
Reagan hante la campagne des républicains… et des démocrates

Côté républicain, rien de surprenant que les mânes de Ronald Reagan, champion de la politique du laissez-faire soient invoquées. Mitt Romney se présente comme le successeur spirituel de celui qui a présidé au destin de l'Amérique de 1981 à 1989, John McCain se vante d'avoir participé à la » Révolution Reagan » , Mike Huckabee appelle les Américains à » retrouver l'esprit Reagan (…) qui nous fait aimer notre pays, que nous soyons démocrates ou républicains » .
Chez les démocrates aussi…
Le plus étonnant dans cette campagne, c'est que même les candidats démocrates, bien qu'ils s'en défendent, cherchent à récupérer un peu de l'héritage de Reagan, leur ennemi juré pendant des années. Voici ce que Barack Obama a déclaré au Reno Gazette-Journal :
» Je pense que Ronald Reagan a changé la trajectoire de l'Amérique ce qui n'a pas été le cas de Richard Nixon ni de Bill Clinton. Il a nous placé sur un chemin complètement différent parce que le pays était prêt pour cela. … Il a compris ce que les gens sentaient déjà, que nous voulions de la clarté, de l'optimisme, un retour au dynamisme et à l'esprit d'entreprise qui avaient manqué » ,
Certains démocrates s'en sont étranglés. John Edwards, qui vient d'abandonner la compétition, a assuré qu'il n'utiliserait » jamais Ronald Reagan comme un exemple pour le changement » et accusé l'ex-président d'avoir » causé ouvertement un tort extraordinaire à la classe moyenne et à la classe ouvrière » . Open Left, un site web » d'information et d'action » progressiste en était tout retourné. Matt Stoller, l'un des fondateurs du site, écrit ainsi :
» Il est extrêmement perturbant d'entendre non pas que Obama admire Reagan, mais pour quelles raisons. Reagan n'était pas un optimiste heureux encourageant l'esprit d'entreprise mais un homme politique malin qui a utilisé le reflux du mouvement des droits civiques pour catapulter les conservateurs au pouvoir » .
Accusé par Hillary Clinton d'avoir été positif à l'égard de Reagan, Obama a contre-attaqué en l'accusant d'avoir rendu hommage Reagan dans un livre écrit par le journaliste de télévision Tom Brokaw. La citation :
» ll pouvait appeler l'Union soviétique l'empire du mal et ensuite négocier dans accords de contrôle des armements. Il savait très bien trouver un équilibre »
Ayant de la suite dans les idées, Obama s'est dit » impressionné » par le président français Nicolas Sarkozy, le chantre d'un dynamisme économique retrouvé, dans un entretien paru jeudi dans Paris Match. A en faire perdre son latin à la gauche intellectuelle américaine, grande supportrice d'Obama, et à la gauche française.
► Retrouvez le blog de Jérôme Bernard : Ici Washington
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De Joseph Loiseau
Lycéen au lycée Claude Monet à Pari... | 19H04 | 31/01/2008 |
Je pense qu'il est difficile de comparer l'échiquier politique français et américain.
L'échiquier politique américain est, je pense, plus à droite, que l'échiquier français.
C'est pourquoi bien qu'Obama soit considéré de gauche par les français (appellation uniquement française, il donc difficile de dire si les républiquains sont à droite et les démocrates à gauche ou si ça peut être plus compliqué que ça.) il serait peut-être à droite et au côté de Sarkozy en France ! Ou peut être au Modem au côté de Bayrou !
On peut d'ailleurs remarqué que ce décalement s'effectue aussi en France étant donné que l'on peut douter que Royal soit vraiment à gauche … mais je m'égare.
Aprés je n'affirmerais pas ce que je dis, étant donné que je connais pas bien le programme d'Obama… (normal étant donné que l'on parle plus de la couleur de peau ou du genre des candidats que de leur programme … ce qui est soit dit-en passant la preuve que la discrimation est encore trés forte dans le monde.)
à Joseph Loiseau
De Vive le maire
22H23 | 31/01/2008 |
De gauche : appellation uniquement française ? Non, d'origine francaise mais utilisee a peu pres partout.
De DidierB63
Devant un écran | 07H30 | 01/02/2008 |
Eh ouais, le vieux cow-boy a encore du succes.
Il ne faut tout de même pas oublier que les années Reagan, pour les américains, se sont des années de plein emploi et de croissance.
Vues d'Europe, c'est surement différent, mais vues d'une ferme du Kansas ou d'une usine du Michigan, ces années Reagan, c'était du boulot et du crédit (alors qu'aujourd'hui, il manque de l'un et de l'autre).
Alors, on invoque son esprit, histoire de faire revenir le beau temps.
Les candidats s'en reclament ? Oui, ca parait logique.
Ils aimeraient faire croire aux electeurs que, comme Reagan, ils vont ramener la prospérité dans l'Union.
Le seul problème, c'est qu'ils se reclament tous de Reagan.
Sauf Hillary Clinton, qui ne se reclame de personne, même pas de Bill (Elle a un peu honte)
http://polemiquons.over-blog.com/
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 10H03 | 01/02/2008 |
Reagan symbolise l'Amérique toute puissante au niveau économique et militaire, proactive sur tous les fronts et souvent avec arrogance (réformes libérales, armement, Amérique centrale, dollar fort, pression maximale sur l'URSS…). Le héros de western avec ses défauts mais que le peuple ne peut pas haïr.
Reagan est mort et sanctifié au panthéon des grands présidents, les Démocrates doivent faire avec.
Carter s'était fait torpiller par ceux qui préparaient l'avènement de Ronald (ce sont eux qui ont poussé la mission suicide en Iran), Bush Senior a laissé tomber l'économie, et Clinton a perdu beaucoup de temps et d'énergie à résister contre un congrès républicain. Surtout, Bill est toujours alive and kickin », et mouillé jusqu'au coup dans une campagne partisane.
Bush Junior avait créé la rupture avec les Reaganiens en 2004 et ceux-là prennent leur revanche aujourd'hui. Le fait que sa Presidential Library serve de cadre au débat Républicain ne doit rien au hasard.
Pour Obama, mentionner Reagan contribue à minimiser la valeur des années Clinton, référence Démocrate de l'après-JFK. Il tend également la main aux Indépendants, auprès desquels il fait déjà un bon score dans les primaires.
Mais c'est une stratégie risquée pour les primaires. Une stratégie de second tour alors que tout se joue mardi.
De atanguy
(US) | 18H43 | 01/02/2008 |
Raegan n'était qu'une façade,une fraude, entretenue par les médias,un acteur,qui jouait au président (Mieux que dans ses films…). Autour de lui il y avait toute la clique qui s'est retrouvée avec Bush - Cheney,Rumsfield,Bush le père et autres neo cons -
Le règne Reagan commence dans un contexte de trahison - Raegan et ses supporters avaient conclu un accord avec Khomeni pour relâcher les otages américains seulement après l'élection - et s'est terminé en capilotade : Vente d'armes a l'Iran et support des contras au Nicaragua, alzheimer de Raegan.
Oui je suis d'accord Obama pourrait être un peu plus prudent, mais bien sur le mythe « Sous Raegan tout allait bien » existe ici aux USA et Obama essaie de l'utiliser a son profit.
De sevyniloc
ancien cadre supérieur de la foncti... | 19H20 | 01/02/2008 |
Je ne suis pas sur qu'il existe une gauche et une droite au USA. Plutôt deux manières de gagner de l'argent.
Je pense que le vrai problème de ce pays respectable c'est de gérer la nécessité de changer de société, d'aller vers du qualitatif et d'abandonner le quantitatif, qui est le fondement de l'américan way of life. Ceci dans un pays qui n'a que très peu de culture et d'histoire politiques. Le remodelage de l'économie mondiale, qui conduit inexorablement au fait que les USA ne seront plus la première puissance mondiale dans le courant de ce siècle ( probablement la troisième avec la Chine et l'INDE devant et peut-être même la quatrième si un véritable Etat européen se faisait )ce remodelage est peu digestible ni même acceptable pour les USA. Reagan avait une stratégie de pouvoir, quelqu'en soit le prix, entouré de conseillers très spéciaux, qui rassurait les américains et les apparences.
Ceci n'est que le résultat du manque de véritable culture politique aux USA ; Je ne suis pas sur que qui que ce soit puisse y faire quelque chose. Le tout est d'éviter d'être entraîné dans le maelstrom qui pourrait se produire.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 20H04 | 01/02/2008 |
Comment qualifie t-on un pays où il n'y a qu'un parti unique, une presse muselée, un puissant pouvoir militaro-industriel, une mafia puissante ?
A l'époque, il se disait que Reagan pouvait assurer 2 heures de travail par jour maximum. Qui gouvernait le reste du temps ?
à Daniel R
De DidierB63
Devant un écran | 22H59 | 01/02/2008 |
On le qualifie de Communiste ! C'est ça la réponse ?
Et pour la deuxieme question, j'hésite entre Nancy Reagan ou Jerry Lewis… Tu nous donnes un indice ?
à DidierB63
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 13H21 | 02/02/2008 |
La première réponse est : Dictature.
Le Communisme n'est pas une dictature, c'est une utopie qui suppose un homme parfait (ni cupide, ni égoïste) comme premier principe, on en est loin.
La deuxième réponse est : Cabinet
1) ensemble de technocrates non élus, non responsables mais très liés aux groupes militaro-industriels.
2) endroit où l'on fait des choses que l'on ne veut pas montrer. Equiper parfois d'un lave-mains.