19/05/2008 à 18h33

L'obstination des Dardenne, en route vers une troisième palme ?

Olivier De Bruyn | Journaliste


L’acteur Jérémie Renier (’Le Silence de Lorna’) à Cannes (Eric Gaillard/Reuters).

Clint Eastwood (« L’Echange ») et Steven Soderbergh (« Che ») arrivent bientôt à Cannes et font figure de favoris logiques de la compétition. Mais, attention aux outsiders ! Et surtout aux outsiders belges. Les frères Dardenne ont déjà remporté deux palmes d’or. « Le Silence de Lorna », présenté aujourd’hui, pourrait bien être la troisième.

Son regard noir et volontaire, son énergie butée, témoignent de ses capacités de résistance. Elle va en avoir besoin… Elle s’appelle Lorna. C’est une fille d’aujourd’hui, vivant quelque part en Belgique. On la suit d’un guichet de banque (où elle dépose quelques dizaines d’euros), à un centre de téléphonie (où elle appelle fébrilement son petit ami).

Sa course obstinée l’entraîne ensuite vers un pressing (où elle bosse pour pas grand chose), puis à son domicile (où elle cohabite avec son époux Claudy, un junkie en manque de tout et surtout d’amour). Lorna doit toujours cavaler plus vite, sinon, c’est la chute.

Lorna, la petite Albanaise, est rentrée dans une combine louche

Bientôt, on comprend dans quel piège s’est enfermée cette héroïne qui n’a rien d’héroïque. Pour obtenir la nationalité belge, ce sésame, Lorna, la petite Albanaise, est rentrée dans une combine louche. Son complice : un malfrat, chauffeur de taxi de profession, faisant son beurre de la misère ambiante.

Le mariage avec Claudy n’a servi qu’à obtenir des papiers en règle, histoire de convoler prochainement en secondes noces avec un mafieux russe prêt à payer cher, très cher, pour à son tour devenir Belge. Mais que faire de Claudy ? Divorcer ? Trop long. L’éliminer ? Pourquoi pas. Que vaut la vie d’une épave en sursis quand il s’agit de faire tourner l’économie clandestine ? Et quels sont les rouages de cette dernière dans un univers si libéral qu’il justifie tout et n’importe quoi ? Les frères Dardenne sont des cinéastes obstinés. Depuis « La Promesse » (1996), ils filment des histoires simples et désolantes qui, sans un gramme de pathos, enregistrent la réalité de l’époque dans ses aspects les moins reluisants. Leur premier sacre cannois en 1999 (« Rosetta »), puis le second en 2005 (« L’Enfant ») n’ont pas calmé leurs ardeurs, leur exigence.

Arta Dobroshi, parfaite inconnue, habite chaque plan du film

« Le Silence de Lorna » est un nouveau coup de maître qui confirme l’absolue nécessité des frères dans le cinéma contemporain. Un film d’une rigueur et d’une intransigeance rares. Dans un style qui n’appartient qu’à eux -alliance de réalisme brut et de construction exemplaire-, les Dardenne suivent leur héroïne, contrainte par les contingences de céder à l’abjection, avant, peut-être, de résister avec les moyens du bord, qui sont faibles.

A travers le parcours affligeant de ses personnages, le film observe l’horreur sociale contemporaine. Sa minutie glaciale ne s’accompagne d’aucune leçon de choses, d’aucun discours surplombant. La mise en scène palpite avec Lorna. Epouse ses soubresauts nerveux, ses efforts désespérés pour gagner sa parcelle de bonheur. Souffre avec elle quand la folie guette.

D’une sobriété à toute épreuve, « Le Silence de Lorna » n’en est bien sûr que plus bouleversant. A l’image de l’actrice principale, une parfaite inconnue, qui habite chaque plan du film avec une conviction et une pudeur déchirantes. Cette jeune femme s’appelle Arta Dobroshi. La voir consacrée par un prix d’interprétation, dimanche, ne serait que justice.

Garrone enregistre la réalité de la Camorra, la mafia napolitaine

Et en Italie, quoi de neuf ? Qui pour redonner des couleurs à une cinématographie qui, à quelques exceptions près (en premier lieu, l’indispensable Nanni Moretti), ne donne plus guère de raisons de s’enthousiasmer ? Cette année, à Cannes, deux films figurent en compétition.

Premier concurrent : « Gomorra », de Matteo Garrone, consacré à la Camorra napolitaine ou, plus précisément, aux conséquences terrifiantes de son inscription dans le tissu local. Un tissu déchiré de partout, imbibé d’hémoglobine…

Adaptation du best-seller sulfureux de Roberto Savianio (depuis la publication du livre, l’auteur vit sous la menace permanente de la mafia), le film ne fait pas mystère de ses visées polémiques.

Fidèle à son modèle littéraire, le cinéaste enregistre la réalité de la Camorra en restant collé aux basques de quelques personnages ordinaires, habitant dans une cité anonyme et sinistre. Le trafic de came, la circulation des armes et l’exploitation dans les ateliers clandestins y dessinent un quotidien uniformément noir.

Après un prologue prometteur, le film s’enlise et tombe dans la complaisance

« Gomorra » épouse le destin morose de ses principaux protagonistes : un gamin perdu, des ados simulant le geste de Scarface, de pseudo-caïds faisant régner la loi du sang. Garrone montre avec un certain talent formel comment la pieuvre étend ses tentacules partout dans la communauté et même (façon Francesco Rosi) comment les acteurs les moins fréquentables de la sphère économique favorisent le système trouble. Notamment en s’adonnant à un business terriblement lucratif grâce aux déchets toxiques venus de toute l’Europe.

Et puis ? Et puis, rien, ou presque. Après un prologue prometteur, « Gomorra » se satisfait de son dispositif polyphonique. S’enlise. Paraît chercher ce qu’il veut raconter. Pire : le film s’abîme plus d’une fois dans la complaisance. Le cinéaste enchaîne les plans chocs, les cadrages esthétisants et au final fait œuvre maniériste sur un sujet qui, de toute évidence, méritait mieux.

On se souvient alors du premier plan. Ou comment une poignée de mafieux, en pleine séance d’UV, sont canardés par des confrères armés jusqu’aux dents, le tout déroulant sa violence abjecte sur fond de variété italienne tonitruante. Et l’on se dit que le problème de « Gomorra » est niché quelque part dans son point de vue, peut-être inconsciemment séduit par ce qu’il entend dénoncer avec rage. Dommage…

Le Silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne, avec Arta Dobroshi, Jérémie Renier…
Gomorra de Matteo Garrone, avec Toni Servillo, Maria Nazionale…

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h35 le 19/05/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ou comment une poignée de mafieux, en pleine séance d’UV, sont canardés par des confrères armés jusqu’aux dents, le tout déroulant sa violence abjecte sur fond de variété italienne tonitruante.

    La couleur de l’ hémoglobine est bleu, avec les UV , comme pour un massacre de Schtroumpfs ?

    Ils ont pas l’ air géniaux géniaux , ces films a Cannes , cette année , à part la super interprète de lorna , la pauvre petite albanaise .. ( ce que je veux bien croire ..)

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 20h03 le 19/05/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Parenthèse :
    Paraît que ce soir il y a un film des frères Cohen sur Arte « The barber »

    • Numerosix
      Numerosix répond à Les Chats
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 20h13 le 19/05/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ouais c’est pas le meilleur , mais pas mal . C’est les frères Cohen , quand même ..

      C’est l’ histoire d’ un mec qui fume des cigarettes en noir et blanc .
      Bonne soirée

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 21h52 le 19/05/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        DVD ! ! ! ! PAS TV ! ! ! ! !

         
        • Thomas Cadène
          • Posté à 23h14 le 19/05/2008
          • Internaute 38789
            Dessinateur

          oui ! Vive le DVD. On zappe la télé, on zappe la dépendance au programme et on se ruine en videoclub (on peut pas tout avoir)

          d’ailleurs à ce propos pourquoi le VOD est il si cher ?

        • parti
          parti répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
          punishment park
          • Posté à 23h33 le 19/05/2008
          • Internaute 36257
            punishment park

          et d’abord ce sont les frères coen...bon je me suis enfin remis de « there will be blood »...les frères coen en ontcommis de bien bons...des films...« fargo », « blood simple », « arizona junior », « barton fink »...les foireux restent à « camping »

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à parti
            menuisier
            • Posté à 09h08 le 20/05/2008
            • Internaute 29846
              menuisier

            Mes deux préférés restent « Big Lebowsky » et surtout « O’Brother.. ».
            Bonjour !

            • Numerosix
              Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 11h16 le 20/05/2008
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Ha, Big Lebowsky !
              C’est pourtant pas si vieux, comme film . Quoi de comparable , aujourd’ hui ?

            • parti
              parti répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
              punishment park
              • Posté à 20h52 le 20/05/2008
              • Internaute 36257
                punishment park

              aah le coup de l’urne près de la falaise...du pur chaplin...
              salutations déluge

          • Gudule
            Gudule répond à parti
            • Posté à 10h04 le 20/05/2008
            • Internaute 9720

            euh, lamorille, « there will be blood », c’est pas un film des deux frangins.
            Si tu es comme moi tu confonds avec « no country for old men », impossible à se rappeler ce titre.
            Je suis allée au ciné voir « there will... » en pensant voir l’autre ^^
            Mais contente quand même parce que je voulais le voir et wouaouh !
            re-waouhouh

            Sinon, VU « the barber », vachement bien quand même.

            • parti
              parti répond à Gudule
              punishment park
              • Posté à 20h56 le 20/05/2008
              • Internaute 36257
                punishment park

              je me suis mal fait comprendre...je signalais juste une p’tite erreur sur l’orthographe des frères coen...
              une seule bouse selon moi, le film avec clooney et une pulpeuse dont je neme souviens plus le nom...comme je ne me fie qu’à ma mémoire en évitant d’avaler du wikipédia...ça fait deux trous...et ça me vexe...
              yes pour the barber

        8 autres commentaires
  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 20h11 le 19/05/2008
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    je me souviens de la « baffe » que j’avais reçu en découvrant le Rosetta des frères Dardenne :
    l’impression que le cinéma renaissait à travers de nouvelles formes cinématographiques (ou plutôt une nouvelle façon de raconter, sans le pathos habituel pour ce genre d’histoire)

    j’ai eu plus de mal avec L’enfant, dans un premier temps presque insupportable, mais la deuxième vision m’a fait complètement adhérer

    j’espère que Le Silence de Lorna sera du même tonneau !

    allez les Dardenne, c’est bientôt la fin du championnat, et que la force soit avec vous - ah non, c’est pas Indiana, j’ai du me tromper de blockbuster...

    • Thomas Cadène
      Thomas Cadène répond à otto didakt
      Dessinateur
      • Posté à 23h13 le 19/05/2008
      • Internaute 38789
        Dessinateur

      la force c’est star wars si je peux me permettre. Certes il y a quelques passerelles entre les deux (lucas et Ford) mais bon rendons à Luke ce qui est à Luke.

      Je me souviens de l’enfant. Un choc mais aussi une vraie difficulté de spectateur. Je n’ai jamais trop su qu’en penser. ce qui est déjà une manière d’en dire du bien j’imagine.

      (et c’est bien aussi les blockbusters... enfin certains...)

      • otto didakt
        otto didakt répond à Thomas Cadène
        citoyen en colère
        • Posté à 09h10 le 20/05/2008
        • Internaute 19852
          citoyen en colère

        c’était un vanne, si je peux me permettre, en mélangeant les blockbuster : Indiana Jones à Cannes en promo réalisé par Spielberg et produit par Lucas je crois, et la force « symbole » de puissance et de réussite (évidemment Star Wars de Lucas)...
        that’all !

    • parti
      parti répond à otto didakt
      punishment park
      • Posté à 23h40 le 19/05/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      certes..une grosse baffe avec « la promesse »...mais le méga bourre-pif...c’est « freaks » et « vertigo »...que des morts qui nous parlent de la vie...

  • dalun
    • Posté à 20h22 le 19/05/2008
    • Internaute 29964

    hate de voir « le silence de lorna “ ; ce que je lis ici ,et ce que j’ai pu en entendre ailleurs, donne envie !

  • zénon denon 84
    • Posté à 20h28 le 19/05/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    C’est vrai je me souviens de Rosetta,
    C’etait il y a bien longtemps...
    J’ai comme l’impression que s’il repassait sur
    ARTE par exemple ,il ferait un tabac ;
    Oui,à l’époque ce fut une « baffe “ mais une bonne !

  • marmotte64
    marmotte64
    Super héros
    • Posté à 20h36 le 19/05/2008
    • Internaute 35594
      Super héros

    Je n’aime pas le festival de Cannes.

    Je ne peux plus supporter le festival de cannes, toujours les mêmes personnes, les mêmes metteurs en scène, les mêmes acteurs, les mêmes palmes. Comme s’il fallait obligatoirement saluer les mêmes idoles encore et toujours. Comme si on était là devant l’oméga du cinéma, un brin élitiste, et tellement tourné sur lui même qu’il ne sait plus se renouveler.

    Encore supporter les sourires de connivences de ces acteurs trop heureux d’être parmi les happy few, mais trop égocentriques pour en profiter autrement qu’en ayant l’air blasé.

    Le comble du chic étant bien sur de dénigrer ce petit monde quand on est pourtant si ouvertement et manifestement fier d’en être.

    Je n’aime pas le festival de Cannes.

    • Numerosix
      Numerosix répond à marmotte64
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 20h50 le 19/05/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      C’est pas un truc pour les marmottes , Cannes .
      Mais je suis d’ accord avec vous , ça sent le vieux ,on dirait ( je n’ y suis pas) vivement la révolution ..

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 20h55 le 19/05/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Rien , walou, keutchi sur les merveilleux films des frères Goasguen !

    La trilogie néo-Barthienne sur les errances métaphysiques de deux kangourous japonais dans les Monts d’Arrées, ne font pas une ligne dans les médias.

    Les fondues enchainées savoyardes alliées aux travelling post Marker, les lumières et la photographie de ce génial Mich Le Duff, sous le soleil crépusculaire des Abers, semblent laisser de marbre les happy fews des journalistes loréalisés.

    Je suis désespéré et déçu de voir rue89 s’aligner de la sorte sur la pensée pélliculaire unique.

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 20h56 le 19/05/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    sniffff !

  • la rousse de poche
    • Posté à 21h37 le 19/05/2008
    • Internaute 30991

    je reviens du ciné ou j’ai vu « ciao stefano » un très bon film italien, allez y vite avant qu’il ne soit trop tard..

    • yan
      yan répond à la rousse de poche
      loin
      • Posté à 22h29 le 19/05/2008
      • Internaute 9191
        loin

      Yep, les citronniers et ciao stephano, mes 2 dernières belles séances cinoche

  • tarim
    • Posté à 21h40 le 19/05/2008
    • Internaute 30930

    VIVA GARREL

    • parti
      parti répond à tarim
      punishment park
      • Posté à 23h42 le 19/05/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      lequel ?

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 10h38 le 20/05/2008
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Cannes c’est des riches cinéastes/producteurs de bonne droite ultra consommateur aux 4 divorces et aux 3 amant(e)s, roulant en caisse a 1m€, qui élisent comme films des oeuvres intellectuelles de gauches, humanistes, écologiques que personne n’auraient été voir si ils n’avaient pas eu le label « cannes ».

    Les frères dardenne ne font pas du cinéma, ils font de la propagande humaniste visuel.

    • Numerosix
      Numerosix répond à azerty69
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h20 le 20/05/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Ils « exploitent » de la propagande humaniste visuelle ?

      Ca fait plaisir de se lâcher sur Rue89, même quand c’est un peu injuste ..

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 11h40 le 20/05/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    le silence de lorna , ça me parle je verrais en attendant çe soir bin arte , un mec qui fume en noir et blanc me parles itou et j’lais pas vu

  • Galletas
    • Posté à 12h13 le 20/05/2008
    • Internaute 29045

    C’est vrai, pourquoi nous parler des films « palmables » ?

    J’espère que vous ne ferez un bel article sur le 3e maillon de la trilogie « Profils paysans » de Depardon : la vie moderne.

    Une œuvre du photographe qui depuis 2000 pourrait bien prétendre à la Palme si on avait bien voulu la laisser concourir.

  • zénon denon 84
    • Posté à 21h33 le 20/05/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Qui a dit :

    le Cinéma ,c’est une surface à émouvoir !

    Je ne me souviens plus.

  • martyge87
    • Posté à 16h55 le 21/05/2008
    • Internaute 32235

    Festival « LA MONTEE DES MARCHES »

    Je pense que le festival « montée des marches » est un business comme un autre, avec une note de politique,
    et je suis d’accord avec quelqu’un qui dit : (je n’aime pas le festival de Cannes Moi non plus.
    Il est d’ailleurs très rare que j’aille voir le film qui a obtenu la palme d’or car c’est, soit un film
    « miserabiliste » (très tendance) ou un film très commercial à gros budget.
    La seule chose qui est importante de ce festival est, devinez quoi ! LA MONTEE DES MARCHES BIEN SUR !
    Exaspérant, non ?