
Primaires américaines : Hillary Clinton s'offre un répit
Alors que McCain sera le candidat républicain, la démocrate reste en course grâce à ses victoires dans l'Ohio et le Texas.

Toute la nuit, l'équipe de Rue89 ainsi que Justin Vaïsse, chercheur à la Brookings Institution, Dick Howard, professeur de philosophie politique, Jérome Bernard, journaliste blogueur à Washington, Armelle Vincent, journaliste basée à Los Angeles, Emmanuel, du blog Ceteris Paribus, et Thomas Lefèbvre, blogueur… à Belfast, vous ont fait suivre en direct le « Mini Tuesday », primaires dans le Texas, l'Ohio, le Vermont et le Rhode Island.
Résultats définitifs : Hillary Clinton remporte les deux Etats clés de la soirée, le Texas et l'Ohio. Elle devance également Barack Obama dans le Rhode Island, tandis que ce dernier gagne dans le Vermont.
06h00. Armelle Vincent (journaliste). A Redondo Beach, une autre « party », mais cette fois pour Obama, a été annoncée sur le site du candidat noir. Elle ne doit durer qu'une heure, de 18 à 19 heures.
Je me rends donc à l'adresse indiquée. Je reconnais la maison aux fanions Obama plantés sur le gazon. Je sonne. Un homme d'une cinquantaine d'années, chapeau de cowboy sur la tête, ouvre. J'explique l'objet de ma venue. Il n'est au courant de rien. Il n'a jamais organisé de TV party. Il n'y a personne chez lui.
05h55. Guillemette Faure (Rue89). Discours de fin de soirée électorale. Une victoire dans le Rhode Island, une dans l'Ohio, la campagne d'Hillary Clinton continue, dit-elle radieuse. Le choix de l'Ohio aux primaires, c'est celui du pays, rappelle t-elle. Comme dans sa dernière publicité (lire ci dessous), elle se présente comme celle prête à « répondre au téléphone à 3h00 du matin » en cas de crise. Et quand le téléphone sonne à la Maison Blanche la nuit, les « beaux discours » ne suffisent pas, dit-elle (sans ajouter « prends ça Obama »). Quand au « Yes, we can ! “, slogan de son rival, ses supporters l'ont détourné en un volontaire : ‘Yes, we will !
Quelques minutes et c'est au tour d'Obama de prendre la parole. En termes de décomptes de délégués, a t-il rappelé, peu importe les résultats d'aujourd'hui, on est toujours en tête’.
05h20. Justin Vaïsse (Brookings). Depuis quelques jours, le climat politique a changé en faveur d'Hillary Clinton : sa ténacité, sa combativité, les quelques casseroles d'Obama, un doute persistant et même croissant sur la vacuité de ses envolées lyriques, une presse qui reconnaît son propre emballement… Tout cela a donné l'impression qu'il avait perdu le ‘momentum’, la dynamique, en faveur de la sénatrice de New York.
Le pire, c'est que c'est sans doute vrai. Si l'on était au début des primaires, ce serait elle qui aurait le vent en poupe ‘à présent’, le cycle Obama paraissant se ralentir. Seulement voilà : la montée en puissance d'Obama s'est faite au moment parfait, elle a culminé dans la première quinzaine de février et l'a doté d'une avance sérieuse, difficile à contester à présent, du fait du mode de scrutin qui limite les possibilités d'un rattrapage spectaculaire. Bref, le ‘timing’ d'Obama a été idéal dans une course où les effets cycliques ne sont pas négligeables.
Du coup, les résultats –encore provisoires, à cette heure– du ‘Mini Tuesday’ vont confirmer cette prédiction d'Emmanuel (lire ci-dessous) : Hillary Clinton semble devoir perdre, maintenant ou plus tard. Si elle limite les dégâts, elle risque en revanche d'en infliger de plus grands au parti démocrate, qui va continuer de se déchirer, en attendant la Pennsylvanie le 22 avril.
05h10. Armelle Vincent (journaliste). ‘La radio vient d'annoncer qu'il a remporté le Vermont ! Pas de problème. On peut bien lui laisser le Vermont. De toutes façons, on va gagner les trois autres Etats.’

A quelques jours de ce 4 mars, les équipes de Barack Obama et d'Hillary Clinton en Californie avaient lancé des invitations a des ‘parties’, ces rendez-vous qui permettent aux supporters des candidats de regarder ensemble la télévision les soirs d'élection.
Mais à 15 heures, la party d'Hillary ne bat pas son plein. D'ailleurs, ce n'est même pas une party. C'est un centre d'appel, une dernière tentative de rallier les Texans à la cause de la candidate. Quinze bénévoles environ téléphonent tous azimuts a 2000 kilomètres de là, pour tenter d'influencer le résultat. A 17 heures, il y a encore des gens au Texas qui ignorent que des primaires se déroulent en ce moment même dans leur Etat :
‘Oui madame, explique patiemment un bénévole au téléphone. Vous pouvez, je dirais même vous devez, aller choisir le candidat démocrate. Voici votre bureau de vote…. Pouvons-nous compter sur vous ?
Sur le bureau de Nicole, la charmante jeune femme chargée de l'organisation du centre d'appel, une pile de scripts détaillant ce qu'il faut dire aux interlocuteurs qui répondent au téléphone a été mise à la disposition des intéressés. J'en prends une :
Non, me dit-elle en récupérant poliment la feuille. Je ne sais pas qui vous êtes. Après tout, vous pourriez être une espionne d'Obama.’‘Et quelles informations pourrais-je bien passer à l'ennemi ?
Il y a des codes confidentiels sur cette feuille, qui permettent d'appeler des gens affiliés à notre campagne.’
La paranoïa s'est installée. ‘Oh, non, je ne l'aime pas. Il est temps que ce type rentre chez lui ! , répond sans hésiter une femme noire d'une cinquantaine d'années lorsqu'on lui demande ce qu'elle pense d'Obama. Hillary n'est pas en bonne posture. Mais tout le monde ici prétend être persuadé du contraire :
Nous sommes évidemment très anxieux ce soir, admet quand même Max, un salarié de la campagne Clinton. Mais je suis sûr qu'elle gagnera. Nous avons remporté la Californie alors que les commentateurs politiques prédisaient le contraire. Nous allons faire la même chose au Texas.’
04h00. Guillemette Faure (Rue89). John McCain prononce son discours de victoire. Il parle d'espoir, dit qu'il ne veut pas d'une politique inspirée par la nostalgie. On pense qu'il lit le discours d'Obama par erreur.
Mais non, il continue, il dit qu'il représente l'avenir (et pan pour l'article du New York Times qui rappelait qu'à 72 ans, il se présentait à la présidence à un âge auquel il ne pourrait pas être pilote de ligne ou juge dans certains Etats) et, plein de jeunesse, il quitte l'estrade sur l'air de Johnny B. Goode…
04h10. Dick Howard (Stony Brook). L'un des meilleurs analystes américains, le ‘columnist’ du Washington Post E.J. Dionne, plutôt Obamiste, cite son collègue du Brookings, William Galson, un Clintonien : elle a mené la dernière campagne du XXe siècle, et elle l'a bien menée. Lui, c'est le XXIe siècle.
Mais de quoi s'agit-il au juste ? Du Net ? Des réseaux ? OK, mais tout le monde peut s'y convertir. Quelle est la nouveauté ? D'autant plus que ceux qui tombent amoureux d'Obama aiment le comparer à Kennedy. Une figure (ambiguë) du XXe siècle.
Et McCain, il incarnerait quel siècle ? Sa campagne ne s'aventurera certainement pas dans ces eaux philosophiques… Que n'apprécie pas non plus le public américain.
03h35. Dick Howard (Stony Brook). Première constatation : le 4 mars 1933 a vu l'intronisation de Franklin Roosevelt. Tous les medias nous l'ont rappellé. On nous a fait écouter les fameuses paroles de FDR : ‘We have nothing to fear but fear itself’ (‘Nous ne devons avoir peur de rien si ce n'est de la peur elle-même’).
Est-ce un hommage au discoureur qu'est Obama ? La voix de FDR, même enregistrée par des moyens plutôt primitifs, impressionne. Ou est-ce un rappel de la situation économique ? Et des non-dits des candidats, à leurs esquives…
Autre remarque : dans le Rhode Island, il y a presqu'autant de superdélégués que de délégués à élire ! Et parmi ces superdélégués, neuf seraient favorable à Hillary, deux à Obama, un indecis ! Rhode Island est un Etat bien bleu (démocrate). A propos des ‘super’ et du defi qu'ils posent au parti democrate, lire mon ‘Point de vue’ dans Ouest-France de lundi.
L'homme dont personne ne parle, c'est tout de même le président du parti démocrate, qui n'est autre que Howard Dean, le ‘phénomène’ des primaires de 2004. Pourquoi a-t-il voulu prendre cette fonction ? Pourquoi le personnel politique démocrate a-t-il voté pour Howard Dean (car ce n'est pas un mandat populaire…) ? C'est une énigme.
03h30. Jérôme Bernard (Ici Washington). Clinton pourrait-elle gagner le Texas ? Les sondages sorties des urnes peuvent le laisser penser, même si le système en deux étapes, primaires et caucus (lire ci-dessous le post d'Emmanuel), peut modifier les choses. Donc, selon ces sondages, 53% des femmes (qui représentent 57% de l'électorat du Texas) ont voté Hillary Clinton, tandis que 52% des hommes (qui représentent 43% de l'électorat) ont voté Barack Obama.

03h20. Guillemette Faure (Rue89). Et une primaire de réglée. Avec les victoires de ce soir, John McCain a maintenant les 1191 délégués qui lui permettent d'être le candidat du parti républicain.
Le président George W. Bush devrait endosser la candidature de John McCain demain, avec une visite de ce dernier à la Maison Blanche. Le cadeau empoisonné.
Si on parle souvent de la côte de popularité désastreuse de Bush, tombée à 30%, on oublie que 65% des républicains approuvent encore sa présidence. Mais désormais, c'est l'électorat national que John McCain, nominé du parti républicain va devoir briguer.
02h45. Jérôme Bernard (Ici Washington). Si on examine les sondages sorties des urnes dans l'Ohio publiés sur le site de CNN, on constate que 54% des femmes ont voté pour Clinton, alors qu'elles représentent 59% de l'électorat dans cet Etat. Les hommes ont voté à 52% pour Obama mais ils ne représentent que 41% de l'électorat. Clinton a donc de fortes chances de remporter l'Ohio.
Autre élément intéressant, Clinton séduit les électeurs qui ont l'équivalent du baccalauréat, alors qu'Obama plaît à ceux qui ont fait des études supérieures. Une majorité de ceux qui sont inquiets ou très inquiets de leur situation financière personnelle ont choisi Clinton, alors que ceux qui ne sont pas très inquiets de leur situation financière ont majoritairement voté Obama. Ces sondages sorties des urnes dans l'Ohio confirment que les femmes et la classe ouvrière constituent la base électorale d'Hillary Clinton.
02h40. Guillemette Faure (Rue89). Oups, on a failli oublier de mentionner que le républicain John McCain vient de gagner deux Etats (le Vermont et l'Ohio). On n'est pas les seuls. Le Project for Excellence in Journalism, qui mesure la couverture des différents candidats, note que la semaine dernière, les candidats démocrates ont été quatre fois plus présents dans les médias que les républicains.
02h35. Emmanuel (Ceteris Paribus). L'anecdote totalement insignifiante de la nuit : le Vermont est le seul Etat américain où George Bush ne s'est pas rendu en visite officielle depuis qu'il est en fonction (via Daily Kos, confirmé par NPR).
Il faut dire, comme le note le blog de campagne du New York Times que les Vermontois sont tout sauf accueillants envers le Président :
‘Associated Press signale que les électeurs de deux communes du Vermont ont approuvé mardi des mesures symboliques appelant à la mise en examen du Président Bush et du Vice-Président Dick Cheney pour ce que qu'ils considèrent comme des violations de la Constitution. Les mesures visent à faire arrêter par la police M. Bush et M. Cheney si jamais ils se rendent à Brattleboro ou dans la commune voisine de Marlboro.’
02h20. Emmanuel (Ceteris Paribus). Pour ceux qui voudraient regarder les primaires à la télé américaine mais qui n'ont pas CNN à la maison, une couverture de la soirée électorale est disponible sur le site de C-SPAN.
En ce moment, la chaîne parlementaire retransmet en live la conférence de presse de la Secrétaire d'Etat de l'Ohio (qui, contrairement à ce qui se passe au niveau fédéral, ne s'occupe pas des affaires étrangères mais principalement de l'organisation des élections). Au programme : le détail des incidents dans les opérations de vote, comté par comté. C'est aussi passionnant que de regarder de la peinture sécher, comme on dit de l'autre côté de l'Atlantique.
02h05. Thomas Lefèbvre (Le Croche Pied). En réponse aux internautes qui se demandaient qui, de Barack Obama ou de Hillary Clinton, serait le meilleur candidat face à John McCain, le blog du Time a compilé les sondages de Fox à la sortie des bureaux du Texas et de l'Ohio.
Dans les deux Etats, les sondés pensent qu'Obama (64%) a plus de chance de battre le candidat républicain que Clinton (57%). On apprend aussi que Clinton devance massivement Obama au Texas parmi les électeurs ‘hispaniques’, les femmes et ceux qui ont décidé au dernier moment.
02h00. Guillemette Faure (Rue89). Huit pompes ? ‘Yes we can ! C'était la semaine dernière, à un cours d'Obamaerobics. Karisa, l'organisatrice en t-shirt Barack your body’, avait accroché du ‘inspirational material’ sur les glaces de la salle de gym (des posters d'Obama, soulignés du message ‘Change’, les yeux sur nos courbes).
Quelques centaines de calories perdues pour nous, quelques centaines de dollars gagnés pour lui. Au-delà des questions que cela soulève sur la santé mentale des Obamaniaques et des journalistes qui s'inscrivent à ces cours, l'anecdote en dit long sur les ressources du candidat : la plupart des participants au cours étaient des ‘first time donors’.
Or, la loi plafonne à 2300 dollars le montant qu'un citoyen peut donner à un candidat. Les Obamathlètes qui avaient donné 20 dollars pour ce cours pourront encore contribuer au reste de la campagne. Tandis que beaucoup de donneurs d'Hillary Clinton ont atteint leur maximum. ‘Je vois les mêmes noms à chacun de nos événements’, me disait une fundraiseuse d'Hillary.
01h50. Emmanuel (Ceteris Paribus). A la demande populaire, un petit point sur les règles des primaires démocrates au Texas, en attendant la clôture des bureaux de vote, à 3h00 du matin heure française. Le ‘Lone Star State’ enverra 228 délégués à la convention démocrate de Denver, soit la troisième délégation après la Californie et New York. Sur ce total, 35 sont des superdélégués, désignés par les hiérarques du parti.
L'enjeu du vote d'aujourd'hui (qui a commencé avant aujourd'hui, d'ailleurs : près
d'un million de Texans ont déjà voté par correspondance pour les primaires démocrates) est donc d'élire 193 délégués. La suite pourrait être assez simple, mais les Texans ne font rien comme tout le monde et ont décidé de coupler primaires classiques et caucus.
126 délégués sont d'abord élus, à la proportionnelle, dans les 31 circonscriptions servant aux élections au Sénat du Texas. Ensuite, 15 minutes après la clôture des bureaux de vote, des caucus ont lieu dans les circonscriptions pour élire des délégués à la convention démocrate de l'Etat. Cette convention aura lieu le 29 mars prochain et permettra de désigner les 67 délégués restants, dans la plus pure tradition du système de poupées russes qui fait le bonheur du commentateur à chaque fois qu'il essaye de décrire simplement comment fonctionnent des caucus.
Ce format inhabituel pourrait favoriser Barack Obama, à qui les caucus ont plutôt réussi jusqu'ici. Il n'enthousiasme pas Hillary Clinton, en tout cas : son équipe s'est rendue compte seulement le mois dernier que les règles en vigueur (la répartition des délégués par circonscriptions est calculée selon le score des candidats démocrates aux dernières élections et pas en fonction de la population) pourraient la désavantager.
01h30. Jérôme Bernard (Ici Washington). Les électeurs démocrates n'ont en visiblement pas assez de la course aux primaires. Selon un sondage Washington Post/ABC News qui vient d'être publié (il a été réalisé du 28 février au 2 mars), ils sont deux-tiers à souhaiter qu'Hillary Clinton n'abandonne pas si elle perd l'Ohio ou le Texas.
Ce n'est pourtant pas ce qu'ont suggéré dimanche quelques notables démocrates, partisans de Barack Obama. Le sénateur John Kerry, candidat malheureux à la présidentielle de 2004, et le sénateur Dick Durbin, ainsi que le gouverneur Bill Richardson (qui officiellement n'a apporté son soutien à aucun des deux candidats) ont appelé Clinton à se retirer de la course si elle ne remporte pas nettement les primaires de ce mardi. Mais selon le sondage, seuls 29% des démocrates estiment que Clinton devrait abandonner si elle perd le Texas ou l'Ohio. Ils sont en revanche 51% à juger qu'elle devrait se retirer de la course si elle perd ces deux Etats.
01h20. Guillemette Faure (Rue89). Enfin un premier résultat ! Une victoire d'Obama dans le Vermont, la douzième consécutive (notez que le calcul prend en compte les primaires des îles machins et les ‘démocrates de l'étranger’).
OK, ce n'est pas une surprise, mais l'annonce immédiate d'AP indique que c'est une victoire haut la main, donc plus de délégués pour Obama. Emmanuel, qui a les yeux sur le compteur à délégués de Slate, me signale qu'une victoire 2/3-1/3 pour Obama lui donnerait 10 délégués contre 5 à Clinton.
00h55. Emmanuel (Ceteris Paribus). Ma thèse selon laquelle les primaires de ce soir n'auront qu'une influence mineure (lire ci-dessous à 23h30) recueille un certain assentissement en commentaires sur Rue89. Mais pour des raisons un peu différentes des miennes.
Le débat consiste en fait à savoir si c'est le complexe militaro-industriel et le groupe Bilderberg ou le Big Business et la Commission Trilatérale qui décident du résultat des élections américaines.
Les ‘insiders’ qui font l'élection ayant visiblement décidé cette année de favoriser les ‘outsiders’ (Obama et McCain) au détriment de leurs pairs (Clinton et Romney). Justement pour ne pas qu'on puisse les soupçonner d'influencer l'élection. Vraiment machiavélique.
00h50. Guillemette Faure (Rue89). Les bureaux de vote ferment à 01h00 (heure de Paris) dans le Vermont et deux heures plus tard au Texas et dans le Rhode Island. Ensuite, le Texas organise des caucus (on n'est pas couché donc).
Dans un commentaire sur Rue89, Gateway demande si les résultats des premiers Etats, à supposer qu'ils soient immédiatement connus, risquent d'influencer les électeurs des deux derniers. La question se pose aussi souvent sur les fuites concernant les sondages sortie des urnes (déjà, Drudge annonce aujourd'hui la victoire d'Obama dans le Vermont).
En 2000, les médias avaient d'abord attribué la Floride à Gore, alors que la partie Est de l'Etat (plus républicaine) avait encore une heure pour voter… dans une élection qui s'est jouée à 537 voix.
En allant plus loin, Michael Cornfield se demande si, au Texas, où les résultats sont très serrés, il est très malin de rendre publique la participation comté par comté au ‘early voting’ (le vote dans les jours qui précèdent le scrutin), qui pourrait permettre d'affiner ses pronostics en fonction de la constitution démographique des comtés et pour les malins, de deviner qui est en tête.
00h45. Thomas Lefèbvre (Le Croche Pied). La belle machine de communication d'Obama commencerait-elle à se gripper ? On pourrait se poser la question à la vue de cette vidéo qui fait le tour des blogs :
On y voit Obama s'éclipser devant des journalistes, en colère, refusant de répondre aux questions en particulier sur l'affaire Rezko (du nom d'un type louche, restaurateur et promoteur immobilier de Chicago, qui aurait aidé Obama a augmenter artificiellement la valeur de sa maison). On peut retrouver le script de l'interview ici. Dana Milbank, du Washington Post, résume la technique de défense d'Obama :
1. C'étaient les informations dont j'étais en possession à l'époque
2. Ces accusations n'ont rien à voir avec moi
3. J'ai dit que c'était une erreur
4. La logique des faits reste la même.
Une fois qu'Obama a épuisé ces réponses, il disparait derrière un rideau. Mais il n'oublie pas avant d'accuser sa rivale :
‘L'équipe Clinton a respecté sa parole en employant une stratégie d'évier'.’
Et la bloggueuse Jearlyn Merritt, de s'étonner sur le blog Talk Left : Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour que les journalistes se mettent à poser des questions difficiles ? Bref, l'image est désastreuse : Obama, qui aimerait bien montrer qu'il a la stature d'un chef d'État en plus d'être innocent dans l'affaires Rezko, va devoir revoir sa stratégie de com” pour faire oublier cette scène.
00h20. Jérôme Bernard (Ici Washington). La pub Clinton “Fais-moi peur” n'en finit pas de rebondir. Cette pub commence par ces mots :
“Il est 3 heures du matin. Vos enfants sont en sécurité et endormis. Mais il y a un téléphone à la Maison Blanche et il sonne.”
Et on voit Hillary Clinton répondre, suggérant qu'elle est la mieux préparée pour faire face à une crise internationale.
Cindy, l'épouse du candidat républicain John McCain, a rebondi sur cette controverse. Selon le quotidien Dallas Morning News, elle aurait dit aujourd'hui, lors d'une réunion électorale à Houston (Texas), qu'elle ferait confiance à son mari en cas de coup de fil à “3 heures du matin” à la Maison blanche :
“Tout le monde parle de ce coup de fil à 3 heures du matin… Je veux que ce soit [mon mari] qui représente mon fils à 3 heures du matin.”
Deux fils McCain sont militaires et l'un d'eux a fait un séjour en Irak.
23h30. Emmanuel (Ceteris Paribus). Hillary Clinton peut-elle encore rattraper son retard ? Guillemette répond assez franchement oui dans la FAQ présentant les enjeux des quatre primaires de ce soir (il y a aussi un bout de caucus au Texas, mais laissons ça de côté pour l'instant). J'aurai tendance à être plus sceptique.
Ces jours derniers, beaucoup de commentateurs politiques (comme Jonathan Alter sur le site de Newsweek, Marc Ambinder sur son blog ou encore sur le site de Slate) se sont amusés à calculer le total final des délégués des deux candidats démocrates encore en lice en fonction des résultats possibles des primaires restant à disputer.
Résultat : même une double victoire de Clinton au Texas et dans l'Ohio suivie de scores très favorables dans les douze autres primaires qui auront lieu d'ici à début juin ne permettraient pas à Hillary de passer devant Obama au nombre de délégués en bout de course.
Certes, il restera ensuite quelque 800 superdélégués qui se décideront pour l'un ou l'autre candidat au moment de la convention démocrate qui se tiendra fin août prochain, à Denver. Mais on les voit mal favoriser la nomination d'une candidate arrivée en deuxième place au total des votes des électeurs.
Pour le dire plus crûment (en réservant l'hypothèse improbable mais non nulle d'une catastrophe politique s'abattant sur Obama) : tout l'enjeu de cette soirée électorale est de savoir si Hillary Clinton va perdre maintenant ou plus tard.
Petit mode d'emploi de la soirée électorale.
Le coup de la soirée où tout se joue, on nous l'a déjà fait, non ?
Le Super mardi du 5 février était effectivement supposé être la date à laquelle on verrait émerger les nominés du Parti démocrate et du Parti républicain. C'était au moins la conviction de l'équipe d'Hillary Clinton. Cette année, les résultats sont plus serrés que prévu.
Barack Obama mène face à Hillary Clinton en nombre de délégués (113 selon ABC, 143 selon CNN, 162 d'après l'équipe d'Obama, on vous a déjà parlé des différences de calculs) mais les deux candidats sont encore loin des 2025 requis pour emporter la nomination, même en additionnant les 350 en jeu aujourd'hui côté démocrate.
Hillary Clinton peut-elle rattraper son retard ?
La sénatrice de New York a certes perdu les 11 dernières primaires, mais le nombre de délégués et d'Etats qui restent en jeu, en plus des quelques 800 superdélégués, peuvent encore lui permettre de décrocher la nomination et ce quels que soient les résultats de ce mardi.
Le dernier sondage au Texas donne Obama à 46% et Clinton à 45%. En Ohio, Clinton est à 49% et Obama à 45% (contre 19 points d'avance il y a deux semaines).
Alors ça peut durer encore combien de temps ?
L'idée communément acceptée est que, si Hillary Clinton emporte ce soir les primaires du Texas et d'Ohio, la course durera encore au moins sept semaines (jusqu'aux primaires de Pennsylvanie, un autre gros morceau en termes de délégués, le 22 avril). Si c'est Obama qui gagne ces deux gros Etats, les pressions seront fortes pour que Clinton se retire de la course.
Bill Clinton avait dit, il y a trois semaines, qu'il fallait que son épouse gagne au Texas pour rester en course. L'Hillariland est maintenant moins catégorique. On a même entendu Hillary elle-même dire qu'elle se sentait maintenant bien » échauffée » .
Difficile aussi d'évaluer quelles seront les pressions du parti pour qu'un candidat abandonne la course. Pour regagner du terrain sur Obama, Clinton est passée en mode bien plus agressif. Certains démocrates s'inquiètent même des séquelles que pourrait laisser cette guerre interne, surtout face à un parti républicain qui a, lui, déjà quasiment adopté son candidat.
L'ancien prétendant et gouverneur du Nouveau Mexique Bill Richardson a estimé que » celui ou celle qui aura le plus de délégués après mardi devra être le candidat du parti » (un soutien en pointillés à Obama donc). Joe Trippi, le conseiller de l'ancien candidat John Edwards, appelle également à ce que la situation soit tranchée. On dit aussi qu'Howard Dean, le président du Democratic National Council, est pressé de voir le parti se rallier à un candidat, pour éviter que la bataille ne dure jusqu'à la Convention démocrate de cet été.

Et côté républicain, ça bouge encore ?
Mike Huckabee dit ne pas vouloir interrompre sa campagne avant les primaires de Pennsylvanie. Mais John McCain, qui doit obtenir 1191 délégués pour emporter la nomination, est proche du but. Il ne lui en manque que 177 et 256 sont en jeu aujourd'hui. Il pourrait donc se déclarer victorieux cette nuit.
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‘Oui madame, explique patiemment un bénévole au téléphone. Vous pouvez, je dirais même vous devez, aller choisir le candidat démocrate. Voici votre bureau de vote…. Pouvons-nous compter sur vous ? 




















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De compte supprimé 23.01.09
19H48 | 04/03/2008 |
L'heure de clôture des votes étant différente dans les quatre Etats en jeu ce soir (Ohio, Rhode Island, Texas, Vermont) . Est-ce que vous pensez que ça peut influencer les résultats dans le ou les derniers états à voter ?
à compte supprimé 23.01.09
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 01H02 | 05/03/2008 |
Barack, Hillary, il a beaucoup rit : )
à compte supprimé 23.01.09
De g-e. d.
02H52 | 05/03/2008 |
2h51, obama est largement en tête au texas.
à g-e. d.
De g-e. d.
03H04 | 05/03/2008 |
anecdote amusante rapportée par Y.reza dans son livre « des jours et des nuits ».
Lors d'une rencontre de N.S. avec Obama, le premier lui a demandé ce qui le différenciait de GWB : La réponse en dit long : « Il a été élu deux fois ».
De BZH
19H51 | 04/03/2008 |
Grand guignol ? A suivre !
http://www.solidariteetprogres.org/article3895.html
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H02 | 04/03/2008 |
Et après les primaires, il va y avoir les secondaires et l'ère tertiaire ..
Qui sera le voyageur du Mésozoïque ?
Et nous, dimanche, on a suspens pour l » élection du maire de Champignac ..
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 20H00 | 04/03/2008 |
Finalement, Obama et Clinton -symboles mis à part- sont-ils si différents ?
En tout cas ce filou de McCain a toutes ses chances pour la victoire finale, et ça s'accentue lorsque les deux en question se tirent dans les pattes… Enfin, restons optimistes…
à Ponponbesogne
De Guillemette Faure
Rue89 | 20H07 | 04/03/2008 |
Ponponbesogne,
Sur le sujet je vous invite à lire l'excellente analyse de Justin Vaïsse.
http://www.rue89.com/campagnes-damerique/mais-quel-est-le-secret-de-bara…
On avait aussi abordé leurs différences de programme ici
http://www.rue89.com/campagnes-damerique/barack-obama-est-il-a-gauche-ou…
à Guillemette Faure
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 20H30 | 04/03/2008 |
Ok, merci beaucoup pour vos apports chère Guillemette Faure.
Ceci dit, les nuances restent, je pense, peu sensibles, même si j'ai une préférence pour Obama compte tenu de l'image qu'il donne, de l'« idéal » qu'il représente comme le dis justement Justin Vaisse.
On nous présente en gros Hillary comme très compétente et Obama comme charismatique voire plus ambitieux, ce qui fait plus rêver, ça me parait clair. Est-ce que pour autant Obama n'est-il pas capable de surpasser Hillary sur la « connaissance des dossiers » comme on dit ? Cela reste à prouver.
De riverain désinscrit
20H00 | 04/03/2008 |
marketing, show bizness, et fric.
à riverain désinscrit
De BZH
20H24 | 04/03/2008 |
Il faut quand même laisser un semblant de démocratie, une illusion que nous (le peuple) sommes influents.
De Léon Labbé
20H13 | 04/03/2008 |
Il fait très froid dans ma région, la neige est tombée cette nuit. Ne devais pas sortir aujourd'hui, mais je me suis rendu dans une basilique pour prier
mes deux saintes préférées ( Clotilde et Ida) afin
que madame Clinton gagne les primaires.
J'ai allummé deux cierges grands modèles.
Ne suis pas un catho zélé ni même pratiquant, mais
c'est pour me rassurer.
Né d'une mère catholique et d'un père athé, né musulman, j'ai téléphoné à un Iman pour qu'il prie pour
Hillary : « tu as raison, surtout pas Obama ! “
Un autre coup de film chez l'assistant d'un Rabbin
régional : avec plaisir pas d'Obama ! ‘.
Autre chose : je trouve Justin joli garçon.
C'est un jeune homme très distingué.
Si Obama avait le visage de Justin, je ne me serais pas
dérangé pour aller prier. J'ai la flemme.
Des lecteurs de rue89 peuvent aussi prier, ça serait
bien. Merci pour madame Clinton.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H18 | 04/03/2008 |
Aurait on imaginé , il y a trente ou quarante ans, pour les afficionados de la politique internationale,que l'Amérique du Klux Klux Klan et de la marche des citoyens, celle de Nixon et du racisme institutionnel, puisse être en passe d'élire peut être demain un « nègre » ?
Je ne me fais pas de grandes illusions sur la politique prochaine des Etats Unis et de ses multinationales, mais le symbole de Barak Obama m'apporte quand même un peu de baume au coeur.
à Charles Mouloud
De Otto67
20H39 | 04/03/2008 |
Oui Charles il éxiste aussi des nègres blanc comme Bill Clinton.
Par ailleur l'election du mamadou serait evidement un pied de nez au KKK et rafraichirait un peu le mississipi.
à Otto67
De Ndjocka
irrégulier | 00H12 | 05/03/2008 |
« l'élection du mamadou » ? ? ! ? Qu'on me pince, je rêve ! ..
Et un « nègre blanc, comme Bill Clinton », kesaco ?
à Charles Mouloud
De BZH
20H42 | 04/03/2008 |
Tout a fait, pour le symbole c'est important, cela veut dire que l'état d'esprit des gens a évolué, mais ce n'est en aucun cas un gage de valeur de la personne.
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 20H40 | 04/03/2008 |
Dilemne ! J'ai beaucoup de sympathie pour Obama mais je crains que s'il gagne les primaires, il aura probablement moins de chances que Hilary de gagner ensuite contre les républicains…
à Di
De BZH
20H44 | 04/03/2008 |
Et pourquoi pas un troisième larron ?
à BZH
De Emmanuel Ceteris Paribus
Blogueur | 23H44 | 04/03/2008 |
C'est vrai que tout le monde semble l'avoir oublié (même moi) mais il reste un autre candidat toujours en lice du côté démocrate…
http://en.wikipedia.org/wiki/Mike_Gravel
à Di
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 09H41 | 05/03/2008 |
Je suis comme vous, mais apparemment, c'est lui qui gagnerait face au republicain : http://grangereau.blogs.liberation.fr/blog/2008/03/fox-roule-pour.html
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 20H57 | 04/03/2008 |
Je trouve ces élections tellement palpitantes…
Alors que les fins politologues du monde entier s'essaient à tout type pronostic, le conglomérat militaro-industriel a déjà désigné le futur président.
Dormez, jouez ( aux élections ), consommez, tonton bilderberg s'occupe de tout ! ! !
De athénaïs
21H30 | 04/03/2008 |
Oh, non, Poponbesogne, on vient de se taper 8 ans de bouche, on va pas en plus hériter des frites dans la foulée, alors là, ce serait la mort du petit cheval dans les bras de sa mère….
De cedric93
21H38 | 04/03/2008 |
>J'ai beaucoup de sympathie pour Obama mais je crains que s'il
>gagne les primaires, il aura probablement moins de chances que
>Hilary de gagner ensuite contre les républicains…
Pas du tout d'accord.
Au contraire tous les sondages montrent que Obama battrait McCain assez confortablement alors que Hillary serait perdante ou au mieux gagnerait dans un mouchoir de poche.
Enfin même sans se fier aux sondages, cela parait logique :
Là où Hillary fédère contre elle tous les républicains et indépendants des USA. au contraire Obama attire certains républicains et surtout beaucoup indépendants (qui voteraient pour lui.. ou, du moins, ne voterait pas contre lui).
En fait le cas d'Hillary ressemble un peu au cas Ségolène Royal lors de nos dernières élections présidentielles… une candidate qui cristallise les haines de _toute_ la droite… et dont une partie de sa propre famille politique ne supporte pas !
Dernier « coup » en date, qui insupporte une bonne partie des démocrates, Hillary a diffusé des publicités diffusant la peur sur un potentiel appel à 3h du mat » à la Maison Blanche suite à une crise mondial (voir youtube etc) … comme quoi elle aurait le plus « d'expérience » pour répondre à l'appel …
Obama a très bien répondu : l'important c'est pas de décrocher, c'est de répondre quelque chose de sensé (Hillary a voté pour la guerre en Irak, ce n'est pas le cas d'Obama)
à cedric93
De Classico37
étudiant | 22H20 | 04/03/2008 |
Tout à fait d'accord avec toi.
Comme tu l'as dit, Hillary Clinton est détestée par presque tous les Républicains. Admettons qu'elle soit élue Présidente, je ne crois pas que ce soit bon de voir un Congrès où les Républicains tirent dans les pattes de Clinton pour chaque décision ou chaque action qui doit être accepté par le Congrès.
à Classico37
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 23H52 | 04/03/2008 |
Dans le cas Obama/Hilary, les Répubicains peuvent préférer avoir Obama comme concurrent, aussi. C'est dans ce sens que je me méfie des sondages, mais j'espère sincèrement me tromper.
Si Hilary est tant détestée par les Républicains, ne pensez-vous pas que c'est parce qu'ils sentent qu'elle est une véritable menace pour eux, aussi ?
De toute façon, si Obama ou Hilary était élu, je n'ai aucun doute que nous verrons un Congrès ou les Républicains leur tireront dans les pattes. Méchamment, comme à leur habitude.
à cedric93
De eric_strasbourg
00H29 | 05/03/2008 |
je partage partiellement ce point de vue.néanmoins, de nombreux observateurs américains ont fait état de possibles pressions médiatique du côté républicain pour favoriser Obama, jugé plus facile à battre. dans cette même logique, le camp républicain n'a-t-il pas intérêt à faire croire aux électeurs démocrates qu'Obama pourrait battre McCain plus facilement qu'Hillary, afin de s'assurer de sa présence lors du duel final et histoire de le battre comme prévu ? ? ?
à eric_strasbourg
De Classico37
étudiant | 10H46 | 05/03/2008 |
C'est vrai que cette alternative ne m'a pas l'air dénuée de sens. Mais n'oublions pas que ce ne sont que des spéculations. On verra bien lors du duel final en novembre.
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 23H06 | 04/03/2008 |
Dans le cas d'un fifty/fifty, je trouverais élégant de sa part de la laisser passer devant avec grande classe, tel un gentleman qui aurait décidé de la soutenir plutôt que de s'assoir dessus.
De Le Yéti
yetiblog.org | 23H50 | 04/03/2008 |
SUCETTE
Irak, Afghanistan, Moyen-Orient, fossé social intérieur grandissant, grandeurs et déboires de l'« Empire »…
Au fond, Barack ou Hillary (ou même Mc Cain), qu'est-ce que tout cela va changer ?
Pas grand-chose sans doute. Petite sucette épisodique pour donner le change…
De infiltré
23H57 | 04/03/2008 |
Obama Mc Cain Clinton, c'est du pareil au même.
Beaucoup disent « pour l'image »… oui c'est l'image qui compte, vous avez tout compris…
Le reste, c'est le Big Business qui s'en charge…
Le fond reste le même. C'est la forme qui change.
Chez les démocrates vous avez la team Brzinski/Obama face à la team Brzezinski/Mc Cain
En effet Mr Obama est conseillé par Mark Brzezinski un des responsables des affaires européenne au National Security Council de 1999 à 2001 sous clinton
Mr Mc Cain a pour conseiller Ian Brzezinski un des responsable au Pentagone pour les affaires européennes et les affaires concernant l'OTAN
Tous les deux sont les fils de qui vous savez,« Zbig » pour les intimes, ancien Boss du conseil national de sécurité de Carter et toujours très influent personnage de l'élite US et expert en coup tordu. Un des créateur de cette nébuleuse qui aurait son QG ou vous savez.
Faites vos jeux