
McCain à l'aise, Clinton et Obama au coude à coude
Suspense relancé entre Obama et Hillary, un gagnant : McCain, un revenant : Huckabee. Rue89 analyse la nuit des primaires.
Rue89 vous a fait vivre en direct la nuit du Super Tuesday entre New York (Guillemette Faure), Washington (Justin Vaisse, de la Brookings Institution) et Nogent-sur-Marne (Pascal Riché). Un récit heure par heure qui peut se lire à l'endroit comme à l'envers.

07h00. Cette journée électorale a d'abord été marquée par une victoire de la participation politique -et donc de la démocratie américaine. Dans tous les Etats, les électeurs ont été beaucoup plus nombreux qu'en 2000 ou en 2004 ; et même si l'on est loin des taux français (il s'agissait après tout de simples primaires, mobilisant d'abord des militants), on pense aux « records » de participation établis en France au printemps 2007. Dans les deux cas la politique revient au centre de la vie publique, redevient un enjeu plutôt qu'un objet de dérision, et les jeunes se mobilisent.

Côté républicain, il y a un gagnant : John McCain, qui emporte comme prévu les Etats les plus importants ; un revenant, Mike Huckabee, qui fait mieux que prévu dans les Etats du Sud -mais sa victoire est sans lendemain, sauf peut-être sur le ticket de McCain à qui il peut apporter le vote de la droite chrétienne ; et un perdant, Mitt Romney, pris en sandwich entre un McCain populaire et un Huckabee qui lui vole son soutien chez les conservateurs sociaux.

Côté démocrate, Hillary Clinton a remporté de nombreux Etats parmi les plus grands, et ses victoires (New York, Californie notamment) font forte impression. A y regarder de plus près, cependant, les résultats du Super Tuesday ne sont pas si bons que cela pour la sénatrice de New York. D'abord, elle était présentée comme invincible voici encore quelques semaines, et elle aurait dû, logiquement, empocher hier la nomination. Or, ça n'a pas été le cas : l'application de la proportionnelle la force à poursuivre une course aux délégués où elle ne dispose pas d'une avance si confortable que cela. Ensuite, cette fonte rapide de son avance au profit de Barack Obama force à poser une question existentielle : et si la courbe se prolongeait au cours des semaines à venir ? Il semble en effet que plus le sénateur de l'Illinois a le temps de porter son message aux électeurs, d'électrifier les foules, de faire jouer son charisme, plus il est populaire et remporte des voix. La journée d'hier n'a pas brisé sa dynamique, son fameux « momentum », c'est-à-dire, au fond, sa synchronisation parfaite avec l'attente de changement, d'idéalisme, d'optimisme et de dépassement des vieux clivages qui est celui de bon nombre d'Américains en ce moment. C'est injuste pour Hillary Clinton, qui a bien des qualités à faire valoir, mais vient un moment où la politique ne se limite pas à une compétence bien maîtrisée mais requiert de l'inspiration, un souffle historique, une communication quasi mystique avec le peuple.
Bref, il n'est pas certain que Barack Obama remportera la nomination, mais la journée d'hier lui laisse ouverte la possibilité de démontrer qu'il est l'homme du destin au cours des longues semaines de lutte fratricide qui s'annoncent. (J.V.)
06h50. Alabama, Géorgie, Tennessee, Arkansas… Le révérend Mike Huckabee a fait un carton inattendu dans la « bible belt » (les Etats du sud religieux), lui qui n'avait gagné aucune primaire depuis les caucus de l'Iowa. Autant que son succès, c'est aussi celui de la stratégie de John McCain qui comptait sur sa présence dans la campagne pour détourner les voix des plus conservateurs de Mitt Romney. Son objectif a été atteint : il semble maintenant le favori républicain, avec deux rivaux derrière lui. Sa candidature remise à flot par plus de victoires que prévu, Huckabee va-t-il, dans les prochaines primaires, chercher à concurrencer McCain ? (G.F.)
06h25. Discours d'Obama. Pendant qu'il parle, le Colorado, l'Idaho, et l'Utah tombent dans son escarcelle. Voilà qui va encore lui fournir des arguments pour montrer que, contrairement à Hillary, populaire dans des bastions démocrates du Nord-Est, il plait dans les Etats républicains, un atout pour l'élection nationale. Sur scène en Illinois, Obama affirme que Washington s'occupe trop de « qui monte et qui baisse » (comme on l'a vu plus tôt, Hillary ne dit pas autre chose, difficile de savoir si l'un l'a piqué à l'autre).
Obama dit qu'il aime bien Hillary, que c'est une amie, mais que « les Américains doivent avoir droit à un vrai choix » (souvenez-vous de la remarque de Monsieur S., plus bas, sur l'importance de souligner le contraste). S'il sait déjà qu'il a perdu la Californie, ça ne se voit pas. Le discours se finit sur un concert de « Yes we can » d'Obama et ses supporters. J'ai appris que le slogan venait de la campagne de Duval Patrick, le gouverneur noir du Massachusetts dont le directeur de campagne était David Axelrod… celui d'Obama aujourd'hui. (G.F.)
06h20. La chaîne MSNBC annonce la victoire d'Hillary Clinton en Californie.
06h00. Barack Obama emporte le Kansas, l'Etat de sa mère. Dommage qu'il n'y ait pas beaucoup de délégués en jeu au Kenya l'Etat de son père. (G.F.)
05h40. Hillary fait son discours de ni victoire, ni défaite. C'est pas tout le monde qui arrive à porter un tailleur jaune (voilà ce que c'est que de laisser des filles bloguer). Bill, puni après la Caroline du Sud, a eu le droit de ressortir de son placard mais n'est pas resté trop longtemps sur scène. « La politique, c'est pas un jeu où l'on regarde qui monte et qui baisse », dit la sénatrice qui a perdu de l'avance sur son adversaire.
Son directeur de campagne Mark Penn a organisé une conférence téléphonique avec la presse pour leur dire que le vent du « momentum » (la dynamique) avait tourné en faveur d'Hillary. Difficile de savoir à quoi il l'a détecté. A peu près au même moment, un communiqué d'Obama à la presse attire l'attention sur sa victoire dans le Connecticut, ses bons scores autour de New York et des terres d'Hillary et ses victoires dans cinq sur huit des Etats républicains. (G.F.)
05h15. La fille du vice-président Dick Cheney, la très conservatrice Liz Cheney, qui soutient Romney, vient de déclarer que le jour de la nomination de McCain serait un « jour triste » pour le parti républicain. Quoi qu'il arrive, ce mardi marque le chant du cygne du « bushisme ». (P.R.)

05h05. Mitt Romney fait un discours pour dire que sa campagne continue. Il dit qu'il est content de voir que les trois Etats dans lesquels il a vécu (Michigan, Utah, Massachusetts) ont voté pour lui. Avec cette stratégie, il aurait eu du mal à gagner les 21 Etats en jeu côté républicain. (G.F.)
04h50. Faisons un point de la course démocrate à mi-parcours des résultats à peu près consolidés : ce qui est frappant, c'est que la stratégie des deux candidats a fonctionné. Hillary misait sur les grands Etats, notamment du Nord-Est, et les a remportés (sauf le Connecticut). Obama misait sur les Etats peu peuplés et pour la plupart républicains du centre du pays, sur les Etats à caucus où son organisation puissante lui permet de dominer, ainsi que sur le Sud (Géorgie), et les a remportés.
Maintenant, reste à voir si le « pare-feu » latino de la sénatrice de New York va lui permettre de passer devant un peu plus nettement dans l'Ouest… La Californie, comme prévu, est de ce point de vue un enjeu essentiel : l'énorme avance de Clinton, qui a récemment semblé fondre, va-t-elle s'inverser ? Concernant les résultats, le décompte final sera sûrement serré, avec Clinton possédant au bout du compte une longueur d'avance. Peut-être pas les « 50 délégués maximum » que projettait David Axelrod, le conseiller d'Obama, vers 04h00, mais sans doute guère plus d'une centaine.
Ce résultat serait déjà très bon pour le sénateur de l'Illinois, qui a besoin de temps pour se faire connaître et pour profiter de son élan, alors qu'Hillary a utilisé à plein, semble-t-il, ses atouts… Si la course est longue, c'est probablement à Obama qu'elle profitera : dans ces conditions, il faut surtout qu'il ne décroche pas trop. (J.V.)
04h25. Le Massachusetts tombe dans l'escarcelle de Mitt Romney, ancien gouverneur de cet Etat très libéral. Mais c'est justement du côté démocrate que vient la surprise : malgré le soutien très actif et médiatique des deux sénateurs, Ted Kennedy et John Kerry, et du gouverneur, Deval Patrick, Obama est battu à plates coutures par Hillary Clinton (avec, certes, seulement 55% des bureaux de vote décomptés)… comme il l'avait été dans le New Hampshire voisin.
Est-ce l'effet du soutien du maire de Boston, Thomas Menino, et de sa puissante « machine » (réseau de soutien permettant d'aligner les électeurs) qu'il a mise au service d'Hillary ? Ou bien, autre hypothèse, est-ce l'impact des « endorsements » (déclarations de soutien) que l'on a surrévalué ? Et que les électeurs ne s'en laissent pas conter -ou du moins qu'ils se déterminent sur la base d'autres critères (sociaux, régionaux, identitaires, etc.). (J.V.)
04h00. Je viens d'avoir Monsieur S. au téléphone. Monsieur S., qui veut rester anonyme, travaille dans la campagne d'Obama. On s'est rencontré dans le New Hampshire. Ces derniers jours, il a commencé à organiser la campagne dans le Maryland, en Virginie et à Washington D.C., où des primaires vont se tenir les prochaines semaines. C'est le signe que, quels que soient les résultats, le sénateur de l'Illinois ne raccrochera pas.
Bien que les résultats démocrates n'aient montré aucune surprise pour le moment, Monsieur S. se dit très confiant :
« Regardez l'ampleur de la victoire dans l'Alabama et en Géorgie ; la proximité des scores du New Jersey et du Connecticut, le coin d'Hillary »
Monsieur S. est contrarié par la façon dont la campagne d'Hillary Clinton a nourri l'idée qu'il puisse y avoir un « ticket » Clinton-Obama après le débat (on vous en parlait plus tôt dans ce live blogging) :
« Les Clinton font toujours des coups en biais. Ils laissent entendre que les deux (Obama et Clinton, ndlr) pourraient se retrouver ensemble, parce qu'ils savent que c'est l'idée de contraste entre eux qui aide Obama. Tout ça lui a nui. Il était temps de rectifier le message. »(G.F.)
03h50. Jim, un ami avocat de Washington, pro-Obama, me livre son analyse :
« Côté démocrate, c'est très serré et la campagne va continuer. Pour l'instant, seuls deux Etats qui étaient considérés comme tangeants sont tombés : le Massachusetts côté Clinton et le Delaware côté Obama. Elle, elle a certes gagné NY, l'Oklahoma, l'Arkansas et le Tennessee, mais c'était attendu. Lui a gagné la Géorgie, mais c'était également prévu.“McCain, pendant ce temps, a gagné dans la plupart des Etats et il sera bientôt, je pense, le candidat républicain. Il aura alors un coup d'avance, en vue de l'élection, si du côté démocrate le combat se prolonge dans les tensions.” (P.R.)

03h35. Un ticket McCain-Huckabee ? C'est ce que l'on entend le plus dans certains cercles républicains. Comme l'a noté Guillemette en début de soirée, le pasteur s'est bien gardé de critiquer l'ancien prisonnier de guerre au cours des débats, et il a merveilleusement servi ses intérêts stratégiques, en divisant le vote de la droite chrétienne et des “conservateurs sociaux” (affaiblissant Romney, principal adversaire de McCain).
De son côté, McCain n'a eu que des mots gentils pour Huckabee. Un vice-président Huckabee serait un atout de choix pour ce dernier : il lui permettrait de réconcilier le parti et de mobiliser les conservateurs –toute la question étant en effet de savoir si la base républicaine va se déplacer le 4 novembre pour soutenir McCain. A plus court terme, on sait maintenant qu'il est en mesure de lui apporter les délégués de Virginie occidentale, d'Arkansas et de l'Iwoa contre Romney. (J.V.)
02h50. Premières tendances, à partir des sondages sorties des urnes.
Obama, qui l'a déjà emporté en Géorgie et dans l'Illinois, gagnerait dans cinq nouveaux Etats : l'Alabama, l'Arizona, le Connecticut, le Delaware et le Missouri.
Clinton, qui empoche l'Oklahoma et l'Arkansas, gagnerait dans trois autres Etats : la Californie, New York et le Tennessee. (P.R.)
02h25. Comme prévu, Obama remporte l'Illinois, l'Etat dont il est sénateur. Vous avez remarqué que son poids à Chicago est tellement fort qu'on en oublierait que c'est aussi la ville dont Hillary Rodham est originaire. (G.F.)
02h20. J'ai hâte de connaître les résultats de Californie, l'Etat le plus peuplé. Hillary Clinton, qui s'est appuyée sur un solide réseau de leaders démocrates locaux, avait une avance énorme : une trentaine de points d'écarts dans les sondages. Puis cette avance a fondu. On continuait à la donner gagnante, mais le hold up complet sur les délégués californiens est exclu. Une large partie des démocrates latinos a été séduite par Obama, fils d'immigré (son père est Kenyan).
Certes, les Clinton ont de solides soutiens chez les riches Californiens. Mais le vent a tourné. Même Steven Spielberg, le grand ami des Clinton, s'intéresse à la campagne du sénateur de l'Illinois. De quoi faire tousser Hillary Clinton :
Obama a non seulement séduit Maria Schriver, la femme du gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger, mais aussi une partie du gotha d'Hollywood : George Clooney, Will Smith, Jennifer Aniston, Halle Berry, Morgan Freeman, Edward Norton, Forest Whitaker, Scarlett Johansson… Saurez vous reconnaître les autres stars qui passent dans ce clip ? (Voir la vidéo)
(P.R.)
02h10. La victoire géorgienne d'Obama était attendue, elle n'en est pas moins une bonne nouvelle, car elle projette l'image d'un gagnant, si importante pour la suite : souvenons-nous du duel Gore-Bush en Floride en 2000.
Mais les résultats définitifs ne seront connus que demain matin heure française en ce qui concerne les Etats de l'Ouest et surtout la Californie. Et l'on risque d'avoir des effets d'annonce contredits, comme c'est souvent le cas. Ainsi, en Californie, les démocrates ont pu voter par correspondance, et il est probable que ceux qui ont fait leur choix depuis quelques jours, voire quelques semaines, ont (comparativement) davantage voté pour Clinton -car ils se sont décidés avant la vague d'enthousiasme des derniers jours. A l'inverse, ceux qui se rendent aux urnes le plus tard, y compris après les résultats de Géorgie, vont sans doute voter davantage pour Obama (comparativement là encore).
Il faut dire qu'un coup d'oeil aux courbes de popularité montre la montée en puissance d'Obama sur le long terme, ce qui semble l'avantager si les primaires se prolongent… N'oublions pas que 50-60% des électeurs, Obamo, se décident dans les 24 heures avant le vote ! (J.V.)
02h05. Capdom faisait remarquer, dans un commentaire sur Rue89, qu'on ne parlait pas suffisamment des raisons des choix des électeurs. L'autre jour, au restaurant à New York, j'ai entendu une fille expliquer à sa voisine pourquoi elle votait Hillary Clinton :
“Tu vois, ce que je n'aime pas chez Obama, c'est son logo ‘Change’, il a repris toute la typo de Chanel…”


J'ai essayé, mettez deux doigts pour cacher les deux dernières lettres de la pancarte d'Obama et vous verrez… (G.F.)

01h35. Barack Obama vient d'emporter les primaires de Géorgie. Ce n'est pas une surprise : il y a toujours été donné gagnant. Deux bonnes nouvelles moins attendues pour lui :
-Il a battu Hillary Clinton auprès des hommes blancs, ce qui signifierait qu'il aurait bénéficié d'un report des anciens partisans d'Edwards avant son retrait.-Dans les sondages de sortie d'urne, les électeurs qui disaient avoir voté en cherchant un candidat capable de créer du changement étaient deux fois plus nombreux que ceux qui privilégiaient l'expérience.
(G.F.)
01h15. Le DrudgeReport publie des premiers résultats de sortie d'urnes. Obama serait en tête dans neuf Etats, dont des gros comme le New Jersey ; Hillary dans cinq (dont la Californie).
A noter, l'équipe de campagne d'Obama laisse entendre depuis ce matin qu'Hillary devrait gagner. Ce qui lui permettra de passer pour un super gagnant s'il l'emporte. Sans doute une leçon du New Hampshire, où il n'avait perdu que de deux points, mais où ce résultat était apparu comme une grosse défaite parce qu'il avait été donné largement gagnant. (G.F.)
00h55. Un adversaire redoutable pour les démocrates : c'est ainsi qu'apparaîtra McCain si sa nomination est confirmée ce soir. Sa popularité chez les indépendants et même chez les démocrates est aussi grande qu'elle est mince chez les militants conservateurs. Car McCain a souvent dépassé les clivages de parti : sur le financement des campagnes électorales, sur la torture, sur le réchauffement climatique et, surtout, sur l'immigration, il a pris des positions qui ont enragé l'aile droite du parti.
Ces dernières semaines, les commentateurs conservateurs (Rush Limbaugh, Sean Hannity, Anne Coulter…) se sont déchaînés contre lui. McCain nominé, c'est le parti républicain qui se désintoxique du mouvement conservateur qui, après un éphémère épisode en 1964, l'a dominé depuis Reagan en 1980.
Ce qui ne veut pas dire que McCain ne soit pas lui-même conservateur : sur l'avortement par exemple, ou surtout en politique étrangère (c'est un super-faucon), il a le cœur bien à droite. Mais sa capacité à dépasser les clivages lui donne un atout énorme que complète son image rassurante. Dans un duel contre Hillary Clinton, figure si polarisante et, pour beaucoup d'Américains, repoussante, il est en ce moment donné gagnant dans les sondages (contrairement à Obama, qui l'emporterait).
La mère d'un ami, démocrate depuis toujours sans suivre la politique de trop près, m'a dit combien elle était suprise et déçue d'apprendre qu'il était républicain… (J.V.)
00h35. A propos de la remarque de Justin sur Clinton et Obama, le Wall Street Journal a publié un article très intéressant pour expliquer que le candidat dont le style évoque le plus le Bill Clinton en campagne en 1992 ne s'appelle pas Clinton, mais Obama. Clinton, candidat à la Maison blanche, avait 45 ans, Obama en a 46. Les deux promettent le changement, se placent au delà des partis politiques, ont recours au mot “espoir”. L'article note aussi la similitude de climat politique entre 1992 et 2008 : perte de confiance, pessimisme économique. Mais Obama préfère aujourd'hui certainement qu'on le compare à JFK qu'à un Clinton. (G.F.)
00h10. On ne peut pas s'empêcher de penser que Bill Clinton était un soutien naturel de Barack Obama. Le charisme, la jeunesse, l'enthousiasme, l'optimisme, le dépassement des barrières sociales et surtout raciales : tous ces ingrédients étaient ceux que Bill avait su mélanger pour obtenir la victoire en 1992.
Seulement, il y a Hillary, évidemment. Du coup, la campagne démocrate ne peut marcher sur ses deux jambes, et parfois ces deux jambes se donnent des coups de pied… Comme lorsque Hillary rappelle qu'Obama manque d'expérience, comme lorsque Obama rappelle que les années Clinton n'ont pas transformé l'Amérique. Idéalement, il faudrait satisfaire à la fois la soif de changement de l'Amérique (Obama) et son besoin d'ête rassurée, notamment sur le plan économique (Clinton : l'âge d'or des années 1990). Mais tant que ces deux candidats restent en lice, c'est chose impossible.(J.V.)
00h00. Dans un commentaire sur Rue89, Noemie974 évoquait la possibilité qu'Hillary Clinton choisisse Barack Obama en vice-président. La rumeur remonte au débat de jeudi dernier, quand Wolf Blitzer, sur CNN, leur a posé la question. Les candidats ont été plutôt évasifs (“Ça dépend dans quel ordre vous mettez les noms”, a dit Obama).
L'hypothèse profite essentiellement à Hillary, qui laisse entendre qu'en votant pour elle, les électeurs auraient les deux. Obama, qui se présente comme le candidat du changement et du renouveau politique, n'a rien à y gagner. D'où les messages envoyés depuis quelques jours. Sur une chaîne d'info new-yorkaise, ce matin, Terry McAuliffe, directeur de la campagne d'Hillary Clinton, nourrissait l'idée. Quand on lui a demandé si ce serait une bonne idée pour sa candidate, il a répondu :
“Evidemment que ça le serait, absolument. Comment ne pas envisager quelqu'un qui a suscité autant d'enthousiasme ? ‘
Obama, sur Good Morning America, n'a pas laissé la porte ouverte :
Je me présente à la présidence et je ne suis pas sûr qu'Hillary serait prête à accepter la vice-présidence.’
(G.F.)
23h40. Les résultats vont commencer à tomber après 8h00 (côte est), c'est à dire 2h00 du matin en France. Il faudra attendre trois heures de plus pour la Californie. Mais tirer les leçons de ces résultats ne sera pas une mince affaire.
Concrètement, les électeurs démocrates et républicains votent pour des délégués qui les représenteront, cet été, lors des ‘conventions’ de leurs partis respectifs. Par exemple, la Californie enverra 173 délégués républicains à la Convention républicaine, l'Etat de New York 101 délégués…
Pour compliquer le tout, les règles du jeu diffèrent selon les partis et selon les Etats.
1) Election ou Caucus ?
On peut élire ses délégués selon le mode classique, ou, dans certains Etats, les désigner par ‘Caucus’. C'est un processus un peu plus complexe : les militants se réunissent dans des salles d'écoles ou autres bâtiments publics ; ils se regroupent, en fonction du candidat de leur choix, dans tel ou tel coin de la salle. Puis chaque groupe essaye de débaucher, par des harangues, des gens des groupes rivaux. C'est assez festif, mais parfois tendu. Les groupes qui attirent moins d'un certain nombre de militants (exemple : 15%) sont dissous et ils doivent se répartir entre les autres.
2) ‘Winner takes all’ ou proportionnelle ?
Côté démocrate, à quelques exceptions près, c'est la proportionnelle qui est appliquée.
Côté Républicain, dans la majorité des cas (comme New York), c'est la règle ‘winner takes all’ (le vainqueur rafle tous les délégués de l'Etat ou du district électoral). C'est plus brutal, mais cela donne un peu de sel à la bagarre.
3) Primaires ouvertes ou fermées ?
Dans le cas de primaires fermées, seuls les encartés peuvent mettre un bulletin dans l'urne. Les indépendants sont exclus du vote. C'est le cas, côté républicain, en Californie ou à New York. Les primaires fermées, côté républicain, favorisent plutôt Mitt Romney, car le coeur des électeurs indépendants a tendance à pencher pour John McCain, qui a l'image d'un homme plus modéré. (P.R.)
23h10. Pour saisir l'esprit de ces derniers jours en Amérique, on a envie d'utiliser des métaphores éoliennes : le ‘souffle Obama’, le vent d'espoir et d'optimisme que sa candidature a levé, l'inspiration qu'il a su insuffler parmi les jeunes, la bouffée d'air frais dans le paysage politique… Il n'est pas du tout certain qu'il l'emportera ce soir –le résultat le plus probable est l'indécision, le match nul–, mais il a réussi son OPA sur l'optimisme, sur l'espoir et sur l'avenir. C'est injuste : Hillary Clinton est meilleure sur la susbtance (les deux plans de couverture médicale universelle en founrissent un bon exemple), elle est plus spécifique, plus solide. Mais elle apparaît aussi calculatrice, froide, mesquine –et tellement années 1990.
Les dégâts de la ‘stratégie sudiste’ des époux Clinton à la mi-janvier (rappeler subtilement qu'Obama est noir, ce qui évoque, toutes proportions gardées, la reconquête du Sud par les républicains à partir de la campagne de Nixon en 1968 en jouant sur le facteur racial) ont été profonds. Ils ont fait remonter les aspects les moins sympathiques des Clinton, sur le mode :
‘Ces gens-là sont prêts à tout pour conquérir / conserver le pouvoir.’
Des signes du souffle Obama ? Les milliers, voire dizaines de milliers, de jeunes qui se pressent à ses meetings, et surtout les ‘endorsements’, c'est-à-dire les soutiens officiels, qui se multiplient depuis quelques semaines. A cet égard, la palme revient à la famille Kennedy –à certaines de ses figures les plus importantes, en fait– qui permet de faire officiellement le lien historique Obama-JFK. Des figures moins connues ont permis à Obama, ces derniers jours, de maintenir son ‘momentum’ (sa dynamique, son élan), notamment des femmes gouverneurs (Janet Napolitano, Kathleen Sebelius…).
(J.V.)
22h55. Vous vous souvenez qu'hier on a vu Robert de Niro aux côtés de Barack Obama ? Ambiance Shining, aujourd'hui, c'est Jack Nicholson –enfin un message enregistré– qui téléphone chez les électeurs démocrates pour leur demander de voter pour Hillary Clinton. George Clooney, lui, soutient Obama. Toujours pas de nouvelles de Brad Pitt. (G.F.)
22h50. Super Tuesday est le jour le plus riche de la campagne des primaires américaines. Cette année, on vote dans pas moins de 24 Etats, dont les plus riches : New York, la Californie… Autant dire que le sort de ces élections peut se jouer dans les heures qui viennent. Côté Républicain, le sénateur McCain distancera-t-il définitivement son rival Mitt Romney ? Côté Démocrate, qui de Hillary Clinton ou Barack Obama creusera l'écart ? On peut se demander pourquoi le super tuesday tombe toujours un (super) mardi. En réalité, traditionnellement, les Américains votent le mardi. Pour le jour J des élections présidentielle et législatives, c'est le premier mardi après le premier lundi de novembre qui est retenu. C'est ainsi, officiellement, depuis 1845.
Pourquoi ? Au début du XIXe siècle, il s'agissait de trouver le jour qui respecterait le mieux l'emploi du temps des fermiers. Une fois les moissons finies, donc. Le dimanche était le jour du seigneur, un jour de repos : sacré, donc. Il fallait une journée pour voyager à la ville, à cheval ou en carriole, une journée pour voter et une autre pour revenir. Le mardi a été considéré comme le jour le plus pratique.
Mais aujourd'hui, ce choix est critiqué. Le fort taux d'abstention aux élections américaines est en partie lié au choix du mardi, plutôt que d'un jour du week-end, comme c'est le cas dans les démocraties européennes.
(P.R.)
22h35. Première victoire, c'est Mike Huckabee qui emporte la Virginie Occidentale. Certains se demandaient pourquoi le gouverneur d'Arkansas, qui n'a gagné que les caucus d'Iowa, restait dans la course républicaine que se disputent John McCain et Mitt Romney.
En fait, McCain compte beaucoup sur le maintien d'Huckabee dans les primaires pour qu'il siphonne des voix conservatrices à Romney. Les deux hommes semblent avoir développé un pacte de non agression dans les débats. Mieux, un ami républicain me disait que McCain avait refusé une invitation à débattre en face à face avec Romney, insistant pour qu'Huckabee soit là.
Leur alliance semble avoir fonctionné dans les caucus de Virginie occidentale où, au deuxième tour, ceux qui avaient voté McCain ont reporté leurs voix sur Huckabee. (G.F.)
Rendez-vous ce soir, à partir de 22 heures, pour guetter les résultats des primaires américaines avec Justin Vaïsse, (expert à la Brookings Institution et blogueur de Rue89) à Washington, Guillemette Faure à New York et Pascal Riché à Nogent. Sans oublier Arnaud Aubron, webmestre aux commandes.
Pour ceux qui n'ont pas gagné le badge du grand quizz, un nouveau concours ce soir. A gagner : un superbe casse-noix à l'effigie d'Hillary Clinton (livré sans les noix).

Envoyez-nous vos pronostics sur le nombre d'Etats que gagneront ce soir Hillary Clinton, Barack Obama, John McCain, Mitt Romney et Mike Huckabee. Attention, les démocrates participent à 23 primaires et les républicains à 21. On accepte les pronostics jusqu'à minuit, heure française.
Live-blogging à partir de 22h00 ! Ne ratez pas le début du film.
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De Ziadinho
Post Doc - Australian Center for Bl... | 02H08 | 06/02/2008 |
Le commentaire sur Chanel est d'une nullité ! !
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 02H09 | 06/02/2008 |
A cette heure, huckabee is ahead in georgie,
http://www.cnn.com/ELECTION/2008/primaries/.results/dates/index.html#200…
ça vaut le coup d'actualiser, y a 2000 electeurs par seconde
De Tristan MAUPOIL
02H09 | 06/02/2008 |
derniers résultats
ILLINOIS : Obama et McCain
CONNECTICUT : McCAIN
NEW JERSEY : McCAIN
MASSACHUSSET : Romney
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 02H25 | 06/02/2008 |
En tous les cas « Change - We can believe in » est un super slogan. Le changement crédible, super efficace.
Ah et le « I'm asking you to believe not just in my ability to bring about real change in Washington… I'm asking you to believe in yours » Extraordinaire, ce n'est pas « moi-moi-moi » mais « Me + you » avec une responsabilité, une tentative de leadership, etc… C'est enorme.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 02H19 | 06/02/2008 |
En me balladant sur les site de Hillary et d'Obama, on trouve direct un gros « report voting problems » : une réalité ? Une stratégie de campagne ?
De antonio Monteiro
Musicien | 02H29 | 06/02/2008 |
Barack vient de gagner en Illinois…
De Squarepusher
looking for freedom... | 02H34 | 06/02/2008 |
En tout cas pour un gars qui soit disant ne joue pas la carte raciale, Obama commence son clip de campagne avec Will.I.Am, Common et John Legend….c'est quand même bien ciblé, non ?
http://silentbo.blogspot.com
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 02H39 | 06/02/2008 |
« Saurez vous reconnaître les autres stars qui passent dans ce clip ? (P.R.) » Aucune idée, en meme temps, la réponse est sur la page de Youtube mais ca ne me dit pas plus sur qui sont ces « stars ». Celui qui chante avec un chapeau devrait se mettre des allumettes dans les yeux s'il veut voir qque chose.
Mais il n'y a pas un probleme a ne dire que « hope » partout ? The Onion résume assez bien le programme d'Obama par : « Pro-hopes, also supports dreams »
http://www.theonion.com/content/whitehousewar/barackobama
à ThomasLefebvre
De Squarepusher
looking for freedom... | 03H06 | 06/02/2008 |
« Celui qui chante avec un chapeau » c'est Will.I.Am, le leader des Black Eyed Peas…un petit groupe qui a vendu environ 20 millions de disques avec leurs 2 derniers albums…t'as du en entendre parler ? ? ? ; )
Sinon pour t'éclairer un peu sur les premiers, par ordre d'apparition on voit Will.I.Am donc, suivi de
Scarlett Johanson : une actrice que tu dois forcément connaitre ou alors c'est que tu n'es pas allé au cinéma ces 6-7 dernières années.
Kareem Abdul Jabar : le plus grand basketteur au monde…enfin ptet le 3eme car il y a le Grand Wilt Chamberlain et Michael Jordan avant lui…mais en tout cas c'est le seul qui a combattu Bruce Lee : )
Common : Un rapeur assez exceptionnel, connu précédement sous le nom de Common Sense
John Legend : Chanteur de R&B. Peut etre le seul qui vaille le coup actuellement dans le R&B. Très belle voix.
Bryan Greenberg : un acteur, certe peu connu
Kate Walsh et Tatyana Ali : La premiere est actrice dans la série Grey&s Anatomy et dans son spin off Private Practice. La deuxième jouait dans la série Le Prince de Bel Air
Harold Perinneau : Acteur dans la série Oz et plus recemment dans la série Lost
Bon je vais pas tous les faire mais pour la plupart, ils sont quand même très connus.
Sinon je te rejoins sur le fait de faire campagne sur « l'espoir ». Mais en même temps, le programme d'Obama est quand même léger sur pas mal de points, alors il faut bien qu'il meuble un peu ! ; )
à Squarepusher
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 03H25 | 06/02/2008 |
Ok, j'avoue avoir reconnu Scarlett, pour les autres, ils ont beau etre tres connus, je suis completement largué. Merci de me mettre au parfum.
Sur les Black Eyed Peas, j'ai plus l'habitude de les voir sautiller partout, du coup le William qui a l'air dans cette vidéo un peu mou du genou (ou d'avoir pris trop de Mojitos) m'était méconaissable.
à Squarepusher
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 03H33 | 06/02/2008 |
Combien de « peoples » soutenaient Bush en 2004 ? ; )
Le pays réel semble ignorer les injonctions des millionnaires d'Hollywood.
A quelques exceptions près ceci-dit, vu la popularité d'Obama chez les afro-américains depuis le soutien d'Oprah Winfrey.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 02H47 | 06/02/2008 |
Si on cherche des clips musicaux un peu moins cheesy sur Obama, on peut regarder celui-ci :
http://www.youtube.com/watch ? v=abQgwd4SUj8
De MisterMagoo
Haut, bas et fragile | 03H37 | 06/02/2008 |
Selon Drudge Report, Hillary gagnerait aussi le New Jersey alors que les premiers sondages de sortie des urnes donnaient Obama gagnant avec une marge de 5-6 points.
Après un début de soirée plein d'espoir, pas sûr que la matinée aura des airs de victoire pour l'outsider du camp démocrate. Cela étant, 2000 et 2004 auraient dû nous apprendre ça, il faut plus que se méfier des exit polls…
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 03H35 | 06/02/2008 |
Et la météo ?
« TORNADOES AND SEVERE STORMS IN WEST TENNESSEE : As I suggested earlier, this may give Hillary a boost by holding down pro-Obama turnout in Shelby County. It may also hurt Huckabee a bit, as he's probably stronger in West Tennessee. »
http://www.instapundit.com/
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 03H43 | 06/02/2008 |
Drunkenblogging, anybody ?
« Memo to self : Don't pause the TiVo when Karl Rove's big head is taking up the entire screen. Not right before dinner. »
http://pajamasmedia.com/2008/02/super_tuesday_drunkblogging.php
De zoblugubre
04H34 | 06/02/2008 |
« Et que les électeurs ne s'en laissent pas conter -ou du moins qu'ils se déterminent sur la base d'autres critères (sociaux, régionaux, identitaires, etc.) »
Et s'ils se déterminaient tout simplement sur des critères POLITIQUES, hein ?
Bon sang !
De infiltré
04H52 | 06/02/2008 |
pour l'instant obama semble devant en terme de délégués….le plus important
De Surfin-USA
Etudiant à San José | 05H01 | 06/02/2008 |
Non.
Clinton 458 délégués
Obama 406
http://abcnews.go.com/politics/elections/delegates ? ref=ipb
De LooN
05H20 | 06/02/2008 |
« Avec cette stratégie, il aurait eu du mal à gagner les 23 Etats en jeu côté républicain »
si je ne m'abuse, ce n'est pas plutot ça :
Avec cette stratégie, il aurait eu du mal à gagner les 23 Etats en jeu côté démocrate
à LooN
De Guillemette Faure
Rue89 | 07H35 | 06/02/2008 |
Les 21, j'avais bu.
à Guillemette Faure
De LooN
16H40 | 06/02/2008 |
c'est vrai que là bas il faut en avoir 21 pour boire… : )
De Surfin-USA
Etudiant à San José | 05H25 | 06/02/2008 |
Californie pour Hillary ? Sur 1% des precints, mais tout le monde l'annonce…
Ca semble plié les enfants. Je suis satisfait : -)
De Natha
comédien | 05H27 | 06/02/2008 |
« Il dit qu'il est content de voir que les trois Etats dans lesquels il a vécu (Michigan, Utah, Massachusetts) ont voté pour lui. Avec cette stratégie, il aurait eu du mal à gagner les 23 Etats en jeu côté républicain »
Purée, mon clavier à failli fêter cette blague dans un bain de café…
J'étais venu voir, vous savez, pour le casse noix, le jeu tout ça.
Blague à part, c'est chouette de rire au reveil grâce aux primaires républicaines…
Bonne nuit/journée outre atlantique et outre marne.
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 06H16 | 06/02/2008 |
Dites donc Rue89, vous faites votre compte-rendu en direct du QG d'Hussein Obama ou bien ?
De infiltré
06H37 | 06/02/2008 |
j'attends de voir si les discours vont se lisser côté democrate (ticket clinton-obama)
rue 89 pourra alors regarder ses archives et repêcher mes réactions passées…. nostradamus = moi même ? ? ?
De infiltré
06H49 | 06/02/2008 |
au passage, maintenant que la majorité des gros pourvoyeurs de délégués ont voté, clinton va devoir batailler dure. la campagne de Obama prend de l'assurance.
je ne crois pas me tromper en disant qu'il reste notamment la Pennsylvania ( 188 délégués) la caroline du nord (134 délégués) et la louisiane qui pourraient pencher vers obama avec une marge importante…
sans parler des quelques « petits » comme le mississipi qui vont nourrir le senateur de l'illinois…
hillary clinton n'a toujours pas gagnée…
à infiltré
De Surfin-USA
Etudiant à San José | 11H31 | 06/02/2008 |
Il reste surtout le Texas et l'Ohio, qui voteront début mars. Je crois que les deux sont de bonnes chances pour Hillary, dans la mesure ou le TX a grosso modo la même sociologie que le Tennesse, avec en plus les latinos. Quant à l'Ohio, elle semble être meilleure que Obama chez les blue collars.
Wait and see…
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 07H33 | 06/02/2008 |
Bon, résultat des courses, on est pas très avancé coté démocrate et Mc Cain commence a se détacher nettement coté GOP (avec la belle perf » d'Huckabee)
Concernant les démocrates, il semblerait, si j'en crois les commentateurs, qu'Obama bénéficie d'un « élan », que je peine malgré tout a identifier vu qu'il est légèrement perdant ce soir.
A ce que j'ai entendu, et l'argent constituant le nerf de la guerre, Obama dispose d'un avantage pour le reste de la course étant donne que les gros donateurs d'Hillary pourront difficilement donner plus dans les semaines a venir qu'ils n'ont déjà donné. Apparemment les donateurs d'Obama sont plus nombreux, donnent moins individuellement et peuvent donc accroitre leur soutien financier.
Chez les républicains, vu le discours qu'a tenu ce soir Mc Cain, dans lequel il reconnait pour la première fois être le « front-runner », et les très cordiales félicitations qu'il a adressées a Huckabee, le ticket Mc Cain -Huckabee devient une hypothèse a retenir sérieusement.
D'autant qu'en s'alliant a Huckabee, Mc Cain pourrait séduire la base conservatrice du GOP, sachant que l'aile modérée lui semble dores et déjà acquise. Vu les récents propos d'Ann Coulter (qui serait prête a soutenir Hillary plutôt que Mc Cain) et de Rush Limbaugh, Mc Cain a vraiment besoin de s'allier avec un conservateur « pur sucre » pour avoir des chances de l'emporter au niveau national.
En même temps, j'imagine que le pari est assez risqué car en « droitisant » son image, Mc Cain prend le risque de ne plus séduire autant la droite du Parti Démocrate qui semble l'apprécier (d'où le soutien de Joe Libermann)
De manière générale, je trouve que les USA peuvent s'enorgueillir de cette bel exemple de démocratie que sont les primaires (j'aime bien aussi le coté foutoir, très « démocratie directe », des caucus). Quand on compare aux processus de désignation de nos candidats hexagonaux, il n'y a quand même pas photo…
Disons que c'est plutôt rafraichissant après 8 ans de présidence Bush.
Sinon merci a l'équipe de Rue89 pour son traitement de cette soirée/nuit électorale, c'est vraiment du très bon boulot et a mon sens ça donne une vraie valeur ajoutée au journal en ligne/participatif. Avec un regret cependant que le focus soit mis sur le camp démocrate et plus spécifiquement sur le camp Obama.
De Luca
là | 09H42 | 06/02/2008 |
Et le casse noix Hilary alors ? : )
De bleiz mor
10H29 | 06/02/2008 |
Petite question d'un auditeur et lecteur plutôt attentif :
Les républicains ont voté pour … élire un candidat républicain et les démocrates pour… élire un candidat démocrate.
Mais qu'en est-il des attentes nationales globales, l'Amérique est-elle prête à voter démocrate ? On se demande beaucoup actuellement si elle est prête à voter pour un « noir » (est-il vraiment reconnu comme tel par la communauté afro-américaine ? ) ou pour une femme. On nous refait le coup de ségolène, sans s'interroger sur la réelle adhésion des gens à un programme.
Ne passons nous pas trop de temps à parler de ces primaires alors que ce qui devrait nous interesser en tant qu'européens et citoyens du monde, c'est le projet proposé par les 2 camps (démocrate et républicain). Une fois cela fait, il serait toujours temps de se pencher sur quel candidat est le plus sincère pour appliquer tel ou tel point.