16/07/2011 à 11h36

Syndicalistes dans un péage, mais « pas politisés »


Avec environ 7,5% de salariés syndiqués en France, les
représentants syndicaux tranchent dans le paysage des entreprises. Vous
les imaginez politisés, vertébrés par une ossature militante ? Une rencontre dans le local syndical au péage d’Orléans-Nord indique plutôt le
contraire.

C’est Cofiroute, filiale de Vinci, qui est concessionnaire de cette portion d’autoroute. L’entreprise affiche un taux de syndicalisation assez faible – la CGT compte une centaine de cartes pour 1 800 salariés en France, d’autres centrales n’avancent aucun chiffre – et les quatre élus syndicaux que j’ai interviewés expliquent tous qu’ils ont avant tout choisi leur syndicat « par affinités personnelles », et « pas par étiquette idéologique ».

« Plus épanouis » dans le syndicalisme, mais pas plus politisés

Souvent, leur première carte syndicale a attendu douze ou quinze ans dans une entreprise où l’on vient pour « la pérennité de l’emploi », et où l’on tend à rester : 25 000 euros nets annuels pour un receveur de 45 ans au bout de 25 ans de maison, et « un métier plutôt plaisant » de moins en moins en cabine, de plus en plus à l’entretien du parc de bornes automatiques.


Qu’ils soient
CGT, CTFC ou FO (aujourd’hui affiliés CFTC depuis la fusion, localement l’an dernier, entre Sud, FO et la CFTC) tous quatre disent avoir trouvé « un épanouissement personnel » dans l’engagement syndical.

Thierry, ex-élu FO, explique par exemple que « l’accès aux bilans financiers de l’entreprise et l’interaction avec la DRH [lui] a ouvert un monde qui serait resté fermé s’il était encore dans sa cabine de péage ».

Pour autant, on s’identifie mezzo vocce à l’héritage du combat syndical. Laurence, élue CFTC et syndiquée depuis six ans, croit ainsi qu’on a fait appel à elle d’abord « parce qu’[elle sait] garder [son] calme ». Elle hésite à se dire « syndicaliste » :

« En général, je dis plutôt que je suis déléguée du personnel, pas forcément “syndiquée” : ce n’est pas quelque chose que je crie sur tous les toits. Dans mon esprit, le mot “syndicat” se rapporte beaucoup à la politique. »

Laurence : « Les étiquettes politiques m’indiffèrent »

Qu’ils aient une fibre syndicale plus ou moins affirmée, tous revendiquent une distance prudente avec la politique. Pour brasser au plus large et appâter le chaland sans l’effrayer. Mais aussi, tout simplement, parce que la politique ne les passionne pas.

Egalement élue municipale dans une petite commune proche d’Orléans, Laurence se dit « sans étiquette » et compte bien le rester. Son passage de droite à gauche (« On mûrit avec les aléas de la vie ») peut se résumer dans les valeurs qu’elle égrène comme critères de vote pour 2012 :

« La liberté est prioritaire... le social a de très bons côtés, mais on parle bien du social, et pas de l’assistanat. Globalement, on manque de justice.

Pour moi, la politique, c’est pas par rapport aux étiquettes, mais ce qui fait avancer. Le reste : gauche, droite, extrême-gauche, extrême-droite, ce n’est pas ça que je regarde. »

Thierry, marqué par le référendum de 2005 

Thierry dit pour sa part qu’il a « voté au départ », puis beaucoup moins souvent. Parce qu’il a eu le sentiment que son vote « ne comptait pas vraiment ». Le point d’orgue de sa frustration se fixe en 2005, avec le référendum pour le traité constitutionnel européen.

Six ans plus tard, il vit encore ce rendez-vous électoral comme une spoliation assez infantilisante :

« C’est comme si on nous avait dit : restez chez vous, vous n’êtes pas capables de voter. » (Ecouter la suite du témoignage de Thierry)

A la CTFC ou chez FO, on agite facilement le chiffon rouge de la CGT pour expliquer qu’on « prend ses distances avec des gens qui ont une attache forte à la politique ».

Par exemple, Dominique, 45 ans et élu CFTC depuis cinq ans. Fleuriste à son compte durant huit ans, entre autres métiers enchaînés après son BEP de mécanicien avant de rejoindre Cofiroute à l’âge de 36 ans, Dominique déplore le « simplisme » d’une assignation politique qui enferme un peu vite les ouvriers « dans des cases ».

Représentants syndicaux compris, précise l’agent routier :

« Si on fait du syndicalisme, ça voudrait dire qu’on est d’office dans une case où on a la fibre sociale, et ça voudrait dire qu’on est rattaché forcément à un parti politique de gauche ? C’est, à mon avis, faux.

Aujourd’hui, les ouvriers ne sont pas de gauche et les patrons de droite. Il n’y a plus ces deux cases comme dans les années 70.

Comment le Front national fait-il 22% sans passer par le vote des ouvriers ? Or qui a la fibre sociale si ce n’est pas les ouvriers ? »

« Je n’ai jamais voté communiste, la CGT n’est pas le PCF »

Chez Cofiroute à Orléans, un cégétiste flanqué d’un mandat a récemment annoncé sa préférence pour le FN. Quelques semaines plus tôt, au printemps 2011, deux élus CGT et FO avaient été débarqués coup sur coup après s’être présentés sur des listes frontistes dans le Nord et en Moselle aux cantonales.

A Orléans, l’intéressé n’a pas attendu la polémique : il a rendu sa carte syndicale et gardé son vote frontiste.

Olivier, 45 ans, dont neuf de mandat syndical sous la bannière CGT, dit qu’il garde « des liens personnels » avec son collègue mais que sa préférence politique était « peu compatible avec les valeurs du syndicat ».

Olivier, lui, votait plutôt Lutte ouvrière jusqu’à présent. Il le dit facilement, et aimerait en profiter pour tordre le cou aux « amalgames » qui ont la vie dure :

« Je n’ai jamais voté communiste de ma vie. La CGT n’est pas le PCF. » (Ecouter la suite du témoignage d’Olivier)

Issu d’une famille de cheminots « très politisée et investie syndicalement », l’ancien receveur est devenu agent routier comme un bon quart des effectifs à la faveur de l’automatisation. Il concède que la CGT est sans doute un syndicat « plus politisé ».

« Des élus CFTC votent à droite, ça ne me choque pas »

Même s’il revendique « faire la différence » entre combat syndical et identité politique, il se distingue des autres élus en expliquant que son activité syndicale l’a « fait mûrir politiquement » :

« Je pense qu’on se rend mieux compte de la façon dont fonctionnent les entreprises et de savoir comment ça fonctionne économiquement fait mûrir politiquement. Des syndiqués, des élus du personnel qui ne votent pas, ça me choque.

On a beau dire, et même si l’activité syndicale n’est pas une activité politique, on est impliqué dans la vie de l’entreprise, on doit donc être impliqué également politiquement.

Je sais qu’à Orléans, des élus CFTC votent à droite, ça ne me choque pas du moment qu’on vote, qu’on s’intéresse à la politique. »

Sous la bannière CFTC, Dominique raconte, lui, qu’il n’est pas hostile au vote contestataire « à l’occasion ». Qu’il attend avant tout « un personnel politique nouveau, qui n’aurait jamais été en position de gouverner et à qui on ne pourrait rien reprocher » :

« J’ai déjà voté, ou pas... et j’ai déjà voté blanc parce que j’estime que les gens qui sont là ne me font aucune proposition alternative. Bonnet blanc et blanc bonnet.

Plus on nous parle de différences politiques, et moindre est l’écart. Plus ça va, plus la droite fait une politique de gauche et la gauche, une politique de droite... mais plus ça va, et plus ils nous parlent de leur héritage politique. »

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  • admirateur-
    • Posté à 12h00 le 16/07/2011
    • Internaute 32111

    La charte d’Amiens est bien vivante !

    • Bonobo36
      Bonobo36 répond à admirateur-
      étudiant
      • Posté à 12h29 le 16/07/2011
      • Internaute 151638
        étudiant

      La charte d’Amiens est une maladie. Le côté révolutionnaire des syndicats n’est plus, aujourd’hui. L’idée d’émancipation non plus, d’ailleurs. Le but du syndicalisme révolutionnaire qui était de faire la révolution par la voie syndicale en rejetant l’idéologie et en se démarquant de toute organisation politique est une illusion. Preuve en est, l’histoire de la CGT à partir de la signature de la charte d’Amiens.

      • nanabel
        nanabel répond à Bonobo36
        1ère version
        • Posté à 13h41 le 16/07/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        + 10

         
        • vieux grincheux
          vieux grincheux répond à nanabel
          libre penseur
          • Posté à 06h13 le 17/07/2011
          • Internaute 9926
            libre penseur

          « Or qui a la fibre sociale si ce n’est pas les ouvriers ? »

          nous dit l’ interviouvé.

          1- Le clivage politique droite/gauche n’ a pas de sens et ne représente que la situation géographique dans les assemblées de représentants (fô virer les sénateurs qui servent à rien, mon Dario)
          Le vrai clivage est autoritaire/libertaire.

          2-Avoir la « fibre sociale » est tt simplement « être intellectuellement honnête ». Il n’ y a pas besoin d’ être un prolo pour réfléchir sur les conditions du convivre (vivre ensemble)

          au Café du commerce de la connerie ancienne et acceptée, il serait préférable de trouver des solutions qui nous font l’ économie des pensées issues de vos cerveaux reptiliens (là où se tiennent les peurs et les jalousies en tout genre)

          Le Revenu de base est un premier pas : Lien

          Ainsi, exit les allocs et autres paperasses qui perdurent malgré le développement de l’informatique.

          Un autre aspect interressant, c’est la possibilité de refuser un emploi qui ne convient pas et qu’ on accepterait pour cause de survie ALIMENTAIRE (mon cher Watson) .
          Ce qui met l’ EGALITE au centre de la négociation employé/patron. Il serait temps de devenir REPUBLICAIN.

          Le « patron » (avant sa disparition définitive et sa statue de cire au Muséum de l’ Histoire Naturelle) y gagne aussi puisqu’ il va enfin trouver le coopérateur adéquat et non un pipoteur qui cherche A TOUT PRIX (et souvent au prix de son honnêteté intellectuelle) à décrocher l’emploi.

          INDIGNEZ-VOUS sans vous encarter ! ! ! ! ! !

          Ciao les penseurs de l’ Inutile. Vous n’ êtes même pas encore né au Monde.
          Lien

          Atteindre l’ Emancipation/Autonomie/Liberté /Harmonie de l’ individu dans le collectif passe par ETRE :
          Ni exploiteurs
          Ni exploités
          Consom’acteurs
          Et Associés au sens de Charles Fourier.
          Avant la GRATUITÉ (Lire « la seconde chance » d’ Anne Vernet)

          Ne me remerciez pas, je ne suis qu’ un passeur, sometimes happy, sometimes blue, I’ m just passing through.....

          Votre dévoué Vieux Grincheux , né souchien par hasard, citerrien par choix, libre penseur itou.

          • nanabel
            nanabel répond à vieux grincheux
            1ère version
            • Posté à 08h54 le 17/07/2011
            • Internaute 97292
              1ère version

            Votre réponse à mon « +10 » est hors sujet. D’ailleurs il s’adressait à « bonobo36 » et pas à l’auteur de l’article.

            Cependant, vos propos dénotent un obscurantisme politique. Votre cas est grave, mais pas désespéré. Le meilleur remède est d’apprendre à réfléchir par vous même. Tout votre commentaire n’est qu’un condensé de slogans publicitaires de campagne électorale. C’est du blabla pour gogos.

            « au Café du commerce de la connerie ancienne et acceptée, il serait préférable de trouver des solutions qui nous font l’ économie des pensées issues de vos cerveaux reptiliens (là où se tiennent les peurs et les jalousies en tout genre) »

            Cette tirade est méprisante pour les clients du café du commerce. Et comme sa clientèle est principalement ouvrière, vous affirmez que les ouvriers ont un cerveau de reptile. Je ne serai que trop vous inviter à pousser la porte d’un de ces établissements populaires, où la parole est libre, pour constater par vous même qu’il n’en est rien.

            « Avant la GRATUITÉ (Lire “ la seconde chance ” d’ Anne Vernet) »

            Vernet est une romancière, qui raconte des histoires de fiction catastrophe. Si c’est là votre base de réflexion sur ce que devrait être la société de demain, je vous conseille une lecture plus sérieuse, comme par exemple : « Après l’Empire » d’Emmanuel Todd, et « Le temps des crises » de Michel Serre.

            • PaulTron
              PaulTron répond à nanabel
              Ce champ sera visible par tous (...)
              • Posté à 14h21 le 12/10/2011
              • Internaute 168564
                Ce champ sera visible par tous (...)

              Je ne partage pas votre avis. Les ouvriers du café du commerce versent toujours des larmes de crocodile sur leur patron, si ce n’est pas reptilien comme comportement : -)

        3 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Bonobo36
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 15h18 le 16/07/2011
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Bonobo

        Le syndicalisme a été un grande épopée, mais n’a plus d’utilité. Il faut trouver une autre façon de défendre les travailleurs… et surtout les non-travailleurs qui sont désormais les grands défavorisés de la pyramide sociale.

        Lien

        Lien

        Pierre JC Allard

         
        • Salaves
          Salaves répond à pierrejcallard
          Métallo
          • Posté à 23h02 le 17/07/2011
          • Internaute 5988
            Métallo

          Mon syndicat à vu depuis le conflit perdu des retraites, ses effectifs en adhérents progressé. Cela faisait même longtemps qu’une telle recrudescence d’adhésions n’avaient eu lieu.
          La plupart des nouveaux adhérents, contrairement à vos propos, ont été des membres actifs de divers collectifs et autres comités, coordinations, etc.
          Pour moi et pour eux, c’est donc bien la preuve que le syndicalisme n’est pas mort et inutile. Sa spécificité, différente des associations, fait que dans le monde du travail il représente la structure où on peut exprimer en y militant, sa volonté de faire bouger les choses.

          Les syndicats ont été une réponse que les travailleurs ont trouvée pour faire face à leur exploitation. Aujourd’hui, est-ce que les raisons qui leur ont donné naissance ont disparu ?
          Est-ce que la condition de salarié n’est plus ?
          Est-ce que les patrons exploiteurs ont disparu ?
          Non !
          Alors pourquoi cette réponse ne serait plus valable aujourd’hui ?

          Qui a intérêt à demander à ce que les syndicats revendicatifs disparaissent pour laisser la place à des syndicats de collaborations de classes, montrés comme plus modernes et les autres comme ringard.

          Pour les chômeurs la question est plus difficile, car les syndicats statutairement ne syndiquent que des salariés. Malgré tout, certains ont créé des structures associatives pour tenter de regrouper et défendre les chômeurs. Il faut inviter les chômeurs à rejoindre ces associations.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à Salaves
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 05h10 le 18/07/2011
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Salaves

            Si vous lisez les liens vous aurez les réponses… je dis d’ailleurs qu’il faut encore s’intéresser aux syndicats, car il n’y a pas d’autres structures alternatives. Mais la réalité, c’est qu’il n’st pas possible de maintenir la solidarité d’une classe de travailleurs largement interchangeables, dans une société d’économie tertiaire où les interêts des travailleurs divergents

            Lien

            Pierre JC Allard

        • michel 13
          • Posté à 20h09 le 18/07/2011
          • Internaute 49378

          Vous êtes le nouveau porte-parole du medef ?
          Selon vous les syndicats ne servent plus à rien ? Peut-être vous n’avez jamais été syndiqué comme des millions d’autres salariés ?
          Jusqu’à présent, les syndicats ont obtenu des avancées sociales (pas assez, certes) mais ont aussi mis un frein à la casse de tout ce que notre gouvernement essaie de liquider. S’il y avait quelques millions de plus de syndiqués, les choses seraient certainement différentes, mais beaucoup préférent regarder les manif à la télé plutôt que d’y participer.
          D’autre part, je n’ai jamais entendu un opposant aux syndicats refuser l’amélioration de son salaire, de ses conditions de travail, etc. obtenus pat ceux qui se sont battus pour l’avoir.
          Les syndicats ne sont pas parfaits ni très efficaces, mais jusqu’à présent on n’a rien trouvé de mieux pour les remplacer.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à michel 13
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 16h33 le 19/07/2011
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Michel

            J’ai été avocat d« un syndicat au Québec

            OUI, les syndicats ont obtenu des avancées sociales : ils ont été le meilleur rempart de la classe ouvrière.

            OUI, s’il y avait quelques millions de plus de syndiqués, les choses seraient certainement différentes… mais il n’y en a pas et avec la tertiarisation de l’économie il n’y en aura pas. Le monde a changé.

            “Jusqu’à présent on n’a rien trouvé de mieux pour les remplacer” Ce sont mes mots exacts dans l’article en lien :

            “ il n’y a pas d’autre structure organisée dont au moins le discours soit pour la justice et la tradition pour le changement. Il faut donc faire avec…”

            Mais il faut vraiment évoluer et trouver autre chose.

            Lien

            Pierre JC Allard

            .

        4 autres commentaires
      • jarjinus
        jarjinus répond à Bonobo36
        Chômeur
        • Posté à 18h31 le 16/07/2011
        • Internaute 110015
          Chômeur

        Il y a aussi un certain syndicat (certes plus qu’archi minoritaire mais tout de même ayant un sens historiquement et politiquement) la CNT-AIT qui est toujours dans cette optique en refusant les élections au seins des entreprises, et est encore organisé d’une manière horizontale et non corporatiste (pas d’organisation en branche, pas de hiérarchisation entre cadres et ouvriers). Encore une fois le tout petit nombre de membres en est la condition. Etant à la CGT par pragmatisme (à Amiens essayer de monter un syndicat anar c’est compliqué tellement c’est peu ancrée dans la culture picarde et tellement il est compliqué de faire sortir de leurs structures les gens engagés localement) je ne peut que regretter le refus de TOUS les autres syndicats à commencer par le mien, de ne pas être assez politisés justement. Parce que c’est par la politisation du syndicat et de la société en générale que l’on peut tendre vers l’émancipation et (n’ayons pas peur des mots) la Révolution.

         
        • vieux grincheux
          vieux grincheux répond à jarjinus
          libre penseur
          • Posté à 06h17 le 17/07/2011
          • Internaute 9926
            libre penseur

          Yes, Joli crochet du Gauche. La Sociale, la vraie et vite ! ! !

          VG

        • Teberli
          Teberli répond à jarjinus
          Enseignant
          • Posté à 23h01 le 17/07/2011
          • Expert 48108
            Enseignant

          Il est grand temps qu’apparaisse le parti-syndicat autogéré et pas les garants de la paix sociale et de l’immobilisme nourris à la gamelle du capitalisme comme la plupart des syndicats gestionnaires du capitalisme-libéralisme le sont actuellement. Voir la direction paritaire patronnat-syndicats de Malakoff-Méderic par exemple pour comprendre les freinages des syndicats lors des actions pour les retraites.

          Un homme global donc une organisation globale : politique, syndicale,syndicale du cadre de vie (éducation, santé, logement, culture etc) AUTOGEREE ! ! ! ! !

        3 autres commentaires
  • Morpho
    Morpho
    assis sur ma chaise
    • Posté à 12h28 le 16/07/2011
    • Internaute 106666
      assis sur ma chaise

    « mais “ pas politisés ” »...

    C’est bien là que le bât blesse. On est dans la droite ligne des syndicats mous et tièdes du moment impulsée il y a quelques temps déjà par Mme Notat qui a son rond de serviette au Siècle (pas politisé, voyons, comme chacun le sait...) et qui ont le succès et l’influence que l’on a pu constater lors des dernières grèves et du passage de la loi sur les retraites (qui n’est pas politisée non plus) avec à leur tête les inénarrables duettistes Thibault/Chérèque.

    Il n’y a plus qu’à espérer que le ministre du travail, Mr Bertrand en l’occurrence, son chef, Mr Sarkozy en l’espèce, et l’employeur ne le sont pas non plus, politisés.

    Mais c’est vrai que la politique n’existe plus et que les politiciens ne sont que de sinistres pantins : c’est la finance et les amis du fouquet’s qui mènent la danse.

    C’est ainsi que les syndicats dans les entreprises ne s’occupent plus des grands sujets mais des chiens écrasés, ne traitent plus des grands problèmes mais, localement, défendent l’indéfendable et à part ça....

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Morpho
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 15h23 le 16/07/2011
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Morpho

      Le Siècle, n’est vraiment pas politisé. Etre au Siècle, c’est être au dessus de la politique qui, dans un démocratie bidon contrôlée par la manipulation médiatique et la corruption, est un jeu pour gamins turbulents.

      Lien

      Pierre JC Allard

      • jarjinus
        jarjinus répond à pierrejcallard
        Chômeur
        • Posté à 18h39 le 16/07/2011
        • Internaute 110015
          Chômeur

        Sauf que par définition personne n’est au dessus de la politique. Si un groupe est « au-dessus » des autres, cela relève bien d’un système organisationnel, que cela soit voulu ou de fait. Ceci conjugué au fait d’une volonté de ce groupe « au-dessus » de ne pas se mélanger avec les masses laborieuses dénote bien une volonté de conservation d’un état de faits donné. N’est-ce pas cela en partie la politique ? Ou plutôt, cette volonté de conservation n’est-elle pas une politique en soit (démocratie-chrétienne, conservatisme, réaction, appelez ça comme vous voulez) ?

         
        • Tassin
          Tassin répond à jarjinus
          Inquiet
          • Posté à 19h35 le 16/07/2011
          • Internaute 70606
            Inquiet

          Pas mieux.
          Rien que le fait qu’on puisse poster des commentaires sur Rue89 est politique.
          Pensons à nos amis Chinois.

        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à jarjinus
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 23h19 le 16/07/2011
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          @ Jarjinus

          Touché. Je disais « politique » dans le sens restreint des luttes partisanes auxquelles le Systeme fait tout pour limiter le débat, mais, dans le sens large que vous lui restituez à raison, l’essence de la politique est ben la discussion entre le peuple et ses élites que j’ai comparées parfois à une mince pellicule de moisissure à la surface de la France.

          Lien

          PJCA

        2 autres commentaires
    • manech42
      manech42 répond à Morpho
      retraité de la DGA
      • Posté à 23h50 le 16/07/2011
      • Internaute 104397
        retraité de la DGA

      Un syndicat digne de ce nom est une organisation démocratique, il y a des élections, si vous n’êtes pas d’accord avec une orientation vous pouvez la dénoncer, alors qu’est ce que vous attendez pour vous syndiquer, 7,5 % de syndiqués en France c’est vraiment misérable, moins il y a de syndiqués et donc de mouvements sociaux et plus les mauvais coups pleuvent de la part du patronat, en ne vous syndiquant pas vous allez à l’encontre de vos intérêts et les patrons se marrent. Nos anciens doivent se retourner dans leur tombe, pauvre France !

      • nanabel
        nanabel répond à manech42
        1ère version
        • Posté à 09h34 le 17/07/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        « ... moins il y a de syndiqués, plus les mauvais coups pleuvent... »

        Ah, bon ? Les syndicats ouvriers comptent un peu plus de 170 000 adhérents. D’où sortent les 3,5 millions de manifestants contre la réforme des retraites ? Cela prouve qu’il n’y a pas besoin de payer une cotisation pour se mobiliser quand nos intérêts sont en jeux. De plus le rôle des syndicats et en premier lieu la direction de la Cgt, a été de tout faire pour éviter le soulèvement populaire.

        3,5 millions, c’était trop pour eux. Ils perdaient le contrôle et craignaient les dérapages. Pour preuve de leur peur des ouvriers, l’intervention de Thibault devant les micros, rappelez-vous « un syndicat n’a pas vocation à appeler à l’insurrection ».

        Les syndicats ne défendent plus les intérêts des ouvriers, ils ne cherchent qu’à trouver des compromis avec le patronat. On en a vu un bel exemple lors des mouvements de grève chez Continental, alors que les mecs perdaient leur boulot, les syndicats négociaient la prime de départ.

        La direction des syndicats est toujours dans le consensus et se refuse à toute révolution en croyant encore qu’il y a des possibilités de négocier. Ils sont pour le moins pire du pire. Et pendant ce temps, le fascisme d’Etat s’installe et ils ne voient rien venir. La révolution devra se faire sans eux.

         
        • Morpho
          Morpho répond à nanabel
          assis sur ma chaise
          • Posté à 10h08 le 17/07/2011
          • Internaute 106666
            assis sur ma chaise

          Nos posts se sont croisés. J’abonde dans votre sens.

          Les syndicats se sont mis eux mêmes dans l’impasse et ont perdu le peu de crédibilité qu’il leur restait lors des dernières péripéties des retraites. Il est d’ailleurs symptomatique de voir l’importance prise maintenant par l’UNSA, la CGC et autres CFTC, autrefois périphériques, en lieu et place des centrales « extrémistes » qui tenaient le haut du pavé. Certains diront que c’est la propagande officielle qui leur donne cette importance, je relève que c’est un fait acquis visible chaque jour dans le milieu du travail.
          On ne peut pas être tièdes, apolitiques, réformistes, jaunes, et prétendre être forts. La plupart de ceux qui ont affaire aux syndicats ou en font partie, y compris comme représentants, le font pour des raisons de carriérisme ou de confort de vie, certainement pas pour des raisons de combat idéologique ou de défense des salariés.

        1 autres commentaires
      • Morpho
        Morpho répond à manech42
        assis sur ma chaise
        • Posté à 09h47 le 17/07/2011
        • Internaute 106666
          assis sur ma chaise

        Mais j’ai été syndiqué. Sans avoir été représentant syndical (c’est à dire orthodoxe et carriériste dans la plupart des cas).

        Ce qui doit faire retourner le plus les anciens dans leur tombe ce n’est pas les 7,5% de syndiqués, c’est l’évolution qu’ont connu les syndicats et le réformisme qui y tient lieu de fond de commerce et de politique. C’est en montrant leur volonté de défendre le salariat sans céder aux idées libérales qui dominent aujourd’hui que les syndicats auraient peut être gardé leurs forces. Si les patrons des syndicats (patrons de rien du tout...) s’étaient montré un peu plus cassants et un peu plus déterminé, pas plus tard que lors des grèves des retraites alors qu’ils avaient les salariés et les autres derrière eux, peut être les tombes des ancêtres seraient moins agitées...

        Pour ce qui est de la démocratie dans les syndicats, elle serait moins risible s’il y avait une opposition réelle lors des congrès et que les élections des têtes ne soient pas dignes de républiques bananières. D’ailleurs le vote par acclamation, plus simple et plus rapide, suffirait amplement.

  • silversamourai
    silversamourai
    paranoia agent
    • Posté à 12h30 le 16/07/2011
    • Internaute 15954
      paranoia agent

    Bonjour Chloé,

    vu que ces délégués ne semblent pas avoir de combat syndical particulier, j’aurais aimé que vous les interrogiez plus sur ce qu’ils entendent par « épanouissement personnel ».

    • lolcat
      lolcat répond à silversamourai
      nette
      • Posté à 16h57 le 16/07/2011
      • Internaute 159928
        nette

      Il existe des formations syndicales. Des documents remis aux instances représentatives du personnel, de façon obligatoire, font, si l’on s’intéresse à la chose, progresser le délégué dans la compréhension des sinuosités du système, dans les actions soutenues par le syndicat. Ça vaut TV Découverte.

      • silversamourai
        silversamourai répond à lolcat
        paranoia agent
        • Posté à 18h00 le 16/07/2011
        • Internaute 15954
          paranoia agent

        Merci, Lolcat, pour vos précisions.
        Je suis au courant.
        Le sujet est effleuré par Thierry .
        J’aurais juste préféré que ce que vous dites ait fait partie des réponses des délégués présentés, si possible avec des exemples concrets.
        C’est pourquoi mon post s’adressait à la journaliste(qui pose les questions), ce qui ne veut pas dire que je n’apprécie pas son travail.
        Je préfère NOLIFE.

  • Bonobo36
    Bonobo36
    étudiant
    • Posté à 12h32 le 16/07/2011
    • Internaute 151638
      étudiant

    L’article aurait dû s’appeler de la misère politique en milieu syndical.
    ( J’argumenterai plus tard )

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 12h36 le 16/07/2011
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Pfff... qu’est ce qu’ils m’ennuient ces gens raisonnables. Ça fait envie, tiens.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Pas tripette.
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h40 le 16/07/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Rigole un bon coup avec ma vidéo ci-dessous... et bon WE à toi !
       ; -))

      • jiemo
        jiemo répond à Yvon le Zébulon
        123 ignition lift off
        • Posté à 16h28 le 16/07/2011
        • Internaute 21993
          123 ignition lift off

        elle est où ta vidéo Yvon ?

  • kafékrem
    kafékrem
    sans sucre
    • Posté à 13h01 le 16/07/2011
    • Internaute 123523
      sans sucre

    rien a voir avec du syndicalisme , la ressemblance avec de l’opportunisme n’est pas fortuite.
    l’obtention d’heures de délégation n’est pas étrangère à leur mandat.

    la ou je me prends une barre de rire , c’est les élus syndicaux qui votent a droite , voir Fhaine : comment veulent ils etre crédibles ?
    voter pour des organisations qui n’ont pour objectif que de suppprimer, sinon détruire les avancées sociales , alors que leur mandat d’élus syndicaux devrait les conduire à protéger à minima les gens qui ont voté pour eux...
    pathétiques ils sont. opportunistes aussi.( je me répète mais ça fait du bien) . ils souffrent d’un sévère manque de cojones.

    • manech42
      manech42 répond à kafékrem
      retraité de la DGA
      • Posté à 23h58 le 16/07/2011
      • Internaute 104397
        retraité de la DGA

      Ce sont les patrons qui suppriment les avancées sociales les une après les autres et c’est parce que beaucoup pensent à tort que la grève c’est dépassé qu’ils peuvent se le permettre, du temps de nos anciens ils n’auraient jamais osé, aujourd’hui ils ne risquent rien, les gens ont peur de perdre leur boulot et de ne plus pouvoir payer le forfait de leur I pod, nos anciens eux n’avaient rien à manger pendant de longs jours mais ils luttaient car ils en avaient dans le pantalon et savaient défendre leur honneur, pauvre France !

  • A déménagé le 27-01-2012
    • Posté à 13h37 le 16/07/2011
    • Internaute 19993
      nc

    « En général, je dis plutôt que je suis déléguée du personnel, pas forcément “syndiquée” : ce n’est pas quelque chose que je crie sur tous les toits »

    Très révélateur... Pourquoi tant de honte dans le syndicalisme ?

    • emiboot
      emiboot répond à A déménagé le 27-01-2012
      No Homs land
      • Posté à 14h47 le 16/07/2011
      • Internaute 81944
        No Homs land

      Il suffit de lire une partie des commentaires ici.
      Sans syndicats, on serait bien dans la merde. Mais ils sont là et on leur tape dessus. Cela dit vu le taux de syndiqués en France, y’a pas de quoi pavoiser non plus.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h39 le 16/07/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • jiemo
      jiemo répond à Yvon le Zébulon
      123 ignition lift off
      • Posté à 17h23 le 16/07/2011
      • Internaute 21993
        123 ignition lift off

      Sacré François , dis qué nek ?

      Merci du rappel , çà illumine ma journée :))))

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 13h56 le 16/07/2011
    • Internaute 97292
      1ère version

    « Je n’ai jamais voté communiste, la CGT n’est pas le PCF »

    Si la CGT n’est pas le syndicat des ouvriers, c’est le syndicat de qui ?

    « La liberté est prioritaire… le social a de très bons côtés, mais on parle bien du social, et pas de l’assistanat. Globalement, on manque de justice.

    La liberté est prioritaire..... La Cgt défend les libertés individuelles maintenant ? C’est le premier amendement de la constitution américaine ! ! !

    Ah oui, le social a de très bons côtés.. ! ! ! Ça met du lard dans la soupe des syndicats vendus au plus offrant ! Quand il y a 3,5 millions de personnes dans la rue (selon les syndicats), qui manifestent contre la réforme des retraites et qu’un merdeux de Thibault (persona grata chez Continental, en autre) déclare devant les micros des médias pourris qu’un syndicat n’a pas vocation d’appeler à la révolte on se retrouve devant une gigantesque manipulation de l’opinion publique. Les syndicats ouvriers français, comme les syndicats grecs, se sont ralliés au fascisme d’Etat ! !

    Moi, fille d’ouvriers sur plusieurs générations et épouse d’un ouvrier proche de la retraite, j’irai cracher sur vos tombes !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nanabel
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 14h14 le 16/07/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Si la CGT n’est pas le syndicat des ouvriers, c’est le syndicat de qui ? »

      Excellente question...mais sais tu que la réponse n’est pas évidente ?

      Depuis des années, et je ne sais pourquoi... j’ai l’impression que les syndicats « dits ouvriers / employés » acceptent et négocient des compromissions particulières et plus que douteuses avec les Etats-Majors du patronat.

      Parfois, un coup par ci un coup par là, ils défendent un cas particulierement médiatisable, et se font leur publicité gratuitement.
      ...sur le dos de l’intéressé bien sur, car une fois lancé dans le bouillon, et une fois l’objectif (plan média) atteint, celui là est abandonné à son sort, et cela même s’il se retrouve dans la merde noire.

      • nanabel
        nanabel répond à Yvon le Zébulon
        1ère version
        • Posté à 14h19 le 16/07/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        Je crois me souvenir qu’un jour tu m’as dit que tu étais originaire de la Martinique ou de la Guadeloupe. Rappelle-toi les articles de Rue89 à l’époque de la grève générale :

        « Au final, c’est quasiment toutes les entreprises de Jarry qui ont fermé. Il reste encore quelques restaurants et sandwicheries ouverts. Il faut dire que Jarry n’est pas totalement désert, mais soyons honnêtes, il n’y a pas de bouchons, la circulation est fluide, on en serait presque à souhaiter que ce soit tous les jours la grève.

        “Le journal France-Antilles rapporte la difficulté de travailler en période de grève suite à l’invasion de la rédaction par un ‘ commando ’ :

        ‘ Un commando, le mot est fort et renvoie à la littérature guerrière. Mais comment appeler autrement une quinzaine de personnes qui pénètrent dans les locaux du journal pour prier, le mot est faible, le personnel de quitter son poste de travail. Avec un message clairement menaçant : Nous sommes l’avant-garde, une ligne préventive avant que déferlent des gens moins conciliants.’

        ‘Une chose est sûre. A nos yeux, ces méthodes ne peuvent que discréditer ce mouvement qui se veut populaire et ne sont pas dignes de responsables qui se positionnent à travers leurs 120 points de revendications comme une troisième voie pour la Guadeloupe. Quel péyi’ veulent-ils construire ?”

        2 ans après les évènements, les syndicats n’ont abouti à aucune avancée en faveur des salariés guadeloupéens. On a compris de quel côté se trouvent les syndicats, et par le choix de ses articles, de quel côté se trouve Rue89.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à nanabel
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 14h56 le 16/07/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « 2 ans après les évènements, les syndicats n’ont abouti à
          aucune avancée en faveur des salariés guadeloupéens. On a
          compris de quel côté se trouvent les syndicats »

          En fait, le mouvement « lutte contre pwofitation* » initié par Elie Domota depuis la Guadeloupe, n’a pas été initié par le syndicalisme « officiel »... mais plutôt, à l’instar de ce qui se fait aujourd’hui en France aussi, par une sorte de ’Collectif’ hors contrôle de tout.

          Les Martiniquais n’ont pas du tout embrayés sur la formule, et dans de nombreux cas, ils ont introduit « la menace » aux biens et aux personnes pour obliger les gens à fermer boutique : Inacceptable !

          [ Le journal « France-Antilles » rapporte la difficulté de travailler en période de grève suite à l’invasion de la rédaction par un « commando » ]

          Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que ce journal (le seul quotidien des Iles et la Guyane - faut le faire)...est la voix de son maître, en ce qui concerne la véracité et la pertinence des infos diffusées là-bas.
          Disons que « France-Antilles », c’est le TF1 et le Figaro réunis aux DOM.

          ...adoubé financièrement et politiquement, cela va de soi, par les Békés.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 15h12 le 16/07/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Pour compléter mon commentaire :

            Je dirais qu’au final, les Martiniquais et les Guadeloupéens n’ont pas trop perdu au change. Certes, nombre d’entreprises ont mis la clé sous la porte, ruinées par le conflit...mais dans l’ensemble, ils ont tous gagné en considération de la part du Pouvoir de Paris.

            Aujourd’hui, bien que les difficultés subsitent - car tout ça ne se règle pas d’un seul coup de baguette magique- ils ont acquis le droit de faire valoir leurs arguments, sans se faire traiter par dessus la jambe par des fonctionnaires zélés aux oreilles bouchées.

            C’est sur que la Martinique et la Guadeloupe sont structurellement déficitaires, mais ils ne le sont pas davantage que les départements français de la Corèze, l’Ardèche ou la Creuse.
            A l’import, les départements français d’outre-mer font vendre à la France - qui a le monopole des transports - davantage de biens de consommation (voitures itou) que les trois départements français de l’exagone et ci-dessus désignés.

            Bref, les Antillais touchent évidemment des salaires (fonction publique) et des aides sociales, mais rien n’est épargné !

            C’est juste de la rotation de fric, qui réintègre les caisse de l’Etat, majorées des taxes diverses et de la TVA. L’Antillais n’est pas un véritable épargnant, et a tendance à vivre un peu au jour le jour.

            L’argent qu’ils perçoivent de la France, revient en France via les réseaux de consommations de biens alimentaires ou industriels.

        2 autres commentaires
    • lolcat
      lolcat répond à nanabel
      nette
      • Posté à 15h53 le 16/07/2011
      • Internaute 159928
        nette

      « Thibault (persona grata chez Continental, en autre) déclare devant les micros des médias pourris qu’un syndicat n’a pas vocation d’appeler à la révolte on se retrouve devant une gigantesque manipulation de l’opinion publique »

      Je ne suis pas CGT, mais j’y ai des bons potes, je peux néanmoins essayer d’expliquer un peu. La syndicalisation, est en baisse drastique. Le syndicalisme, au cas où cela vous ait échappé n’est fort que de ses adhérents. (cotisation et suivi de mouvement)

      Les gens voit le syndicat comme tout puissant ; en fait non. Sans une adhésion du personnel, pas d’acquit.

      Ensuite, le code du travail, donne le droit de signer des accords entre employeur, et syndicat. Dans la plupart cas il ne faut pas signer. Mais, pas tombé de la dernière pluie, le patron met toujours un plus, en contrepartie d’un amphigouri que personne ne comprend ; résultat le personnel pas syndiqué pour « avoir le droit » au décryptage n’est pas d’accord avec le syndicat.

      En clair, cela fait comme les agences de notation : l’auto-prédiction de la mort des syndicats les a tués. Donc à quoi sert de gueuler à la révolte quand dans 5% de population syndiquée, 2% sont de votre bord (et, en plus, pas toujours convaincus de l’action à mener). On se retrouve comme devant les discours de force ouvrière (avec un sentiment tout au plus attendrissant). Si on a pas le nombre, en plus de n’avoir pas les moyens, a quoi sert de se révolter, on brûle ses dernières cartouches, on déçoit les derniers adhérents, on perd en crédibilité. À 711000 adhérents vous voulez faire quoi ?

      • nanabel
        nanabel répond à lolcat
        1ère version
        • Posté à 16h03 le 16/07/2011
        • Internaute 97292
          1ère version

        Arrêtez, je vais pleurer ! Les pauvres syndicats qui ne sont plus crus par les ingrats ouvriers. On va les plaindre.

        « À 711000 adhérents vous voulez faire quoi ? »

        Et 3,5 millions de manifestants contre la réforme des retraites, vous en faites quoi ?

         
        • lolcat
          lolcat répond à nanabel
          nette
          • Posté à 16h29 le 16/07/2011
          • Internaute 159928
            nette

          C’est attendrissant cette remarque. Remarquez seulement les phrases politiques du genre nous ne sommes pas/vous n’êtes pas propriétaires de vos électeurs. Alors vous pensez, des voix de ceux qui sont d’accord avec vous, pour une fois.

          Un syndicat n’agit que sur ordre de SA BASE. Mais restez bercée de vos illusions, et allez arroser leurs tombes.

        1 autres commentaires
      • lolcat
        lolcat répond à lolcat
        nette
        • Posté à 18h25 le 16/07/2011
        • Internaute 159928
          nette

        « devant les discours de force ouvrière “ lire ‘devant les discours de lutte ouvrière

    • doudou9174
      doudou9174 répond à nanabel
      conducteur.receveur
      • Posté à 20h47 le 16/07/2011
      • Internaute 140131
        conducteur.receveur

      trés beau cliché .. sur le mauvais feuilleton , été / automne 2010 ..

    • manech42
      manech42 répond à nanabel
      retraité de la DGA
      • Posté à 00h10 le 17/07/2011
      • Internaute 104397
        retraité de la DGA

      3,5 millions dans la rue, mais nous aurions du être 20 millions, où étaient les jeunes, où étaient les chômeurs, où étaient les mal payés et les travailleurs précaires.
      Je suis retraité et pourtant j’y étais et des vieux comme moi il y en avait beaucoup et heureusement, je me suis syndiqué le premier jour de travail, j’ai été de toutes les luttes, de tous les combats, les jeunes se font voler des avantages acquis de haute lutte au prix de grands sacrifices et tout ça parce qu’ils ne veulent pas se battre. Des semaines d’occupation d’usine, pas grand chose à manger à la maison, mais une dignité préservée et un honneur reconnu, c’était ça notre idéal, et vous les jeunes c’est quoi ?

      • michel 13
        michel 13 répond à manech42
        • Posté à 20h25 le 18/07/2011
        • Internaute 49378

        Tout à fait d’accord !
        on se croirait sur le forum du figaro ou du medef où la plupart des riverains essaient de démontrer que les syndicats ne servent à rien.
        Aujourd’hui si les syndicats sont si faibles c’est qu’ils sont peu représentatifs car beaucoup de salariés ne pensent qu’à leur pomme : chacun pour soi, mais personne ne refuse les avancées obtenues par ceux qui se sont battu pour les avoir.
        D’autre part beaucoup trop de syndiqués ne participent pas aux décisions de leur OS, ils laissent les autres choisir pour eux (centralisme démocratique !). Si tous les adhérents participaient aux décisions nous ne verrions pas les OS aussi peu actives. Là aussi, il ne suffit pas de voter, mais les élus d’un syndicat doivent respecter le mandat pour lequel ils ont été élus. C’est rarement le cas.
        Bonne continuation, la rue appartient aux travailleurs. On n’a pas fini d’y descendre !

         
        • manech42
          manech42 répond à michel 13
          retraité de la DGA
          • Posté à 23h00 le 18/07/2011
          • Internaute 104397
            retraité de la DGA

          J’ ajoute que le jour où les timbres syndicaux seront gratuits, 80% des gens seront syndiqués.
          Beaucoup de détracteurs des syndicats sont des gens qui ne veulent pas payer de timbres syndicaux mais ne veulent pas le reconnaître, ce sont les mêmes qui ne font pas grève sous prétexte que ça ne sert à rien où que c’est dépassé alors qu’en réalité ils ne font pas grève pour ne pas perdre d’argent, pauvre France !

        1 autres commentaires
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