
Cuisine à Paris : ne calmez pas votre faim de Glou

Bon, aujourd'hui je vais vous la faire courte. Cette adresse, ouverte en catimini entre Noël et le Jour de l'An, ruisselle déjà dans toutes les colonnes de vos journaux. Pas un bémol, de la louange en-veux-tu-en-voilà, du superlatif, de l'enthousiasme en papier glacé, rien que du bon. Et moi qui suis d'ordinaire assez méfiant de ces emballements soudains et moutonniers, plus ou moins bien montés en sauce par d'habiles communicants, je dois bien l'admettre : ce concert d'applaudissements est amplement mérité.
Direction Glou, donc, en plein cœur du Marais, juste en face du Parc du musée Picasso. Un endroit frais et allègre, tout de longueur comme un pont de navire, voguant bonne allure dans l'air du temps, avec ses tables d'hôtes en beau chêne blond, ses lampes industrielles chinées, son mur de briques rouges à la newyorkaise, ses pierres grattées et ses ardoises en suspens. C'est là que l'on se presse.
Dans l'assiette, une cuisine de produits, choisis avec soin par deux fous de bouffe, Julien Fouin (l'ancien rédacteur en chef du magazine gastronomique Régal) et son compère Ludovic Dardenay : huîtres Utah Beach (mes préférées, une grande claque iodée et fraîche au délicieux petit goût de noisette, surtout si vous goûtez au pied), thon de l'île d'Yeu, jambon Ibaïona, charcuteries de porc noir, poitrine de cochon, gambas sauvages, saumon bio, lentilles blondes de St-Flour, Salers, tartes de Jacques Genin…
Le respect des beaux produits
Pas d'extravagance ni de bouleversante surprise mais de la belle ouvrage, simple, directe et authentiquement bonne. Ajoutons-y une belle sélection de liquides à des prix abordables (on y trouve même de très grands crus au verre ce qui est exceptionnel à Paris) et très judicieusement conseillés si vous vous laissez prendre en main.
Et puis, je ne sais pas vous, mais moi, il y a un moment où le phénomène des chefs starifiés comme des vedettes de cinéma, des prix Nobel de littérature, des Proust, des Pasteur ou des Picasso, ça finit par m'ennuyer un tantinet. Alors voilà, je suis ravi, mon coup de cœur du moment est un restaurant sans chef ! Mais, ne vous méprenez pas. Un chef il y en a un en cuisine, un bon, qui se donne et sait respecter les beaux produits passant entre ses mains (ce n'est pas si souvent) mais honnêtement ce n'est pas ici l'essentiel.
L'essentiel chez Glou c'est l'atmosphère. Ce bonheur intense que Julien, Ludovic et leur bande distillent de table en table. Car les gais larrons ont réussi à créer pour leur premier resto l'alchimie simple et fatale que l'on devrait rencontrer derrière la porte de n'importe quel caboulot : un lieu agréable, des produits triés sur le volet et joliment mis en valeur, et surtout ce service débordant de bonne humeur, d'envie de faire plaisir, de partage et de sollicitude bienveillante. Une belle rasade de décontraction généreuse balayant les tables. De l'amour dans l'air. Oui, oui. Ici on nous aime. Et nous, on en redemande ! Alors forcément on s'attarde et on se retrouve finalement sur le trottoir à minuit, léger et heureux.
Voici donc enfin une bonne nouvelle. L'année 2009, au moins rue Vieille du Temple, commence bien. Alors allez-y, car franchement, ça vaut le Glou !
► Glou 101, rue Vieille du Temple 75003 Paris - Tél. : 01 42 74 44 32 - Fermé le mardi - Réservation indispensable - Formule déjeuner à 17€, à la carte, comptez entre 30€ et 40€. Cliquer ici pour voir plus de photos de Glou.
► Retrouvez les chroniques gastronomiques de Thierry Richard et bien d'autres menus plaisirs sur son blog Chroniques du Plaisir
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De in girum
15H54 | 22/02/2009 |
Miam
De General Subverciòn
pas content qui le dit! | 17H28 | 22/02/2009 |
à la portée de n'importe que bénéficiaire du RSA,chômeur ou autre smicard précaire….
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H46 | 22/02/2009 |
Le thon germon (île d'Yeu) est une espèce en voie de disparition et a sa pêche très réglementée (de mai à fin octobre).
Très intéressant de savoir qu'on en trouve à Paris ! C'est de la fraude ou du surgelé cette cantine ?
Après avoir à Noël, ici :
http://www.rue89.com/cantine/2008/12/20/le-restaurant-caius-un-violent-c…
encensé la Prat ar Koum finistérienne, il est bon de savoir que la « préférée » est l'Utah beach normande…
Ce qui s'appelle manger à tous les râteliers, ou je ne m'y connais pas.
De PIT LE CHIEN
17H59 | 22/02/2009 |
Thierry Richard, trop c'est trop !
Je comptais y aller mais cet article ridiculement dithyrambitesque ne vaut pas un glou et déclenche « Alerte ! » aux papilles.
Le copinage (pour être poli) a ses limites.
à PIT LE CHIEN
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H26 | 22/02/2009 |
« copinage » au minimum. et j'aimerais bien une réponse concernant le thon !
car si c'est du « vrai » thon, comme il semble être écrit, cela relève de la répression des fraudes.
à FabiendeMénilmontant
De PIT LE CHIEN
18H52 | 22/02/2009 |
Oui.. Et si c'est pas du copinage (voire plus), sans doute des substances dans « la grande claque iodée » ou dans la « tarte Génin », ou il a bu…Quant au thon et à tous ces produits naturels et donc sublimes qu'on ne trouve que là ; Il en fait un peut trop ce « critique » !
à PIT LE CHIEN
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H16 | 22/02/2009 |
« Et moi qui suis d'ordinaire assez méfiant de ces emballements soudains et moutonniers, plus ou moins bien montés en sauce par d'habiles communicants, je dois bien l'admettre : ce concert d'applaudissements est amplement mérité. »
C'est là qu'il faut rire ?
Par « critique », on n'entend pas « que » mauvais ; un critique se doit d'être… critique. Peser le bon et le mauvais. Il me semble que (je me trompe peut-être, n'étant pas un habitué), dans ce quartier, un menu à 17 € le midi mériterait soit d'être souligné pour son « petit prix », soit d'avoir une mise en garde pour aviser qu'il s'agit d'une formule light ? 17 € c'est le prix que l'on claque dans plein d'endroits parisiens, pas forcément branchouilles, et pas nécessairement centraux.
Quant à l'histoire du thon, si elle est vraie, il n'y a qu'un mot : boycott ! pour le respect de la règlementation et des réserves marines (je n'écris pas « halieutiques »… on ne sait jamais).
à FabiendeMénilmontant
De PIT LE CHIEN
21H37 | 22/02/2009 |
Le Glou avait cette semaine un petit papier, sobre, dans l'Obs, qui m'avait vaguement donné envie d'aller voir, bien qu'il soit dûment mentionné que l'un des patrons était producteur de cinéma ce qui, pour moi, n'est pas forcément un bon signe en matière de cuisine mais qui peut expliquer les relations de copinage .
Quant au thon ? ?
à PIT LE CHIEN
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H59 | 23/02/2009 |
Je ne vois toujours pas de réponse de l'auteur concernant -au moins- la provenance du thon.
Je n'ai plus pour habitude de lire les critiques gastro, sauf si on me les met sous le nez, ou si je cherche quelque chose, sortant moins qu'avant et ne travaillant plus dans le domaine culinaire.
De nemo3637
Déchoukeur | 19H47 | 22/02/2009 |
Je note cette bonne adresse que je ne manquerai donc pas de visiter lors de mon prochain voyage à Paris.
Enfin, d'ici là, une République des Conseils sera peut-être déjà en place. J'espère qu'une place sera néanmoins laissée à certaines entreprises privées comme les bistrots et les bons petits restaurants. A la discrétion des clients : si c'est bon on trinque et on paye. Sinon…
à nemo3637
De General Subverciòn
pas content qui le dit! | 20H57 | 22/02/2009 |
sinon t'iras chopper des sardines et de la bière en boites au Lidl du coin comme tout le monde…
à General Subverciòn
De nemo3637
Déchoukeur | 13H35 | 25/02/2009 |
Ah ben oui ! Il n'y a pas de Lidl chez moi. Cela apportera une touche d'exotisme à mon prochain voyage.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 19H47 | 22/02/2009 |
ce genre d'article commence à me faire chier ! ! ! !
la critique gastronomique reprends par ses superlatifs le pire du journalisme
en lisant la prose ci dessus on a l'impression que le gastronome atteint l'orgasme par les papilles
c'est d'autant plus nuisible qu'il y a des tas de restaurants et de brasserie qui maintiennent une cuisine de qualité a des prix modestes
eux bien sur n'ont pas l'honneur de rue 89
dommage
à jyeden
De in girum
23H14 | 22/02/2009 |
encore heureux qu'il reste encore des truc géniaux et pas chers, des secrets locaux. dès que la presse arrive, c'est souvent la fin des haricots ..
De Mougik
Loser imperturbable | 11H29 | 23/02/2009 |
Belle pub, trop belle , voir ecoeurante .
Du coup boycotte de ce resto branchouille.
Et déception de trouver ceci ici.
à Mougik
De nemo3637
Déchoukeur | 13H38 | 25/02/2009 |
Bon j'ai compris. La prochaine fois ce sera La Pignata comme d'habitude. Ou le Lidl le plus proche.
à nemo3637
De possibles
Variable | 15H36 | 25/02/2009 |
Que de haine chers collègues…que de haine…
Je crains que les thons ne soient pas plus en sécurité sous votre regard aiguisé…
De kuelap
cuisinier formateur | 18H00 | 26/02/2009 |
« on se retrouve finalement sur le trottoir à minuit ,léger et heureux “ a 35 euro de moyenne sans le vin c est mon porte monnaie qui se retrouve léger et triste, j ai l” impression de lire des critiques culinaire pour des personne que je ne côtoie pas.Mais cela doit être normale de payer presque 500 fr ou 75 euro pour les plus jeunes ,a deux une darne de saumon bio et des lentilles blondes de st-flour.Moi qui suis cuisinier de profession je ne crache a aucun moment sur la qualité du travail d un chef et du produit mais p….. que la vie est chère………………………