Pourquoi voit-on toujours les mêmes bobines à Cannes ?

C'est une rengaine familière : le festival de Cannes sélectionnerait toujours les mêmes cinéastes. Le constat semble pertinent pour la 61e édition, puisque, parmi les 22 concurrents en lice, 12 sont des habitués des lieux. Explications sur un phénomène récurrent. Et zoom sur les derniers films en compétition, dont « La Frontière de l'aube », un précipité amoureux signé par un néophyte cannois : Philippe Garrel.
Les frères Dardenne ont déjà remporté deux palmes d'or (« Rosetta » en 1999, « L'Enfant », en 2005). Ils concourent cette année pour un troisième titre avec « Le Silence de Lorna ». Steven Soderbergh (« Che ») et Wim Wenders (« Rendez-vous à Palerme ») comptent également chacun une palme à leur tableau de chasse. Et l'énumération des films que ces trois signatures ont présenté à Cannes depuis leurs débuts relève de l'exercice fastidieux…
Plus jeunes dans le métier, Nuri Bilge Ceylan (« Trois singes »), Arnaud Desplechin (« Un conte de noël »), James Gray (« Two Lovers » ou Jia Zhang-ke (« 24 City ») sont également en passe de devenir ce que l'on appelle « des abonnés de la Croisette ».
Les réalisateurs majeurs ne se renouvellent pas par enchantement
Alors, favoritisme éhonté ? Conformisme du côté des sélectionneurs ? Même si les délégués généraux successifs du festival (Gilles Jacob hier ; Thierry Frémaux, aujourd'hui) n'ont jamais fait mystère de leur fidélité, parfois obsessionnelle, à certains cinéastes, la réalité est plus complexe, plus nuancée.
Primo, les réalisateurs majeurs ne se renouvellent pas par enchantement, tels des Gremlins. Les artistes de la chose cinématographique ne sont pas si nombreux. Que le festival de Cannes, première manifestation mondiale, déploie son tapis rouge pour les accueillir ne relève donc aucunement du scandale, sauf pour ceux, cela va de soi, qui abhorrent leur filmographie.
Secundo, le festival, soucieux de bichonner son image internationale, se doit de respecter un certain équilibre entre les pays et les susceptibilités. Or, au cinéma comme ailleurs, certaines terres sont fertiles, d'autres beaucoup moins.
Retrouver par exemple sempiternellement, sous la bannière canadienne, David Cronenberg ou Atom Egoyan (en toute petite forme, cette année, avec « Adoration ») renseigne moins sur un manque de curiosité des sélectionneurs que sur une relative sécheresse créative dans les environs de Montréal et Toronto.
De même, solidarité historique oblige (on en pense ce qu'on en veut), un ou deux films italiens sont présentés chaque année, ce que la vitalité réelle de la production transalpine ne justifie pas forcément. La preuve avec « Il Divo », le nouvau Paolo Sorrentino (troisième apparition à Cannes en 5 ans). Malgré un sujet passionnant -Giulio Andreotti et les dérives de la politique italienne, versant démocratie chrétienne-, le cinéaste signe une fiction criarde et bouffonne qui gâche son potentiel polémique à force d'outrances et de surenchères gratuites.
Autre cas d'école problématique cette année, Lucrecia Martel (« La Femme sans tête »), dont on peut se demander si la seconde sélection en compétition ne s'explique pas avant tout par son passage à la « Ciné-Fondation », l'école de cinéma du festival, accordant bourses et soutiens aux réalisateurs débutants.
Loin de le lancer, venir à Cannes peut ruiner l'avenir d'un film
Mais évitons les amalgames et les clichés. Venir à Cannes n'est pas toujours un privilège, garantissant médiatisation gratuite et bénéfices financiers à venir. Le nombre de fictions ayant pâti de leur passage sur la Croisette pour cause d'accueil déplorable et de descentes critiques est incalculable.
Certains distributeurs renoncent même à sortir dans les salles françaises des films qui, au préalable, se sont faits dégommer (appelons les choses par leurs noms) à Cannes. N'oublions pas, enfin, que le festival continue de jouer son rôle de découvreur.
Peu nombreux sont ceux qui, avant 2007, connaissaient le patronyme du roumain Cristian Mungiu, palme d'or surprise l'an passé avec le très beau « Quatre mois, trois semaines, deux jours ». Peut-être -qui sait ? - que l'édition 2008 célèbrera à son tour un nouveau venu dans les parages.
Place aux néophytes cannois, donc. Présenté ce matin, le premier film du scénariste Charlie Kaufman (connu pour ses scripts délirants portés à l'écran, entre autres, par Michel Gondry et Spike Jonze) a donné (parfois) l'occasion de rire, ce qui ne fut pratiquement jamais le cas cette année en compétition.
Dans « Synecdoche, New York », le cinéaste débutant reste fidèle à son inspiration surréaliste et épouse la perception troublée d'un metteur en scène de théâtre fâché avec sa vie, sa santé, sa famille, son œuvre. Inventions scénaristiques cocasses, délires divers et variés, mélancolie douce : Kaufman mélange tout.
Sorte de Woody Allen sous acide, il déroule une fable atypique qui souffre malheureusement d'une absence redoutable de rythme et de nerf. La prestation de l'excellent Philip Seymour Hoffman n'y change rien le film, plutôt prometteur sur le papier, déçoit sérieusement sur l'écran.

Autre nouveau venu, Philippe Garrel, fils de 68 et du cinéma expérimental, que l'on croyait ne jamais apercevoir dans le contexte cannois. On avait tort et c'est tant mieux. « La Frontière de l'aube » confirme s'il en était besoin que Garrel filme hors du temps. De tout temps autre que le sien.
Tourné en noir et blanc, rétif aux branchouilleries d'époque, dépourvu des ustensiles symptomatiques des temps moderne (aucune trace, sur l'écran, d'ordinateur ou de téléphone portable), le film, comme souvent chez Garrel, creuse un sillon obsessionnel, en l'occurrence celui d'un amour fou. De ceux dont on ne se remet pas.
Elle est actrice, il est photographe. Garrel ne filmera (presque) que ces deux-là. Dans les chambres d'hôtel, les rues de Paris, les parcs, ils vivent leur idylle électrique, leur passion bientôt inconsolable. Le cinéaste en capte les plus beaux fragments, qui sont parfois les plus simples. Puis vient le temps des jalousies féroces, des malentendus destructeurs, des blessures solitaires. La douleur de la désunion s'éteindra peut-être dans des retrouvailles, vraiment ultimes.
Deux personnages, donc (incarnés par Laura Smet et Louis Garrel, impeccables), auxquels s'adjoint ultimement un troisième, tout aussi bouleversant. Des plans qui durent et enregistrent les pulsations et les crispations passionnelles dans un regard, un geste, une attitude.
Philippe Garrel filme l'amour jusqu'à l'os, rongé de partout. Il croit aux sentiments, aux fantômes. Est persuadé que l'on peut crever d'une histoire et de la solitude glaciale qui lui succède. A la séance de presse, hier, à l'aube justement, certains préféraient en rire grassement. Dur pour la réputation du film, certes, mais pas forcément mauvais signe concernant son intensité et sa fragilité si nécessaires.
► Synecdoche, New York de Charlie Kaufman - avec Philip Seymour Hoffman, Samantha Morton.
► La Frontière de l'aube de Philippe Garrel - avec Laura Smet, Louis Garrel.
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De otto didakt
citoyen en colère | 15H03 | 23/05/2008 |
les mêmes bobines, à Cannes !
ah, ah !
à otto didakt
De pablico
16H32 | 23/05/2008 |
malheureusement quand on va changer de technologie, on pourra plus faire ce jeu de mot ! !
pourquoi on voit les mêmes « dvd » à cannes… (ridicule) snifff
à pablico
De cosmicludovic
guitariste ultra rock pop trash | 20H39 | 23/05/2008 |
plutôt les mêmes disques durs à la place des bobines.
à otto didakt
De Beryl
08H10 | 24/05/2008 |
C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe - de films surfaits, rances, faussement modernes, gâteux, filous, prétentiards, moisis. Ce n'est donc pas la meilleure soupe, mais les meilleurs performeurs de péloche pour être invités à Cannes. Les cinéastes et leurs salades pour retraités d'auteur n'ont qu'une idée, remettre ça chaque année en faisant un film destiné au festival de Cannes.
Et surtout : pas d'Africains, ni de Caribéens, ni dans la sélection officielle, ni dans le jury. Que du Blanc. Par reflexe occidentalo-culturel séculaire. Comme à Neuilly, « entre soi ». Gilles Jacob et Fremeaux sont des vieilles badernes qui n'ont pas même pensé une seconde à Ousmane Sembene, quand il était en vie. Nos apparatchiks du cinema d'arrière-garde peuvent dormir, ils trouveront toujours un machin intra-muros Deplechin, genre Bergman en tic et toc, pour faire croire à l'originalité ! … Mon dieu, quel pitié…
à otto didakt
De Yifu66
10H07 | 24/05/2008 |
« les mêmes bobines, à Cannes !
ah, ah ! »
La même bobine, à l'Elysée !
Bouh, bouh !
De moijepense
15H12 | 23/05/2008 |
et pourquoi les stars ou les tsars du showbiz ont lls le droit de se poudrer à la coke à 1h du matin sur le capot d'une voiture sans etre inquiété le moins du monde par la police ( et parader ensuite dans le meétro ) alors qu'on envoie en banlieue 800 policiers pour récolter ! 20 grammes de shit et arreter les petits dealers ? ? ?
à moijepense
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H46 | 23/05/2008 |
Parce que la Coke ca fait travailler plus les winners dans une agitation stérile alors que le Shit c'est le contraire ..
Vous n » avez pas bien compris le message de not » Président,moijepense..
à moijepense
De The last Puppet
Etudiant | 19H10 | 23/05/2008 |
Parce qu'ils le valent bien.
et aussi
Parce qu'ils peuvent payer leur caution.
à The last Puppet
De moijepense
21H29 | 23/05/2008 |
le sniifeur riche et célèbre peut donc sniffer sans problème meme dans la rue et le fumeur de joint de banlieue etre inquiété par la police meme dans le hall de son immeuble ? et l'on s'étonne que les petits dealers de banlieue veulent devenir rapidement riches pour eux aussi sniffer sans problème ! !
à moijepense
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H06 | 24/05/2008 |
Qui s« étonne ? Vous êtes étonnant…
Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org5144/html
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H28 | 23/05/2008 |
Bonne question .
Par contre ,dans la reponse : nouveau venu « Philippe Garrel » ! la famille Garrel ca fait deja trois ou quatre générations de décennies qu » ils tournent sur la tete des films moitié experimentaux et completement chiants et imbitables , il me semble .
C'est vrai , quand c'est pas toujours les memes, c'est le fils ou la petite fille, maintenant.
( Avec dans le role principal Laura fifille Baille Holiday , le film de Garrel, en plus )
C'est pas une Nouvelle vague qu » il faudrait pour nettoyer le cinema des vielles Meduses echouées qui bougent et se reproduisent encore sur la plage de Cannes , c'est un Nouveau Tsunami !
à Numerosix
De Addie
16H37 | 23/05/2008 |
C'était nouveau venu en compétition à Cannes, il me semble, pas dans le cinéma.
Films « chiants et imbitables » ? Pas d'accord.
Concernant le père : sauvage innocence, c'est pour moi un chef-d'oeuvre.
Le grand-père : j'ai un souvenir incroyable de lui dans la discrète de c. vincent.
Le fils : il est assez fort, quand même, et ça agace la gente masculine. Moi je le trouve pas « imbitable » mais super mouillant.
à Addie
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H50 | 23/05/2008 |
Chacun ses gouts du droit le plus strict !
Cordialement .
à Numerosix
De TARPON
17H01 | 23/05/2008 |
Le grand pere s'etait trompé dans sa commande de bobines, ; il faut bien finir le stock.
De franck_73
17H15 | 23/05/2008 |
Numerosix, tu n'aimes vraiment pas le cinéma.
Après Desplechin (que tu trouves mauvais) voilà que tu n'aimes pas Garrel qui est un des derniers génies vivants.
Heureusement pour toi, Besson et Dani Boon font des films. Tu as du adorer Franck Dubosc dans Disco
à franck_73
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H15 | 23/05/2008 |
Non , j » ai adoré dernièrement le film d » un pote qui a pu faire son premier long metrage a 60 ans avec comme seul financement une aide de la région midi pyrénnées ( Canal Plus voulait filer des sous a condition que la comédienne inconnue qu » il avait sélectionné à l » ANPE du spectacle soit remplacée par une actrice connue , dont je tairais le nom par charité chretienne)
http://www.occitanienne.com/
J » ai aussi été épaté et bluffé par les qualités professionnelle et techniques et artistiques des 12 courts metrages filmés par des débutants au concours « 48 heures pour faire un film » de 2007
http://www.48hourfilm.com/paris/
Mes quatre films préférés ( s » il fallait en citer quatre) sont « Brazil » et « Las Vegas Parano » de Terry Gillian , « La nuit du chasseur de Charles Laughton et “Celine et Julie vont en bateau” de Jacques Rivette ..
Allez un cinquième . Celui la :
http://case.oncle-tom.net/images/Cinema/resume-mars-avril-mai-2006/infer…
Le dernier film que j » ai apprecié est « I'm not there »
de Todd Haynes.
Libre a vous de croire que quand on aime pas Desplechin , on aime Frank Dubost, bien sur ..
Cordialement
à Numerosix
De déluge
menuisier | 08H18 | 24/05/2008 |
Je suis du même club que toi Numérosix : Desplechin m'emmerde et Garel encore pire.
Pour tes 4 films préférés, je garde Brazil et « la nuit du chasseur » (qui est MON film préféré à moi), je rajoute « l'homme qui tua Liberty Valence » de Ford et « Blade Runner ».
Pour le cinéma français, depuis que Michel Devile est quasi à la retraite, Blier bien fatigué, restent Audiard, Gaspar Noé (que j'aime pas trop), Kounen, Dupontel…
PS : Wim Wenders a subi un attentat capilaire, tu as vu la photo ?
à déluge
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 09H53 | 24/05/2008 |
Merci déluge .
Et pour essayer de faire vaciller le sympathique Franck 73 dans ses certitudes que les non amateurs de Deshplechins et Garrel sont forcement des incultes cinematographiques, je lui precise que j » ai eu la chance d » assister cette année a la projection et a la remise du prix « Jean Vigo » et que les films des laureats sont a voir .
On fait pas mieux anti bling bling cannois que la remise du prix Jean Vigo un mardi soir à Beaubourg, je vous le garantis
http://cinema.fluctuat.net/blog/30507-prix-jean-vigo-le-cru-2008.html
à franck_73
De The last Puppet
Etudiant | 19H13 | 23/05/2008 |
Trop populaire pour toi Boon et Besson ?
Je chie sur l'élitisme culturel qui reviendrait à connaitre des cinéastes peu connue (mais peut être géniaux, ça j'en sais rien) et toujours critiquer les « populaires » (nooooon 20 millions d'entrées ! phénomène de masse = mouton = merde).
De Tanusha
17H36 | 23/05/2008 |
Toujours les mêmes ! Aucune tête dissonante. Ca devient ringard cette montée des marches !
à Tanusha
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H38 | 23/05/2008 |
Ben si , que faites vous de Despleshin le dissonant ?
De Humain
17H42 | 23/05/2008 |
A Cannes, il y a aussi la présentation de la « fille de » ou du « fils de »… Et parfois même des films politiquement encouragés.
Moi je ne suis pas intello, j'ai vu « Dani Boon » et j'ai apprécié ! (Et de plus, comme à peu près 20 millions de gaulois, j'ose le dire)
Je pense aller voir « Indiana », mais encore une fois je ne suis pas un intello !
Il y a, à Cannes une bonne part d'autosatisfactions, voire de promotion voulue, comme d'ailleurs aux Césars.
Mais ce que j comprend à Cannes, je le reproche au « cinéma » du grand journal de Canal+ dont le pseudo intellectualisme me choque le neurone !
à Humain
De TARPON
17H57 | 23/05/2008 |
Ne critiquons pas ,c'est un moment de reve pour beaucoup et c'est peut etre le dernier truc qui marche en France avec les 24 heures du Mans.
à TARPON
De déluge
menuisier | 08H15 | 24/05/2008 |
Et le salon de l'agriculture.
à Humain
De franck_73
17H58 | 23/05/2008 |
Ah, parce que ça parle de cinéma au Grand Journal de Canal ? ? ?
S'il y a bien une chose dont il ne parle pas, c'est bien de ça !
C'est plutôt du Paris Match à la télé.
Il ne parle que de tous ces gens qui n'ont rien à faire à Cannes.
à Humain
De TARPON
18H53 | 23/05/2008 |
Ne critiquons pas ,c'est un moment de reve pour beaucoup et c'est peut etre le dernier truc qui marche en France avec les 24 heures du Mans.
De otto didakt
citoyen en colère | 18H09 | 23/05/2008 |
pour sauver ma bobine, je dirai que j'adore le cinéma, avec ou sans bobine, mais que j'ai trouvé un certain nombre de films de Cannes particulièrement « chiants » et depuis longtemps, Godard par exemple…
j'aime les films de Depleschin et aussi, malheur de malheur, le dernier Dani Boon (pas pour ses qualités cinématographiques ou d'interprétation très moyennes toutes les deux, mais plutôt pour sa qualité humaine)
suis-je normal, docteur ?
De patrick du 14
de plus en plus naze | 18H13 | 23/05/2008 |
et louise bourgoin , vas encore nous foutre le bourdon , chabadabadabada
De Dany-de-montreuil
18H34 | 23/05/2008 |
Il y a déjà quelques années que j'ai arrêté de m'intéresser à ce qui se passe dans ce festival : ils sont tous là à s'auto-congratuler, y compris les journalistes, qui sont tellement excités de causer à des têtes d'affiche… ils sont tous pathétiques !
De Susanna
Individu | 18H52 | 23/05/2008 |
Au moins, on ne voit plus la tête de Tavernier. Je me souviens de sa mine de cousin pauvre, en 84, juste à côté d'un Wenders au top de la classe (avant redescente sévère, certes).
Et surtout : tout à fait d'accord avec vous concernant le Garrel.
Je ne l'ai pas vu et je n'ai pas besoin de ça pour savoir qu'un Garrel, n'importe lequel (mauvais-bon sont des catégories qui ne s'appliquent pas avec lui), vaut toujours mieux que les 95% de la production auxquels les ricaneurs adhèrent sans états d'âme.