
La France occupée, nouveau décor de l'audacieux Tarantino
(De Cannes) « Inglourious Basterds », un des films les plus attendus du festival, vient d'être montré en exclusivité mondiale à Cannes. Quentin Tarantino y filme la France sous l'occupation nazie. Ses héros : une bande de résistants juifs et de cinéphiles qui finiront peut-être par zigouiller… Hitler. Une fiction casse-gueule, fantaisiste et convaincante.
C'était en tout cas le film que tout le monde attendait… Les fans de Tarantino, émoustillés par la moindre gesticulation de l'auteur de « Pulp Fiction » et « Kill Bill ». Les autres, avec une vague inquiétude.
Et pour cause : dans « Inglourious Basterds », pour la première fois, le metteur en scène officiel de la pop culture survitaminée ne fait pas mumuse avec un matériau de pure fiction, mais situe son film durant la Seconde Guerre mondiale.
Ses personnages ? Des figures sorties de son imaginaire débridé, mais aussi des personnages « secondaires », répondant quand même aux patronymes de Goebbels ou de Hitler.
Des scalpeurs de nazis et une orpheline proprio d'un cinéma
Qu'allait-il advenir de l'alliance entre les galipettes formelles sous amphétamines de Tarantino et le contexte historique guère frivole de la chose ?
On se le demandait avec d'autant plus de scepticisme que le double argument du script (primo : une bande de soldats américains juifs scalpent tous les nazis à portée de couteau ; secundo : une jeune orpheline, proprio d'un cinéma parisien, mitonne un attentat contre Hitler et ses sbires) n'inspirait pas forcément confiance. (Voir la bande annonce)
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Excellente surprise : malgré quelques scènes de scalps un rien éprouvantes (et inutiles), la fiction ne joue que pour l'anecdote la carte de la sauvagerie. Très loin du film historique ou du film de guerre, « Inglourious Basterds », contrairement à ce peut laisser croire la bande annonce, relève d'abord et essentiellement de la comédie.
Un genre noble et casse-gueule s'il en est. Et si la mise en scène de Tarantino doit ce qu'elle doit à Sergio Leone (référence assumée), le script, lui, rappelle surtout l'indépassable « To be or not to be » de Lubitsch (1942). Un classique épatant où une bande de théâtreux polonais au chômage luttaient contre l'oppression nazie avec, entre autres, le pouvoir de l'art et celui du rire.
Tarantino fait profil bas concernant la grande histoire
Tarantino n'a pas la subtilité et l'élégance de son modèle (sur le « fond », il est plus proche de Mel Brooks, expert en la matière), mais son film lorgne néanmoins de ce côté-là et la comparaison, au final, n'est pas déshonorante pour lui.
Tarantino réécrit l'histoire au gré de sa fantaisie. Il cite Pabst, Clouzot, et imagine que le cinéma aurait accidentellement pu démolir le IIIe Reich. Ce qui confirme la prégnance de ses obsessions fétichistes (le cinéma, encore et toujours), mais indique qu'il adopte aussi un profil bas concernant la grande histoire, ce qui, en l'occurrence et le concernant, ne tombe pas plus mal.
Une audace rare dans le cinéma américain
Trop long (2 h 30 ! ), déséquilibré, s'abîmant parfois dans la complaisance (verbeuse et, malgré tout, hémoglobineuse), le film enchaîne néanmoins plus de morceaux de bravoure qu'une année entière de production standards.
Surtout, avec son script étrangement construit et son humour noir, « Inglourious Basterds » fait preuve d'une rare audace dans le contexte du cinéma américain.
L'une des principales consistant à entremêler plusieurs langues (anglais, français, allemand, italien), ce qui contribue à l'aspect composite et excitant de la chose.
Brad Pitt, accompagné d'acteurs venus de partout (dont l'épatante Mélanie Laurent), en profite pour signer une prestation parodique de haute volée. Dans son viseur : les innombrables archétypes du film de guerre. Une interprétation à la hauteur de cette farce remuante, cosmopolite et très singulière.
► Inglourious Basterds de Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Diane Kruger… - sortie 19 août.
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De Gibert Because-Youno
Kaléïdoscopique | 17H46 | 20/05/2009 |
Ouais… euh…
Vraiment ?
Parce que j'veux dire…
Enfin… bof… non ?
De icosium
17H47 | 20/05/2009 |
Encore UN ! ! ! ! !
Après les GI, après Paxton, c'est maintenant au tout de Tarentino de nous faire la leçon. Pas si nuls que celà ces Yankees ! ! ! !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H57 | 20/05/2009 |
Je suis pas fana de tous ces films présentés à Cannes , et je suis pas vraiment d'accord a vous , mais j'aime beaucoup vos articles à la fois descriptifs , contextuels et subjectifs, monsieur Olivier de Bruyn.
Je vous crois fort honnête homme critique.
à Numerosix
De hershellgordon
21H42 | 20/05/2009 |
plus un !
perso…tarantino blablatte trop…qu'il soit intelligent…qu'il ait des références…qu'il ait un réel talent de cinéaste…soit ! mais il me semble qu'il est un tant soit peu surestimé….mais j'irai voir son film…
à hershellgordon
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 21H48 | 20/05/2009 |
Enfin, pourvu qu'on se marre bien comme dans ses précédents, hein… c'est tout ce qui importe.
C'est bien jouissif en général, Tarantino.
à hershellgordon
De Un compte supprime
nc | 03H59 | 21/05/2009 |
ouais, et puis il y a souvent de la fesse chez Tarantino, raison de plus d'aller voir ses films.
à Numerosix
De Al nasr al tair
22H13 | 20/05/2009 |
Numero 6 est amoureux…eux !
Numero 6 est amoureux…eux !
Numero 6 est amoureux…eux !
Olivier, le chemin vers N6 c'est par là :
à Al nasr al tair
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 22H29 | 20/05/2009 |
Tu pourras pas le louper, Olivier : N°6 te fait des signes avec sa petite papatte :
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 19H43 | 20/05/2009 |
Un vulgaire plagiat des « douzes salopards » avec le talent en moins et le grotesque en plus.
Nul, chiant, pathétique.
à La framboise enragée
De jackykennedy
employe | 20H10 | 20/05/2009 |
Tu es vraiment enragée la framboise. Comment peux tu affirmer ces arguments pour un film qui sortira en aout ? ? Tarantino a toujours assumé son inspiration venue des films qu'il a adoré, et ce que tu appelle « plagiat » et nous « hommage » s'est produit dans la totalité de ses films. Moi je le sentais assez mal ce film, m'attendant à une succession de scènes de tortures et de barbaries en tout genre façon « hostel », mais je dois avouer que depuis son avant première à Cannes, ce qui en ressort c'est encore une fois un film ovni et totalement à contre pied de ce que pouvait attendre le public. Comme d'habitude merci Quentin.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H31 | 20/05/2009 |
à jackykennedy
De Al nasr al tair
21H49 | 20/05/2009 |
Ouais ! La framboise enragée
rien à voir avec la framboise92 qu'est toute douce et toute sucrée……………….. ! ! !
à Al nasr al tair
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 22H01 | 20/05/2009 |
Oui, parce que la Framboise Enragée, elle, est nulle, chiante et pathétique…
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De La framboise enragée
( kärcher fruitier ) | 22H46 | 20/05/2009 |
Eh le vieux Cyp toi ta génération c'est Lelouch-Piccoli lol, Tarantino-bobo c'est pour nos trentenaires qu'ont tout découvert, qui croient que le monde ressemble à Amélie Poulain, et qu'on peut tuer 30 gugusses avec une rafale de PM.
à La framboise enragée
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 22H49 | 20/05/2009 |
Rame rame rame……
à La framboise enragée
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 02H58 | 21/05/2009 |
Heu : je mate des films en vrac à donf'… ayant beaucoup de retard à rattraper suite à un tiers de vie au pays de Bollywood, ce qui limite sérieusement la culture cinématographique.
Les vieux trucs, bien entendu… mais pas que : tout le cinoche coréen (et pas uniquement les déclinaisons du genre Park Chan Wook). Y a des trucs fous comme Welcome to Dongmakgol ou Save the Green Planet, hein… faut les voir pour y croire…
Le space opera récent, les séries de la HBO : The Wire, Six Feet Under, Deadwood, Rome, etc. (à mon avis ils sont les nouveaux Balzac du XXIè siècle) ; des bonnes séries nunuches bien foutues (j'adore) genre Dead Like Me ; des machins japs déjantés du style Otakus in Love ; des films d'horreur indiens (Bhoot) ; quelques toiles françaises excellentes… par exemple la Chambre des Morts ou Vent Mauvais qui sont impecs et pas péteux ; du rital aussi : Les Cent Pas, Romanzo Criminale, etc.
Et alors un max de films d'action pas prise de tête : Hulk, Indiana Jones et compagnie. Du bon ricain à la pelle aussi… et du brit à gaver : ils sont trop bons, les brits.
Bref : de tout.
Tu crois qu'on est restés coincés à une époque précise ? Pas moi. Ça risque pas.
Et je me fous du réalisme : si une nénette peut zigouiller 98 yakusas dans un gros bain de sang, je jubile.
J'emmerde le cinéma chiant.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 03H00 | 21/05/2009 |
Rome : top. Mais avec HBO j'ai pas été déçu encore…
J'ai deadwood dans la pile, pas encore regardé. C'est comment ?
Tu as regardé Band of Brothers ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 03H11 | 21/05/2009 |
Deadwood, c'est… dommage. Parce qu'ils n'ont pas eu le budget pour achever la série, donc ça se termine un peu en eau de boudin.
Mais sinon c'est géant : le western au top de chez top, avec un héros droit dans ses bottes et très veule, en fin de compte… et un immonde patron de bordel (acteur british fabuleux dont j'ai pas le nom en tête, là) qui finit par susciter plus de sympathie que le héros (au regard si clair).
Wild Bill Hicock est formidable, et Calamity Jane bourrée tout le temps aussi. Bref : faut le voir.
Rome, j'ai tout simplement été soufflé : c'est – et de loin – la meilleure reconstitution *de l'esprit romain*, sans parler des décors et des acteurs (fallait oser mettre des brits en premiers rôles et ne pas tomber dans le ridicule).
J'ai pas encore vu band of Brothers… là, on digère The Wire. Carrément la meilleure, à mon avis : une plongée en apnée dans l'Amérique. Grandiose. Parfait !
Faut se couler dedans, au début, mais après t'es scotché. La Comédie Humaine.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 03H17 | 21/05/2009 |
Ce que j'ai beaucoup aimé dans Rome, c'est qu'il évite l'anachronisme. Ils ne nous ont pas fait un film sur Rome avec des personnages qui ont les mentalités et les valeurs du XXIè siècle. Le décalage est permanent, aussi bien chez les prolos que dans la haute, c'est géant. J'ai vraiment regretté que ça s'arrête à la fin de la saison 2. J'aurais rêvé d'une dizaine de saisons qui nous auraient menés à travers l'empire puis sa chute et l'antiquité tardive…
The wire, ça ne me dit rien du tout, première fois que j'en entends parler…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 12H42 | 21/05/2009 |
Très bonne analyse de la série Rome, Hulk : étant passionné (en petit amateur, mais forcené) par l'histoire romaine, je n'y vois d'équivalent au rendu impeccable de la mentalité romaine que dans le Satyricon de Fellini.
The Wire (Sur Écoute, en français), se passe à Baltimore. On y suit une bande de flics anti-stups au quotidien… mais c'est surtout et avant tout une fresque extraordinaire de la société américaine – on pénètre les arcanes de tous les milieux : du dealer de coin de rue au politicien ambitieux, tout y est.
Ça démarre sans préambule : c'est très déconcertant… mais attention : chef-d'œuvre !
Fonce, Hulk : te connaissant, ça va te plaire et pas qu'un peu.
à Al nasr al tair
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H15 | 21/05/2009 |
merci, tu sais, mon côté acide a été sucré aujourd'hui.
Un vrai festival, un duo de punaises.
Cela tombe en pleine période de confiture alors je me déconfite un peu d'ici.
Ciaooooooooooooo
à La framboise enragée
De Deenye
citoyen | 21H50 | 20/05/2009 |
Tarantino : pas de talent ? ?
Celle-là, fallait oser !
à Deenye
De Al nasr al tair
21H59 | 20/05/2009 |
T'inquiètes ! c'est une framboise toute blette qui pisse un mauvais jus…
à Al nasr al tair
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 22H02 | 20/05/2009 |
Tu sais… comme ces framboises piquées par les punaises… berk…
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Al nasr al tair
22H18 | 20/05/2009 |
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H05 | 21/05/2009 |
Tu sais, j'ai bien peur que l'on ne me pique partout, j'ai la framboiz qui dérange partout et je vais me la transformer ici un peu.
Trop fragile ; finalement !
ciaooooooooooo
merci à tous !
à framboise92
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 14H31 | 21/05/2009 |
Hé : je ne faisais pas du tout allusion à toi, mais à l'Enragée : -)))
Celle-là, c'est une sacrée punaise. Je ne confonds pas, rassure-toi.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De falibade
Sur la bade. | 15H43 | 21/05/2009 |
Je sais, rassure-toi, je la connais, elle avait compris.
à Al nasr al tair
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 03H02 | 21/05/2009 |
Elle est pas pire que l'autre, cela étant… Deux styles très différents…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H11 | 21/05/2009 |
toujours aussi aimable, hulk.
J'ai blessé le Hulk à jamais, alors.
Trop forte, ma framboizzzzz !
Rancunier, Hulk, rancunier.
Pourtatnt, je t'ai suivi quand tu portais ton tablier de cuisine et que ça sentait bon un jour au forum des socio machins.
Allez va, je te laisse la place, va.
Les forhommes, j'en ai un peu ma dose, à vrai dire.
C'est bientôt la saison et la framboizzzz va aller se la couler douce, bientôt et oublier le mépris e le sarcasme dans un torrent pendant deux mois durant, en profeignasse.
la place est à la rancune ! Déroulez le tapis rouge (oh ! pardon, surtout pas le rouge ! )
biz