour les dinos d'Hollywood, ce serait pour le moment impossible, puisque nous n'avons que des fossiles.
Le problème avec la science d'aujourd'hui, c'est qu'elle prends une accélération telle qu'elle devient incontrôlable. Mais même si elle était restée dans les mains de soit-disant scientifiques, on peut voir aujourd'hui que leur but est loin d'être philanthropique, j'en veux pour preuve les apprentis sorciers de chez Monsanto.
à jimmyb
De Shibby
étudiant en Génétique | 13H56 | 04/11/2008 |
Pas du tout ! !
L'ADN est justement plutôt conservé par le froid, mais les UV et nombre d'autres sources d'aggressions ont eu le temps de rendre cet ADN inutilisable, en effet, les cellules étant mortes, les systèmes de réparations n'ont pu faire leur office…
Pour les dinosaures, vous avez encore tout faux, on à retrouvé des tissus dits « mous » au coeur des os de certains fossiles…
Le Laiüs sur la science incontrolable est digne d'un comptoir de bar de campagne à 9h du matin…
à Shibby
De jimmyb
11H22 | 05/11/2008 |
Vous savez que vous allez finir par me faire peur ? Sans rire, j'ignorais pour les dinos, mais cet adn ne doit être que très difficilement exploitable, il manquera certainement quelques séquences et il a pu être contaminé si l'on n'a pas pris toutes les précautions. Je pense que, à ce propos, on restera encore très longtemps dans la mythologie et ce n'est pas plus mal. Par contre, cet adn peut nous en apprendre beaucoup sur ces animaux, mais cela doit déjà être exploité, au moins en partie, depuis longtemps non ?
Je suis en revanche beaucoup plus sceptique quand à l'utilisation de la génétique en général par l'industrie, il n'y a aucun garde fou concernant les animaux, et même ceux concernant les humains commencent à tomber. Plutôt que la création proprement dite, je crains bien plus la manipulation, qui pour des questions d'argent reste bien souvent opaque au niveau des résultats et surtout des erreurs commises, voir des catastrophes environnementales possibles.
Parfois, la recherche est bénéfique, notamment lorsqu'elle essaye de réparer le génome humain ou d'en trouver les clés afin de soigner certaines maladies, mais lorsque cette recherche n'est exploité que dans un but lucratif comme dans la filière agro-alimentaire, elle devient dangereuse.
De Shibby
étudiant en Génétique | 23H55 | 03/11/2008 |
Cet article est volontairement tapageur, et cache la pauvreté de son contenu par un excès de sensationnalisme :
« l'ADN pour tous arrive demain et pourrait bien nous faire connaître l'équivalent de la révolution micro-informatique »
très bien, dis moi donc en quoi l'ADN pourrait nous faire connaître une révolution comparable à celle de la microinformatique, facilite t'il les calculs complexes, est il un formidable moyen de communication à la portée des masses, un outil de création graphique et sonore ?
« les biopunks (ou biohackers) divulguent leurs connaissances de l'ADN sur la Toile et au grand public, afin que ce savoir ne fasse plus l'objet d'un monopole des grandes entreprises pharmaceutiques »
Qui peut se targuer de posséder des connaissances sur l'ADN : les étudiants et les chercheurs en Biochimie, Biologie Moléculaire, Génétique etc…certains travaillent pour des labos privés, d'autres dans le public mais jamais le savoir n'a été l'apanage des labo pharmaceutiques ! ! !
« Mais les biopunks ne s'arrêtent pas là et vont jusqu'à expliquer comment réaliser à bas prix l'extraction d'ADN à base d'eau, d'alcool, de savon et de jus d'ananas »
Tu parles d'un secret… c'est au programme de 1ère S, autant dire à la portée de tous et de toutes !
Je crois que je vais devenir un cyberbiotrouduc ! Je vous donne le secret de la somme des connaissance en génétique( en très large)
http://www.amazon.com/Genes-IX-Lewin-XI/dp/0763740632
Si vous avez besoin d'un avis génétique avant de publier des âneries Rue89, vous savez ou me trouver (poil au nez)
à Shibby
De lesuperdidou
Saltimbanque | 16H53 | 04/11/2008 |
ils vont se géner !
à Shibby
De Shim
www.njaro.org | 19H39 | 05/11/2008 |
J'allais le dire.
Je suis assez étonné qu'il n'y ai que 100000 personnes capable de produire de l'anthrax, par ailleurs, j'imagine que ca ne prend en compte que les personnes qui ont accès au matériel nécessaire.
C'est le genre d'article qui amène les gens à se méfier de tout et de rien, au lieu de se poser quelques question un peu plus essentielles (et tout le monde sait que les hackers c'est le mal, n'est ce pas : c'est trop compliqué de différencier hack/crack .. c'est un exemple parmis d'autres)
De Jool H
MC | 00H01 | 04/11/2008 |
Faites attention à la concordance des temps. Vous utilisez le présent quand vous devriez utiliser un futur improbable. Personne, dans aucun labo - et à plus forte raison dans aucun garage - n'a jamais créé de forme de vie « originale ». Les sites que vous présentez comme des membres d'une communauté de cyber-bio-hacker sont des sites pour gentil prof de collège (Science Creative Quarterly) ou pour fan de série télé (io9). L'extraction d'ADN présentée avec la fameuse méthode de macgyver ne produit pas de dinosaures comme dans jurasic park, mais une vague bandelette bleue sur une feuille de papier. Tout dans ce papier est si hallucinament improbable qu'on se demande si l'auteur ne connait honnêtement que pouic à ce qu'il raconte, ou si il se moque ouvertement du monde.
De Panca
raleur qui aime les débats | 00H34 | 04/11/2008 |
Relisez Marie Shelley (l'auteur(e) de Frankeinstein) : grande poétesse de langue anglo-saxonne celle ci avait l'honnèteté de ne
prétendre faire que de la littérature !
De Lupus Michaelis
Instantiation en cours... | 04H16 | 04/11/2008 |
Pourquoi eXistenZ ?
eXistenZ n'aborde absolument pas la bioingéniérie. Mais il faut le voir jusqu'au bout pour s'en rendre compte. Le film aborde plutôt notre rapport à la réalité, et ce qui fait de notre interprétation des sensations pour créer la réalité que nous vivons. Les biopods ne sont pas l'enjeu.
Quand à la programmation de l'ADN… certes il existe un algèbre de l'ADN (plutôt que du binaire, on peut considérer un algèbre tétranaire). Mais quand je vois la difficulté des humains à maîtriser l'outil informatique, son éternelle quête de l'abstraction ultime (car à chaque mode, on ajoute une couche qui prétend simplifiée la précédente), nous ne maîtrisons pas encore notre propre invention. Alors d'imaginer des biohackers, ça me fait froid dans le dos. Car si les intentions peuvent être bonnes, les bogues seront bien plus létaux que le bogue de l'an 2000.
à Lupus Michaelis
De Samuel Degasne
(auteur)
Journaliste | 10H31 | 04/11/2008 |
Dans eXistenZ, les GamePods sont en Méta-Chair.
à Samuel Degasne
De Hippopotable
Honnête homme | 10H51 | 04/11/2008 |
Alerte ! Alerte !
Mon Nerd-o-mètre indique un risque de surcharge.
De muy
08H51 | 04/11/2008 |
L'auteur écrit : « Mais les biopunks ne s'arrêtent pas là et vont jusqu'à expliquer comment réaliser à bas prix l'extraction d'ADN à base d'eau, d'alcool, de savon et de jus d'ananas, ou comment remplacer un four laborantin par un microcontrôleur disponible sur eBay pour 165€. »
Waouh ! ! ! l'extraction d'ADN est au programme de 3ème et 2de en SVT. Je ne savais pas que je formais des biopunks tous les ans !
Article délirant et dans la veine actuelle « le monde a peur ». Arrêtons de stigmatiser la biologie moléculaire et commençons par s'informer ! Sachez que l'on est encore très très loin de connaître l'information contenue dans notre génome et que les techniques de biologie moléculaire ne sont pas à la portée des premiers venus…voire même des suivants !
S.
De pierrolepyro
08H57 | 04/11/2008 |
Sur le même sujet (en plus scientifique), lire : http://www.internetactu.net/2008/10/15/biohacking-a-lecole-des-apprentis…
De flastflood
Situation | 09H35 | 04/11/2008 |
des « monstres créés par génie génétique » ,ça s'appelle des chimères …
et effectivement la sf avait anticipé la création de tels êtres qui -informes ,au début, tels des golems- s'affinent jusqu'à dépasser l'Homme !
nous avons besoin de transformer les éspeces animales restantes puisque nous avons détruit en un siecle 80% de la biodiversité mondiale !
ensuite l'industrie et l'armée ne peuvent pas passé à côté de telles opportunités ,il y aura des excès mais l'humanité s'en sortira !
de plus sans tomber dans le piege de « l'intelligent design » et « la sixieme evolution du sphénoide » ,nous pouvons nous étudier et nous transformer autant que notre milieu nous le permettent (ou du moins accelerer ces tranformantions) :
c'est un devoir si nous voulons survivre alors pourquoi retarder les changements ineluctables ?
De ecor1
sur le fil | 11H08 | 04/11/2008 |
Juste pour signaler que la divulgation des connaissance scientifiques en quasi libre accès se fait depuis le début d'internet, via un portail appelé PUBMED produit par NCBI en ce qui concerne la biologie et la medecine. Ici sont compilées tout les publications, ce site est utilisé par les professionnels mais n'importe qui peut y avoir accès. Pas besoin donc d'etre un biohacker pour divulguer les infos, les scientifiques s'en occupe déjà tout seul.
Autre chose, les chances de créer une nouvelle espèce avec un micro-ondes et pelle a tarte restent minces. AU plus certains pourront produire des bactéries « transgeniques » mais guère plus. Un labo sur équipé en matos et en scientifiques de pointe a du mal a cloner une brebis, alors n'imaginez pas qu'un gars, meme futé, fera éclore un monstre dans son garage.
De memorisator
Parisien | 12H08 | 04/11/2008 |
un commentaire sur la propriété et la recherche.
1 - Propriété intellectuelle :
il n'est pas possible de breveter le vivant, nos gènes sont donc in-brevetables et appartiennent donc à tous (à l'humanité en quelque sorte). Un groupe pharmaceutique ne peut que protéger la variabilité d'un gène en relation avec une maladie et l'utilisation de ce lien pour les applications diagnostiques ou thérapeutiques. Protection de l'invention, mais aussi avancées scientifiques qui permettent de dépister des risques de maladies génétiques comme le diabète, les troubles bi-polaires, la schizophrénie, l'autisme, certains cancers, etc… et donc d'améliorer la prise en charge précoce et par voie de conséquence le bien être des malades ou des individus à risque
2 - Recherche :
A trop vouloir se faire peur, on peut aussi arriver à bloquer des avancées et à laisser les groupes US, bénéficiaires d'une législation significativement moins contraignante, devenir les maitres du monde. Attention à ne pas utiliser des sentiments irrationnels qui pourraient être contre-productifs et très dommageables pour la santé. A ce jour le véritable enjeu est là, pas dans la science fiction d'êtres vivants créés de toute pièce.
De FM33
Technicien en architecture et anima... | 13H50 | 04/11/2008 |
Et que dire de l'ADN qu'on a démoli, déformé à cause de l'uranium appauvri, l'arme de destruction massive http://les7duquebec.wordpress.com/2008/11/04/luranium-appauvri-arme-de-d…
De FM33
Technicien en architecture et anima... | 13H51 | 04/11/2008 |
Et que dire de l'ADN qu'on a démoli, déformé à cause de l'uranium appauvri, l'arme de destruction massive ?
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/11/04/luranium-appauvri-arme-de-d…
à FM33
De Gandijyn
14H10 | 04/11/2008 |
Dans une saine ignorance et, depuis que les bergers irakiens voient leur cheptel et enfants mourir, impuissants, les US ont fini par inventer des « Bombes vertes » (écolos et développement durable, et Bio, tant qu'à faire ! mondialisation.com)… C'est drôle, parce que les naissances post-Tchernobyl, ou Osaka … on ne veut pas trop les voir… Quant on sait que les résidus uranium appauvri mettront 4 milliards d'années pour être totalement inactif, l'humain aura déjà quitté cette foutue planète qu'il aura détruit ! : )))
à Gandijyn
De Shibby
étudiant en Génétique | 14H43 | 04/11/2008 |
Hum… 4 Milliards d'années c'est environ ce qui reste à notre soleil pour briller alors les humains et la terre…