
Royal et Clinton, jumelles en politique ?
La socialiste française et la démocrate américaine ont des parcours étonnamment proches, mais des méthodes différentes.

Une femme en tête des primaires de son parti, une candidate qui provoque des réactions épidermiques, admirée ou haïe… » Ca nous rappelle quelqu'un » , nous ont déjà écrit certains d'entre vous à propos des chances d'Hillary Clinton de se faire élire à la maison Blanche.
» Ségolène » et » Hillary » , deux femmes devenues des prénoms en politique ont certainement des points communs. Toutes deux sont très polarisantes, Madame Clinton au delà de tout ce que l'on peut imaginer. Selon des chiffres de l'institut de sondage Zogby, 50% des Américains affirment qu'ils ne voteraient » jamais » pour Hillary Clinton. Un autre sondage USA Today lui donne 51% d'opinions favorable et 48% de défavorables : autrement dit, tout le monde ou presque a un avis sur elle.
Hillary Clinton comme Ségolène Royal ont provoqué des interrogations sur le fonctionnement de leur couple (encore que, notait Salon en novembre 2006 » contrairement à la version américaine, dans ce couple, c'est la femme qui a le charisme » ). Toutes deux ont été traitées d'ambitieuses (comme si les hommes candidats se présentaient aux élections par abnégation).
Une » bonne » éducation… qu'elles ont toutes deux rejetée
Toutes deux, avant de basculer à gauche, ont été élevées dans le terreau conservateur et religieux de familles bourgeoises. Fille d'un chef d'entreprise de l'Illinois, Hillary avait participé, comme bénévole, à la campagne du républicain Barry Goldwater aux élections présidentielles de 1964, avant de passer à gauche dans le contexte du Vietnam. Ségolène Royale, elle, est la fille d'un lieutenant-colonel d'artillerie de marine, catholique. De cette jeunesse, l'une et l'autre ont gardé une certaine raideur, signe de leur » bonne » éducation.
Les points communs flagrants s'arrêtent là. » Ce qui me frappe c'est que la campagne d'Hillary, c'est une primaire gérée alors que Ségolène se gérait » , note Dick Howard, professeur de philosophie politique à Suny Brook University. En comparaison de la solitude de Ségolène Royal, l' » Hillariland » , comme s'est auto-surnommé l'équipe de la candidate, est célèbre pour son extrême discipline et sa fidélité (beaucoup sont des conseillers de longue date, des années de la Maison Blanche de Bill, voire de l'Arkansas). Ne pas s'attendre à une gaffe ou un aveu.
L'une est vue comme incontrôlable, l'autre comme trop contrôlée
La sénatrice de New York en route vers la présidentielle prend peu de risque, pèse ses positions. » Ségolène n'était pas contrôlable alors qu'on reproche à Hillary d'être trop contrôlée. » D'où une réputation froide et calculatrice. (Voyez comment le Daily Show se moque de ses difficultés à rire naturellement, les dernières secondes sont les meilleures.)
Autre différence de taille, » Ségolène a eu recours à la base du parti » , souligne Dick Howard, quand Hillary est la candidate de l'establishment démocrate et de l'élite du parti. La mobilisation du web pour la candidate du PS évoque plutôt la campagne de Barack Obama. » Ségolène Royal doit beaucoup aux médias qui lui ont accordé de l'importance alors qu'elle n'était pas encore très accomplie » , note William Keylor, professeur de relations internationales à Boston University.
Estimée plutôt qu'aimée, Hillary n'est pas portée par un mouvement grassroot. Un sondage réalisé en juillet par le New York Times indiquait que 70% des femmes considéraient qu'elle était un bon » modèle » pour les femmes ; elle vient aussi de se classer en tête des femmes pour lesquels les Américains ont le plus d'admiration. Mais les sondages du Pew Center lui donnent aussi les plus mauvais scores des trois grands candidats démocrates quand on demande qui est le plus sympathique.
Contrairement à Ségolène Royal, Hillary Clinton prend peu de risques
En terme de programme, les deux femmes se sont montrées des adeptes de la triangulation, chassant les électeurs sur les terres de leur adversaire, la sénatrice de New York allant jusqu'à adopter les positions les plus faucons face à l'Irak puis l'Iran, comme le rappelle William Keylor :
» Toutes les deux ont essayé d'attirer le centre du parti et se sont aliénés une partie de la gauche les accusant de trahir les principes du parti. »
Royal a eu sa croisade contre la violence à la télévision, Clinton s'est indignée de celle des jeux vidéos. Royal a dit souhaiter que tous les Français aient un drapeau tricolore chez eux, Clinton a soutenu un amendement interdisant de brûler le drapeau américain.
Mais pour la candidate américaine, ce positionnement centriste supposait un moindre grand écart avec le reste du pari. Car, note Dick Howard, » le PS n'a toujours pas fait sa réforme » . Le recentrage du parti démocrate remonte, lui, aux travaux du Democratic Leadership Council à la fin des années 1980. » Ségolène aurait eu besoin d'un Bill Clinton » , note le politologue.
A plusieurs reprises pendant sa campagne, l'entourage de Royal avait laissé entendre qu'une rencontre avec Clinton était imminente. Dans l'International Herald Tribune, l'éditorialiste John Vinocur y a vu un effort de Ségolène Royal pour profiter de la réputation de compétence et d'expérience d'Hillary Clinton, qui, contrairement à la Française, a rarement été accusée de manquer de substance et de mal connaître ses dossiers en politique internationale. La campagne d'Hillary Clinton a vite fait savoir qu'aucune rencontre de ce genre n'avait jamais été au programme.
Hillary Clinton ne se pose pas en victime des hommes politiques
Autre terrain de divergence : la façon dont les deux se vivent femmes en politique. Hillary Clinton a impressionné des employées du Congrès en entrant dans l'hémicycle en pantalon. Plutôt que de féminiser son discours, elle a choisi de muscler son profil sur les questions de défense en demandant à siéger au comité des forces armées. A la différence de Royal, l'ex-première dame mentionne rarement le fait d'être une femme en politique.
Certes, elle s'est plainte que ses coiffures aient été disséquées. Lors du débat du 30 octobre, lorsque ses adversaires Barack Obama et John Edwards ont sorti l'artillerie lourde, elle s'est défendue d'un » the boys are piling on » ( » les garçons me chargent » ). Bill a approuvé : » Les garçons ont été durs avec elle ces derniers temps, mais elle sait encaisser. » L'argument a vite été mis de côté. Seulement 11% des Américains estimaient qu'Hillary faisait l'objet d'attaques injustes parce qu'elle était une femme.
Ceci dit, note Dick Howard. Les deux candidates essuient les mêmes conséquences lorsque leur conjoint fait un faux pas. » Quand François Hollande a évoqué une hausse d'impôt pendant la campagne de Ségolène Royal, les journalistes s'en sont saisis » , note t-il. Tout comme Hillary s'est fait épingler sur le thème de sa malhonnêteté lorsque Bill Clinton a assuré (en toute mauvaise foi) qu'elle a toujours été opposé à la guerre en Irak. » Les erreurs des maris de candidates ont beaucoup plus de poids dans la campagne que ce que peuvent dire les épouses des candidats » , conclut-il.
► Mis à jour le 30/12/2007 : suppression d'une information dont la véracité est contestée par Ségolène Royal (le fait qu'elle ait assigné en justice son père).
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De nipivime
;- | 13H24 | 29/12/2007 |
Merci pour cet article. Parallèle intéressant, et analyse de décryptage qui apporte. Rue89 est décidément une lueur dans le monde journalistique. Une remarque, sur la chute (et le parallèle hommes/femmes) : il se trouve que, dans les deux cas, les « maris » étaient responsables politiques de premier plan, ce qui explique aussi que leurs avis (erreurs ? ) aient du poids.
Mais une question reste posée à Rue89, question déjà posée dans un précédent article sur H. Clinton (et que je reprends ici, n'ayant pas eu de réponse) :
C'est quoi, ce sondage, sur le côté, à gauche, demandant quel candidat on aimerait voir chez les démocrates ou les républicains ?
Une encart gris, sans source, sans explication… On dirait une pub Google pour capter nos IP… Sincèrement, c'est quoi ? Une manière décalée de se moquer des sondages sans queue ni tête de quelques sites internet grand public ? Un pied de nez artistique aux techniques d'OpinionWay, lauréat du Grand Méchant Sondeur ? C'est du remplissage de page web parce qu'il ne faut pas mettre de blanc ?
Ou bien quelqu'un pense t il sérieusement que cette question là, et ici, aurait un sens ? Qui connaît tous les candidats cités ? Quel sens à cette interrogation des lecteurs francophones du site ? Pourquoi poser la question sur les éléctions américaines et non pas belges ou estonniennes, le français est il censé connaître la politique étasunienne ?
Question collatérale : comment seront utilisés les résultats ?
Merci d'avance de renseigner ma curiosité peut être maltapropos…
Au moins une vertu, ca fait rire, et c'est toujours ca de pris.
N : )
à nipivime
De Yann Guégan
Rue89 | 13H31 | 29/12/2007 |
Vous savez, parfois, à Rue89, on aime bien tester des idées, sans forcément qu'il y ait une grande stratégie ou un complot international derrière : -)
Là, on s'était dit qu'on était curieux de voir si les internautes de Rue89 avaient un favori par les candidats à l'investiture. C'est vrai que peu de Français connaissent tous les candidats en lice (la liste devrait d'ailleurs se resserrer dans les prochaines semaines), mais ils peuvent les découvrir grâce aux petits portraits que nous leur avons consacré, accessible depuis la colonne de droite du blog Campagnes d'Amérique.
Mais je pense quand même que les élections américaines sont un enjeu qui dépasse les frontières des Etats-Unis, en tout cas beaucoup plus que les élections estoniennes -ceci dit sans aucun mépris pour les internautes estoniens de Rue89, que je salue au passage : -)
Rien de bien scientifique en tout cas, et on se gardera bien d'en tirer une quelconque interprétation sur l'issue du vote, ou même sur la popularité des différents prétendants en France. Vous ne verrez pas de grand titre sur Rue89 du genre : « 89% des Français estiment qu'Hillary Clinton est une meilleure candidate que Ségolène Royal ». Juste une petite prise de température au passage, tant mieux si elle vous a fait sourire.
à Yann Guégan
De Adicie
www.adicie.com | 13H36 | 29/12/2007 |
En effet, j'adore Rue89 car c'est le seul endroit où je peux trouver des idées journalistiques qui figurent nulle part ailleurs. C'est d'ailleurs un des seuls endroits où j'ai lu une critique de Benazir Bhutto comme je le dis dans http://www.adicie.com/archives/70
Je n'avais jamais pensé à un parallèle Clinton/Royal, mais c'est intéressant.
En tout cas, j'espère que Clinton va remporter plus de succès aux élections que Royal ; )
Elle mérite de remettre les Démocrates au pouvoir.
à Yann Guégan
De nipivime
;- | 15H20 | 29/12/2007 |
Eh bien, merci de cette réponse, rapide efficace et claire.
Quelques remarques en passant.
- Pas d'idée de complot derrière, plutôt une impression, désagréable car rare sur Rue89, que vous cédez au facile, ici le « donnez votre avis sur tout ». Une des critiques les plus fortes sur les sondages est justement que cela force les interrogés à avoir un avis sur n'importe quoi, si j'en crois quelques sociologues avisés.
- L'Estonie arrivait dans ma première intervention pour souligner que, si on doit s'intéresser au politique hors France, cela serait déjà bien de regarder en Europe (ne serait-ce que parce que les peuples des 26 autres de l'UE ont une action, donc un droit d'intervention, sur la loi française). Or, à part quelques voisins directs, et encore quand ça chauffe, quel silence dans l'actualité médiatique française sur ce qui se passe dans « notre » espace politique européen. Mauvaise foi de ma part ? Disons que je force, à peine, le trait. Toute la France est tenue en haleine, plus d'un an avant, de la prochaine élection américaine, mais qui sait quand ont lieu la prochaine législative tchèque, les élections à malte (au fait, c'est un régime présidentiel ou parlementaire ? ) ou qui est au pouvoir dans les pays baltes ? Je sais, j'éxagère… un peu.
- Contredisant ce que je viens de dire, je reconnais ne connaître que 3 ou 4 des 10 candidats que vous citez.
Cela dit, ce sont des critiques d'un critiquard, et dans tous les cas, merci pour votre boulot.
N : )
à nipivime
De Yann Guégan
Rue89 | 16H14 | 29/12/2007 |
Ce sont des critiques tout à fait légitimes, et cet espace est aussi là pour les recevoir, surtout lorsqu'elles sont formulées avec courtoise -une valeur en baisse malheureusement : -)
à Yann Guégan
De Menez.guen
18H22 | 29/12/2007 |
Merci pour cet article et ce paralèlle entre Hillary Clinton et Ségolène Royal.
Le fait d'écrire un tel article prouve ,en quelque sorte,que Ségolène Royal garde toute son importance. En particulier son rôle éminent dans l'opposition à la politique si injuste de Sarkozy.
Oui,elle reste incontournable et heureusement.
De ART MONIKA
16H38 | 29/12/2007 |
Merci à Rue 89 pour cet article intéressant, sans aucune acrimonie… ce qui nous change un peu.
La différence concernant l'utilisation de l'argument « on m'emmerde plus parce que je suis une femme » ne tient pas aux deux personnes en cause, mais aux sociétés où elles vivent. Reconnaissez quand même qu'en France, le « machisme » est plus aigu, plus acerbé, qu'aux USA. Il a des allures parfois franchement insupportables.
On ne voit pas non plus en Norvège ou en Finlande surgir, dans les débats politiques, la tonalité péjorative des attaques qui ont été portées contre S. Royal… laquelle, depuis peu, s'habille plus souvent en pantalon qu'elle ne le faisait jusqu'alors [Mme de Fontenay va en être fort marrie ; -)] et sort plus volontiers de sa réserve pour envoyer quelques notes d'humour.
Que Mme Clinton ait refusé de rencontrer S. Royal et l'ait fait savoir n'est pas en son honneur, vu tous les sbires et sbiresses qu'elle a accepté de voir (dont Mme Chirac). On ne voit pas au nom de quoi elle a d'ailleurs refusé cette rencontre ! Parce qu'elle préférait Sarko à l'Elysée, peut-être ?
Une grande différence entre les deux femmes, c'est également leur rapport à la « tromperie » de leur compagnon. L'une soutient son homme contre cigares et marées, l'autre se sent trahie et le largue. Cela dénote probablement quelque chose en matière de représentation du couple, de l'amour et de la solidarité.
Les Clinton sont un couple d'affaires, Hillary a soutenu Bill, qui soutient Hillary. Chez Royal et Hollande, on n'était manifestement pas dans le même schéma.
à ART MONIKA
De le concombre masqué
mène une vie potagère à la campagne | 08H13 | 30/12/2007 |
…encore d'accord avec vous, Art Monika.
Mme Clinton fait le dos rond un peut trop souvent, pour obtenir gain de cause comme tous les politiciens !
Elle a certes des qualités mais n'est guère rebelle ni innovante.
De fabalanzo
curieux de tout | 13H21 | 29/12/2007 |
y'a encore des gens qui parlent de la fofolle du poitout ?
De fabalanzo
curieux de tout | 13H24 | 29/12/2007 |
et comme Ségolène Royale elle va se ramasser
De camillouche
étudiante | 13H41 | 29/12/2007 |
intéressant comme parallèle ! Je suis d'accord sur la question concernant le sondage qui figure à gauche… Qui connait tous ces candidats …
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H38 | 29/12/2007 |
Voilà un parallèle qui, comme du reste il est indiqué dans le corps de l'article, ne repose finalement que sur deux paramètres : le genre féminin et le positionnement approximativement à gauche (en tout cas à gauche de leurs droites respectives) des candidates.
Quant aux parcours qui seraient étonnamment proches, il me semble que ceux de Blair et Sarkozy le sont aussi sans qu'on puisse vraiment en tirer de leçon.
Le recours tribunicien au patriotisme, s'il était une nouveauté en France, est un pont-aux-ânes aux Etats-Unis, de même que la religion : pas moyen d'éviter le sujet, il faut à toute force donner des gages.
Il me paraît tout de même que Clinton a une « consistance » politique plus forte que Royal, qui s'épanouissait plutôt dans le sociétal. C'est elle, si je ne me trompe, qui avait tenté d'instaurer une sorte de sécurité sociale lorsque son mari était aux manettes et je me rappelle avoir souvent entendu dire que, des deux Clinton, c'était elle la tête politique. On n'a jamais prétendu semblable chose à propos de Royal.
Enfin, pour revenir aux parcours de l'une et de l'autre, j'ai l'impression que Clinton a eu, beaucoup plus que Royal, l'expérience du pouvoir de très haut niveau.
Une remarque comme ça : je trouve… déconcertant que la capacité à rire soit tenue (si peu que ce soit) pour un élément probant d'évaluation des qualités d'un personnage politique. L'austère qui se marre, vous vous rappelez ?
à thierry reboud
De zorbec
9945
retraité | 15H08 | 29/12/2007 |
formidablece « recours tribunicien au patriotisme….. »
quelle simplicité ! vous vous écoutez écrire ou quoi ?
vous avez même l'impression que Clinton a eu,beaucoup plus que Royal,l'expériencedu pouvoir de très haut niveau,là j'en suis tombé sur le cul,où allez-vous chercher de telles informations ? il y a du Coluche en vous,continuez,vous avez de l'avenir.
à mon avis(très humble)il y a peut-être une piste de réflexion : H.Clinton devrait s'inspirer de S.Royal car sur le plan social elle a beaucoup de choses à apprendre,mais malheureusement nous parlons pas du même monde.
à zorbec
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H18 | 29/12/2007 |
Ah ben, je l'attendais ! Je me demandais si ce serait Zorbec ou Leconcombrevert, mais je ne suis pas déçu… De toute façon, c'est du pareil au même.
Où le fan-club passe, le débat trépasse.
Allez, je vous aide un peu quand même
Tribunitien : Du tribun, de l'orateur populaire (Petit Robert)
Excusez-moi si les mots ont un sens, je n'y suis pour rien. Vous avez remarqué : j'avais fait une faute ?
Le pouvoir de plus haut niveau qu'ait exercé Royal est, me semble-t-il, le poste de conseillère de Mitterrand, sans qu'on sache très bien quelles étaient ses attributions. Parce que ministre de l'Environnement ou de la Famille (je crois), ce n'est pas, de l'avis général, du pouvoir de très haut niveau. Mais c'est vous l'expert en matière de biographie de votre idole.
A mon avis (très humblissime), vous devriez vous dispenser de conseiller Clinton si vous ne voulez pas la couler aussi sûrement que vous avez coulé Royal.
Zorbec, LeConcombrevert, mes hommages et mes respects.
PS : Vous avez oublié de me gratifier d'un Naze…
RePS : Dans mon propos, je me dispensais de toute appréciation personnelle de Clinton et Royal. L'aviez-vous seulement remarqué ?
à thierry reboud
De zorbec
9945
retraité | 15H58 | 29/12/2007 |
donc n'avez pas été déçu ! par contre pour le fan-club vous repasserez,c'était la 1° fois que je votais socialiste au premier tour(la peur d'un 21 Avril 2002 ? )et voté une seule fois à droite,le référendum de De Gaulle sur l'indépendance de l'Algérie, j'en revenais après 28 mois(dont 8mois au Val de Grâce)et je suis plutôt du genre« ni dieu,ni maître » !
tout le reste de votre discours s'apparente au
sketch de Coluche sur les experts et éventuellement les journalistes donc je ne peux vous gratifier d'un Naze ou autre quelconque note,se serait du plagiat.
à zorbec
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H19 | 29/12/2007 |
Pas possible d'avoir une discussion avec vous, je veux dire une vraie discussion, rationnelle, avec des arguments… J'ai même pô le pin's parlant de Ségolèèèène !
(Par fan-club, je veux parler de votre attachement apparemment inconditionnel à une personne. C'est-à-dire quelque chose de pas très politique, en somme.)
à zorbec
De DBL8
Retraité | 08H54 | 30/12/2007 |
Nul n'est parfait, vous en êtes un parfait exemple ! !
à thierry reboud
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H31 | 29/12/2007 |
@ Thierry Reboud
Ne me reboudez pas d'avance, cher voisin de palier,
Je vous repondrais plus tard.
En attendant, « take five » XXXXX !
à thierry reboud
De frogerthierry
10H06 | 30/12/2007 |
Qu'il est bon de vous lire cher homonyme, même si nous ne partageons qu'un prénom comme le ferait remarquer trop rapidement un Zorbrevert ou allez savoir qui, sorti tout droit d'une école politique digne de Serpentar…
Et si, d'aventure, la politique, votants et élus, pratiquait enfin la parité, nous n'aurions peut-être pas une vilaine paire de coui… à la tête de l'état !
Tournure peut-être fort peu « tribunitienne », j'en conviens, mais qui a le mérite d'émaner d'une plume non pseudoïfiée et non moins franche.
à thierry reboud
De Avril
12H52 | 30/12/2007 |
Il y aurait un troisième point commun : ce sont deux adeptes des théories économiques libérales --hélas-- ce qui leur donne somme toute une image d'opposantes molles. France, Europe, USA…Quelle différence entre les 2 grands partis politiques gauche/droite ? Hillary Clinton avait même voté POUR l'intervention en Irak.
Et puis il y a Obama. Avez -vous vu ce type ? impressionnant dans le genre tueur, non ?
Sinon effectivement, je trouve aussi la comparaison inattendue. Pourquoi comparer 2 politiciens juste parce que ce sont des meufs ? Mais, si je me rappelle bien, lors de la campagne française, Miss Guillemette avait déjà sur son blogue esquissé un article, prenant le point de vue américain, du genre « les français auront-ils un président femme avant nous ? » (c'est sur maintenant ça fait un peu rigoler). Me trompe-je ?
De parousnik
14H42 | 29/12/2007 |
Le Parti démocrate US et le Parti Socialiste Français ne sont pas des Partis politique de gauche…Ces deux partis soutiennent la politique extréme-libérale des propriétaires des Banques,industries, médias etc… Seules les bases de ces partis sont peut être à gauche mais les sommets eux penchent sévèrement à droite… Depuis mai 2007 la france a sombré à l'extréme droite…comme les Etats-unis ont sombré à l'extréme droite quand Bush et ses acolytes réalisaient des coups d'état en falsifiant les résultats réels des élections présidentielles de 2000 et 2004…
De Anthropia
16H07 | 29/12/2007 |
Contrairement à ce que vous dites, je crois que la difficulté d'Hillary Clinton à percer dans les sondages, 50, 51%, démontrent que contrairement à 89% des Américains qui ne croient pas qu'il y a un effet sexiste, le problème est bien là.
L'inconscient ne supporte pas l'idée d'une femme au pouvoir suprême.
J'aimerais me tromper, mais ce bastion, qui existe moins pour les pays émergents, où le clanisme fait élire une femme, comme jadis B. Butto ou Indira Gandhi, existe dans les grands pays capitalistes.
L'Allemagne en cela montre que cet interdit peut être franchi.
Qui a dit que l'accès aux femmes à un métier déconsidérait le métier. Sarkozy ou Bush ont montré qu'on peut le faire déconsidérer tout en étant homme.
De Anthropia
16H09 | 29/12/2007 |
C'est un combat sur le sexisme en politique.
Maintenant, la stratégie des femmes peut être différente. Le revendiquer ce combat. Ou au contraire laisser le problème dans l'inconscient pour le contourner. La seconde pouvant être plus habile. Ou pas.
Une différence entre Royal et Clinton.
De Beeks
16H15 | 29/12/2007 |
MM Bush et Gullianni ressemblent bien à Mr Sarkozy, Mme Clinton peut bien ressembler à Mme Royal en lui souhaitant un meilleur resultat ce qui prouverait que les americains sont moins betes que nous .
De PierreAdrien06
16H19 | 29/12/2007 |
S. Royal / H ; Clinton
Peut-on comparer , et à partir de quoi ,
Parcours étonnament Proches ! ! ! de quel parcours parle t-on…
Ségolène en aurait-elle un ? tiens… lequel… je veux bien lui en concéder un, je dis bien un seul ! de la contradiction, elle dit tout et son contraire . » les 35 Heures, le smig à 1500 » etc…
A t-elle conseillée François ! ! ! Vu le résultat, bon petit parcours…
Hillary à au minimum un parcours polilitique, n'est-elle pas une conseillère de Bill … lui est Président.
Maintenant on aime où pas la politique américaine, c'est une autre histoire.
A rue89 nous savons qu'ils n'aiment pas Hillary, mais par contre n'ont-ils pas idolatré Ségolène, pour quel résultat … c'est leur droit.
Quand je lis Hillary devrait s'inspirer de Ségolène pour le social , bien entendu si l'on est pour la dette publique… OK… on a déjà donné ! ! !
Me concernant je ne jugerai pas la politique américaine, j'en ai assez de celle de la France, et surtout de tous ces donneurs de leçons….
Ou est le parti socialiste aujourd'hui ?
Quelles propositions avancent-ils ?
Ok c'est + simple de critiquer Nicolas…
De contactani
16H47 | 29/12/2007 |
Il y a une grande diffèrence entre ces deux femmes l'une a accepter l'infidélité de son mari l'autre pas.
Ségolène a un courage incroyable et a tout menait de front : ses nombreux enfants, un enfant en bas âge, la campagne électorale, les visceux du P$ se ruant à la bonne soupe, son mari infidèle, tout ceux qui l'on traité d'incapable parceque non juive et qui s'écrase lamentablement devant elle comme l'autre microbe du Figaro qui fait le souave aux soirées TV de l'ex- mignon de steevy.
Ségolène je ne pouvait pas la supporter mais elle est largement remontée dans mon estime à la manière d'un DonQuichotte alors qu'Hilary reste dans un moule puritain et conformisme .
De marco75
17H44 | 29/12/2007 |
bravo pour cet article intelligent.
De neovo
18H04 | 29/12/2007 |
C'est vrai, elles sont jumelles. d'un côté une fausse brune et de l'autre une vrai blonde.
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 18H49 | 29/12/2007 |
L'article de Guillemette Faure est certes intéressant, mais, mis à part leur statut de femme politique, tout le reste semble bien séparer ces deux femmes, notamment le fossé entre le conservatisme américain et les « forces de progrès social » françaises [bien que je déteste cette expression].
Qu'on ne me fasse pas croire qu'Hilary Clinton, démocrate, veuille faire du social. Pour elle, Ségolène était encore à l'extrême gauche, même quand elle prétendait s'allier à notre centre, le Modem, lui-même encore plus à gauche que les démocrates américains.
Pour moi, il y a une autre différence de taille. Hilary Clinton est un « homme politique » alors que Ségolène est, et resteras toujours une « femme » politique.
Un commentaire, peut-être ? ? ?
De enfant-de-marih
22H04 | 29/12/2007 |
Il me semble que la parallele ne peut se lire que sur une courte distance.
Hillary Clinton a cet avantage est que Bill a garde une belle cote d'amour. Il sera sans aucun doute d'un grand support pour elle. La parallele pourrait se placer avec l'Argentine ou la femme succede a son epoux a la presidence.
Pour ce qui est de Segolene si elle a perdu c'est grace sans doute a son mari et a des elephants retors.
Hillary a plus de chance de reussir les primaires. Et gageons qu'elle apportera si elue plus de moralite a la vie politique et plus de sincerite ce qui n'est pas forcement l'appanage des hommes.
Merci a Rue89 d'avoir ouvert un debat sur ce fait marquant