Grâce à Obama, les Etats-Unis mieux perçus dans les banlieues

Qui n’a pas vu ces collégiens d’une banlieue française discuter savamment des chances respectives des candidats démocrates de remporter l’investiture de leur parti ne peut pas prendre la mesure du phénomène. « Tu as vu les résultats du dernier caucus. Hillary aura encore plus de retard en termes de délégués! »

Phénomène dont l’excès en fera sourire plus d’un: une lycéenne nous assurait que la victoire d’Obama serait « la libération de tous les Noirs du monde. Cela voudrait dire que tout est possible! »… Phénomène révélateur d’un certain malaise.

Depuis la guerre en Irak, l’image des Etats-Unis dans les banlieues s’était considérablement dégradée. L’influence d’un pays dépend autant de sa capacité à agir sur les représentations que l’on se fait de lui (soft power) que de sa puissance de feu.

C’est pourquoi l’ambassade américaine a décidé de financer des voyages aux leaders issus de la diversité: Mohamed Hamidi, du Bondy Blog et Karim Zeribi, président du Parlement des banlieues, sont actuellement aux Etats-Unis.

L’objectif est de modifier progressivement l’opinion des banlieues, marquée par un fort antiaméricanisme. Mais de l’avis d’un diplomate américain, cette politique ne serait rien par rapport au gain d’image qu’apporterait l’élection du sénateur de l’Illinois: « Obama président, les trois quarts de notre travail seraient faits! »

Un système qui sait renouveler ses élites

Car les jeunes de banlieue vivent par procuration l’avènement d’Obama, comme s’il s’agissait d’un mythe compensateur. Comme les habitants de ce South Side de Chicago dont est originaire l’épouse du sénateur, beaucoup d’entre eux n’ont pas choisi de vivre « ensemble ». Noirs, Maghrébins, Blancs, Asiatiques…

Ils sont issus de cette mixité que l’on dit à tort, de l’extérieur, « communautariste ». Ne disposant pas de réseaux d’influence, n’étant pas « fils ou fille de », ils font de l’ascension de ce fils d’immigrant africain, élevé dans une famille modeste, le symbole d’une mobilité sociale qu’ils ne connaissent pas.

Même si, comme beaucoup de personnes issues de la banlieue, Obama dut affronter les critiques sur son manque d’expérience, il a bénéficié d’un système politique qui sait renouveler ses élites politiques. Comment ne pas s’étonner de ce candidat noir qui se sent chez lui dans cette Amérique profonde, affirmant, comme il l’a fait dans l’Indiana le 22 avril dernier, qu’ « il est bon de se retrouver dans le Midwest »…

Une exception qui cacherait la forêt? Non, si l’on considère les responsabilités de la jeune génération politique noire: Adrian Fenty est maire de Washington, Michael Nutter est maire de Philadelphie, Cory Booker est maire de Newark etc. Loin de la France et de ses banlieues, où les dernières élections municipales ont montré que la rotation du personnel politique était lente, et excluait toujours, en dépit des discours, la diversité.

De Bush à Obama, c’est toute l’image de l’Amérique qui en est changée. Au point de réactiver le fameux « American Dream »… Beaucoup de jeunes Français noirs ont déjà une tante, un grand frère, un cousin, à New York, à Miami ou à Atlanta (où le nombre d’Africains a triplé depuis 1990).

Français nés en France, ils doivent sans cesse se battre, face aux employeurs ou dans leur rapport à la police, contre l’idée qu’ « être français, cela se voit ». Ils en viennent à rêver de ce pays où lorsque l’on demande à un Noir d’où il vient, c’est pour savoir s’il est né dans l’Ohio ou en Californie… Lassés de devoir répondre à la sempiternelle question - « Te sens-tu plus malien (camerounais, etc.) ou plus français? » -, ils rêvent d’un pays où l’on puisse assumer plusieurs identités.

Car si le métis Obama apparaissait, au début de la campagne, trop noir pour les Blancs et trop blanc pour les Noirs, il est parvenu à convaincre les deux communautés de voter pour lui. 80% des Afro-Américains choisissent Obama, tandis que les Etats les plus « blancs », du Maine au Dakota du Nord, se sont massivement prononcés pour lui. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, 28% des démocrates blancs ont voté pour lui. Impensable il y a encore quelques années.

Retour des divisions raciales

Transnational, avec une sœur indonésienne et une soeur kenyane, Obama appartient à cette génération dont l’horizon dépasse des frontières nationales.

Quand il veut décrire la bigarrure ethnique de ses fêtes de famille, il n’évoque pas les « Etats-Unis », mais bien les « Nations unies »… Son parcours de vie contredit, comme nombre de ces jeunes de banlieues, les propos du président Sarkozy au soir de sa victoire: « Aimez votre pays car vous n’en avez qu’un seul ».

Mais les vieux démons de l’Amérique menacent de saper les rêves de cette nouvelle génération, des deux côtés de l’Atlantique. Alors qu’Obama était sur le point de gagner l’investiture démocrate, favori des primaires en Caroline du Nord et dans Indiana de ce mardi 6 mai, les propos de Jeremiah Wright devant le National Press Club à Washington ont réintroduit le spectre de la division raciale.

Les Clinton avaient déjà essayé de réduire le sénateur de l’Illinois au « candidat des Noirs ». Bill Clinton avait félicité Obama d’avoir fait aussi bien que Jesse Jackson en 1988…

Aujourd’hui, c’est le pasteur noir qui affirme qu’Obama, en tant que noir, ne peut que partager sa critique de l’Amérique blanche. Le gouvernement américain serait responsable du terrorisme, ou de l’épidémie de sida chez les Afro-américains…

Comment condamner les propos outranciers de Jeremiah Wright, afin de ne pas perdre la voix des électeurs blancs indispensable pour gagner l’Indiana- sans pour autant s’aliéner la voix des électeurs noirs -nécessaire pour conquérir la Caroline du Nord?

De la résolution de ce dilemme, dépend la capacité de gagner au-delà des clivages identitaires. Le 18 mars dans son discours de Philadelphie, Obama affirmait qu’il y avait un choix à faire:

« Nous pouvons accepter une politique qui instrumentalise les conflits communautaires […] ou nous pouvons parler du manque de moyens pour l’éducation, qui entrave l’avenir de nos enfants, qu’ils soient noirs, blancs, hispaniques, asiatiques, amérindiens… »

En cela -et la banlieue l’a bien compris-, le destin d’Obama met en jeu bien plus que l’avenir de l’Amérique.

François Durpaire est historien, co-auteur de « L’Amérique de Barack Obama » (éditions Démopolis). Jean Claude Tchicaya est porte-parole du collectif Devoirs de Mémoire, ancien maire-adjoint de Bagneux.


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12H30 06/05/2008

Trois policiers néo-yorkiens acquittés après avoir farci de cinquante balles un jeune Noir, ça fait quoi pour l’image des Etats-Unis dans nos banlieues ?
L’image des Etats-Unis comme société dans les banlieues n’a jamais été si mauvaise que ce qu’on veut bien nous raconter : il suffit de regarder comment on s’y habille, la musique qu’on y écoute, ce qu’on y mange ou boit, les films ou les programmes télévisés qu’on y regarde… Il suffit aussi, bien souvent, d’y écouter le discours économique ou social très paléolithique qu’on peut y entendre à l’occasion, y compris de la part de jeunes lascars.
Ce qui est mauvais, c’est le jugement porté sur la politique internationale étasunienne, et en particulier son interventionnisme au Moyen-Orient. (Encore faudrait-il probablement relativiser l’intérêt qui y est porté : la plupart n’en a rien à battre.) Or, de ce point de vue, la très hypothétique élection d’Obama en novembre ne changerait probablement pas grand chose.

 
Louis Gohier | Robespierriste
15H46 06/05/2008

Sur les trois policiers, deux étaient noirs : gardez-vous de toute conclusion hative sur un fait divers dont on n’a cure dans nos banlieues…

Sinon, ça devient pénible tout ces plaidoyers pro-Obama (en guise d’article sur rue 89)qui n’a pour seul mérite que d’être noir. Et si l’on parlait de son programme, ou plutôt de son absence ?

 
15H53 06/05/2008

Certes. Et sur une victime, une était noire.
J’incline à voir dans ce fait-divers (pris parmi tant d’autres) l’illustration de ce qu’aux Etats-Unis, un policier noir est d’abord considéré comme un policier alors qu’un Noir fusillé est d’abord considéré comme un délinquant, quand bien même tout démontre qu’il n’en était rien.

Quant au fait que les banlieues françaises y soient très largement indifférentes, je suis tout à fait d’accord avec vous : il ne s’agissait que de mettre en parallèle deux types de relations envers les Noirs aux Etats-Unis. J’espérais que vous auriez saisi que l’essentiel de mon propos n’était pas là.

Pour ce qui est de votre conclusion, j’irais même beaucoup plus loin : je trouve navrante cette propension française à devoir à toute force prendre parti dans une compéition électorale dont seules les conséquences nous concerneront.

 
Louis Gohier | Robespierriste
10H52 07/05/2008

Vous êtes trop malin pour vous faire déborder par vos propres mots: Non, ce noir n’a pas été « fusillé ».

Pour le reste, vous triturez les mots te le faits pour parvenir à prouver quelque chose. Si les porteurs de flingues étaient noir, tout racisme est à évacuer.
Sur le traitement médiatique, qui est sans doute le fond de votre propos, je suis d’accord. Mais vous n’aviez pas besoin de distordre la réalité…

Sur votre point final, je ne peux que m’associer à vous. Il y a quelque chose de pathétique dans cette campagne pro-obama sur Rue 89, et les commentaires affligeants qu’elle génère.

 
12H15 07/05/2008

@Louis Gohier, je trouve que dans vos remarques vous adoptez une grille de lecture franco-française de la société américaine,donc vous faites complètement fausse route. Le système judiciaire américain est considéré par les Noirs comme raciste, la preuve avant Sean Bell tué par trois policiers (la couleur de peau des flics importe peu, car c’est le système qui est mis en cause), il y a eu Jena 6, Amadou Diallo, Michael Stewart,Rodney King, Eleonor Bumpur etc… La question raciale aux USA est un enjeu politique majeur. En ne comprenant pas cela, vous faites des analyses naïves concernant la société américaine et Barack Obama.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
18H02 06/05/2008

Vous voulez parler de ce programme: http://www.barackobama.com/issues/economy/ ?

de l’augmentation des impôts pour ceux qui gagnent plus de 100 000$ par an (la médiane étant d’environ 55 000$) afin de financer la Sécu?

http://abcnews.go.com/Politics/story?id=3638710&page=1

Ou du fait qu’Obama soit soutenu par beaucoup de Blancs? Quant à Hillary qui se la joue faucon et macho voulant « anéantir » l’Iran… Que penser des 1 500 féministes progressistes qui soutiennent Obama (http://www.ipetitions.com/petition/NYfeministsforpeace/), entre autre parce qu’Hillary est trop militariste?

« It’s disappointing, to say the least, to see the first viable female contender for the presidency participate in attacks on her black opponent’s patriotism, which exploit an anxious climate around national security that gives white men an edge both over women and people of color—who tend to be viewed, respectively, as weak and potentially traitorous. (…)

Of course, Clinton’s decision to play the hawk may have had other motivations.

Perhaps she really believed that voting to authorize the war in Iraq was the right thing to do (which is, arguably, even more worrying).

But her posture in this campaign—threatening to « totally obliterate » Iran after being asked how she would respond in the highly improbable event of an Iranian nuclear strike against Israel, for example—has at least something to do with a desire to compete on a macho foreign policy playing field.

It’s the woman in this Democratic primary race who has the cowboy swagger: the nationalist and militaristic rhetoric, the whiskey-swilling photo-ops, the gotcha attacks for perceived insults to a working-class electorate (as in « Bittergate ») that is usually depicted as white and male.
  »

Betsy Reed, http://www.thenation.com/doc/20080519/betsyreed

 
12H58 06/05/2008

Vous décrivez là un fort intéressant phénomène. Mais l’Europe et ses banlieues en viendront graduellement à se rendre compte que le coup de tonnerre Obama porte bien au delà des races.

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/obama-nest-pas-un-precheur-ma…

Paul Laurendeau

 
13H55 06/05/2008

François Durpaire et Jean Claude Tchicaya, quel beau cocktail de propagande du rêve américain, où le système judiciaire est toujours discriminatoire vis à vis des Noirs (Jena 6, Sean Bell), où 80% des personnes en prison sont des Noirs sans compter les erreurs judiciaires, où les Noirs sont toujours les plus pauvres (katrina) et voilà que ces messieurs nous vendent Obama. Un candidat qui n’a que le défaut d’être un NÈGRE, dans une Amérique qui n’a toujours pas réglé le problème racial et qui se sert des propos de Wright afin de démontrer qu’Obama est un candidat dangereux pour la classe ouvrière Blanche. De toute façon, Wright ou pas Wright, la classe ouvrière Blanche ne vote JAMAIS pour un Noir. Et ce n’est pas Durpaire (qui avec son livre l’amérique d’Obama nous vend un film d’Hollywood) ni Tchicaya ( qui s’est servi de la controverse Dieudonné afin de pouvoir exister à travers une association digne de la propagande S.O.S Racisme)
qui, avec leurs manipulations, vont faire évoluer les choses.

 
CA Not Dead | Glandouilleur Pro
14H21 06/05/2008

« Qui n’a pas vu ces collégiens d’une banlieue française discuter savamment des chances respectives des candidats démocrates de remporter l’investiture de leur parti ne peut pas prendre la mesure du phénomène. « Tu as vu les résultats du dernier caucus. Hillary aura encore plus de retard en termes de délégués! »

Ils discutent de ça, les djeunz par chez vous ???

Ou alors vous considérez le collège/lycée internationale de Saint Germain En Laye comme la banlieue !

 
15H18 06/05/2008

Il est de bon ton de mettre de la banlieue (pas les faubourgs comme on disait, les autres, les faux …) dans toutes les sauces pour parler d’une opération de com de l’administration étasunienne qui est à l’origine de l’instabilité du monde actuellement.
Je ne crois pas que les jeunes de banlieue mettraient un kopek sur l’élection d’Obama : trop noir, trop « musulman », trop africain, … Les US ne sont pas près de changer!

 
stephanemot | Auteur à Séoul
15H50 06/05/2008

Inversement, une defaite d’Obama pourrait renforcer les aigreurs.

On risque d’etre fixe aujourd’hui : le vote massif en Indiana et en Caroline du Nord peut vouloir dire le renfort de Republicains et Independants, cette fois-ci plus favorables a Clinton suite a sa campagne karlrovienne.

 
16H22 06/05/2008

Cet article me semble d’abord être un toutr de passe-passe justifiant un sytème à bout de souffle.
S’il est vrai qu’aux Etats-unis on peut renouveler les élites, d’où qu’elles viennent (commbien de noirs parmi les classes dirigeantes), la condition est très claire : que personne ne remette le système en cause. C’est pour cela qu’il est difficile de faire une différence entre le programme d’Obama et celui de Clinton, et que la discussion se réduit souvent au problème de la couleur de peau et du sexe et de la capacité à faire front. Il n’en reste pas moins que dans tous ces systèmes libéraux, que le partage des richesses, la solidarité, le contrôle des méfaits du capital sont fondamentaux, comme en Europe, et qu’à cette question, ni Clinton, ni Obama, ni aucun dirigeant ne répondent autre chose que « on continue comme avant ». Et comment espérer le contraire quand pour faire campagne, il faut récolter des dizaines de millions de dollards, et donc des fonds des entreprises.
On peut penser qu’un certain nombre d’américains (ceux de la base) attendent peut-être d’autres réponses, sur le plan de la société, que ces réponses stéréotypées. De même en France, je pense que beaucoup d’habitants des banlieues savent que la répartition des richesses et les solidarités sont le préalable à l’égalité des chances.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
17H43 06/05/2008

L’ascension sociale de quelques enfants et petits-enfants d’esclaves ne peut masquer le racisme persistant d’une société qui emprisonne dix fois plus de monde que n’importe quelle autre démocratie, et en particulier des jeunes Noirs.

On pourrait imaginer dans le différend entre Obama et son pasteur une illustration de ce conflit au sein d’une population noire qui, si elle n’a jamais été monolithique, l’est encore moins aujourd’hui.

Au sein du mouvement des civil rights, qui a aujourd’hui encore une raison d’exister, on voit des jeunes Noir-e-s s’opposer à leurs aînés machos de la NAACP

» http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/05/03/AR200805

En France, la jonction entre luttes féministes, anti-racistes et sociales (syndicalistes) est loin, très loin d’être faite.

 
18H39 06/05/2008

Grâce à Obama ou grâce à l’âge de Mc Cain, forcément impopulaire auprès des jeunes. La fougue de Obama vient-elle de son tempérament ou de ses 47 ans?
Pour le savoir, rendez-vous sur http://www.contre-feux.com/politique/lge-de-john-mccain-estil-un-handica…
Un très bon article de B. Courmont, responsable du Bureau IRIS ( instituts de relations internationales et stratégiques ) à Taiwan.
Titre de l’article : l’âge de J. Mc Cain est-il un handicap? Peut-être le seul…Car entre un vieux, un noir et une femme, on sait déjà qui, habituellement, détient le pouvoir…

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
12H21 07/05/2008

Mc Cain, 72 ans en 2009, 76 ans quatre ans plus tard?…

Iouri Andropov était plus jeune, mais Konstantin Tchernenko avait 73 ans…

Vive les gérontocrates!

 
18H58 06/05/2008

Même s’il perd les élections Obama est devenu une super star sur Terre. Ses paroles compèterons même si Mc Cain est au pouvoir. Grâce à Obama les américains réfléchirons à deux avant d’envahir un pays. Les journalistes lui demanderons son avis sur chaque actions des Républicaines.

 
Tyller | Artiste frustré
00H08 08/05/2008

C’est un débat masturbatoire, pour un système politique qui l’est tout autant.

Au fond, C’est du marketing, plus de la politique, et Obama fait un buzz avec sa couleurs, quand au racisme au US.. je me garde bien d’en parler, je n’y suis jamais allé, et je me garde également de fonder mon avis sur quelconques chiffre ou autres foutaises, si j’ai bien appris une chose dans ma courte vie, c’est que tout est vraie et tout est faux.

Bref, je tape dans du nihilisme inutile, mais voila, pour moi cela ne sers à rien de faire des ronds de fumé, regardé ce qui ce passe outre-atlantique avec des commentaires de marquis poudré « oui, comprenez bien que…dans cette optique… » à Croire qu’avoir de la sémantique n’est utile que pour ce donner une crédibilité.

Je dis, Wait & see, la spéculation, c’est de la masturbation (faudrait que je l’imprime sur un T-shirt tiens)

 
Soh
10H32 09/05/2008

Un noir est en train de gagner la primaire démocrate aux Etats-Unis.

J’espère qu’il sera moins corrompu par Israël que les autres politiques américains.

Ceci dit, oui c’est un sacré évènement pour la planète.

Une adresse impatiente au PS français: quand aurons nous un noir ou un beur comme candidat de gauche à la présidentielle?

 
Soh
16H30 09/05/2008

La comparaison France - Etats-Unis est éclairante:

Combien de beurs ou de noirs parmi les cadres dirigeants du PS?

Pourtant les noirs et les beurs représentent une part importante de la population française.

La partie noire et beure de la population française n’est représentée ni dans le parti au pouvoir ni dans le parti d’opposition. Etonnez vous que les banlieues flambent régulièrement (sans compter la discrimination à l’embauche qui les touche fortement).

Pourquoi une telle situation aberrante? Pourquoi?