L'intégralité du discours d'Obama en Français

Voici, en Français, le discours prononcé par Barak Obama jeudi soir à Denver (ce matin à l'heure de Paris) au terme de la Convention du parti démocrate. Il a été traduit à l'aube par quelques lève-tôt de Rue89.

OBAMA : Merci beaucoup

(APPLAUDISSEMENTS)

merci beaucoup.

(APPLAUDISSEMENTS)

Merci à vous tous.

Au président [Howard] Dean et à mon grand ami Dick Durbin, et à tous mes concitoyens de cette grande nation, avec un gratitude profonde et une grande humilité, j'accepte cette nomination pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique.

(APPLAUDISSEMENTS)

Laissez-moi exprimer mes remerciements à l'ensemble des candidats qui m'ont accompagné dans ce voyage, et spécialement celle qui a fait le plus de chemin, une championne des travailleurs américains et une source s'inspiration pour mes filles et pour les vôtres, Hillary Clinton.

(APPLAUDISSEMENTS)

Au Président Clinton, au President Bill Clinton, qui a fait hier soir l'éloge du changement comme lui seul pouvait le faire…

(APPLAUDISSEMENTS)

… à Ted Kennedy, qui incarne l'esprit de l'intérêt général…

(APPLAUDISSEMENTS)

… et au prochain vice président des Etats-Unis, Joe Biden : je vous remercie tous.

(APPLAUDISSEMENTS)

Je suis très reconnaissant de terminer ce voyage en compagnie d'un des meilleurs hommes d'Etat de notre époque, un homme à l'aise avec tout le monde, aussi bien avec les dirigeants internationaux qu'avec les conducteurs du train Amtrack qu'il prend chaque soir pour rentrer chez lui.

A l'amour de ma vie, notre prochaine first lady, Michelle Obama…

(APPLAUDISSEMENTS)

… et à Malia et Sasha, je vous aime tant, et je suis si fier de vous.

(APPLAUDISSEMENTS)

Il y a quatre ans, je me tenais devant vous et je vous racontait mon histoire, celle d'une union brève entre un jeune homme du Kenya et une jeune femme du Kansas qui n'était ni fortunés, ni connus, mais qui partageaient la conviction qu'en Amérique, leur fils pourrait faire ce qu'il aurait en tête, quoi que ce soit.

Cela, c'est la promesse qui distingue ce pays des autres, le fait qu'avec du labeur et du sacrifice, chacun d'entre nous peut poursuivre son rêve individuel, tout en faisant partie d'une grande famille américaine qui assure à la génération suivante la possibilité de poursuivre, elle aussi, ses rêves.

C'est la raison pour laquelle je me suis là ce soir. Parce que depuis 232 ans, chaque fois que cette promesse était en danger, des hommes et des femmes ordinaires, étudiants et soldats, fermiers et professeurs, infirmières et hommes à tout faire, ont trouvé le courage de la maintenir vivante.

Nous nous rencontrons à un de ces moments clé, une époque où la nation est en guerre, notre économie est en difficulté, et la promesse américaine a été de nouveau menacée.

Ce soir, davantage d'Américains sont sans emploi, et davantage d'Américains travaillent plus dur pour gagner moins. Beaucoup, parmi vous, ont perdu leur logement, davantage encore ont vu la valeur de leur logement chuter. Beaucoup, parmi vous, ont des voitures qu'ils n'ont plus les moyens de conduire, des cartes de crédit, des factures qu'ils ne peuvent plus honorer, et des frais scolaires hors de portée de leur bourse.

A ces défis, la réponse n'est pas seulement du côté du gouvernement. Mais le fait que personne n'y réponde est le résultat d'un échec des politiques en panne de Washington, et des mauvaisses politiques de George W. Bush.

(APPLAUDISSEMENTS)

Amérique, nous valons mieux que ces huit années passées. Nous sommes un meilleur pays que cela !

(APPLAUDISSEMENTS)

Ce pays vaut mieux qu'un pays dans lequel une femme dans l'Ohio, au bord de la retraite, après une vie de dur labeur, risque le désastre à la moindre maladie.

Nous sommes un pays qui vaut mieux que celui où, un homme dans l'Indiana doit emballer les machines sur lesquelles il travaillait depuis 20 ans, et les voir partir en bâteau vers la Chine, et avoir la gorge serrée en expliquant combien il se sent en échec quand il revient chez lui raconter la nouvelle à sa famille.

Nous avons plus de générosité qu'un gouvernement qui laisse ses vétérans dormir dans la rue et des familles s'enfoncer dans la pauvreté…

(APPLAUDISSEMENTS)

… qui ne lève pas le petit doigt…

(APPLAUDISSEMENTS)

… qui ne lève pas le petit doigt lorsqu'une des plus grandes villes américaine se noie sous nos yeux.

(APPLAUDISSEMENTS)

Ce soir, ce soir, je dis au peuple américain, aux Démocrates et aux Républicains, à travers ce pays : cela suffit ! Ce moment…

(APPLAUDISSEMENTS)

Ce moment, ce moment, cette élection est notre chance pour garder vivante, au XXI° siècle, la promesse américaine.

Parce que la semaine prochaine, dans le Minnesota, le même parti qui vous a donné deux mandats de George Bush et Dick Cheney va vous demander un troisième mandat.

(l'AUDIENCE HUE)

Et nous sommes ici, nous sommes ici parce que nous aimons trop ce pays pour laisser les quatre prochaines années ressembler aux huit précédentes.

(APPLAUDISSEMENTS)

Le 4 novembre, le 4 novembre, nous devons nous lever et dire : huit, ça suffit.

(APPLAUDISSEMENTS)

Maintenant, qu'il n'y ait pas d'ambiguïté. Le candidat républicain, John McCain, a porté l'uniforme de ce pays avec courage et distinction, et nous lui devons pour cela gratitude et respect.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et la semaine prochaine, nous entendrons parler de ces épisodes où il a pris ses distances avec son parti, présentés comme des preuve qu'il peut apporter le changement dont nous avons besoin.

Mais le bilan est clair : John McCain a voté dans 90% des cas avec George W. Bush.

Le sénateur McCain aime parler de « jugement » mais, vraiment, qu'est-ce qu'un tel jugement quand vous estimez que George W. Bush a eu raison dans 90% des cas ?

(APPLAUDISSEMENTS)
Je ne sais pas si c'est votre cas, mais je ne suis pas prêt à parier sur le changement avec 10% de chances de gagner.

(APPLAUDISSEMENTS)

La vérité, c'est que sur tous les problèmes qui pourraient avoir un impact sur nos vies, santé, éducation, économie, le sénateur McCain a été tout sauf indépendant.

Il a déclaré que l'économie avait fait de grands progrès sous ce président. Il a dit que les fondamentaux de l'économie étaient solides.

Et quand un de ses principaux conseillers, l'homme qui a rédigé son programme économique, a déclaré à propos des les angoisses ressentis par les Américains, que ces derniers souffraient juste d'une récession mentale et que nous étions devenus, je le cite, une « nation de pleurnichards »

(HUEES)

Une nation de pleurnichards ? Allez dire cela aux fiers ouvriers d'une usine automobile du Michigan qui continuaient à venir chaque jour et à travailler plus dur que jamais après l'annonce de la fermeture de l'usine, parce qu'ils savaient que d'autres gens comptaient sur les freins qu'ils fabriquaient.

Allez dire cela aux familles de militaires qui portent leur fardeau en silence, lorsqu'ils voient leurs êtres aimés partir pour leur troisième, quatrième, cinquième, mission.

Ce ne sont pas des pleurnichards. Ils travaillent dur, ils tiennent leurs engagements, et ils continuent sans se plaindre. Ce sont les Américains que je connais.

(APPLAUDISSEMENTS)

Cela dit, je ne crois pas que le sénateur McCain soit indifférent à ce qui se passe dans la vie des américains. Je pense simplement qu'il n'est pas au courant.

(RIRES)

Pourquoi, sinon, définirait-il une personne de la classe moyenne comme quelqu'un qui gagne moins de 5 millions de dollars par an ? Pourquoi proposerait-il aux grandes entreprises et autres compagnies pétrolières des centaines de milliards de dollars de cadeaux fiscaux, mais pas un penny de baisse d'impôts pour plus de 100 millions d'américains ?

Pourquoi, sinon, proposerait-il un plan santé qui en réalité va grever les prestations des gens ou un plan-éducation qui ne prévoit pas du tout d'aider les familles à payer les dépenses d'université, ou encore un plan qui privatiserait le système retraite et jouerait notre retraite à la loterie ?

(HUEES)

Le problème n'est pas que John McCain s'en fiche ; c'est qu'il ne pige pas.

(APPLAUDISSEMENTS)

Pendant deux décennies il a souscrit à cette vieille philosophie républicaine complètement discréditée : donnez de plus en plus à ceux qui possèdent le plus, et priez pour que la prospérité s'ensuive et redescende vers tous les autres.

A Washington, ils appellent cela la « société de propriétaires », mais ce que cela signifie, c'est que vous devez vous débrouiller tout seul. Au chômage ? pas de chance, c'est dûr, débrouillez vous. Pas de couverture maladie ? Le marché s'en occupera, débrouillez vous. Né dans la pauvreté ? Prenez votre sort en main, débrouillez-vous.

(APPLAUDISSEMENTS)

Bon, il est temps qu'ils deviennent « propriétaires » de leurs propres échecs. Il est temps pour nous de changer l'Amérique. Et c'est la raison pour laquelle je me présente à l'élection du président des Etats-Unis.

(APPLAUDISSEMENTS)

Vous voyez, nous, les démocrates nous mesurons de façon très différente ce qui constitue le progrès dans ce pays.

Nous le mesurons en regardant combien de personnes peuvent trouver un boulot pour rembourser leurs prêts immobiliers, en regardant si vous pouvez épargner un peu d'argent chaque mois afin que vous puissiez un jour assister à la remise d'un diplôme universitaire à votre enfant.

Nous mesurons le progrès en constatant les 23 millions d'emplois créés lorsque Bill Clinton était président…

(APPLAUDISSEMENTS)

… une époque pendant laquelle une famille moyenne américaine avait vu son revenu grimper de 7500 dollars, alors qu'il a baissé de 2000 dollars sous George W. Bush.

(APPLAUDISSEMENTS)

Nous mesurons la force de l'économie non pas en comptant les milliardaires ou les profits du classement de Fortune, mais en regardant si quelqu'un, avec une bonne idée, peut prendre un risque et lancer une nouvelle entreprise, ou si une serveuse qui vit de pourboires peut prendre une journée pour s'occuper de son enfant malade sans perdre son emploi ; une économie qui honore la dignité du travail.

Les « fondamentaux » que nous utilisons pour mesurer la solidité de l'économie, c'est de déterminer si nous pouvons faire vivre cette promesse fondamentale qui a fait des Etats-Unis un grand pays, cette promesse pour laquelle je suis ici ce soir.

Parce que, sur les visages de ces jeunes vétérans qui reviennent d'Irak ou d'Afghanistan, je vois mon grand-père, qui s'était enrôlé après Pearl Harbour, avait marché dans l'armée de Patton, et avait été récompensé par une nation pleine de gratitude qui lui avait donné la chance d'étudier à l'université, grâce au financement de la loi sur les GI.

Sur le visage de ce jeune étudiant, qui dort trois petite heures avant son travail de nuit, je pense à ma mère, qui a élevé, seule, ma soeur et moi, alors qu'elle travaillait et étudiait pour avoir un diplôme, quia dû à une occasion revenir aux bons alimentaires,
mais qui a quand même réussi à nous envoyer dans les meilleures écoles du pays grâce à l'aide des prêts scolaires et des bourses.

(APPLAUDISSEMENTS)

Quand j'écoute un autre travailleur qui me dit que son usine a fermé, je me souviens de tous ces hommes et ces femmes dans le sud de Chicago, que j'ai soutenu et pour lesquels je me suis battu il y a 20 ans après la fermeture de l'aciérie locale.

Et, lorsque j'entends une femme me parler de ses difficultés à démarrer sa propre affaire, ou à trouver sa voie dans le monde, je pense à ma propre grand-mère qui s'est hissée toute seule du rang de secrétaire à celui de cadre moyen, malgré le handicap d'avoir été une femme qui lui a fait rater plusieurs fois le train des promotions.

C'est elle qui m'a enseigné le fait de travailler dur. C'est elle qui a reporté l'achat d'une nouvelle voiture ou d'une nouvelle robe pour elle afin de me permettre d'avoir une vie meilleure. Ell a misé tout ce qu'elle avait sur moi. Et, bien qu'elle ne soit plus en mesure de voyager, je sais qu'elle regarde ce soir, et cette nuit est aussi la sienne.

(APPLAUDISSEMENTS)

Je ne sais pas quel type de vie John McCain imagine que les célébrités mènent, mais c'est cette vie que j'ai connue.

(APPLAUDISSEMENTS)

Ce sont mes héros et ce sont leurs histoires qui ont façonné ma vie. Et c'est en leur nom que j'ai l'intention de gagner cette élection et de garder notre promesse vivante en tant que président des Etats-Unis.

(APPLAUDISSEMENTS)

Quelle est cette promesse de l'Amérique ? C'est une promesse qui dit que chacun d'entre nous a la liberté de choisir la vie qu'il veut mener, mais que nous avons aussi l'obligation de traiter les autres avec dignité et respect.

C'est une promesse qui dit que le marché doit récompenser l'effort et
l'innovation et produire de la croissance, mais que les affaires doivent
respecter leurs responsabilités, qui sont de créer du travail pour les
Américains, de prendre soin des travailleurs américains, et de respecter
le code de la route.

C'est une promesse qui dit que le gouvernement ne peut pas résoudre tous nos problèmes, mais qu'il doit faire ce que nous ne pouvons pas assurer nous-mêmes : nous protéger du mal et fournir à chaque enfant une éducation décente ; conserver une eau propre et nos jouets en sécurité ; investir dans de nouvelles écoles, de nouvelles routes, la science et la technologie.

Notre gouvernement devrait travailler pour nous, pas contre nous. Il devrait nous aider, pas nous faire du mal. Il devrait garantir que les opportunités n'existent pas seulement pour ceux qui disposent de l'argent et de l'influence, mais pour tout Américain disposé à travailler.

C'est ça la promesse de l'Amérique, l'idée que nous sommes responsables de nous-mêmes, mais aussi que nous progressons ou nous reculons comme une nation unie, la croyance fondamentale dans le fait que je suis le protecteur de mon frère, le protecteur de ma soeur.

C'est cela la promesse que nous devons conserver intacte. Voilà le changement qu'il faut introduire immédiatement.

(APPLAUDISSEMENTS)

Alors laissez moi vous expliquer ce que signifierait ce changement si je devenais Président.

(APPLAUDISSEMENTS)

Le changement, ça signifie que le code des impôts ne récompense pas les lobbyistes qui l'ont rédigé, mais les travailleurs américains et les petites entreprises qui le méritent.

(APPLAUDISSEMENTS)

Vous savez, contrairement à John McCain, je vais cesser d'accorder des exonérations fiscales aux entreprises qui délocalisent les emplois à l'étranger, et je vais commencer à les accorder à celles qui créent des emplois ici, en Amérique.

(APPLAUDISSEMENTS)

J'éliminerai l'impôt sur les plus-values pour les petites entreprises et les start-ups qui créent les employés qualifiés et bien payés de demain.

(APPLAUDISSEMENTS)

Ecoutez bien : je vais réduire les impôts –oui, réduire les impôts- pour 95% des familles laborieuses parce que, dans une économie comme celle-ci, la dernière chose à faire est d'augmenter les impôts pour la classe moyenne.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et, pour le bien de notre économie, de notre sécurité, et l'avenir de notre planète, je me donnerai un objectif clair en tant que Président : en dix ans, je mettrai fin à notre dépendance vis-à-vis du pétrole du Moyen Orient.

(APPLAUDISSEMENTS)

Nous ferons tout cela. Washington parle depuis 30 ans de notre dépendance vis-à-vis du pétrole. Et, à ce propos, John McCain a fait partie de 26 de ces années-là.

(rires)

Et, pendant cette période, il a dit non à des voitures moins gourmandes en énergie, non aux investissements dans les énergies renouvelables, no aux carburants renouvelables. Aujourd'hui, nous importons trois fois plus de pétrole que lorsque le Sénateur McCain a été élu la première fois.

Il est temps de mettre fin à cette dépendance et de considérer que l'exploration [pétrolière] n'est qu'une mesure transitoire, pas une solution à long terme, pas même l'ébauche d'une solution.

(APPLAUDISSEMENTS)

En tant que Président, je puiserai dans nos réserves de gaz naturel, j'investirai dans les technologies de charbon propre, et je trouverai les moyens de contrôler en toute sécurité l'énergie nucléaire. J'aiderai notre industrie automobile à se rééquiper, de telle manière que des voitures économes en énergie puissent être construites ici, en Amérique.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et j'investirai 150 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie dans les sources d'énergie renouvelables accessibles – l'éolien, le solaire, la prochaine génération de biocarburants, un investissement qui créera de nouvelles industries et 5 millions d'emplois bien payés et qui ne pourront pas être délocalisés.

(APPLAUDISSEMENTS)

A l'Amérique, je dis que l'heure n'est pas aux plans modestes. Il est temps de tenir notre obligation morale de garantir à chaque enfant une éducation de niveau mondial, car c'est ce qu'il faut pour faire partie de la compétition de l'économie globale.

Vous savez, Michelle et moi sommes ici ce soir car nous avons eu la chance d'avoir reçu cette éducation. Et je ne permettrai pas de compromis sur ce point, qui priverait certains enfants de cette chance-là.

(APPLAUDISSEMENTS)

J'investirai dans l'éducation au plus jeune age. Je recruterai une armée de nouveaux enseignants et leur fournirai des salaires élevés et leur accorderai plus de soutien. En échange, j'attendrai d'eux des niveaux élevés et qu'ils aient plus de comptes à rendre.

Et nous tiendrons notre promesse envers chaque jeune Américain : si vous vous engagez à servir votre communauté ou votre pays, nous ferons en sorte que vous puissiez vous permettre l'accès à l'université.

(APPLAUDISSEMENTS)

C'est aujourd'hui l'heure de tenir notre promesse d'offrir une couverture médicale accessible et bon marché pour tout Américain.

(APPLAUDISSEMENTS)

J'ai vu ma mère se débattre avec les compagnies d'assurance alors qu'elle était alitée en train de mourir d'un cancer. Je ferai en sorte que ces sociétés cessent d'imposer des discriminations à ceux qui sont souffrants et ont le plus besoin de soins.

(APPLAUDISSEMENTS)

C'est aujourd'hui qu'il faut aider les familles en introduisant des journées de congé maladie, et de meilleurs congés familiaux, car personne, en Amérique, ne devrait avoir à choisir entre garder son emploi et s'occuper d'un enfant malade ou d'un parent souffrant.

C'est aussi aujourd'hui qu'il nous fait changer les lois sur la faillitte, afin de protéger les retraites des bonus des PDG, et qu'il faut protéger la Sécurité sociale des générations futures.

C'est aujourd'hui qu'il faut tenir la promesse d'un travail égal pour une journée de travail équivalente, car je veux que mes filles aient les mêmes opportunités que vos fils.

(APPLAUDISSEMENTS)

Une partie de ces projets coûteront de l'argent, c'est pourquoi j'ai expliqué comment j'allais les financer jusqu'au dernier centime. En supprimant les niches des entreprises et les paradis fiscaux qui n'aident pas l'Amérique à croître.

Mais je vais également passer le budget fédéral au peigne fin, ligne par ligne, éliminer les programmes qui ne fonctionnent plus, et rendre plus efficaces et moins coûteux ce dont nous avons encore besoin, car nous ne pouvons pas faire face aux défis du XXI° siècle avec la bureaucratie du XX° siècle.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et, en tant que Démocrates, nous devons admettre que pour réaliser la promesse de l'Amérique, il faudra plus que de l'argent. Il faudra un sens des responsabilité renouvelé de la part de chacun d'entre nous, retrouver ce que John F. Kennedy appelait notre force intellectuelle et morale.

Oui, le gouvernement doit montrer la voie sur l'indépendance énergétique, mais chacun d'entre nous doit apporter sa contribution, rendre sa maison ou son entreprise plus efficace.

(APPLAUDISSEMENTS)

Oui, nous devons fournir plus d'échelles vers le succès pour nos jeunes hommes qui sont tombés dans le crime et le désespoir. Mais nous devons reconnaître que les meilleurs programmes ne remplaceront pas des parents, que ce n'est pas le gouvernement qui peut éteindre la télévision et faire en sorte que les enfants fassent leurs devoir, que les pères assument leurs responsabilités pour offrir amour et conseils à leurs enfants.

La responsabilité individuelle, et la responsabilité collective, c'est l'essence même de la promesse de l'Amérique. Et de la même manière que nous tiendrons cette promesse vis-à-vis de la prochaine génération chez nous, nous devons aussi tenir la promesse de l'Amrique à l'étranger.

Si John McCain veut avoir un débat pour savoir lequel d'entre nous a le caractère et le jugement nécessaires pour être le prochain Commandant en chef, j'y suis prêt.

(APPLAUDISSEMENTS)

Car, alors que le Sénateur McCain tournait le regard vers l'Irak quelques jours après le 11 septembre, je me suis leve éte je me suis opposé à cette guerre, sachant quelle détournerait l'attention des véritables menaces auxquelles nous faisons face.

Quand John McCain disait qu'on pouvait se débrouiller en Afghanistan, je disais qu'il fallait plus de moyens et plus de troupes pour terminer le combat contre ces terroristes qui nous ont attaqué le 11 septembre, et montrer clairement à Oussama Ben Laden et à ses lieutenants que c'est eux qui sont dans notre collimateur.

Vous savez, John McCain aime répéter qu'il suivra Ben Laden jusqu'aux portes de l'enfer, mais il ne va même pas le suivre jusqu'aux caves dans lesquelles il vit.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et aujourd'hui, aujourd'hui, alors que mon appel pour un calendrier en vue de retirer nos troupes d'Irak a été repris en écho par le gouvernement irakien et même par l'administration Bush, et après avoir appris que l'Irak a un surplus de 79 milliards de dollars tandis que nous nous vautrons dans le déficit, John McCain s'isole dans son refus obstiné d'en finir avec une guerre erronée.

Ce n'est pas de cette sagesse dont nous avons besoin ; cela ne protégera pas les Etats-Unis. Nous avons besoin d'un président qui puisse faire face aux menaces du futur, qui ne continue pas de reprendre les idées du passé.

(APPLAUDISSEMENTS)

Vous ne provoquez pas la défaite d'un réseau terroriste actif dans 80 pays en occupant l'Irak. Vous ne protégez pas Israël et dissuadez l'Iran simplement en utilisant des mots durs à Washington. Vous ne pouvez pas vraiment aider la Géorgie lorsque que vous avez mis à rude épreuve vos anciennes alliances.

Si John McCain veut suivre George Bush avec encore plus de discours ferme et de stratégie mauvaise, c'est son choix, mais ce n'est pas ce dont l'Amérique a besoin.

(APPLAUDISSEMENTS)

Nous sommes le parti de Roosevelt. Nous sommes le parti de Kennedy. Alors ne me dites pas que les Démocrates ne défendront pas le pays. Ne me dites pas que les Démocrates ne nous protégeront pas.

La politique étrangère Bush-McCain a gaspillé l'héritage que plusieurs générations d'Américains, démocrates et républicains, ont construit, et nous sommes ici pour rétablir cet héritage.

(APPLAUDISSEMENTS)

Comme commandant-en-chef, je n'hésiterai jamais à défendre cette nation, mais je n'enverrai nos troupes qu'avec une mission claire et un engagement sacré de leur fournir l'équipement dont elles ont besoin pour se battre et la protection et les soins qu'elles méritent quand elles reviennent.

(APPLAUDISSEMENTS)

Je finirai la guerre en Irak avec responsabilité et je finirai la lutte contre Al Qaeda et les taliban en Afghanistan. Je reconstruirai notre force militaire pour affronter les conflits futurs mais je renouvellerai aussi la diplomatie directe, ferme, qui peut empêcher l'Iran d'obtenir des armes nucléaires et réfréner l'agression russe.

Je construirai de nouveaux partenariats pour vaincre les menaces du XXIe siècle : le terrorisme et la prolifération nucléaire, la pauvreté et le génocide, le changement climatique et la maladie.

Et je rétablirai notre réputation morale pour que l'Amérique redevienne le dernier, le meilleur espoir pour tous ceux qui veulent la liberté, qui veulent des vies en paix et qui aspirent à un futur meilleur.

(APPLAUDISSEMENTS)

Telles sont les politiques que j'appliquerai. Et ces prochaines semaines, je me prépare à en débattre avec John McCain.

Mais ce que je ne ferai pas serait de suggérer au sénateur qu'il utilise ses positions pour des motifs politiques, parce qu'une des choses que nous devons changer dans la politique est l'idée que les gens ne peuvent être en désaccord sans s'en prendre au caractère ou au patriotisme de l'autre.

(APPLAUDISSEMENTS)

Les temps sont trop sérieux, les enjeux trop importants pour cette rangaine partisane. Alors accordons-nous sur le fait que le patriotisme n'a pas de parti. J'aime ce pays, et vous aussi, John McCain aussi.

Les hommes et les femmes qui servent sur nos champs de bataille peuvent être démocrates, républicains et indépendants, mais ils se sont battus ensemble, ils ont versé leur sang ensemble et certains sont morts ensemble sous le même drapeau. Ils n'ont pas servi une Amérique rouge (républicaine, ndt) ou une Amérique bleue (démocrate, ndt) ; ils ont servi les Etats-Unis d'Amérique.

(APPLAUDISSEMENTS)

Alors j'ai des nouvelles pour vous, John McCain : nous mettons tous notre pays au premier plan.

(APPLAUDISSEMENTS)

Amérique, notre travail ne sera pas facile. Les défis auxquels nous faisons face réclament des choix difficiles. Et les démocrates, comme les républicains, devront exclure les idées usées et les politiques du passé. Ce qui a été perdu ces huit dernières années ne se mesure pas uniquement en salaires supprimés ou en déficits commerciaux plus grands. Ce qui a aussi été perdu est notre sens du bien commun et c'est ce que nous devons rétablir.

(APPLAUDISSEMENTS)

Nous ne sommes peut-être pas d'accord sur l'avortement, mais nous pouvons certainement nous rejoindre sur la réduction du nombre de grossesses non désirées dans ce pays.

(APPLAUDISSEMENTS)

La réalité de la possession d'armes peut être différente pour des chasseurs dans l'Ohio rurale et pour ceux qui subissent la violence des gangs à Cleveland, mais ne me dites pas que nous ne pouvons pas faire respecter le Deuxième Amendement tout en retirant les AK-47 des mains des criminels.

(Applaudissements)

Je sais qu'il y a des différences sur le mariage homosexuel, mais nous pouvons certainement nous rejoindre pour que nos frères et nos soeurs homosexuels puissent rendre visite à une personne qu'ils aiment dans un hôpital et vivre des vies libérées de la discrimination.

(APPLAUDISSEMENTS)

Vous savez, les passions peuvent s'échauffer sur l'immigration, mais je ne connais personne qui soit gagnant lorsqu'une mère est séparée de son jeune enfant ou lorsqu'un employeur réduit les salaires américains en employant des travailleurs clandestins.

Mais cela, aussi, fait partie de la promesse de l'Amérique, la promesse d'une démocratie où nous pouvons trouver la force et la grâce de réduire les divisions et de nous rassembler dans un effort commun.

Je sais que certains ne partagent pas de telles convictions, un tel optimisme. Ils disent que notre volonté de faire de notre vie publique quelque chose de plus grand, de plus solide, de plus honnête n'est qu'un cheval de troie pour des impôts plus élevés et l'abandon des valeurs traditionnelles.

Il faut s'attendre à cette critique, parce que si vous n'avez pas d'idée nouvelle, vous ne pouvez qu'utiliser que des tactiques éculées pour faire peur à l'électeur.

(APPLAUDISSEMENTS)

Si vous n'avez pas de bon bilan que vous pouvez défendre, alors vous n'avez plus qu'à dépeindre votre adversaire comme quelqu'un à fuir. Vous abordez une grande élection avec des mesquineries.

Et vous savez quoi ? Cela a déjà marché, parce que ce discours se nourrit de la méfiance que nous avons tous vis-à-vis du gouvernement. Quand Washington ne fonctionne pas, toute la promesse qu'il pourrait porter semble vide. Si vos espoirs ont été déçus et déçus encore, alors mieux vaut cesser d'espérer et se contenter de ce que vous connaissez déjà.

Je comprends cela. J'ai conscience que je ne suis pas le candidat le plus probable pour cette position. Je n'ai pas le profil typique, et je n'ai pas passé ma carrière dans les allées de Washington.

Mais je suis devant vous ce soir parce que partout, de part et d'autre de l'Amérique, quelque chose bouge. Ce que les défaitistes ne comprennent pas, c'est que cette élection n'a jamais tourné autour de moi : elle tourne autour de vous.

(APPLAUDISSEMENTS)

De vous.

(APPLAUDISSEMENTS)

Depuis 18 mois, vous vous êtes levés, un par un, pour dire : « Assez ! » à la politique du passé. Vous comprenez que, dans cette élection, la chose la plus risquée à faire serait d'essayer de suivre la même vieille politique avec les même vieux acteurs, tout en espérant un résultat différent.

Vous avez montré ce que l'histoire nous apprend, c'est qu'à des moments clé comme celui ci, le changement dont nous avons besoin ne vient pas de Washington. Le changement va à Washington.

(APPLAUDISSEMENTS)

Le changement survient parce que le peuple américain le demande, parce qu'il se dresse et prône de nouvelles idées et de nouveaux dirigeants, une nouvelle politique pour une nouvelle ère.

Amérique, nous sommes à un de ces moments.

Je crois que, aussi dur que cela puisse être, le changement est en route, parce que je l'ai vu, je l'ai vécu.

Parce que je j'ai vu dans l'Illinois, quand nous avons apporté des soins à davantage d'enfants et fait passer davantage de familles de l'assurance chômage au monde du travail.

Je l'ai vu à Washington, lorsque nous avons dépassé les clivages des partis pour améliorer le gouvernement, renforcer les règles de responsabilité des lobbyistes, améliorer le traitement des vétérans et empêcher les terroristes de mettre la main sur des armes nucléaires.

Et je l'ai vu lors de cette campagne, à travers les jeunes qui votaient pour la première fois, mais aussi à travers les jeunes de coeur, tous ceux qui se sont engagés de nouveau, après une longue période sans le faire ; à travers ces républicains qui n'avaient jusque là jamais pensé qu'ils pourraient un jour prendre un bulletin de vote démocrate, mais qui l'ont pourtant fait.

(APPLAUDISSEMENTS)

Je l'ai vu, à travers ces travailleurs qui ont préféré réduire de trois heures par jour leur temps de travail, alors même qu'ils ne peuvent se l'offrir, simplement pour permettre à leurs amis garder leur emploi ; à travers les soldats qui retournent dans l'armée après avoir perdu un bras où une jambe ; dans les bons voisins qui accueillent un étranger lorsqu'un ouragan frappe et que les eaux montent.

Vous savez, ce pays, notre pays a plus de richesse que n'importe quelle nation, mais ce n'est pas ce qui nous rend riche. Nous avons l'armée la plus puissante de la terre, mais ce n'est pas ce qui nous rend forts. Nos universités et notre culture sont jalousés partout dans le monde, mais ce n'est pas la raison pour laquelle le monde vient vers nos rivages.

La raison, c'est l'esprit américain, la promesse américaine, qui nous fait avancer même quand le sentier est difficile ; qui nous lie en dépit de nos différences ; qui nous fait porter le regard non pas vers ce qui est visible, mais vers ce qui est invisible, un endroit un peu fou.

Cette promesse est le plus grand héritage que nous ayions reçu. C'est la promesse que je fais à mes filles quand je les borde le soir, et une promesse que vous faites aux vôtres, une promesse qui a permis aux immigrants de franchir les océans et aux pionniers de voyager vers l'ouest, une promesse qui a conduit les travailleurs à manifester et aux femmes à exiger le droit de vote.

(APPLAUDISSEMENTS)

Et c'est la promesse qui, il y a 45 ans, a amené des américains de tous les horizons de ce pays à se réunir sur le Mall de Washington, devant le mémorial de Lincoln, et à écouter un jeune prédicateur de Georgie parler de son rêve.

(APPLAUDISSEMENTS)

Les hommes et les femmes qui se sont retrouvés là pouvaient à l'époque entendre de nombreuses choses. Ils pouvaient entendre des mots de colère et de discorde. On pouvait leur avoir dit de céder à la peur et aux frustrations liées à tant de rêves non réalisés. Mais ce que ces gens ont préféré écouter -des gens de diverses couleur et croyances, de tous horizons- c'est qu'en Amérique, nos destins sont inextricablement liés, et nos différents rêves peuvent n'en faire qu'un.

« Nous ne pouvons pas marcher seuls, » avait lancé le prêcheur. « Et en marchant, nous devons faire le serment que nous iront toujours de l'avant. Nous ne pouvons rebrousser chemin ».

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin…

(APPLAUDISSEMENTS)

… car il reste tant de travail à accomplir ; tant d'enfants à recevoir une éducation, tant de vétérans dont il faut prendre soin ; une économie à remettre sur pied ; des villes à reconstruire ; des fermes à sauver ; tant de familles à protéger, tant de sorts à améliorer.

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin ; nous ne pouvons marcher seuls.

A cet instant, cette élection, nous devons promettre, de nouveau, de marcher vers l'avenir. Respectons cette promesse, cette promesse américaine, et pour reprendre les mots des écritures, tenons ferme, sans vaciller, la déclaration publique de notre espérance.

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique.

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Portrait de FIFI75010

De FIFI75010

10H28 | 29/08/2008 | Permalien

ASSEZ D'AMERICANOMANIA

Le président US sera élu en novembre pour prendre ses fonctions en janvier. Les 3/4 de la page d'accueil y sont consacrés depuis des semaines : Après la convention républicaine, c'est le tour de la convention démocrate.

Et quand on sait la valeur à attacher aux discours …

Il n'y a jamais rien eu de tel pour les élections allemandes, anglaises, espagnoles, italiennes, … sans parler des polonaises !

La France, 52ème Etat de l'Union ?
N'y aurait-il pas d'autre actualité internationale pertinente, voire davantage importante actuellement ?
Pauvre presse qui s'auto saborde !

Portrait de Mon-Al

à FIFI75010 Portrait de FIFI75010 De Mon-Al

roturière :-) | 11H01 | 29/08/2008 | Permalien

Et celles de Papouasie-Nouvelle-Guinée  : voilà un sujet intéressant ! ! ! !

Pourquoi on ne nous parle pas des élections en Papouasie--Nouvelle-Guinée ? ? ? ? ?

Portrait de Hlebon

à FIFI75010 Portrait de FIFI75010 De Hlebon

étudiant en droit | 11H13 | 29/08/2008 | Permalien

Peut-être parce que les Etats Unis sont aujourd'hui la plus grande puissance au monde.
Peut-être parce que dans un contexte géopolitique, ultra tendu il est bon de savoir qui va succeder à Georges W Bush, qui est atteint du syndrome du Canard Boiteux et donc que la vie mondiale est en attente d'un nouveau président américain (c'est même pour cela que les russes s'amusent tant…)
Peut être que cela retentit directement sur NOTRE pays, au cas ou vous ne l'aviez pas remarqué , notre président est très américanophile et il est légitime de penser qu'une prochaine guerre américaine serait suivie par les français…Allons nous envoyer ou pas nos soldats en Iran c'est une extrapolation certes, mais une question tout de même.
Peut-être qu'il est important de savoir à qui va revenir le plus grand arsenal nucléaire au monde.

Peut-être, ou peut-être pas, allez savoir…

Portrait de noftal

à FIFI75010 Portrait de FIFI75010 De noftal

12H20 | 29/08/2008 | Permalien

Il n'y a jamais rien eu de tel pour les élections allemandes, anglaises, espagnoles, italiennes, … sans parler des polonaises ! ==> ce serait nier une certaine réalité que de croire qu'un président polonais a autant de pouvoir d'orienter le monde qu'un président américain. Pour s'en convaincre, il suffit de voir l'impact énorme (en l'occurence négatif, je trouve) qu'a eu Bush et son administration sur le cours du monde depuis 2001.

Donc cela ne me paraît pas anormal d'accorder beaucoup plus de place à la campagne américaine qu'à n'importe quelle campagne d'un autre état. En revanche, et comme j'ai eu l'occasion de le dire dans d'autres commentaires, une impartialité des journalistes français à l'égard des 2 candidats américains serait la moindre des choses.

Portrait de sanlucar

De sanlucar

10H42 | 29/08/2008 | Permalien

problème : ce ne sont pas les européens obamaphiles qui voteront et malheureusement je pense qu'il perdra… j'espère me tromper

Portrait de lapinours

à sanlucar Portrait de sanlucar De lapinours

bancale | 10H50 | 29/08/2008 | Permalien

je pense qu'on s'en fout

Portrait de Mon-Al

à sanlucar Portrait de sanlucar De Mon-Al

roturière :-) | 11H05 | 29/08/2008 | Permalien

C'est aussi, malheureusement mon avis : dès avril, je craignais qu'Obama soit désigné … belle gueule, probablement sympa, mais mauvais candidat : trop « jeune », trop immature …

et, c'est vrai, il fait un tabac en Europe et sur scène devant une foule énamourée… qu'en sera-t-il au moment de voter ? Dans le secret des isoloirs, devant les machines faiseuses de votes ? ? ?

Portrait de JeypourRUE89_974

De JeypourRUE89_974

10H51 | 29/08/2008 | Permalien

Merci beaucoup pour cette traduction réalisée si vite ! ! !
Effectivement ça serait vraiment pas mal de faire la même chose pour le prochain discours de McCain pour son investiture.
Thanks Rue89 … Bass&love …

Portrait de PetitPiteux

De PetitPiteux

10H52 | 29/08/2008 | Permalien

dites les gens, faut pas être aigris comme ça… évidement que le système américain dans son entier ne va pas changer grâce a un homme, et que, si il est élu c'est, par principe, que l'establishement l'a accepté et reconnu qu'il ne pourrait pas être trop dangereux pour eux.

Mais on a vue ce que la mauvaise personne au mauvais moment au mauvais endroit pouvait faire comme dégât (W. Bush president des USA ces 8 dernière années), donc la bonne au bon moment ? … Vu les évolutions géopolitiques récentes et les probables futurs, je préfère franchement avoir Obama que McCain a la tête des USA.

D'autre part c'était franchement un beau discours (une fois accepté les limites inhérentes au genre « discours de campagne américain ») : il combat directement les critiques qui lui sont faites (élitiste et vague ? il fait des proposition précises vers les cols bleus), fait une description précise de la différence démocrate républicain et prend soin de dépersonnaliser la campagne, sortir du plébicite pour/contre obama, en associant tout les démocrates face a McCain via un projet un peu globalisant…

Portrait de Yannick-007

De Yannick-007

Tecky d'ordi a A'Dam ! | 10H53 | 29/08/2008 | Permalien

Je trouve qu'Obama a une classe terrible lorsqu'il marche. Il en impose.
Meme si j'aime plutot bien Sarko, j'ai trouve notre president physiquement ridicule compare a Obama lorsqu'ils se sont rencontre debut Aout a Paris.
Sarko a une demarche vraiment etrange, les jambes tordues et les pieds a 10 : 10 !
Le pauvre Mc Cain ne lui arrive pas a la cheville. Lui qui n'est meme pas capable de lever les bras en l'air pour energiser les foules !

Quand a Obama, il a une elegance, une demarche que je trouve terriblement classe. Il a veritablement l'allure d'un president.

Meme si ca n'a rien a voir avec la politique, c'est un petit element de communication qui lui donne veritablement un point en plus.

Portrait de spidermoon

De spidermoon

célibataire endurci | 10H55 | 29/08/2008 | Permalien

« donnez de plus en plus à ceux qui possèdent le plus, et priez pour que la prospérité s'ensuive et redescende vers tous les autres.

A Washington, ils appellent cela la “ société de propriétaires ”, mais ce que cela signifie, c'est que vous devez vous débrouiller tout seul. Au chômage ? pas de chance, c'est dur, débrouillez vous. Pas de couverture maladie ? Le marché s'en occupera, débrouillez vous. Né dans la pauvreté ? Prenez votre sort en main, débrouillez-vous. »

Bizarre, bizarre, cela m'évoque un autre président que Bush, mais lequel : )

Portrait de Pascal Riché

à spidermoon Portrait de spidermoon De Pascal Riché 7

Rue89 | 11H32 | 29/08/2008 | Permalien

Sarkozy a effectivement vanté un « pays de propriétaires » en s'inspirant de la « ownership society » chère à Bush. Mais « “ownership society” a un sens plus large que “propriété” : c'est aussi l'idée que chacun finance sa retraite, par exemple.

http://rebonds.blogs.liberation.fr/mon_oeil/2007/01/ownership_socie.html

Portrait de Yannick-007

De Yannick-007

Tecky d'ordi a A'Dam ! | 10H59 | 29/08/2008 | Permalien

Si Mc Cain est elu, cela montrera la decadence des USA. Leur incapacite a se renouveler. Mc Cain… plus de 70 ans…. dans la lignee de G Bush junior…. un veterant de l'armee. Pauvre Amerique !
Cela me rappelle la fin de l'URSS avec le vieillard Brejniev, Chernienko et Andropov. Des vieilleries incapables de renouveler quoi que ce soit et qui ont fait courrir l'URSS a sa perte.
J'espere, profondement, que les USA seront se renouveler…. Peut etre que Obama et trop en avance…. J'espere vraiment que non !

Portrait de Hlebon

De Hlebon

étudiant en droit | 11H04 | 29/08/2008 | Permalien

Tout d'abord merci pour la traduction.

Mais je pense à tout les américains qui n'ont pas écouté ou lu le discours en entier et qui vont rentrer chez eux et vont allumer leur TV ; Obama ne vit il pas au Pays de Candy ?
Financièrement parlant, réduire les niches fiscales et « passer au peigne fin les comptes fédéraux » peuvent ils payer toutes ses propositions « magiques » ? ? ?
Ca ne me parait pas si évident, et si l'on ne retient que cela, l'electeur de base va peut-être avoir du mal.

De plus ce discours est vraiment très américain, je me demande si il marcherait en France, quoique Mr Sarkozy a commencé à s'y mettre durant sa campagne, néanmoins les français sont trop pessimistes et pas assez patrioticodement pour croires à ce genre de formules enfin je pense.

Portrait de d.antoniovski

De d.antoniovski

citoyen qui réfléchit | 11H15 | 29/08/2008 | Permalien

On en fait pas un peu trop sur Obama, non ?
On oublie presque qu'une élection se joue entre deux partis. Là, c'est Barack, Barack, jusqu'à la saturation. Il est black ok, mais c'est un politicien ! Son boulot c'est promettre d'abord pour être élu et broder ensuite avec les moyens du bord une fois que la réalité est là.
La comparaison avec Luther King est flatteuse car lui, il était pasteur et avait un idéal spirituel.
Quand va-t-on revenir sur terre en ce qui concerne Obama ? Là on ne parle plus d'élections présidentielles mais d'Obamamania. C'estle propre des médias.
Et s'il échoue, il ira rejoindre John Kerry au placard des ovnis politiques,je suppose…
Il ne faut pas vendre la peau de l'ours. Un peu moins de parti pris svp. Les médias français n'ont aucune leçon à donner aux médias US.
Je souhaite qu'il soit élu mais personnellement je ne pense pas qu'on lui rend service en sous-estimant et en ignorant son adversaire à ce point…

Portrait de Yannick-007

à d.antoniovski Portrait de d.antoniovski De Yannick-007

Tecky d'ordi a A'Dam ! | 12H44 | 29/08/2008 | Permalien

T'en fait pas.
C'est la « Obama week » car c'est la semaine de sa convention.
La semaine prochaine, on ne va entendre que McCain car ce sera sa semaine. Mc Cain va annoncer son colistier aujourd'hui…. Ca va etre sa fete aussi.

Portrait de Gabriel RABHI

De Gabriel RABHI

(communication - informatique - éne... | 11H25 | 29/08/2008 | Permalien

L'échec généralisé des médias étasuniens à dévoiler la vérité porte à réfléchir. Les États-Unis, un pays qui hérisse ses armes nucléaires et qui poursuit une politique d'hégémonie mondiale, a une population qui est maintenue dans l'ignorance - en fait, on lui fait plutôt un lavage de cerveau – à propos du plus important et du plus dangereux événement de notre époque.

La puissance du lobby israélien est un élément important qui permet de maintenir les Étasuniens dans l'ignorance. Récemment, j'ai regardé un documentaire qui démontrait le contrôle exercé par le lobby israélien sur la perception qu'ont les étasuniens du conflit israélo-palestinien. Le documentaire (anglais) est disponible ici : http://www.informationclearinghouse.info/article14055.htm

La couverture partiale des médias étasuniens a pour résultat que peu d'Étasuniens sont conscients du fait que pendant des décennies, Israël a effectué un nettoyage ethnique des Palestiniens en les jetant hors de leurs foyers et de leurs terres le tout, sous la protection du veto des États-Unis à l'ONU. Au lieu de cela, les Palestiniens dépossédés sont dépeints comme des terroristes fous qui attaquent des innocents en Israël.

Si on lit les journaux israéliens, comme Haaretz, ou des publications d'organisations israéliennes, comme le Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons, on a une opinion radicalement différente de la situation donnée dans la version propagandiste des médias et des évangélistes étasuniens.

La plupart des Étasuniens savent que l'attaque réalisée par des terroristes musulmans contre le USS Cole au port d'Aden en l'an 2000 a fait 17 morts et 39 blessés parmi les marins étasuniens. Mais rares sont ceux qui ont entendu parler de l'attaque israélienne de 1967 contre le USS Liberty et qui a fait 34 morts et 174 blessés parmi les marins étasuniens. Subissant les pressions du lobby israélien, le président Johnson a ordonné à l'amiral McCain, le père du candidat présidentiel Républicain, de dissimuler cette attaque. À ce jour, il n'y a jamais eu d'enquête du Congrès sur cet événement.

Le manque d'objectivité des médias étasuniens dans la couverture du conflit entre la Géorgie et la Russie est encore une fois évident. Les médias étasuniens ont présenté le conflit comme une invasion russe de la Géorgie, alors qu'en réalité, l'armée géorgienne, entraînée et équipée par les États-unis et Israël, a lancé une attaque visant à tuer et à faire fuir la population russe de l'Ossétie du Sud, une province séparatiste.

Les forces russes de maintien de la paix, avec celles de la Géorgie, sont stationnées en Ossétie du Sud depuis le début des années 1990. Sur l'ordre de Mikheil Saakashvili, la marionnette américaine occupant la fonction de « président » de la Géorgie, les forces de maintien de la paix de la Géorgie ont retourné leurs armes sur les forces russes de maintien de la paix qui ne se doutaient de rien et ils les ont assassinés.

Ce geste de Saakashvili - élu avec l'argent de l'association néoconservatrice « National Endowment for Democracy (1), » une élection truquée et réglée en faveur de l'hégémonie étasunienne - est un crime de guerre. En vérité, les russes auraient dû mettre la main sur Saakashvili, puisqu'il est beaucoup plus coupable que ne l'était Saddam Hussein. Mais c'est la Russie, et non pas Saakashvili, que les médias étasuniens ont diabolisé.

Les Étasuniens sont devenus des sujets parfaits au Big Brother de George Orwell. Ils s'assoient stupidement devant les bulletins de nouvelles télévisés ou encore, ils absorbent les mensonges que leur servent le New York Times ou le Washington Post. Quel est le problème avec les étasuniens ? Pourquoi n'opposent-ils aucune résistance à cela ? Est-ce que la nation étasunienne est une nation de moutons telle que le juge Andrew P. Napolitano le prétend ? Les Étasuniens font la promotion de « la liberté et de la démocratie » alors qu'ils vivent sous le joug d'un ministère de la Propagande.

Il y a deux décennies, le Président Reagan est parvenu à un accord avec le président soviétique Mikhail Gorbachev pour mettre fin à la dangereuse guerre froide. Mais tous les successeurs de Reagan ont cherché à faire naître un nouveau conflit avec la Russie. En violation de l'entente, les frontières de la Russie ont été prises par l'OTAN et les États-Unis sont déterminés à inclure d'anciens [pays] membres constitutifs de la Russie au sein même de l'OTAN. Dans un effort visant à neutraliser la force de dissuasion nucléaire et l'indépendance de la Russie, les États-Unis installe un système de défense anti-missiles balistiques sur des bases à proximité des frontières de la Russie.

L'agressive politique militaire gratuite des États-Unis envers la Russie conduira à la guerre nucléaire. Je suis convaincu que si les étasuniens élisent John McCain, ou que si les Républicains devaient encore voler une autre élection présidentielle, il y aura une guerre nucléaire dans la deuxième décennie du 21e siècle. Les mensonges des néoconservateurs, la propagande, l'agitation de drapeaux par des machos, et l'utilisation de la politique étrangère étasunienne aux fins des intérêts de quelques entreprises de sécurité militaire, de compagnies pétrolières, et d'Israël, se dirigent tous dans cette direction.

Les élections de novembre sont peut-être la dernière chance d'éviter une guerre nucléaire. Mais nous sommes peut-être déjà passé à côté de cette occasion. Les Républicains ont choisi comme candidat l'un des plus ignorants bellicistes qui soit actuellement en vie. Le choix des Démocrates s'est fait entre l'une des femmes qui sème le plus de discorde aux États-Unis et un homme métis avec un drôle de nom. Considérant le goût de la guerre des Étasuniens, le candidat Démocrate pourrait bien ne pas parvenir à vaincre le candidat favorable à la guerre des Républicains.

Beaucoup d'Étasuniens voteront contre Obama parce qu'il est noir. Pourquoi donc une ascendance métisse confère-t-elle la couleur noire ? Si la population étasunienne était majoritairement noire, est-ce que Obama serait considéré blanc ?

La race et la propagande sont plus susceptibles de déterminer l'issue de l'élection de novembre que toutes autres vraies questions ou considérations des électeurs.

La vraie question est étouffée par les médias. La classe moyenne étasunienne est détruite par la délocalisation des emplois et par les visas de travail donnés aux étrangers, tandis que les revenus des super riches ne cessent d'augmenter. Le statut de monnaie de réserve du dollar US s'érode continuellement. Les États-Unis sont grandement endettés au niveau national et à l'étranger. L'assurance maladie est inabordable pour la grande majorité de la population. Les anciens combattants blessés sont considérés sans importance alors que les bénéfices de la compagnie Halliburton augmentent toujours. Les étasuniens sont en train de perdre leur maison pendant que le gouvernement des États-Unis voit au sauvetage des banques. Les guerres avec l'Iran, la Russie et la Chine sont prévues afin d'assurer l'hégémonie des États-Unis.

Les Étasuniens n'ont plus un gouvernement qui est pour le peuple et par le peuple. Ils ont un gouvernement pour et par des intérêts particuliers possédant une idéologie démentielle.

Mais les Étasuniens ont la guerre, sur laquelle ils peuvent rejeter toutes leurs frustrations, leurs ressentiments, et leurs déceptions sur les « terroristes musulmans » et « les agresseurs russes. » Peu d'Étasuniens sont préoccupés par le fait que 1,25 million d'Iraquiens et un nombre indéterminé d'Afghans sont morts à la suite des invasions étasuniennes du régime Bush basées sur le mensonge et la tromperie. Malgré tout, les Étasuniens, à l'instar du sénateur Biden, le candidat à la vice-présidence retenu par Obama qui comprend que les guerres sont fondées sur des mensonges, souhaitent toujours que les États-Unis gagnent. Par conséquent, même si tout est une erreur et une tromperie, on souhaite tout de même gagner et continuer à tuer.

Je connais des gens qui se plaignent encore que les États-Unis n'aient pas attaqué le Vietnam avec des bombes nucléaires. Lorsque je leur demande pourquoi il aurait fallu attaquer le Vietnam avec des bombes nucléaires, ils répondent, « si nous les avions bombardé au nucléaire, nous aurions gagné »

Qu'est-ce que les États-Unis aurait alors gagné ? La réponse est une haine mondiale et la perte de la guerre froide.

Pour de nombreux Étasuniens, la guerre est comme un sport dans lequel ils prennent un plaisir pervers et ils acclament la victoire. Des millions d'Étasuniens demeurent toujours amer que « la presse libérale » et les mouvements anti-guerre aient entraîné les États-Unis à perdre la guerre du Vietnam, et ils sont déterminés à ce que cela ne se reproduise plus. Ces Étasuniens ne réalisent pas qu'il n'y avait pas plus de raison pour que les États-Unis combattent au Vietnam il y a 40 ans qu'il n'y en a aujourd'hui à se battre en Iraq et en Afghanistan et demain, en Iran.

Si Obama est élu, ce ne sera pas non plus une garantie contre la guerre nucléaire. Obama a démontré qu'il est lui aussi sous le joug du lobby israélien au même titre que McCain. Le conseiller aux affaires étrangères d'Obama, Zbigniew Brzezinski, n'est pas un néoconservateur, mais il est né à Varsovie, en Pologne, et il a de l'animosité envers la Russie. L'administration Bush a déjà modifié la doctrine étasunienne de la guerre préventive afin de permettre une attaque nucléaire. Avec un gouvernement US déterminé à sonner la charge contre la Russie par l'intermédiaire des États marionnettes et les bases militaires, la guerre est inévitable.

Tout candidat retenu par le président doit être confirmé dans ses fonctions par le Sénat. Toute personne qui sera retenue par Obama pour composer son administration et qui agirait contre les plans d'hégémonie étasuniens et israéliens, peut s'attendre à une opposition des grandes entreprises et du lobby israélien. Rien ne garantit qu'une éventuelle administration Obama ne sera pas entraînée sur « ces questions » par les mêmes intérêts particuliers qui ont intronisé l'administration Bush.

Les Étasuniens sont remplis d'orgueil, pas de connaissance. Ils ne sont pas conscients des calamités que la poursuite de l'hégémonie de leur gouvernement va leur apporter à eux-mêmes et à la vie sur terre.

Portrait de Jaycib

à Gabriel RABHI Portrait de Gabriel RABHI De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 13H21 | 29/08/2008 | Permalien

Tout ce que vous dites dans votre post n'est pas faux, loin de là. Mais vous vous trompez au moins sur une chose : l'accord présumé entre Reagan et Gorbatchev visait avant toute chose à abattre l'Union soviétique définitivement, point à la ligne. Faire de Reagan un quasi pacifiste dont la perspective aurait été détricotée par ses successeurs, c'est vraiment le monde à l'envers. La proposition de « parapluie balistique commun » visait à épuiser l'économie soviétique, rien d'autre.

Et il y a autre chose : « Les Etats-Uniens sont remplis d'orgueil, pas de connaissance » ? C'est faire fi du niveau d'études moyen aux USA. Il y a au contraire aux Etats-Unis une classe moyenne bien mieux « équipée » qu'ailleurs et certainement bien davantage de chercheurs de haut niveau que chez nous, y compris dans des domaines dont nous nous faisions naguère une chasse gardée, comme l'Histoire (cf. c'est grâce à Braxton qu'on a pu connaître la vérité « toute nue » sur Vichy).

Est-il nécessaire de rappeler que Harvard, Duke ou CalTech n'ont vraiment à voir avec Disneyland ?

Ce que vous et beaucoup d'autres posteurs semblez déplorer par ailleurs, c'est que ces classes moyennes éduquées s'alignent sur des positions favorables à la tyrannie des lobbies, etc., et à un hégémonisme atavique des Etats-Unis. RIEN N'EST MOINS SÛR. C'est bien le sens de la victoire d'Obama aux primaires démocrates. Faire d'Obama un pantin manipulé par les mêmes intérêts et lobbies est excessivement réducteur. Ce n'était pas la cas de Clinton, en tout cas, et avant lui d'Eisenhower, de Kennedy et même du faible Carter.

Portrait de vince37

De vince37

11H43 | 29/08/2008 | Permalien

« les Etatsuniens sont remplis d'orgueil , pas de connaissance.. »
Cette phrase me consterne. C'est une généralisation abusive.

Portrait de efmann

De efmann

Formateur | 11H45 | 29/08/2008 | Permalien

A nous les français on ne nous la fait pas ! , ah ces ricains avec leur lyrisme ridicule, ça nous fait bien ricaner.

Pourtant il y a plus d'une phrase que l'on révérait d'entendre énoncées avec autant de clarté et de conviction chez nos éléphants roses, comme celle-ci parmi d'autres :
« Pendant deux décennies il a souscrit à cette vieille philosophie républicaine complètement discréditée : donnez de plus en plus à ceux qui possèdent le plus, et priez pour que la prospérité s'ensuive et redescende vers tous les autres. »

A l'heure du triomphe de la non-pensée unique libérale juchée sur son bouclier fiscal voila une parole qui détonne.

On pense à Nina Moretti dans son film Aprile devant sa télé qui supplie Massimo D'Alema « Dis quelque chose de gauche, dis quelque chose de gauche ! » Voila Obama, même si l'on peut s'irriter de sa vision messianique du rôle des Etats-Unis dans le monde, Obama il dit des trucs de Gauche avec une évidente sincérité et c'est déjà beaucoup.

Portrait de punky

à efmann Portrait de efmann De punky

ni jah ni maitre | 07H20 | 01/09/2008 | Permalien

ça c'est de la « bravitude » ! ! ! !

Portrait de punky

à efmann Portrait de efmann De punky

ni jah ni maitre | 07H20 | 01/09/2008 | Permalien

ça c'est de la « bravitude » ! ! ! !

Portrait de mic mac

De mic mac

14H34 | 29/08/2008 | Permalien

je trouve que la réaction de gabriel rhabi donne parfois une vision déformée de la situation des Étasunien,tout en reconnaissant sur le fond pas mal de vérités. par contre j'ai l'impression d'être devant un article de la pravda à l'époque bénie de l'urss,il faut être objectif,en admettant, que si Obama est élu il aura certainement des difficultés à tenir ses promesses ,parce que les usa sont endettés jusqu'au cou,ils font la guerre à credit,ils vont donc se retrouver devant un mur infranchissable s'ils ne font pas marche arriére, ; même le complexe militaro industriel va devoir revoir sa copie,et quoi qu'il en soit le pays a des ressources et peut s'en sortir,mais je crois que le gendarme du monde c'est déjà du passé

Portrait de Volapuk

à mic mac Portrait de mic mac De Volapuk

technicien | 20H14 | 03/09/2008 | Permalien

Entièrement d'accord quand mic mac dit que « le gendarme du monde c'est du passé ». Aujourd'hui, à cause du comportement américain vis-à-vis des autres nations, de plus en plus de pays développent la désobéissance nucléaire et sont près à en découdre avec les USA.
Obama peut réussir son programme intérieur mais Qu'il ne s'amuse pas à engager les USA dans une autre guerre. Contre l'Iran par exemple, cela pourrait leur être fatal et entraîner leur décadence.
Pourquoi sentent-ils tous obligés de soutenir et veiller sur Israël, ce pays qui tue et massacre les Palestiniens impunément ? Peut-être à cause de ce que Gabriel Rabhi a évoqué dans son post.
Que Obama ne fasse pas cette erreur. Je lui souhaite bon vent.

Portrait de titi3

De titi3

16H23 | 29/08/2008 | Permalien

Beau travail de la part des traducteurs, merci à eux. J'aurais bien voulu avoir également la traduction du discours de Kerry d'avant, de ce que j'en ai compris (les grandes lignes, pas assez calé en anglais pour en saisir les finesses) ça avait l'air assez violent vis à vis de Bush/Mc Cain.

Portrait de parousnik

De parousnik

19H52 | 29/08/2008 | Permalien

Obama n'en parle pas pourtant c'est important de savoir qui est l'homme le plus puissant du monde
Bush complètement ivre à Pékin

http://www.alterinfo.net/Bush-completement-ivre-a-Pekin_a23292.html

Portrait de laya

De laya

JF engagée | 09H02 | 30/08/2008 | Permalien

Son discours est très optimiste et redonne de l'espoir aux Américains touchés par la crise. Il ne cesse de donner des références sur sa vie ou d'autres personnalités politiques américaines, chaque américain peut se retrouver dans son discours, c'est une grande force. Obama est terriblement charismatique, rien que son grand sourire doté de ses belles dents blanches produit un effet soleil. Il se place en candidat du changement, en sera-t-il à la hauteur ? Les américains verront mais de tte façon, faire confiance au double de Bush serait particulièrement suicidaire !
Nous ne pouvons pas critiquer ses promesses en faisant allusion à Sarkozy parce que nos pays sont très différents et que nos politiques aussi.
Obama se présente comme le candidat idéal et je pense qu'il ferait un président d'exception en suivant les nombreux indices de sa politique.
A voir maintenant si les Etats-Unis sont capables d'incarner une révolution avec Obama et d'entamer un processus novateur qui améliorerait la vie de milliers de personnes et qui améliorerait l'image de l'Amérique aux yx du reste du monde.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 20H34 | 30/08/2008 | Permalien

Un discours habile, intelligent, bien ancré dans la réalité du vécu des classes moyennes, bien acnré dans certains mythes fondateurs américains, de même sur un discours évangélique chrétien. Il y a un diagnostique qui fait sens, un programme clair.

Celà pourra t-il rassurer ? En face Mc Cain amène la blancheur de peau, cinq enfants, le nord, classe moyenne commerçante, la pureté d'antant… et quelquepart une justification puritaine de l'inégalité… bref une dimension sacrificielle mythique acceptée. Dieu, le rendra , c'est un bon placement…

Espérons qu'en novembre, l'amérique n'aura pas envie de régresser…
Désolé pour les cyniques, nihilistes, mais ce qui se passera aura des incidences indirectes sur notre sort…

Portrait de Volapuk

De Volapuk

technicien | 20H03 | 03/09/2008 | Permalien

Gabriel Rabhi, vous avez entièrement raison et je voudrais rebondir sur la partialité des médias étasuniens. Cette partialité n'est pas qu'étasunienne. Les Français également sont mal informés sur les agissements de la France en Afrique francophone. De sorte qu'ils sont incapables de juger et de prendre des positions tranchées contre leurs gouvernants. La crise ivoirienne est un exemple patent. La France a armé des rebelles pour faire un coup d'Etat qui ont tué, violé, violenté et partitionné le pays en deux, le coup n'ayant pas réussi.
La France a parlé de crise identitaire. L'armée française a tiré et tué des civils aux mains nues, obligé les Français à quitter le pays pour faire croire au monde que la Côte d'Ivoire est infréquentable, a inventé le bombardement d'un casernement français qui aurait fait d'abord 8 morts français parmi les soldats et un Américain pour détruire toute notre flotte au sol. Les USA ayant dit ne pas avoir perdu de ressortissant nulle part, C'est finalement devenu 9 soldats français tués lors de leur « cérémonie d'enterrement ». L'Américain ayant eu le temps de se naturaliser. Aujourd'hui, tous ces Français se cachent ou se débrouillent pour revenir.
Depuis cette date (04 novembre 2004) jusqu'à aujourd'hui, les Français empèchent que les enquêteurs ivoiriens aillent sur le présumé site bombardé pour enquêter. Ils ont « découvert » des millions de sans-papiers en Côte d'Ivoire à qui on doit donner automatiquement le droit de vote pour influencer les résultats des urnes, sachant que dans la transparence, le président ivoirien l'emporterait. Ils ont « découvert » que le cacao ivoirien est produit par des enfants esclaves.
Toute cette propagande n'a pas réussi à détruire la Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, c'est Sagem Sécurité qui est la cheville ouvrière de leur sale besogne.
On se souvient qu'avant tout cela, l'ambassadeur français d'alors, Renaud Vignal (paix à son âme ! ) convaincu de leur affaire, avait annoncé que le président ivoirien ne passerait pas la prochaine Noël au palais présidentiel.
Pourquoi la Côte d'Ivoire est-elle qualifiée d'infréquentable ? Simplement parce que les contrats ne sont plus donnés systématiquement à la France. Parce que la Côte d'Ivoire veut s'ouvrir à d'autres partenaires.
C'est de cette façon que le monde fonctionne : les plus forts ont les moyens de mentir et d'obliger les plus faibles à se soumettre à travers leurs médias.
Je vous épargne une grande partie des exactions françaises commises en terre ivoirienne mais il fallait cela soit sue.

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