Du Nigéria à l'Inde en passant par le Brésil : un festival à Cannes

Sur la piste des films coréens ce samedi, il y avait l'autre gros morceau de là bas Bong Jon HO et son « Mother ». Eh bien c'est du Almodovar fait en Asie. C'est pas mal du tout mais bon je laisse ici la critique à d'autres. J'étais dans la salle pour essayer de faire coup double et d'emmener un deuxième film coréen au Brésil après le curé vampire dans « Thirst ».

Non, me dit mon ami de Sao Paulo, trop difficile. D'accord. Je partis donc faire quelques kilométres de stand au marché. Impressionnant le nombre de films que l'on fait dans le monde.

Prenez le Nigéria et ses 140 millions d'habitants, ce pays a une production pléthorique de près de 2 000 films par an. Des budgets ridicules et tournés à toutes vitese, des sorties souvent directement en vidéo mais le fait est là, c'est bien le pays qui produit le plus de film au monde. Les Nigérians sont à Cannes bien sûr, avec stand et tout.

Karan Johar en visite

Mais c'est encore l'Inde qui m'occupe, j'ai rendez vous avec l'un des rares grands studios qui regarde vers l'étranger depuis quelques temps. Ils ont déjà signé avec quelques étoiles de Hollywod pour financer directement leur films, Will Smith notamment.

J'arrive salue mes hotes qui sont en pleine discussions avec un troisième qui me salue et décline son identité : Karan Johar. C'est l'un des réalisateurs de comédies et du genre Bollywood le plus doué. Réalisateur entre autres d'un film sorti en France : « La famille indienne ».

Quelle belle surprise. Il est ici non pas pour le cinéma, car les cloisons sont encore très étanches entre l'Inde et le reste du monde, il est ici donc à l'invitation d'une marque d'alcools. Karan est connu pour le cinéma mais c'est aussi un personnage incourtable de Bollywood. Son talk show « Café avec Karan » est fameux. (Voir la vidéo, Karan Johar pose les questions à Shahrukh Khan)


Et soudain Karan se met à me parler dans un français impeccable, me salue et s'en va. Rendez vous à Bombay.

Jean-Claude Van Damme réalise un film en secret à Bangkok

Appel insistant de mes amis brésiliens toujours à la recherche de films pour leur sorties de l'année : alors c'est combien pour le Van Damme. Jean-Claude Van Damme, sacré histoire ! Le mois dernier, de passage à Bangkok, j'avais été informé que JCVD réalisait en secret un film sur place donc il etait l'acteur principal.

J'ai essayé durant trois jours de lui parler sans succès. Notre dialogue commença finalement par email à mon retour en France. Allez, j'appelle l'homme qui est à Cannes. Pas de chance, il me balance vers son assistante qui me colle un rendez-vous deux jours plus tards. On verra.

Retour vers un Grand hotel pour une rencontre avec les producteurs du derneir film de Yu Lik Wai (directeur de la photo respecté du chinois Jia Zhang Ke). « Plastic City » m'a beaucoup occupé ces deux dernières années. J'ai fait les connections entre l'Asie et le Bresil et suis co-producteur du film. « Plastic City » était en compétition à Venise en 2008. La sortie française n'est pas encore annoncée. (Voir la bande annonce japonaise)


Maitenant c'est le choix difficile des options de la soirée, quelles fêtes ? Finalement, je ferai toutes celles où je suis invité. Début doucement sur la plage avec la fête annuelle des Hong Kongais, puis changement radical de décor et de taille, taxi vers une villa d'un important producteur danois. Bof. Re-taxi pour la fête bien franco-française du film de Jacques Audiard que je n'ai pas vu. Terrible cela ne parle que français, tout le monde est habillé pareil, passons.

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2 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Addie

De Addie

13H22 | 18/05/2009 | Permalien

dommage qu'on ne parle pas beaucoup de cinéma dans le blog off cannes. cet article est ridicule, mais peut-être, à sa façon, parle-t-il de cannes. rue89, y a vraiment personne qui peut parler de cinéma ?

Portrait de Dirty Tommy

De Dirty Tommy

Journaliste | 10H06 | 22/05/2009 | Permalien

Non, le Nigeria n'est pas le plus grand producteur de films au monde car ce qui est produit là-bas ne sont pas des films, mais des téléfilms tournés directement pour le marché vidéo et distribués en VCD. Les films avec une véritable démarche de production, d'écriture et de mise en scène sont devenus, hélas, rares… Parmi les cinéastes nigérians actuels, il y a Newton Aduaka dont son film Ezra est passé inaperçu aussi bien dans les salles que sur Rue89 qui ne parle que des films dont il faut parler…

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