« L'Hillary agressive et sournoise est de retour »

Entretien avec le journaliste vedette Carl Bernstein, qui publie une biographie sans concession de la candidate.

Hillary Clinton mardi lors d'un meeting en Californie (Robert Galbraith/Reuters).

Carl Bernstein, journaliste vedette aux Etats-Unis, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, l'affaire du Watergate, vient de publier une biographie d'Hillary Clinton, à laquelle il a consacré neuf ans de recherche.

De l'étudiante passionnée à la candidate jugée trop froide, Carl Bernstein est revenu pour nous sur les évolutions de l'épouse de Bill Clinton.


Une scène très étonnante du livre marque les premiers moments célèbres d'Hillary Clinton puisqu'elle a été reprise à l'époque dans le magazine Life. Ça se passe en 1969. Hillary Rodham, présidente des étudiants de l'université, a été chargée d'un discours lors de la remise des diplômes. Elle doit prendre la parole après le sénateur républicain Edward Brooke. Alors qu'elle a préparé son texte, au moment de prendre la parole, elle abandonne ses notes et improvise un discours antiguerre exalté, dans lequel elle critique la tiédeur du sénateur et lui reproche de ne pas faire allusion au mouvement des droits civiques…

Dans cet épisode, on est loin de l'Hillary Clinton sans passion ni authenticité qu'on décrit souvent…

Oui, elle ne pouvait pas avoir préparé ses réponses au sénateur, jour-là. Encore aujourd'hui, dans les débats, elle ne peut pas savoir ce que les autres vont dire, donc elle doit improviser.

Je crois que si l'on remet en cause sa spontanéité, c'est parce que sa campagne est extrêmement disciplinée. Elle martèle le même message, encore et toujours. Ça a toujours été sa méthode, son style.

Le livre raconte aussi son premier échec : en 1973, à l'examen du barreau de Washington. C'est aussi la première fois qu'elle passe un examen sans pouvoir établir de relations personnelles avec les examinateurs. Paradoxalement, aujourd'hui, on lui reproche de ne pas être aussi douée que Bill Clinton pour communiquer avec ses interlocuteurs…

En fait, elle est très forte pour établir la communication avec des gens dans une pièce. Les gens qui en font fait l'expérience sont très impressionnés. A cet examen, elle n'avait aucune occasion de conquérir des gens pour réussir son examen.

La critique qui lui est faite aujourd'hui concerne la présentation de sa campagne : le fait qu'elle semble robotique, pas spontanée, que toutes ses interventions semblent avoir été écrites.

Vous racontez qu'Hillary Clinton envisage de se présenter à des élections quand les Clinton vivaient en Arkansas alors que Bill pensait au divorce.

C'était en 1989. Bill Clinton lui avait fait comprendre qu'il envisageait de se séparer d'elle. Il lui avait dit qu'il était tombé amoureux d'une autre femme [Marilyn Jo Jenkins, une cadre d'Arkansas].

Elle était très malheureuse et très en colère. Je ne peux pas être dans sa tête, savoir si c'était l'amour ou la politique qui l'avait conduite à cette décision. C'était une époque difficile de leur vie.

Il était convaincu qu'il ne pourrait probablement jamais être candidat à une présidentielle. Il était déprimé. Il n'était plus attentif à son travail de gouverneur. Il se croyait amoureux, il était prêt à quitter son mariage.

Il ne l'a pas fait, en partie parce qu'Hillary ne l'a pas laissé faire. Il a alors décidé de se consacrer à sa famille. Elle et lui pensaient que ce serait une bonne idée qu'Hillary se présente au poste de gouverneur.

Ils ont demandé à (leur conseiller consultant) Dick Morris de faire des sondages. [qui indiquèrent que « les gens pensaient que si elle se présentait au siège de gouverneur, elle servirait de prête-nom à son mari pour administrer l'Arkansas pendant qu'il ferait sa campagne présidentielle (….) ça la contrariait énormément. Et Bill encore plus », ndlr]. Qu'est-ce qui la motivait ? Je n'en sais rien.

 
Hillary, chat
noir de Bill
 » Mis à part l'exception notable des fredaines de Bill Clinton, les erreurs les plus graves, stratégiques et tactiques, de cette présidence sont imputables à Hillary -non seulement sa mauvaise gestion du projet d'assurance-maladie ou encore les soupçons de malhonnêteté qui faisaient planer un nuage noir sur leur gouvernement, mais les multiples faux pas ayant déclenché en 1994 l'arrivée massive de l'opposition dans un Congrès présidé par Newt Gingrich, ce qui mit fin à la période ambitieuse leur présidence, ainsi qu'à une majorité démocrate presque continue, à quelques exceptions près, depuis Franklin D. Roosevelt. Le recrutement inepte du personnel de la Maison Blanche, la désastreuse quête d'un ministre de la Justice, le fiasco du Travel Office, l'affaire Whitewater, le scandale dit du « marché des matières premières », l'hostilité de sénateurs et de députés de premier plan -tout cela peut être imputé dans une large mesure à Hillary. »
(Page 16 du livre.)

Pendant la présidence de Bill Clinton, Hillary a selon vous été responsable de ses principales erreurs (lire encadré)…

Oui, les erreurs les plus sérieuses peuvent être attribuées à Hillary. Parfois, elle apprend beaucoup de ses erreurs. De l'échec de son projet de réforme médicale, ou de ses années au Sénat, elle a tiré qu'il fallait parfois faire des compromis. Je ne sais pas si c'est par conviction ou tactique politique.

Ceci dit dans cette campagne, on assiste à un retour à la Hillary Clinton des années de la Maison Blanche, on retrouve son côté agressif jusqu'à être sournoise.

On a revu sa mauvaise foi dans la manière dont sa campagne a dépeint la position d'Obama sur la guerre en Irak ou sa remarque maladroite sur Martin Luther King. Ou encore quand elle botte en touche quand on lui demande, [lors du débat entre les démocrates] pourquoi elle et son mari refusent de rendre public certains documents concernant leur présidence, détenus par la  » bibliothèque Clinton » [de Little Rock].

Tout cela, ça nous renvoie aux campagnes passées des Clinton, à leur style « pas-de-pitié ! “. Et la vérité s'en trouve une des premières victimes.

Hillary Clinton a mis les problèmes raciaux au coeur du débat des démocrates. Ses mots minimisant le rôle de Martin Luther King dans le mouvement des droits civiques ont été jugés maladroits. Maladresse ou provocation intentionnée ?

S'il y a une chose d'admirable dans la vie politique des Clinton, c'est leur engagement , sur le sujet des tensions raciales, depuis qu'ils sont adolescents.

J'ai raconté dans mon livre l'effet que Martin Luther King avait eu sur elle [étudiante, Hillary adhère à sa philosophie non violente. A la nouvelle de son assassinat, elle fait irruption, tremblante dans une chambre d'université et se met à crier ” Je ne peux plus supporter ça ! Je n'en peux plus ! » ]. Bill et Hillary Clinton sont deux personnes qui ont compris la tragédie des problèmes raciaux comme peu d'élus avant eux. Ils en ont une compréhension viscérale.

Il n'y avait pas de vraie raison d'aborder ce sujet. Si elle n'en avait pas parlé, personne ne l'aurait fait. Elle cherchait juste à remettre en question, une fois de plus, les compétences et l'image d'Obama. Sa sortie semblait calculée pour faire des vagues. La seule explication plausible de sa remarque, c'est que les Clinton ont essayé de secouer le cocotier politique. Je ne vois aucune autre bonne raison plausible de déclencher cette polémique nauséabonde.

Cet épisode dessine un portrait des Clinton comme de gens capables de de s'asseoir sur leurs principes pour destabiliser un adversaire politique et augmenter leurs chances.

« Hillary Clinton, une femme en marche » de Carl Bernstein - traduit de l'anglais par Martine Leroy-Battistelli et Cécile Araud - éd. Baker Street - 730p., 25€ - en librairie le 24 janvier.

44 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Beeks

De Beeks

11H48 | 24/01/2008 | Permalien

Hillary est la reine des « cocus »

Portrait de delavergne

De delavergne

journaliste | 11H53 | 24/01/2008 | Permalien

intelligent ce commentaire…

Portrait de ParMontsEt ParMots

De ParMontsEt ParMots

11H58 | 24/01/2008 | Permalien

Ha il y avait longtemps qu'on n'avait pas vu un media dénigrant une femme !
Secrétaire, c'est bon pour une femme et Président pour un homme…
Qu'une femme ose se présenter à la présidence OULA NON et patati et patata.
Quand on lit de tels articles assortis d'un titre pareil, on n'a plus besoin de se poser la question du pourquoi de l'échec de Ségolène en France.

Portrait de Tophee

à ParMontsEt ParMots Portrait de ParMontsEt ParMots De Tophee

en haut a gauche | 12H13 | 24/01/2008 | Permalien

On peut parfaitement critiquer les femmes. L'egalite, c'est aussi cela. Au contraire, s'abstenir de critiquer une personne a cause de sont genre me parrait etre une discrimination imbecile (pleonasme je sais).

Les critiques porte sur ses actions, pas sur le fait que ce soit une femme.

Portrait de thierry reboud

à ParMontsEt ParMots Portrait de ParMontsEt ParMots De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H15 | 24/01/2008 | Permalien

Bonjour.
Ce que je trouve irritant dans votre commentaire, c'est cette façon de faire du féminisme farci de galanterie. En d'autres termes, j'ai bien l'impression que vous faites du féminisme anti-féministe.
Le sujet de l'article n'est pas une femme. Le sujet est une personnalité politique. Le fait que cette personnalité politique soit une femme ne doit pas empêcher de l'évaluer comme n'importe quel autre intervenant dans cette élection. Ce qui, d'ailleurs, valait également pour Royal.
(Après, qu'on ne soit pas d'accord sur l'évaluation, c'est une autre affaire…)

Portrait de meg

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De meg

16H58 | 24/01/2008 | Permalien

On attaque pas Mme Clinton sur sa politique quant on l'accuse d'etre froide on attaque sa personne. Je suis bien d'accord qu'on la critique comme n'importe quel personne politique, et j'aimerais qu'on le fasse vraiment. Mais quantifier sa « froideur » ou sa « chaudeur » c'est typiquement une attaque sexiste, on ne fait pas ce genre de reporches aux hommes politiques.

un homme politique a du sang froid, la distance nessecaire à la reflection, une femme politique est juste froide et sans coeur.
un homme a de l'autorité, une femme sera autoritaire.
un homme a de l'ambition et a l'intelligence pour y arriver, une femme sera sournoise et calculatrice.
un homme fait des erreurs, une femmes des bourdes…

Portrait de thierry reboud

à meg Portrait de meg De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H47 | 24/01/2008 | Permalien

Bonsoir Meg.
Pas d'accord…
J'ai entendu dire :
1- à propos de Juppé, qu'il était froid et sans coeur ;
2- à propos de Sarkozy, qu'il était autoritaire ;
3- à propos de Mitterrand, qu'il était sournois et calculateur ;
4- à propos de Douste-Blazy, qu'il accumulait les bourdes.

Portrait de bidule

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De bidule

17H23 | 25/01/2008 | Permalien

Dis reboud t'es encore là .
T'as aussi un avis sur les élections Américaines ……quel homme !

Reboud ! Président ! reboud ! président ! …..

Portrait de GanLanShu

De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 12H12 | 24/01/2008 | Permalien

Pas compris la réaction de la dame… ? ? ? Bref !
Hillary Clinton va être élue et va surement continuer de sourire et rire comme une dinde yankee mécanique et pleine de dents blanches. Ils sont tous comme ça ! C'est ce qui passe bien à l'image, etc, ad nauseum !
Les conseillers formatent en fonction de l'audimat, ce n'est pas un scoop mais nous passons notre temps à l'oublier… Ce qui semble pourtant plus important, c'est ce que ça va donner sur le plan mondial… Allô ? La rédaction ! Notamment ce que seront les relations franco-américaine… Je suis très impatient de voir un petit requin se faire bouffer par une dinde… Les studios Disney ont déjà dû acheter les droits !

Portrait de meg

à GanLanShu Portrait de GanLanShu De meg

17H07 | 24/01/2008 | Permalien

Voulez vous dire qu'Obama et les 10 autres mâles candidats sont des dindons ? à vous lire, ca m'etonne pas que vous ne compreniez pas la réaction de la dame.

Mme Clinton n'est certainement pas stupide, si c'etait « une dinde » comme vous dites, elle ne serait pas là ou elle est aujourd'hui. Faites une peu marcher votre imagination, comme elle est si pleine de froideur, traiter la de pingouine ou de phoquette, ca changerais un peu des dindes et des chiennes.

Portrait de GanLanShu

à meg Portrait de meg De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 03H36 | 25/01/2008 | Permalien

'Dinde », je ne vois pas ça connoté « stupide », plutôt « gloussant » de manière systémique… Mais OK, Meg, « pingouine »… Moins cliché, sans aucun doute ! (Mais pour Thanksgiving, les américians ne vont pas être contents…) En revanche, « chienne », je ne vois pas…

Portrait de Avril

De Avril

12H59 | 24/01/2008 | Permalien

Les intentions politiques de Clinton ou Obama, pour moi c'est kif-kif. L'investiture est encore très loin et il y aura beaucoup de changements en cours de route, ne serait-ce que sur l'ampleur de la récéssion qui pointe son nez. Quelles différences fondamentales ?

Moi c'est le Bush/Clinton/Bush/Clinton que je trouve très troublant pour une démocratie. Plus de 20 ans de politique étatsunienne et 2 familles régnantes, il y a de quoi se poser des questions. 300 millions d'habitants et le parti démocrate n'a pas trouvé d'autre candidate ? une Nancy Pelosi, par exemple (lien) ?

L'article parle de la position d'Hillary Clinton par rapport aux noirs. Au passage, j'aimerais bien aussi savoir ce qu'en pensent les féministes étatsuniennes. Hillary Clinton, locomotive ou boulet ?

Portrait de meg

à Avril Portrait de Avril De meg

17H15 | 24/01/2008 | Permalien

Toute a fait d'accord avec vous, j'aimerais bien savoir aussi quel sont les position de Mme Clinton sur le féminisme et celles d'Obama. Notamment par rapport à l'avortement et aux problemes de grossesses précoces très importantes aux USA particulièrement dans les classes les plus pauvres.

http://blog.emceebeulogue.fr/post/2008/01/23/USA : -maternites-precoces-en…

Portrait de Di

De Di

mère déchlorurée (papotable) | 13H07 | 24/01/2008 | Permalien

N'empêche que du temps des Clinton, l'Amérique se portait mieux. Mêmes les républicains nantis étaient contents de ramasser autant de bénefs avec leurs actions.

Portrait de clive

De clive

13H40 | 24/01/2008 | Permalien

Certains sondages donnent Edwards comme le mieux placé au plan national face à n'importe quel adversaire républicain. Cet outsider, malgrès son bronzage et sa coupe de cheveux, avance les propositions les plus originales, et c'est le seul à dénoncer l'emprise des puissances industrielles et financières, ce qui lui vaut le label de « populiste », et donc d'être un peu « . . . . . “ par les médias.

Portrait de parousnik

De parousnik

13H51 | 24/01/2008 | Permalien

Plusieurs sites du net déplorent des falsifications des résultats des primaires en sa faveur, est ce à dire que pour poursuivre la politique criminelle des Etats unis, qu'ils n'ont plus besoin d'un républicain véreux obligatoire sur les planches du Théâtre Ovale mais qu'une marionnette sera bonne pour les affaires inavouables…

Portrait de clive

à parousnik Portrait de parousnik De clive

14H08 | 24/01/2008 | Permalien

Attention à ne pas melanger des hypothèses non vérifiées avec un problème réel grave de sécurité de contrôle et de vérifiabilité du système de vote…

Portrait de parousnik

à clive Portrait de clive De parousnik

17H08 | 24/01/2008 | Permalien

Il y a des preuves que les élections présidentielles des Etats-unis d'Amérique du Nord de 2000 et 2004 ont été falsifiées au profit du … Les observateurs se demandent pourquoi les sondages ne se trompent et lourdement que sur les cas Obama-Clinton durant ces primaires… De toute façon quelque soit le système d'élection et particulièrement pour l'élection présidentielle, (même en France avec le suffrage universel), si une élection pouvait changer réellement les choses, alors elle serait « interdite » car les nantis nous laissent élire que l'un des, que eux choisissent et financent… Les même machines à tricher arrivent en France alors…. ?

Portrait de Anthropia

De Anthropia

13H56 | 24/01/2008 | Permalien

Un site américain dénonce comme jamais Bush et sa politique :

www.alternet.com

Portrait de Anthropia

De Anthropia

13H57 | 24/01/2008 | Permalien

Euh je voulais dire

www.alternet.org

Portrait de Asse42

De Asse42

Royalais | 14H17 | 24/01/2008 | Permalien

Ce que j'aime c'est qu'il sort de livre écrits par des experts pour nous expliquer combien les femmes aspirant au pouvoir peuvent êtres ambitieuses, arrivistes, sournoises, autoritaires. j'attends avec impatience un livre nous expliquant la trajectoire politique de Giulliani, Obama, Edwards ou autre.

Je ne fais pas du féminisme pour faire du féminisme mais je constate que l'accession au pouvoir pour une femme est encore une démarche négative dans la tête des gens et qu'il ne peuvent l'expliquer autrement.
A la lecture de ce livre on pourra penser ce que l'on veut d'Hillary, mais surtout on retiendra que cette star des médias l'a qualifiée de sournoise et agressive.
Il est sûr que les hommes qu'elle a en face de lui sont des saints, préoccupés de leur pays, engagés pour le bien de leurs concitoyens…

Je ne suis pas un partisan d'Hillary, ni de personne d'autre, et j'avoue que je suis la campagne plutôt de loin ne regardant plus la télé depuis plus d'un an et demi maintenant. Pourquoi ? A cause du ségobashing. Ce qu'a vécu la candidate socialiste en France, ne m'incite pas à vouloir le revivre aux USA et pourtant on en prend allégrement le chemin.

Portrait de Network 23

à Asse42 Portrait de Asse42 De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 16H03 | 24/01/2008 | Permalien

Donc on ne peut pas qualifier Hillary de « sournoise » et « agressive » parce que ce serait du sexisme ?

Bob Woodward peut se tromper, comme tout le monde, mais ce n'est quand même pas le dernier des journalistes.

Et le commentaire de Hillary à propos de Luther King est proprement hallucinant (le jour de l'assassinat de Luther King est férié aux Etats-Unis, c'est un peu comme s'attaquer à Jean Moulin…) :

« Le rêve du docteur King a commencé à se réaliser quand le président Lyndon Johnson a passé la loi sur les droits civiques en 1964 (…) Il a fallu un président pour le faire »

Je ne sais pas si les Clinton avaient par là l'intention de balancer un pavé dans la mare. Affirmer cela, c'est nier aux mouvements sociaux la possibilité de changer les choses, en prétendant que ce sont les politiques qui le font (alors que Johnson n'aurait jamais passé cette loi sans le mouvement des droits civiques).

Sans compter que c'est de toute façon une relecture étrange de l'histoire, dans la mesure où on a plutôt tendance à faire commencer les choses à l'arrêt Brown vs Board of Education (1954) et au boycott des bus à Montgomery suite à l'affaire Rosa Parks (1955).

Enfin, vu les émeutes raciales de 1963 à 1970, on peut nuancer la victoire de Luther King et l'efficacité de la mesure de Johnson, si importantes fut-elles. Quoi qu'il en soit, la lutte contre la déségrégation a été longue (http://en.wikipedia.org/wiki/Race_legislation_in_the_United_States#The_c…)…

ps : l'entretien avec Woodward est très intéressant, mais quelques coquilles s'y sont glissées, sûrement pour nous faire jouer !

(« elle ne pouvait pas avoir préparé ses réponses au sénateur, jour-là. » ;
« on assiste à un retour à la Hillary Clinton des années de la Maison Blanche » (de ? ) ;
à la fin, « Cet épisode dessine un portrait des Clinton comme de gens capables de de s'asseoir “ ;
dans l'encadré, ‘ce qui mit fin à la période ambitieuse leur présidence’)

Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe

De DéCRoiSSaNTE de LuNe

AnTi BLinG BLinG | 14H42 | 24/01/2008 | Permalien

Les monstres derrière chaque candidat

​​​​Pendant que le public étasunien est entraîné une fois de plus dans un nouvel égarement, la ridicule fête foraine décidant quelle « personnalité présidentielle » est la plus « sympathique, » quelle marionnette présélectionnée fait le meilleur discours, etc…, peu ou pas d'attention n'est portée sur les individus derrière chaque candidat ; sur les forces qui tirent les ficelles, et établissent réellement l'ordre du jour géopolitique.

​​​​Le Washington Post a fourni une liste complète des « maître » respectifs de chacune des marionnettes, à étudier ligne par ligne :

​​​​La guerre des bourreaux de travail : Liste de conseillers à la sécurité nationale et à la politique étrangère dirigeant les candidats à la présidence des deux partis.

​​​​Cette liste contient la clef du problème central : la guerre.

​​​​Comme le révèlent les noms, tout candidat important (marionnette choisie ayant quelques chances réelles d'être sélectionnée) représente l'ordre du jour fixé par les anciens et actuels néo-conservateurs, par les fonctionnaires de la « sécurité » et les politicards néo-libéraux, par les membres du Groupe des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Conseil On Foreign Relations et des appareils tels que la Heritage Foundation, le Center for Strategic and International Studies, la Brookings Institution, l'AIPAC, la Hoover Institution, l'American Enterprise Institute, et par d'autres.

​​​​Comme on le voit ci-dessous, certains des individus les plus cauchemardesques qui arpentent aujourd'hui la Terre se trouvent derrière les candidats :

John McCain

- Henry Kissinger.

- Richard Armitage, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères, agent secret et allié de longue date de Bush.

- Robert « Bud » McFarlane, conseiller à la sécurité nationale de Reagan-Bush, Iran Contra.

- William Kristol, directeur de The Weekly Standard (néo-conservateur).

- Alexander Haig, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush.

- George Shultz, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush, Hoover Institution, Bechtel.

- Brent Scowcroft, Ford, conseiller à la sécurité nationale de George HW Bush.

- James Woolsey, ancien directeur de la CIA.

- Lawrence Eagleburger, Ministre des Affaires Étrangères de George HW Bush.

- William Ball, Ministre de la Marine de l'administration Reagan

- Colin Powell.

Barack Obama

- Zbigniew Brzezinski

- Anthony Lake, conseiller à la sécurité nationale de l'administration Clinton.

- Sarah Sewall, Vice-Ministre de la Défense de l'administration Clinton, un tsar de la contre-insurrection.

- Richard Clarke, tsar du contre-terrorisme des administrations Clinton et Bush.

- Susan Rice, spécialiste de l'Afrique sous l'administration Clinton, membre du National Security Council, Brookings.

- Bruce Riedel, ancien agent de la CIA, National Security Council pour les affaires du Proche-Orient et d'Asie, Brookings

Hillary Clinton

- Bill Clinton.

- Madeline Albright, Ministre des Affaires Étrangères de l'administration Clinton .

- Sandy Berger, conseiller à sécurité nationale de Bill Clinton

- Richard Holbrooke, ambassadeur aux Nations Unies de l'administration Clinton.

- Général Wesley Clark, commandant au Kosovo à l'ère Clinton.

- Leslie Gelb, Council on Foreign Relations, ancien Ministre des Affaires Étrangères et fonctionnaire du Ministère de la Défense.

- Martin Indyk, ambassadeur en Israël de l'administration Clinton, Brookings.

- Strobe Talbott, Vice-Ministre des Affaires Étrangères de l'administration Clinton, créateur du groupe Caspien Pétrolier « 6+2, » Brookings.

- Jeffrey Smith, ancien avocat général de la CIA.

Rudy Giuliani

- Kim Holmes, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères de George W. Bush, Heritage Foundation.

- Louis Freeh, ancien directeur du FBI.

- Stephen Yates, ex-adjoint de Dick Cheney.

- Norman Podhoretz, Hudson Institute (néo-conservateur).

- Kenneth Weinstein, Hudson Institute.

- De nombreux autres individus reliés aux organismes néo-conservateurs Hoover Institution et Heritage Foundation.

Mike Huckabee

​​​​Huckabee a été cachottier à propos de son équipe. Parmi les noms remontés à la surface jusqu'à présent :

- Ed Rollins, agent Républicain.

- Frank Gaffney, néo-conservateur.

- John Bolton, ambassadeur aux Nations Unis de George W. Bush (au moment où sont écrites ces lignes, la participation de Bolton est une forte rumeur).

John Edwards

​​​​Edwards se vante d'une grande équipe d'officiers de carrière, militaires et du renseignement, dont la plupart sont des « militants de base, » au milieu de noms plus remarquables :

- Barry Blechman, directeur adjoint de la US Arms Control and Disarmament Agency sous Jimmy Carter, fondateur et président du Henry L. Stimson Center

- Irving Blickstein, ancien assistant de l'adjoint du chef des opérations navales, RAND Corporation

Mitt Romney Mitt-Romney-MBA Sep-07

- Cofer Black, former CIA and George W. Bush state department counter, terrorism officer, vice president of Blackwater USA Cofer Black, ancien CIA et George W. Bush, le Ministère des Affaires étrangères de contre, le terrorisme officier, vice-président de Blackwater USA

- Alberto Cárdenas, lobbyiste et ancien président du Parti Républicain de Floride.

- Roger Noriega, Vice-Ministre des affaires de l'hémisphère occidental de George W. Bush.

- Pete Hoekstra, député républicain du Michigan, haut fonctionnaire, Comité du Renseignement de la Chambre.

Le choix de la marionnette des maîtres

​​​​Comme l'a noté Daniel Estulin dans The True Story of the Bilderberg Group (véritable histoire du groupe Bilderberg), les maîtres du « gouvernement mondial unifié, » dont les membres manipulent toutes les élections, recherchent les principaux objectifs suivants :

1) l'identité internationale, ou l'« internationalisme, »

2) le contrôle centralisé des populations,

3) la société post-industrielle à croissance zéro,

4) un état mondial en perpétuel déséquilibre,

5) le contrôle centralisé de toutes les politiques étrangères et intérieures,

6) la prise de pouvoir de l'ONU et de l'OTAN, et

7) le commerce dominé par le bloc Anglo-US.

​​​​S'il est encore trop tôt pour déterminer le choix final des principaux groupes de meneurs du façonnage mondial (Bilderberg, Commission Trilatérale, Council on Foreign Relations, etc), il est évident, d'après la liste ci-dessus, que les marionnettes agrées pour la Maison Blanche sont déjà dans le « peloton de tête. »

​​​​Alors que les vrais représentants du « changement, » comme Dennis Kucinich, Cynthia McKinney et Ron Paul, n'ont aucune chance (leurs « voix » seront dans tous les cas systématiquement supprimées), les seules marionnettes restantes, et leur équipe respective, s'avèrent être des suppliants de la guerre actuelle et des élitistes de l'industrie.

​​​​Il va sans dire qu'en particulier John McCain, le candidat républicain, est profondément lié aux pires éléments, à Henry Kissinger, le plus éminent. Le lien élitiste de Barack Obama parle de lui-même : Zbigniew Brzezinski.

​​​​Dans les années 80, la participation de McCain au scandale de l'épargne et du crédit, comme membre de l'infâme Keating Five, est un fait historique.

​​​​Les vues brutales de McCain, sur la guerre et la mise à mort, sont aussi une affaire enregistrée, illustrée au mieux par sa page éditoriale de 2001, La Guerre, c'est l'Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant.

​​​​Il n'y a pas meilleure cristallisation de McCain que ses propres mots trempés de sang.

​​​​Il est bien connu que les deux Clinton sont membres de longue date des Bilderberg. Comme l'a noté Daniel Estulin, John Edwards, qui se donne maintenant des airs « populistes, » a été trié sur le volet par Henry Kissinger (qui travaille à présent derrière John McCain) pour être candidat à la vice-présidence de John Kerry en 2004. Aujourd'hui, quatre ans plus tard, ses liens ont dû certainement se renforcer.

​​​​

Voici venir une « guerre contre le terrorisme » encore plus agressive

​​​​Il est clair, qu'avec les « candidats » choisis, il n'y aura pas de fin à la guerre, ni à la poursuite du déclin de l'empire étasunien.

​​​​La « guerre contre le terrorisme » va non seulement se poursuivre mais aussi probablement s'intensifier et s'élargir sous la « nouvelle gestion. » La seule question est de savoir si ce penchant sera sous une marque néo-libérale, un Nouvel Ordre Mondial multinational« plus nuancé », un « consensus bipartite » à Washington, plus d'ordre économique et moins de politique, etc…. ou continuera la brutalité non dissimulée et la criminalité des Bush-Cheney.

​​​​Les événements violents, dont l'assassinat du Bhutto au Pakistan, et d'autres du genre « 9-11, » s'accordent avec les derniers… McCain et Giuliani.

​​​​De façon uniforme, les candidats républicains se font constamment l'écho de l'ordre du jour de guerre néo-conservateur des Bush-Cheney, et des mensonges du « terrorisme » et du 9-11. Huckabee, le bizarre cheval sombre du Parti Républicain, a exprimé des critiques contre certaines politiques des Bush-Cheney, mais pas contre la « guerre au terrorisme » en général.

​​​​Les candidats démocrates se sont tous eux-mêmes déclarés champions « anti-terroristes, » les « vrais » anti-terroristes que George W. Bush n'est pas.

​​​​Les vues meurtrière d'Obama sur la guerre, similaires à celles des Bush-Cheney, sont bien documentées. En plus de la guerre contre l'Iran, Obama a déclaré qu'il attaquerait le Pakistan si son administration possédait « des renseignement passibles de poursuite » sur le fait qu'Oussama Ben Laden se cache au Pakistan, et que le gouvernement n'agit pas.

​​​​En 2004, Edwards qui couinait lors de son débat de vice-présidence avec Dick Cheney qu'il allait « tuer les terroristes, » a réitéré récemment : « Si, en tant que président, je savais où est Oussama Ben Laden, j'irais le chercher. »

​​​​Clinton est allé encore plus loin dans les détails sur sa vision bizarre de la guerre : « À un moment, probablement quand les missiles seront lancés, le gouvernement pakistanais devra savoir qu'il est sur leur trajectoire. »

​​​​En fin de compte, La Guerre, c'est l'Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant de McCain est la voix du consensus. . . Le 9-11 a servi d'exemple au mensonge.

​​​​

Le décompte des voix et les autres illusions

​​​​Comme on l'a noté à maintes reprises dans cette publication, chaque aspect du vote étasunien a été, et continue d'être manipulé.

​​​​Avec la montée de la sophistication technique, il est pourtant factuel que les sociétés Diebold, ESS, Sequoia, et SAIC (principalement liées à l'appareil politique républicain) contrôlent le vote étasunien. En fait, de nouvelles générations de leurs machines seront utilisées en 2008.

​​​​Hors de portée de la courageuse dénonciation et de l'activisme d'organismes comme Black Box Voting et d'autres, le même raz-de-marée de destruction criminelle de la démocratie, mis en place pendant des générations, demeure au contrôle.

​​​​

Le vainqueur des élections de 2008 : la criminalité

​​​​Comme l'a écrit Mike Ruppert dans Crossing the Rubicon : « Ce qui profite de la criminalité et de la guerre, ce qui est destructeur de la vie humaine, du travail, du bonheur, de la santé dans le voisinage (que ce soit aux États-Unis ou en Afghanistan, en Afrique ou en Irak), qui est en réalité la clef de voûte de l'économie mondiale et le facteur déterminant de la réussite dans la concurrence impitoyable, est une boussole pour la civilisation humaine. On ne peut pas s'attendre à produire une crème brûlée en suivant la recette du ragoût de bestiole écrasée sur le bord de la route. »

​​​​Les criminels ne respectent pas les lois. Les criminels ne croient pas à la « démocratie. »

​​​​Les criminels ne « permettent » pas les élections.

​​​​Ils n'autoriseront pas les élections de 2008. Ils imposeront quelqu'un d'autre.

Original : http://onlinejournal.com/artman/publish/article_2824.shtml

Portrait de Propergol

à DéCRoiSSaNTE de LuNe Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe De Propergol

à bord du Head Hunter | 15H25 | 24/01/2008 | Permalien

J'adore la phrase : « - Roger Noriega, Vice-Ministre des affaires de l'hémisphère occidental de George W. Bush. »

On savait qu'il était pas fute-fute, mais à ce point-là..

Portrait de lioe

à DéCRoiSSaNTE de LuNe Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe De lioe

berlin | 15H37 | 24/01/2008 | Permalien

Ce qui est interressant de noter dans tous cela c est la presence d un homme comme H.KISSINGER.Cet homme a toujours ete lie de pres ou de loins de tous les scandales ou affaires depuis plus de 50ans, a commence par celle de JFK.
Aujourd hui l influence de cet homme sur la scene internationale n est plus a demontrer

Portrait de Network 23

à DéCRoiSSaNTE de LuNe Portrait de DéCRoiSSaNTE de LuNe De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 16H30 | 24/01/2008 | Permalien

Mis à part la lecture conspirationniste de l'histoire, qui nie toute indépendance aux politiques (ce ne sont que des marionnettes) et toute puissance aux forces sociales, y a quelques trucs intéressants…

D'abord, Brzezinski côté démocrate, Kissinger côté républicain. Les deux sont aux affaires depuis maintenant une trentaine d'années, et leur influence sur la politique états-unienne a clairement été considérable.

Kissinger a récemment été convoqué comme témoin par le juge français Roger Le Loire concernant le plan Condor, mais il a préféré s'envoler. Il a annulé une visite au Brésil, apprenant qu'il n'était pas à l'abri de poursuites judiciaires.

Marrant que vous oubliez de qualifier le cher Al Haig, conseiller de Mc Cain. Après avoir joué un rôle décisif, selon Bob Woodward, durant le transfert de pouvoir de Nixon à Ford, Al Haig est devenu commandant de SACEUR, le commandement européen de l'OTAN, au beau milieu des années de plomb.

Or, selon Daniele Ganser (http://www.danieleganser.ch/e/fachzeitschriften/whitehead/index.htm)
, le réseau anti-communiste stay-behind Gladio dépendait directement de SACEUR. Al Haig a d'ailleurs fait l'objet d'une tentative d'assassinat par un membre de la RAF - sûrement pas un hasard.

Après ce doux épisode, Al Haig est devenu conseiller de Reagan après sa victoire. On l'a accusé d'avoir donné un feu vert à l'invasion israélienne du Liban (durant laquelle Sharon s'est rendu célèbre à Sabra & Chatila).

Al Haig siège aujourd'hui au comité pour la paix au Caucase, aux côtés de Brzezinski.

Mais que fait aujourd'hui Michael Ledeen ?

En contact avec le SISMI italien lors des années de plomb, conseiller de Al Haig après sa nomination par Reagan, seul conseiller en affaires internationales de Karl Rove (avant la démission de l'éminence grise de Bush - http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/EF26Ak03.html), accusé d'avoir participé au faux transmis par le SISMI à la Maison Blanche (en court-circuitant la CIA) qui affirmait que Saddam avait acheté de l'uranium au Niger (Yellowcake forgery), pièce maîtresse utilisé par Colin Powell lors de son intervention à l'ONU pour justifier l'invasion de l'Irak, faucon prônant l'invasion de l'Iran…

Bref, de Brzezinski à Kissinger en passant par Al Haig, Michael Ledeen et bien d'autres, la bande au pouvoir lors des années 70, période durant laquelle l'Europe a plongé dans les années de plomb tandis que l'Amérique latine était la cible de politicides successifs, l'est toujours aujourd'hui.

De là à croire qu'il y a plus que de simples paroles derrière les menaces contre le Pakistan, allié tenace de Washington et de Langley dans la région, contre-poids utile de l'Inde et de l'Iran… La lucidité ne devrait pas mener à la naïve croyance aux théories du complot…

Portrait de clive

à Network 23 Portrait de Network 23 De clive

17H01 | 24/01/2008 | Permalien

et bien sûr les naïfs sont toujours les autres…

Portrait de Network 23

à clive Portrait de clive De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 18H50 | 24/01/2008 | Permalien

Excuse-moi mais croire que le Bilderberg Group ou la Trilatérale dirige le monde, c'est exactement la même chose qu'affirmer que Dieu a tout prévu.

Venu de l'extrême-droite, les théories du complot ne sont pas étonnantes, puisqu'elles concordent avec leur idolatrie de l'autorité et de la hiérarchie.

Venu de la gauche, ces mêmes théories n'aboutissent qu'à défendre une version ultra-gauchiste de l'action politique, qui ne pourrait être efficace qu'à condition d'être menée par des petits cellules clandestines qui n'auraient rien de mieux à faire que de s'attaquer à ces soi-disant maîtres du monde. Bref, c'est nier complètement les possibilités d'agir du peuple et l'influence de l'opinion publique. C'est complètement anti-démocratique, comme point de vue, et non moins irréaliste, comme si les « maîtres du monde » pouvaient tout diriger. On peut s'intéresser à ces groupes occultes d'influence sans tomber dans le paneau du « ce sont les Illuminati les véritables maîtres du monde ».

Excuse donc ma naïveté.

Portrait de clive

à Network 23 Portrait de Network 23 De clive

19H27 | 24/01/2008 | Permalien

Je n'accuse personne de naîveté, seulement la position moi informé-lucide / les autres ignorants-naifs (je caricature) a tendance à devenir un peu trop fréquente dans les commentaires.

( Si toi tu sais ce qui se passe, et ce qui ne se passe pas chez les Bilderbergs et autre trilatérale, moi je voudrais bien le savoir.et je ne suis pas le seul)

Portrait de Network 23

à clive Portrait de clive De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 19H53 | 24/01/2008 | Permalien

OK, excuse donc mon arrogance ! Je ne prétends néanmoins pas savoir ce qui se passe chez les Bilderbergs etc., et je serai tout aussi intéressé que toi par des infos à ce sujet. Mais de là à en conclure qu'ils sont les marionnettistes tirant toutes les ficelles, c'est un peu gros, non ? Surtout que ces marionettistes-là ont une fâcheuse tendance à se tirer dans les pattes et à jouer double jeu. Prend l'exemple d'un « petit joueur » (à cette échelle) comme le trafiquant Monser al-Kassar (http://fr.wikipedia.org/wiki/Monser_al-Kassar),
apparemment il n'est pas sectaire (à moins d'avoir tout simplement « évolué », comme tant d'autres…)

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