
Cantet triomphe, une certaine idée de l'indépendance aussi

Le jury de la 61e édition (lire le palmarès complet), présidé par Sean Penn, vient de rendre son verdict. Résultat : les œuvres politiques sont logiquement plébiscitées et « Entre les Murs » de Laurent Cantet, dernier film montré en compétition, décroche la Palme d'or. Excellente nouvelle pour le cinéma français vraiment indépendant.
On le pressentait : une surprise n'était pas à exclure. Coup de bol, elle est bonne… Dans une sélection riche et homogène où aucun film (à part « L'Echange », de Clint Eastwood), n'affichait le double profil consensuel et exigeant, susceptible de ratiboiser la concurrence, les choix du jury allaient être compliqués à établir. Visiblement, ils le furent. Neuf parmi les vingt-deux concurrents au départ figurent au palmarès, ce qui est beaucoup.
Explications ? Le nombre élevé de fictions de qualité présentées cette année, soit. Mais aussi un sens très sûr des grands équilibres, voire une certaine indécision. Ainsi le prix d'interprétation féminine, célébrant de façon très surprenante Sandra Corveloni pour « Linha de Passe » de Walter Salles et Danièle Thomas. Une récompense qui semble prouver que certains membres du jury désiraient absolument voir le film (où l'actrice ne tient qu'un rôle parmi d'autres) figurer très haut au palmarès et ont finalement transigé avec une récompense « seulement » importante. Film honorable, au demeurant.
Une Palme tient parfois à peu de chose…
Claquemurés depuis ce matin dans une villa sur les hauteurs de Cannes -plus protégée des fuites et indiscrétions que le Vatican à l'heure de désigner un nouveau pape- les neuf membres ont planché, sué, se sont peut-être engueulés avant de s'accorder sur un tableau d'honneur qui, à l'exception du prix du 61e festival (prix de consolation quasi-comique) remis à la paire Deneuve-Eastwood (absent de la salle), affiche fière allure.
Après vingt et un ans de disette (« Sous le soleil de Satan », de Maurice Pialat, en 1987), la Palme d'or consacre Laurent Cantet et « Entre les murs », film formidable sur le quotidien d'une classe de quatrième dans un collège parisien. A travers le microcosme scolaire : la France d'aujourd'hui, avec ses crispations, ses blessures, ses fractures et ses raisons d'y croire, quand même… Ironie de la (petite) histoire, la sélection du film à Cannes ne s'est opérée qu'in extremis, à quelques jours du début des festivités. On peut en conclure que si « Entre les murs » a fait l'unanimité parmi les membres du jury, ce n'était pas le cas parmi les sélectionneurs. Une Palme tient parfois à peu de chose…
Bonne nouvelle toutefois. Pour Cantet, bien sûr, metteur en scène rare, indifférent aux modes et tendances du cinéma hexagonal. Pour ses producteurs (« Haut et Court »), qui bataillent depuis longtemps pour une certaine idée du cinéma vraiment indépendant et vont pouvoir bénéficier de la palme et de sa médiatisation pour connaître un succès, un vrai, leur permettant de produire d'autres films libres. Pour le cinéma français du « centre », enfin, en souffrance, comme l'a rappelé Laurent Cantet sur scène, et résistant avec les moyens du bord au formatage des grosses productions comme au snobisme des films estampillés « minoritaires ».
Cette année, un cinéma conjugué à la première personne du très singulier
Le reste du palmarès reflète les grandes tendances de Cannes 2008. Et, à quelques exceptions près, le bon niveau esthétique de la sélection, faisant la part belle (ce qui est son métier) à un cinéma conjugué à la première personne du très singulier. Qu'a-t-on vu cette année ? Tout d'abord une prédilection pour la chose politique, et sociale. Examen d'une mémoire douloureuse chez l'Israélien Ari Folman (bizarrement absent du palmarès) et son film d'animation « Valse avec Bashir » (sur les massacres des camps libanais de Sabra et Chatila).
Évocation libre et radicale d'un mythe, patiemment, très patiemment (4h30 de film), « démythifié » (« Che », de Steven Soderberg, récompensé par le prix d'interprétation pour Benicio Del Toro). Clouage au pilori, dans les deux films italiens, d'un système politico-économique corrompu et de son flirt poussé avec la Mafia (« Il Divo », de Paolo Sorrentino et « Gommora », de Mario Martone, respectivement prix du jury et grand prix). Zoom incisif sur le délabrement social et quelques-unes de ses victimes. Lieu de l'action : partout sur la planète. En Belgique (« Le Silence de Lorna », des frères Dardenne, prix du scénario) comme en Amérique du Sud (« Leonera », de Pablo Trapero ou « Linha de Passe », de Walter Salles et Daniela Thomas). Analyse impressionniste des métamorphoses collectives d'un pays (« 24 City », du Chinois Jia Zhang-ke). On en passe…
Bref, le cinéma, dans ses forces vives, continue, malgré les rouleaux compresseurs de l'industrie,de renseigner sur l'Etat du monde. Tant mieux. Le jury n'en a pas oublié pour autant le talent pur d'un grand formaliste. Et a salué, ce qui n'est que justice, « Les Trois singes » de Nuri Bilge Ceylan, film intimiste et oppressant qui confirme la place capitale de son auteur sur la nouvelle carte du cinéma international.
Et l'amour dans tout ça, le grand absent du palmarès ? L'amour va très bien, merci pour lui, puisque l'on a vu deux grands films sur la question, cette année, à Cannes : « Two Lovers », de James Gray et « La frontière de l'aube », de Philippe Garrel. Deux fictions mélancoliques et inconsolables qui rappellent, avec une sensibilité aiguë, que les histoires d'A finissent mal en général. Le refrain est connu, mais, repris avec talent, il ne s'use pas.
Ces deux films-là, comme leurs confrères de la compétition, sortiront dans les salles à l » automne. De quoi voir et aimer.
► Lire le palmarès complet : « Entre les murs » : première Palme d'or française depuis 21 ans
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De Le Yéti
yetiblog.org | 22H08 | 25/05/2008 |
NB : copier-coller d'un extrait de commentaire déjà publié sur un autre article de Rue 89. Mais je ne vois pas quoi rajouter pour dire ma reconnaissance à ce que représente Laurent Cantet et son cinéma.
Je me fous totalement que la Palme d'or soit française ou zoulou. Mais en écoutant parler Laurent Cantet entouré par sa grappe de mômes, en découvrant le sujet de son histoire, en ayant entendu le jugement d'un Monsieur comme Sean Penn (« un film incroyable »), j'ai une furieuse envie de courir voir Entre les murs.
Pas envie en tout cas de céder à l'ironie distante qu'on croit nécessaire d'afficher face à un évènement un peu kitsch comme le Festival de Cannes. (Y a-t-il d'ailleurs jamais eu Palme d'or outrancièrement « commerciale » ? )
De temps en temps, un moment de vraie « innocence », aussi enfantine soit-elle, ne fait de mal à personne. Respirons.
Comme le souligne très bien l'article, le reste du palmarès est à l'avenant : un palmarès d » « honnête homme » (ou femme).
à Le Yéti
De marie 75
3563
09H10 | 26/05/2008 |
Entre les murs
Que cela réjouissent les cinéphiles, je n'en doute pas une seconde, mais que notre ministre de la culture s'épanche sur le sujet en poussant un « cocorico » un brin déplacé, cela me désole. Hier soir, la remise de la palme d'or à Cannes a montré combien le clivage existait encore entre une France qui travaille, respire, aime et vit aux rythmes de ses enfants et les discours lénifiants de certains qui n'ont vu dans cette attribution que le retour tant espéré de l'objet de convoitise ans l'hexagone, vingt et un ans après…
Finalement, ils n'ont été que trop peu à porter l'accent sur le contenu de ce film primé avec raison et passion. C'est ainsi que le président du jury a porté l'estocade en parlant de l'universalité des rapports entre enseignants et élèves et le même qui a souligné la qualité du travail collectif engagé dans cet établissement jugé difficile entre un réalisateur, un écrivain et les acteurs incontournables de ce documentaire à la limite de la fiction.
Ainsi, c'est un américain pur jus qui a souhaité rendre hommage à un système éducatif, le notre, traité avec respect mais dans toutes ses contradictions par le 7ème art. Et là, où bien des ministres concernés ne voient que matière à élaguer, réduire, contraindre, réformer sans cesse, culpabiliser et rentabiliser, l'œil de la caméra a su nous donner à rire et à pleurer, à nous interroger et à nous émouvoir avec des images qui sont autant de tranches de vie faisant appel aux souvenirs de tout un chacun…
Quand un gouvernement, celui là ou l'un des précédents (parfois il y a peu de différences), s'en prend aux fondements même d'une nation, son système d'éducation et les acteurs qui le font vivre, il remet en cause l'essence même de la légitimé de ce système.
Lorsque la palme fut remise au cinéaste, j'eu une pensée pour tous, ces enseignants qui croient encore aux valeurs de l'école de la république, ces élèves qui croient encore que l'école est utile pour eux et pour leur future place dans la société, ces parents qui gardent l'espoir d'une monde meilleur pour leur descendance.
Après ce coup de tonnerre dans le landernau culturel j'oserais dire que nous devrions assister au même engouement que celui suscité par un récent film adoubé depuis qu'il a réhabilité les gens du nord si chers au poète. C'est alors que nous pourrions clamer haut et fort : bienvenue à l'école ! ! !
Gageons que nous serons nombreux à nous rendre dans les salles obscures dés sa sortie comme nous serons nombreux à ouvrir un œil neuf sur les établissements scolaires de nos enfants ! Après tout cette école tant décriée, si malmenée, elle n'est que ce que nous voulons bien en faire, alors, bâtissons là ensemble sans l'enfermer « entre les murs ».
Démocrite
http://democrite.over-blog.org/ et http://moissacaucoeur.elunet.fr
Le 26 mai 2008
à marie 75
De Le Yéti
yetiblog.org | 09H41 | 26/05/2008 |
Tiens, revoilà Marie Passedevant. Êtes-vous sûr que votre commentaire, qui n'est d'ailleurs pas de vous, soit une réponse au mien, Marie 75 ? Ou une manière encore une fois de doubler tous ceux qui suivent ? Déplaisant pour les autres, je trouve. Et assez minable comme façon de faire (de gauche ? )
Récemment, les gens de Rue 89 publiaient un billet sur les commentaires « censurées ». Devraient entrer l'impolitesse et la goujaterie dans leurs critères.
à Le Yéti
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H12 | 26/05/2008 |
Moi aussi j'ai un message essentiel d » aujourd'hui à 11H11 à faire passer avant celui de Cagounette hier à 23H27 , le cachet des commentaires de Rue89 faisant foi.
Zut, j » ai oublié ce que je voulais vous dire ..
Je vous recopie le premier texte que je trouve sur Google en tapant le mot « ornithorynque »
L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une petite espèce de mammifère semi-aquatique endémique vivant dans l'est de l'Australie, y compris en Tasmanie. C'est l'un des cinq monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des œufs au lieu de donner naissance à des petits vivants (les quatre autres sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découvertes.
à Le Yéti
De marie 75
3563
10H56 | 26/05/2008 |
le yeti…
je ne passe devant personne..
Je me fous du nationalisme du paragraphe.
Tu ne publies plus sur bellaciao ?
à Le Yéti
De kerundira
22H51 | 26/05/2008 |
quelques problemes d'égo, le yéti ou alors j'ai raté un épisode : merci de donner quelques éclaircissment a une nouvelle venue sur rue89.
à kerundira
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 02H45 | 27/05/2008 |
Peut-être, peut-être pas…
Marie75 nous abreuve souvent de textes entiers plutôt que de ne mettre que les liens, ou un court extrait, et de parler d'elle-même. Elle perd les commentaires personnels derrière le flot de ses pages qu'avec deux liens on eût aucun mal à aller chercher… D'autre part son commentaire est attaché à celui du Yéti, ce qui n'a pas de raison d'être, elle parle de Cannes simplement. Ce que Yéti lui reproche, si je devine, c'est de s'amarrer là dans le simple but d'être vu. Alors qu'à mon avis ça s'apparente toujours autant à de la pollution.
Bienvenue sur Rue 89.
à kerundira
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H37 | 27/05/2008 |
Problème d'ego ? Et pourquoi ? Je ne me plains jamais de la place qui m'est accordée. Je respecte mon tour de paroles même si mon commentaire doit figurer sur la troisième page. Je ne me plains même pas lorsque Rue 89 décide de supprimer un de mes emportements un peu trop virulent à son goût. J'accepte sans broncher toutes les règles du jeu… ou je vais ailleurs.
Mais, comme lorsque je fais la queue à un cinéma, ça me gonfle les resquilleurs qui doublent les autres, les petits malins qui font mine de répondre à un commentaire bien placé dans la liste et glissent un laïus n'ayant rien à voir, juste pour figurer sur la première page et rejeter les suivants plus loin.
Je trouve ça aussi con, mesquin et chiant que les pubs inconvenantes lâchées au milieu des films et qui vous coupent avec goujaterie le fil de l'histoire. (La couleur politique du texte ne change rien à mon jugement.)
Je ne vois pas ce que mon ego vient faire dans le fait que je donne mon avis là-dessus (même pas moi qui suis doublé.)
à marie 75
De Maximilien alias Démocrite
enseignant spécialisé libre penseur | 12H15 | 27/05/2008 |
Merci !
à Le Yéti
De Beryl
11H11 | 26/05/2008 |
Oui, palmarès d'honnête homme, mais au moment où l'on apprend que les neo-nazis français du Club Saint-Germain font la chasse aux bronzés, avec l'impuissance complice des dirigeants de cette poubelle à supporters racistes, je me réjouis. Et à l'heure où la police sarkozienne fait quotidiennement la chasse aux mêmes bronzés, je me réjouis que cette Palme d'or aille, en quelque sorte, à une école dont les petits « bronzés », français ou non, sans-papiers ou avec, pourront s'y rendre désormais tous les jours sans crainte (la traque policière au faciès, ça ferait désordre pour le ministère de l'immigration et de l'identité française, nationaliste, blanche et catholique). Vive Entre les murs, et ses fenêtres grandes ouvertes.
à Beryl
De kawouede
11H34 | 26/05/2008 |
Et vive Sean Penn, qui a réussi à faire ch… Darcos et Sarkozy depuis la capitale des yachts : chapeau !
à kawouede
De marie 75
3563
18H19 | 26/05/2008 |
merci Penn ! ! ! !
une claque pour darkos/sarkozy
à kawouede
De amatxo
16H39 | 27/05/2008 |
Tout-à-fait d'accord ! (j'ai trouvé particulièrement savoureux(ou cynique ? ) que Sarkozy et Darcos aient salué cette palme alors qu'ils ne cessent de saborder l'école … et les enseignants.N'est-ce pas notre président qui recommandait il n'y a pas très longtemps d'écouter le « curé » plutôt que l'enseignant ? ? ! !
à Le Yéti
De Gay Lussac
17H00 | 26/05/2008 |
Encore un film pénible et lénifiant sur l'univers concentrationnaire et déprimo-nostalagico-intimiste de l'enseignement en France. Viendez-y dans nos collèges où les toilettes sont fermées faute de surveillants et de responsabilisation des collègiens, viendez ! ! ! Pi mangez à la cantoche entre les maths et le latin….
à Le Yéti
De jerome13103
21H07 | 26/05/2008 |
Pour nous enseignants, Entre les murs par son message, son humanité, son indépendance face au discours ambiant et méprisant y compris officiel au plus haut niveau de l'Etat, sur les enseignants, sur la ZEP, les banlieues, la mixité sociale, ce film donc par sa capacité à changer les opinions est le Bienvenue chez les ChTis de notre profession.
Je lui souhaite un succès comparable.
De cagounette
pêcheuse | 22H27 | 25/05/2008 |
Je suis impatiente que ces films sortent dans les salles, cependant en Nouvelle Calédonie, il y a très peu de bons films français à l'affiche,aussi les occasions d'aller au ciné ne sont pas si nombreuses… Je me demande si c'est un choix délibéré de notre seul et unique propriétaire de salles, si c'est un choix adapté aux statistiques ou bien si les films français sont plus chers à faire venir jusqu'à nous ? ? ?
En tous cas on reste souvent sur notre faim… et inutile d'espérer trouver son bonheur chez les loueurs de DVD : c'est encore pire…
à cagounette
De pierre_caracas
04H02 | 26/05/2008 |
voilà une bien bonne motivation pour profiter de « l'illégal » : téléchargement P2P. C'est pas que c'est gratuit : c'est que c'est nettement plus pratique que chercher un film pendant des jours !
Un bon film, c'est un besoin vital n'est-ce pas…
à pierre_caracas
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H41 | 26/05/2008 |
Oui . Vous mettez le doigt sur un réel problème , en fait, mine de rien .
De moré
traitement des sols | 22H48 | 25/05/2008 |
Ouaip je me souviens de films d'action asiatique dans les salles de cinéma de Nouméa (en 1990), ça n'a pas changé depuis ?
à moré
De cagounette
pêcheuse | 04H20 | 26/05/2008 |
SI ! SI ! il y a maintenant un complexe 12 salles… et plus qu'une seule enseigne… et les films d'action s'ils sont un peu moins exclusivement asiatiques sont toujours présents en large majorité : je dirais 70%, 15% films d'horreur + ou moins fantastiques, 10% dessins animés toutes qualités confondues, 4% films américains « comiques » et 1% de bons films français… : -(
De Servais-Jean 4591
HS | 00H05 | 26/05/2008 |
C'est aussi peut-être une façon de dire merde à Darcos, non ?
Pour moi il me plait de le penser.
à Servais-Jean
De Gina Grimont
01H46 | 26/05/2008 |
… Et à Sarkosy, sa haine des profs, son adoration des curés !
à Gina Grimont
De Pépé la Jactance
insituable | 07H24 | 26/05/2008 |
Raison de plus pour vouloir aller voir ce film.
Une incidente : les jeunes acteur doivent être aidés à « redescendre sur terre » et protégés de toute surexposition malsaine.
Que leur belle aventure ne se finisse pas avec un arrière-goût amer. La machine médiatique adore la chair fraîche, et adore en changer dès qu'elle ne la trouve plus fraîche.
à Pépé la Jactance
De Julos
ex E.N | 09H26 | 26/05/2008 |
Bien vu, bien dit, A.Nonyme ! Sur fr2 hier soir (et peut être même aussi sur c+) la question la plus « .ON » de la soirée, adressée aux 24 acteurs/collégiens : « Qui parmi vous a envie de faire carrière ? »
? ! ? ! …
************
En attendant de voir le film en salles, lisez le livre de Bégaudeau dont on trouve un excellent texte critique ici :
http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php ? article283
à Julos
De Pépé la Jactance
insituable | 11H43 | 26/05/2008 |
Pas un hasard si c'est un ex-EN qui réagit ainsi.
Un prof est aux première loges pour voir des mômes s'enflammer ou déprimer, pour essayer soit d'éteindre le feu sans éteindre les mômes, soit de remettre du bois dans la chaudière qui s'éteint.
« Quand la jeunesse a froid, c'est le monde qui claque des dents »
Bernanos
à Servais-Jean
De The last Puppet
Etudiant | 14H10 | 26/05/2008 |
C'est bien de rêver et de voir dans chaque résultat d'un grand festival un discours politique à l'encontre du présent gouvernement. Mais à côté de ça, on pourra dire que le 22 mai aurait fait « pschittt » !
à Servais-Jean
De The last Puppet
Etudiant | 14H11 | 26/05/2008 |
C'est bien de rêver et de voir dans chaque résultat d'un grand festival un discours politique à l'encontre du présent gouvernement. Mais à côté de ça, on pourra dire que le 22 mai aurait fait « pschittt » !
à Servais-Jean
De marie 75
3563
18H36 | 26/05/2008 |
Sean Penn l'avait dit. Il a tenu promesse. « Son » jury récompenserait un cinéma qui fait le choix du cœur, du social, de la – vraie – vie.
Avec Entre les murs, Laurent Cantet additionne ces qualités.
Son film nous enferme durant deux heures dans une classe, mettant aux prises un enseignant à la verve d'un Besancenot et une vingtaine d'ados qui ne voient pas l'intérêt de connaître l'imparfait du subjonctif.
Et s'achève sur une leçon d'espoir, aux accents entonnés d'un vibrant Tous ensemble.(…)
(vue du soir)
MERCI ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à marie 75
De kerundira
23H11 | 26/05/2008 |
excuse moi, moi qui suis novice, j'ai un probleme avec les copier coller, je ne comprends pas ce qu'on te reproche ; je suis d'accord avec tes positions / pourquoi pour certains le copier coller est il iun crime de lese majesté ? ?
De Adibou
00H19 | 26/05/2008 |
Cette année, le festival en valait la Penn !
Une palme d'or et de Laurent barre !
Visiblement un palmarès de haute volée.. Vivement leur sortie en salle !