Les solutions face à l'exil? Paroles de sages somaliens

Paroles de membres de la communauté des sages de la région de Bari (au nord est du Puntland). Dernier épisode du reportage de Stéphanie Braquehais en Somalie, avec les candidats à l'exil.

La nouvelle échoppe d'Abdi Ali (Stéphanie Braquehais)

« Les solutions ? Après de multiples réunions, nous avions décidé, nous les elders, de décréter une série de sanctions, comme la confiscation des biens des personnes mises en cause, mais nous n’avons pas été suivis par la police. La police ne fait rien parce que trop d’intérêts économiques sont en jeu, impliquant des personnalités très influentes et très riches ici à Bossasso. »

« Les gens qui organisent ce trafic sont bien connus, listés, mais ils sont puissants, ils engagent des milices privées armées jusqu’aux dents, du coup personne n’ose les déranger. »

« Le Puntland ne peut pas à lui tout seul, avec ses faibles moyens trouver une solution au trafic d’humains. La côte est très longue, la police ne dispose pas de patrouilles maritimes, ni d’assez de véhicules pour contrôler la côte. Si une personne veut se déplacer, personne au monde ne pourra l’en empêcher. Il faut une véritable aide de la communauté internationale pour trouver des solutions aux causes des migrations. »

« Il vaudrait mieux stopper ce qui fait fuir les gens. C'est-à-dire les guerres. Ce sont les Etats-Unis qui fournissent des armes à l’Ethiopie, ce qui lui permet de mener la guerre en Ogaden. On peut dire finalement que les Etats-Unis contribuent à ce problème régional et qu’ils ne font rien pour le régler, puisque la CIA est partout au Puntland, ils ont des patrouilles maritimes en mer rouge et dans l’océan Indien, mais ils n’arrêtent pas les passeurs, ils cherchent Al-Qaeda. »

« Les Etats-Unis sont un grand monsieur très fort, avec un petit cerveau et un seul œil. Si trois terroristes se promènent à Bossasso, les Américains vont utiliser dix hélicoptères, quinze avions et détruire la ville entière pour ces trois personnes. C’est comme si tu avais un insecte sur le visage, au lieu de l’ôter délicatement, ils prennent un marteau et te coupent la tête. »


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pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
16H43 16/11/2007

Bon. Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’Afrique ? Voici une suggestion concrete.

http://nouvellesociete.org/414.html

Pierre JC allard

 
destribat | anti-corruption
20H56 16/11/2007

Les solutions sont simples, tout le monde le sait, mais personne ne veut réellement y penser. Question énorme d’argent.

Si je prends le cas de la zone CFA (16 pays Africains francophone avec une monnaie unique) il suffit simplement de renoncer à cet ingénieux systèmes mis en place au lendemain des indépendances.

Nicolas Agbohou (Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique) explique que les pays de la ZONE franc ont été forcés à mettre une camisole qui ne les convenait pas et que ce mécanisme de la répression monétaire des anciennes colonies africaines de la France est pour lui la première cause de la persistance de la misère, de l’humiliation permanente, du sous-développement devenu réalité minérale des pays francophones.

Il écrit :
« .. on sait que les économies asiatiques, en revanche, ont commencé à s’épanouir après s’être débarrassées au préalable des vestiges du colonialisme qui les avait saccagées et ruinées. Contrairement aux dirigeants politiques d’Asie et d’ailleurs, les premiers leaders africains semblent être les seuls au monde à n’avoir pas compris qu’aucun pays ne peut réellement se développer sous le joug colonial.

Ils sont les seuls à croire que leur continent tant convoité pour ses richesses naturelles et pour son espace vital peut être construit harmonieusement avec l’aide significative et désintéressée de leurs anciens maîtres.

Ils sont les seuls à prétendre nourrir décemment leurs populations à l’aide de denrées alimentaires importées dont ils n’ont pas les moyens financiers.

Ils sont les seuls à penser que le développement socio-économique de leurs pays respectifs peut être suscité de l’extérieur et concrétisé grâce à la main d’œuvre étrangère et sans la participation véritable des compétences nationales. Cette façon de concevoir le plan de développement a justifié, après les indépendances de 1960, l’appropriation par les leaders africains de l’héritage du système colonial dont les effets pervers convergents constituent aujourd’hui la pauvreté permanente et la faim endémique qui ravagent les peuples de cette partie du monde.

Donc, la reconstruction véritable de l’Afrique noire passe obligatoirement par la parfaite identification et le démantèlement préalables de tous les systèmes coloniaux qui, maquillés aux couleurs de l’ère nouvelle, perdurent et affament davantage l’Afrique en empruntant des structures multiformes.
 ….

Dans le cas particulier de l’Afrique francophone, l’ordre ancien s’est maintenu intact en empruntant la répression monétaire. C’est-à-dire que les chefs d’Etats africains ont volontairement renoncé à leur droit régalien, celui de battre leur propre monnaie. Pour de diverses raisons, économiquement et socialement non fondés, du moins à notre avis, ils ont préféré garder le franc des colonies françaises d’Afrique (F CFA) qui est une sous-monnaie du franc Français. De ce fait, la France, en tant que puissance protectrice, a statutairement le droit de regard sur les économies et politiques des pays de la zone franc. Les Africains continuent de payer, très exactement comme à l’époque coloniale, un lourd tribut consécutif l’usage du franc CFA. »

Nicolas Agbohou montre dans son livre pourquoi ce mariage du franc CFA au franc Français et aujourd’hui à l’euro est dramatique pour les économies de la zone Franc.

..
« En général, toute banque Centrale est un établissement public. Elle est chargée de définir la politique économique et sociale du pays. Il en résulte que c’est la France, à travers sa Banque Centrale (aujourd’hui la Banque Centrale Européenne) qui gère le franc CFA, influence directement le niveau de vie moyen imposé aux Africains francophones utilisant sa sous-monnaie. »

Dans la dénonciation de ce système pervers hérité de l’époque coloniale, Nicolas Agbohou relate les propos de François Mitterrand cité par Laure Adler (L’année des adieux, Edit, Flamarrion, 1995) :
« En effet, de nombreuses études économiques ont déjà montré que la zone franc, inventé par le Général De Gaulle, dans l’intérêt supérieur des Français, est faite pour pérenniser l’appauvrissement minutieux et le retard socio-économique corrélatif sournoisement programmé des peuples d’Afrique Noire. Jamais de Gaulle n’a voulu l’indépendance politique les Africains. Car, comme le précise le Président Mitterrand « C’est une immense tromperie que de faire croire, comme le font certains aujourd’hui, que De gaulle a permis la décolonisation de l’Afrique. Quand j’entends l’hymne de la décolonisation gaulliste, j’en ai vraiment gros sur le cœur. La conférence de Brazzaville n’est pas le grand acte d’émancipation de l’Afrique Noire. De Gaulle avait échoué à Dakar. Il lui fallait séduire un certain nombre d’Africains. L’abolition du travail forcé dont il a parlé dans son discours à Brazzaville ne fut pas exécutée par lui. Il exclura alors toute possibilité pour les Africains d’accéder à la direction de leur propre pays. Or, au même moment, les Anglais vont accepter l’émancipation totale de colonies aussi importante que l’Hindoustan, le Pakistan ; les Hollandais vont accélérer l’indépendance de l’Indonésie dès 1941. Tous ces pays deviendront libres et souverain. De Gaulle, lui, n’a jamais songé au self-government. Il n’avait aucune vision historique sur l’Afrique. C’est de la pure et simple propagande que d’affirmer le contraire.
De Gaulle a demandé (c’est toujours Mitterrand qui parle) qu’on se soumette. Pour lui, on entrait dans la communauté si l’on refusait la souveraineté. La Guinée refusera. De Gaulle va à Conakry dans un Etat de crise extrême. Dans les vingt-quatre heures, tous les tiroirs des administrations françaises seront vidés, l’aménagement des routes sera suspendu et les livres de français enlevés de toutes les écoles de la Guinée. Désormais les livres pour les écoles proviennent de Prague et de Belgrade. Les livres en français n’arriveront que clandestinement. J’ai été un des rares parlementaires à retourner plusieurs fois en guinée. A l époque, on tombait sous la vindicte publique. J’ai vu, de mes yeux, les enfants Guinéens apprendre les mathématiques avec des professeurs Russes dont les propos étaient traduit par des Vietnamiens »
Et Nicolas Agbohou de poursuivre. « Et ce gaullisme là, que le Président Mitterrand n’a pas voulu détruire pendant ses quatorze ans de pouvoirs présidentiel, malgré ses discours apparemment tiers-mondistes, se perpétue toujours, en bloquant l’émancipation africaine, par les principes fondamentaux de la zone franc qui sont aux nombres de quatre :

1- la libre convertibilité des monnaies africaines garantie par le Trésor français
2- la fixité des parités
3- la centralisation des réserves de change
4- la liberté absolue des transferts

Ces quatre principes actuellement en vigueur dans la zone franc ont été élaborés, pendant l’époque coloniale, en vue de satisfaire les intérêts vitaux de la métropole, et bien entendu au détriment des pays d’outre-mer colonisés. … »

Ainsi selon ces quatre principes et ce système de pacte colonial, lorsque la Côte d’Ivoire par exemple vend 100 euros de cacao aux USA, c’est la Banque centrale Européenne qui récupère les 100 euros, garde 65 euros et en donnent 35 à la Côte d’Ivoire. A ce titre, en 2004, la Côte d’ivoire a déposé 7 milliards d’euros au trésor Français pour sa participation dans le processus de garanti du CFA. De même dans les années quatre-vingt, lorsque la Côte d’Ivoire voulait acheter une voiture japonaise, c’est la France qui l’achetait aux japons, puis la revend à la Côte d’Ivoire.

On serait tenté de dire alors pourquoi les pays de la zone franc ne la quittent pas ? Beaucoup d’économistes en Afrique militent pour cette cause. Ils ne souhaitent pas quitter le CFA, mais parlent de rupture du lien avec le franc français, donc avec l’euro. Le plus virulent d’entre est eux le Pr Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblé Nationale de Côte d’Ivoire.
Mais vous savez bien ce que vit la Côte d’Ivoire depuis 2002, une tentative de coup d’Etat qui s’est transformée en rébellion rapidement orchestrée à base de revendication ethnique et religieuse. Cette guerre a été une fois de plus traitée de guerre religieuse opposant les musulmans du nord aux chrétiens du sud. Il y a eu un très beau scénario, mais une erreur de casting de la part des bailleurs de fond de coup manqué. Car le chef rebelle s’appelle Guillaume Soro., son numéro deux André Takoury Tabley. Vous connaissez des musulmans qui appellent leur fils Guillaume, André ? Idem au sud, le défenseur de la maison Gbagbo s’appelle Mamadou, musulman et originaire du nord.

Les trois Banques Centrales de la zone CFA sont la BCEAO Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ancienne AOF), la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale (AEF) et la Banque Centrale des Comores. Toutes ses Banques Centrales comptent des Français au sein de leur Conseil d’Administration :

- BEAC : 13 administrateurs dont trois pour la France.
-BCEAO : 16 administrateurs donc deux désignés par la France
- BCC : 8 administrateurs dont quatre Français

Nicolas Agbohou écrit : « dans les conseils d’administrations des Banques Centrales siègent au moins deux Français dont le seul refus suffit pour maintenir un statu-quo, pour pérenniser l’ordre monétaire et juridico-finacier colonial aujourd’hui rénové, et imposé aux africains.. »

 
destribat | anti-corruption
00H51 17/11/2007

Vous êtes autorisé à utiliser ce commentaire. Le livre de Nicoals Agbohou est bizarrement épuisé à la FNAC, indisponible. j’ai demandé qu’on me le commande, on a dit qu’il n’est plus édité.

Et pourtnat toutes les petites libairies Africaines sur Paris le vende, je l’ai même acheté par correspodance, livré en 4 jours. (Chronopost)

http://www.menaibuc.com/IMG/pdf/presse_afrique_cfa_final.pdf

 
Tita | A Lisbonne
20H33 16/11/2007

Laisser les peuples dans la misère et la peur, ils n’en seront que plus facile à contrôler afin de laisser les puissants faire leurs affaires.

Cela semble donc une vérité bien universelle.

Merci à rue 89 de laisser paraître des articles (je pense à cette cette série d’articles surtout) qui sortent réellement des sentiers battus et convenus.

 
david62
23H47 16/11/2007

du riz des dictateurs sous controles occidentales et des guerres entre eux c’est ca qu’ils leur fauent ah bin non il y a deja cela labas ah ah ah

 
destribat | anti-corruption
17H55 17/11/2007

Mais vous êtes très impartial dans votre commentaire à mettre tous sur le dos des Américains. Vous oubliez les mercenaires comme Bob Denard qui ont travaillé pour le compte de la France.
En parlant du Congo, lors de la guerre qui a porté Sassou au pouvoir, vous oubliez que ELF a armé la rébellion, puis par la suite Lissouba afin de s’assurer d’être du bon coté.

Les différents coups d’états en Afrique francophone répondent tous au même scénario. Le premier coup d’état au Niger en 1973 qui a déposé le Président Seni Kountché a été manœuvré par la Cogema par ce que ce dernier demandait juste une augmentation des royalties sur l’uranium. 34 ans plus tard le même schéma réapparaît au Niger mais cette fois-ci ‘est Areva qui dirigeait les opérations. Le Niger demande plus de royalties et c’est une rébellion Touareg qu’on lui offre.

En 2002 en Côte d’Ivoire, Gbagbo veut revoir (pour 2004) tous les contrats des entreprises Françaises acquis de gré à gré, refuse la construction du 3 pont d’Abidjan à une entreprise française, on lui fabrique de toute pièce une rébellion, déguisant ainsi un coup d’état manqué en rébellion.

En 1967 qui soutient et encourage Odjuku à réaliser son projet sécessionniste de la région du Biafra? Foccart aidé par Houphouët-Boigny avec le chef d’orchestre De Gaulle (1 million de mort en deux ans). Pour rappel le Biafra est une région du sud-est du Nigéria convoité pour ses riches réserves en pétrole.
Ce système opaque, oppressant et injustice a fini par suscité ce sentiment anti-français voire anti-européen que l’on constate en Afrique. Comme le disait le Président Sénégalais, Abdoulaye Wade, hier soir chez Guillaume Durand, l’Europe a perdu en Afrique la bataille économique.

Comment Bolloré a acquis tous ses terminaux portuaires dans le golfe de Guinée ? Avec l’aide des Américains ? Comment Elf a pu s’imposer dans les 3 grands pays producteursde pétroledu golfe de guinée (Gabon, Congo, Angola). Selon la juge Eva Joly, ELF a financé, Jonas Savimbi ancien chef de la rebelle Angolais.

Il n’est pas ici question de renier les méthodes américaines, mais ne pas citer par ignorance ou par manque d’objectivité les mécanismes issus de l’époque coloniale qui maintiennent l’Afrique francophone dans une situation de misère perpétuelle, c’est faire preuve de légèreté en affichant par la même occaasion un anti-américanisme primaire.

Si vous avez le temps, car on sait bien que les affaires africaines intéressent peu les européens (la preuve regarder le nombre de lecteurs sur cet article et les réactions), vous pouvez faire un petit tour sur les quelques liens que je vous donne qui sauront mieux expliquer que moi tout ce mécanisme ou lire si vous les trouver les livres dont j’ai fait mention :

• Eva Joly dénonce le système ELF (vidéo) : http://dailymotion.alice.it/video/x2kjst_affaires-de-fric_politics vidéo récente 15 juin 2007

• Bokassa explique comment Giscard l’a déposé du trône, vidéo enregistré à Abidjan lors de son exil forcé : http://dailymotion.alice.it/relevance/search/bokassa/video/xudup_bokassa…

* John Perkins : Confessions d’un Assassin financier : http://www.johnperkins.org/Books.htm
Présentation de l’éditeur
Les « assassins financiers » sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. L’auteur sait de quoi il parle, c’était son « métier ». Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd’hui ses terribles manipulations.

• Mamadou Koulibaly : Les servitudes du pacte colonial (Editions CEDA / NEI Abidjan (Côte d’Ivoire) disponible en France

 
destribat | anti-corruption
19H50 17/11/2007

On a vu les attaques de Sarkozy contre le Jean Claude Trichet gouverneur de la Banque Centrale Européenne après son élection. Ségolène Royal n’a pas manqué de critique elle aussi pendant la campagne. Ces critiques montrent bien l’importance d’une banque Centrale dans l’économie d’un pays, l’importance d’une banque Centrale dans les choix économiques et politiques. La BCE est chargée de définir les grandes orientations de politique monétaire de la zone euro et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre. Par l’arrimage du CFA à l’Euro, les pays Africains subissent de plein fouet la politique de l’euro fort.

Un pays qui bat sa propre monnaie a le choix de baisser les taux d’intérêts, de dévaluer sa monnaie …

Lorsque 65% des recettes d’exportations des pays africains sont stockés dans le Trésor public français, cela veut dire que les 2/3 des finances de l’Etat sont en exil, dans les mains de l’ex-colonisateur, chez l’occupant. Dans ce contexte, la France a tous les moyens pour mettre au pas les dirigeants présents et futurs qui contestent l’ordre totalitaire et néocolonial établi contre l’Afrique.

Les Africains n’ont pas la maîtrise de leur circuit bancaire au même titre que la Chine et les autres pays qui ont leur souveraineté monétaire au service du développement socio-économique. C’est-à-dire que les banques implantées en Afrique sont le plus souvent étrangères au tissu socio-économique africain. C’est-à-dire qu’elles ne prêtent pas significativement aux chefs d’entreprises africains. C’est pourquoi, l’économie nationale ne décolle pas contre toute attente.

 
destribat | anti-corruption
20H04 18/11/2007

Après avoir fait une analyse des causes du sous-développement de la zone franc, Nicolas Agbohou propose des solutions, d’ailleurs la troisième partie de son livre traite cet aspect.

Pour lui la meilleure voie est le panafricanisme décentralisé dont la réalisation peut être accélérée par la création d’une Monnaie Unique Africaine (MUA) dont les conditions sont parfaitement identifiables.
Selon lui plusieurs raisons psychologiques, politiques et économiques justifient la création de la MUA.
Parmi les conditions nécessaire à la création de la MUA, il cite :
- L’éradication des préjugés et des idées reçues sur l’Afrique. Entre autres idées lutter contre les thèses d’Hegel reprises par Guaino pour rédiger le discours de Dakar.
-Intégrer dans la pensé collective des noirs le passé glorieux de l’Afrique
- La démorcratie, …..

Avec une monnaie unique et par le contrôle total de son système bancaire l’Afrique peut créer des produits à valeur ajouté au lieu de continuer à exporter des matières premières.

A titre d’exemple depuis 1898 (date de la création de la colonie de Côte d’Ivoire), la France n’a construit aucune usine de transformation du cacao en Côte d’Ivoire. L’unique politique a été de transporter le cacao vers la métropole rendant l’économie de ce pays vulnérable à cause de la fluctuation des cours du cacao.

 
destribat | anti-corruption
11H16 19/11/2007

Je suis un pauvre citoyen qui dans cette vague d’idée reçue sur l’Afrique essaie de vous montrer que les ONG, le commerce équitable et autres ne sont que des solutions pour l’Europe pour se donner bonne conscience.

Le mécanisme est simple. Les Multinationales financent les coups d’états, elles mettent en place une marionnette à leur solde. Le chaos s’installe, elles donnent 1% aux ONG pour essayer de réparer le désordre créé. Les Kouchner et autres vont faire le sale boulot et tout le monde es content, la situation de domination et de corruption continue. Certains citoyens de ces pays, ne se contentent pas des actions des ONG et ainsi se crée une population prête à l’immigration. Pire ces mêmes immigrés partis à cause du désordre engendré par les multinationales viennent travailler « au black » dans des chantiers tenus en Europe par ces entreprises. Au bout du compte, ce sont les mêmes qui sont les gagnants.
Cependant pour lutter contre l’immigration qu’est-ce qu’on nous propose ? Police, reconduite à la frontière, zone de rétention … . alors que les solutions sont simples.

Nicolas Agbohou par ce livre est l’une des seules références écrites tout comme Mamadou Koulibaly qui affirment et démontrent que l’Afrique n’a pas besoin de la pitié de l’occident. Il suffit simplement, de remettre en cause les mécanismes qui perpétuent cette pauvreté. Je donne aussi en référence le livre de John Perkins qui explique le système mis en place par les USA pour dominer escroquer les pays d’Amérique Latine.
J’ai en fin fait mention de Global witness dont les rapports expliquent tout le fonctionnement de la corruption dans le monde et notamment comment les matières premières alimentent les guerres en Afrique. La vidéo d’Eva Joly explique ce mécanisme. Elle s’est elle même inspirée des travaux de Global Witness.

Si vous parcourez les milieux intellectuels Africains, le livre de Nicolas Agbohou est une référence, raison pour laquelle, je me suis appuyé sur lui pour argumenter mes propos.
Je ne suis ni éditeur, ni écrivain, ni producteur, juste un simple citoyen qui vient participer au débat.
Je vous donne ici d’autres références qui vont dans le même sens de mes commentaires, mais que je n’ai pas encore pris le temps de commenter.

• Pour la dignité de l’Afrique, laissez nous crever ! (Etienne de Tayo)

• Monnaie, servitude et liberté (Joseph Tchundjang Pouemi)

• Afrique : pillage à huis clos (Xavier Harel est journaliste, spécialiste de l’Afrique et des questions pétrolières. Editions Fayard)

• Appel à la jeunesse africaine (Théophile OBENGA, de nationalité congolaise, enseigne actuellement à l’Université d’Etat de San Francisco, Californie, USA.)

 
destribat | anti-corruption
11H55 21/11/2007

Les écrits des autres sont nos sources de documentations. Nous n’adhéront pas forcement à tout ce que nous lisons. Je cite mes sources et j’en tire des conclusions. mais j’ai aussi mes propres idées. Lorsque je vous parle du coté pervers des ONG, j’assume ce que je dis, mais je prends par exemple les rapports de Global witness pour démontrer comment les multinationales financent les rébellion en Afrique.

Si j’ai donné une liste de certains documents c’est bien parce que vous m’accusez de faire l’apologie de Nicolas Agbohou.

Et puis au final si d’autres ont, de manière brillante, fait des travaux, est-ce un peché d’en faire part, de les partager avec d’autres lectures.

Je ne suis pas un afro-pessimistes. Si une personne fait un tour par hasard sur ce post, prend le temps de lire un des livres ci-dessus mentionnés, je pense que j’aurais participé à ma manière à la lutte contre l’ignorance de nos opinions.

Connaissiez-vous le mécanisme du fonctionnement du CFA, moi non, Saviez-vous que des petits pays comme le Benin dépose chaque année au trésor public français 65% de leur recette d’exportation et que c’est ce même argent qu’on leur prête ? Moi non. Qu’est-ce qu’il y a de mal à vouloir partager cette découverte avec les autres pour aller au-delà des préjugés sur l’Afrique ?

Je suis moi aussi surpris que vous ne percevez pas mon avis au travers de mes posts. Entre les écrits de Stefen Smith, les délires de Eric Zemmour, ..; j’ai pris position, donné mon avis en démontrant qu’il faut une nouvelle décolonisation des pays d’Afrique francophones, ce qui passe par :

* Donner un autre cadre au CFA (thèse d’Agbohou)
* Briser le pacte social (Mamadou koulibaly)

Les coups d’états, les guerres découlent de cette relation mal établie le lendemain des indépendances et qui fait que chaque dirigeant Africain croit qu’il a besoin de la grâce de Paris pour gouverner.