
En français, le discours de John McCain en intégralité
Voici l'intégralité du discours de John McCain, prononcée jeudi soir à Saint Paul, dans le Minesota, à l'issue de la Convention des républicains. Nous avons la semaine dernière publié le discours d'acceptation de Barack Obama, son rival démocrate, à l'issue de la convention démocrate de Denver (Colorado).
MCCAIN : Merci. Merci beaucoup. Merci.
Ce soir, J'ai un privilège rare, qu'ont quelques Américains, celui d'accepter la nomination de notre parti pour devenir Président des Etats-Unis d'Amérique.
(APPLAUDISSEMENTS)
Merci. Merci. Et je l'accepte avec… Thanks.
(APPLAUDISSEMENTS)
Merci Je… et je l'accepte avec gratitude, humilité, et confiance.
Dans ma vie, aucun succès n'est venu sans un bon combat, et cette nomination n'a pas fait exception. C'est un hommage que je rend aux candidats qui étaient opposés à moi. Ce sont des dirigeants très talentueux, qui aiment notre pays et qui ont la volonté de le conduire à de jours meilleurs. Leur soutien est un honneur, et je ne l'oublierai pas.
Je suis reconnaissant vis à vis du président des Etats-Unis de nous avoir dirigé dans ces jours sombres qui ont suivi la pire attaque jamais connue dans l'histoire américaine.
(APPLAUDISSEMENTS)
La pire attaque sur le sol américain, et d'avoir assuré notre sécurité en nous préservant d'un autre attentat que beaucoup, beaucoup pensaient inévitable.
MCCAIN : Et à la Première dame…
(APPLAUDISSEMENTS)
Et à la First Lady, Laura Bush, modèle de grâce et de gentillesse, en public et en privé.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et je remercie le 41e président (George Bush senior, ndlr) et la femme qu'il a épousé il y a 63 ans (Barbara Bush, ndlr) de l'exemple formidable qu'ils ont donné…
(APPLAUDISSEMENTS)
… en dirigeant avec honneur notre pays.
|
Comme toujours, je dois beaucoup à ma femme, Cindy, et mes sept enfants. Vous savez, les plaisirs de la vie de famille peuvent sembler n'être qu'un plaisir fugitif, étant donné l'agenda serré de notre activité. Mais je lesai chéris tous, et je ne peux imaginer une vie sans le bonheur que vous m'avez donné.
Vous savez, Cindy a dit des choses très gentilles à mon endroit, ce soir.Mais en réalité, elle davantage ma source d'inspiration que l'inverse.
(APPLAUDISSEMENTS)
Sa préoccupation pour ceux qui ont moins de chance que nous -les victimes des mines personnelles, les enfants nés dans la pauvreté, ou avec des handicaps- donne la mesure de son humanité. Et je sais qu'elle fera une grande première dame !
(APPLAUDISSEMENTS)
Mes amis, quand j'étais enfant, mon père était fréquement en mer, et c'est ma mère qui a dû élever seule mon frère, ma soeur et moi. Roberta McCain nous a donné l'amour de la vie, son profond intérêt pour les affaires du monde, et sa conviction que nous sommes tous destinés à trouver en nous les ressources pour être utiles à notre pays. Je ne serais paslà ce soir sans la force de son caractère.
(APPLAUDISSEMENTS)
MCCAIN : Elle ne veut pas que je le dise, mais elle est jeune de 96 ans.
Je vous remercie tous du fond du coeur, vous qui m'avez aidé à remporter cette nomination quand ce n'était pas du tout gagné. Je ne vous laisserai pas tomber.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je ne vous laisserai pas tomber. Je ne vous laisserai pas tomber.
(APPLAUDISSEMENTS)
Aux américains qui doivent encore décider pour qui voter, je leur dis merci de prendre en considération ma candidature et de me laisser l'occasion de gagner votre confiance. J'ai l'intention de le faire.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et, pour finir, un mot pour le sénateur Obama et ses supporters. On va se confronter, -on va le faire pendant les deux prochains mois- vous savez quelle est la nature de ce qui va se passer- et il y a de grande divergences entre nous. Mais vous avez mon respect et mon admiration.
Malgré nos différences, il y a plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent. Nous sommes des concitoyens américains et c'est un lien qui signifie davantage à mes yeux que n'importe quel autre.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous croyons à l'idée que tous sont nés égaux et investis par le Créateur de droits inalienables. Aucun pays, aucun pays n'a jamais eu une plus grande cause que celle ci.
Et je ne serais pas digne d'être un Américain si je ne rendais pas hommage au Sénateur Obama et à ses supporters pour ce qu'ils ont fait.
Mais qu'il n'y ait pas de doute, mes amis : nous allons gagner cette élection !
(APPLAUDISSEMENTS)
MCCAIN : Et après notre victoire, nous tendrons la main à tout patriote de bonne volonté, nous ferons redémarrer ce gouvernement pour vous, et nous remettrons ce pays sur la voie de la prospérité et de la paix.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je sais que les temps sont durs pour beaucoup d'entre vous. Vous êtes préoccupés par…
(APPLAUDISSEMENTS)
(UNE MANIFESTANTE TENTE D'INTERVENIR. LA FOULE HUE. « USA ! USA ! »)
S'il vous plaît. S'il vous plaît. Mes amis. Mes chers amis. S'il vous plaît. S'il vous plaît.
Ne vous laissez pas distraire par le bruit, par les bruits parasites.
(APPLAUDISSEMENTS)
Vous savez, je vais en parler. Mais les Américains veulent qu'on arrête de se crier les uns sur les autres. D'accord ?
(APPLAUDISSEMENTS)
Les temps sont durs pour beaucoup d'entre vous. Vous êtes préoccupés par le maintien de votre emploi, ou par la recherche d'un nouvel emploi, vous vous bagarrez pour qu'il y ait de la nourriture sur votre table et pour rester dans votre logement.
(APPLAUDISSEMENTS)
Tout ce que vous avez demandé à votre gouvernement, c'est de se tenir à vos côtés et pas en travers de la voie. Et c'est ce que j'ai l'intention de faire : me tenir à vos côté, et me battre pour votre avenir.
(APPLAUDISSEMENTS)
MCCAIN : Et j'ai trouvé le partenaire parfait pour m'aider à secouer Washington, la gouverneure Sarah…
(APPLAUDISSEMENTS)
La gouverneure Sarah Palin du grand Etat de l'Alaska !
(APPLAUDISSEMENTS)
Et je veux vous remercier tous, ici et partout en Amérique, pour l'accueil chaleureux que vous lui avez réservé hier soir. Merci beaucoup. Elle le mérite. Quel beau départ ! Vous savez, elle a l'expérience de la conduite d'un pouvoir executif, et elle a un vrai bilan. Elle s'est frotté à des problèmes difficiles, comme l'indépendance énergétique ou la corruption. Elle a équilibré son budget, diminué les impôts, affronté les intérêts particuliers.
(APPLAUDISSEMENTS)
Elle a franchi les clivages partisans et demandé aux Republicains, Démocrates, et indépendants de participer à son administration. Elle a été la mère merveilleuse de cinq enfants.
(APPLAUDISSEMENTS)
Elle a co-dirigé une petite entreprise. Elle a travaillé de ses mains, et elle sait ce que c'est que de s'inquiéter des paiements d'un crédit immobilier, de dépenses de santé, du coût de l'essence et de l'alimentation.
Elle sait d'où elle vient, et elle sait pour qui elle travaille. Elle se lève pour défendre ce qui est juste, et elle ne laisse personne lui dire de rester assise.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je suis très fier de vous avoir présenté la prochaine vice-présidente des Etats-Unis, mais je suis impatient de la présenter à Washington.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et laissez moi donner un petit signal d'alerte à la vieilleclique des gros-dépensiers, improductifs, adeptes du « moi d'abord-le-pays-ensuite » : le changement arrive.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je n'ai pas l'habitude de ne pas respecter mes promesses au pays et la gouverneure Palin non plus. Et nous vous annonçons nque nous allons changer Washington et cesser de léguer les problèmes de notre pays à une génération malchanceuse qui aura à les résoudre, vous pouvez comptez sur nous.
Et nous…
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous sommes bien placés pour le faire, et nous avons la force, l'expérience, le jugement, et la soilidité pour tenir parole.
(APPLAUDISSEMENTS)
Vous savez qu'on m'a appelé un « franc-tireur »… quelqu'un qui…
(APPLAUDISSEMENTS)
… quelqu'un qui marche au rythme de son propre tambour. Parfois, c'est dit comme un compliment. Parfois non. Ce que cela signifie vraiment, c'est que je sais pour qui je travaille. Je ne travaille pas pour un parti. Je ne travaille pas pour un intérêt particulier. Je ne travaille pas pour moi-même. Je travaille pour vous.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous avons combattu la corruption, en se fichant de savoir si les corrompus étaient des Démocrates ou des républicains. Ils ont violé la confiance deleurs électeurs, et ils devaient être tenus pour responsables de leurs actes.
(APPLAUDISSEMENTS)
J'ai combattu les gros dépensiers de chaque parti, qui gâchent notre argent sur des dépenses dont vous n'avez pas besoin et que vous ne désirez pas. Et la première loi dépensière de ce type qui atterrira sur mon bureau, je la bloquerai y en mettant mon véto.
Je les rendrai célèbres, et vous connaitrez leurs noms. Vous connaitrez leurs noms.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous ne le permettrons pas alors qu'au même moment, vous devez lutter pour faire vos courses, faire le plein de votre voiture et payer les remboursements de votre maison. J'ai lutté pour éliminer les chèques à plusieurs millions de nos élections. J'ai combattu les lobbyistes qui ont spolié les tribus indiennes. J'ai lutté contre les contrats véreux au Pentagone. Je me suis opposé aux fabricants de tabac et à leurs avocats, aux compagnies pharmaceutiques et aux chefs des syndicats.
(APPLAUDISSEMENTS)
J'ai lutté pour obtenir la bonne stratégie et plus de troupes en Irak lorsque ce n'était pas populaire de le faire.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et quand les commentateurs ont dit que ma campagne était terminée, j'ai affirmé que je préférais perdre une élection plutôt que de voir mon pays perdre une guerre.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et grâce au leadership d'un général brillant, David Petraeus, et des hommes et femmes courageux qu'il a l'honneur de diriger…
(APPLAUDISSEMENTS)
cette stratégie a réussi et nous a évité une défaite qui aurait démoralisé notre armée, risqué de provoquer une guerre plus grande encore, et menacé la sécurité de tous les Américains.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je n'ai pas peur d'un bon combat. Pour des raisons que seul Dieu connait, j'en ai mené quelques uns tout au long de ma vie. Mais, sur le chemin, j'ai appris une leçon importante : au bout du compte, ce n'est pas tant de se battre qui compte que de savoir pour quoi on se bat.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je me bats pour les Américains. Je me bats pour vous. Je me bats pour Bill et Sue Nebe, de Farmington Hills, dans le Michigan, qui ont perdu…
(APPLAUDISSEMENTS)
…leurs investissements dans la mauvaise passe du marché immobilier. Bill a trouvé un emploi temporaire alors qu'il était sans emploi depuis sept mois. Et Sue fait trois boulots à la fois pour payer les factures.
Je me bats pour Jake et Toni Wimmer du district de Franklin, en Pennsylvanie.
(APPLAUDISSEMENTS)
Jake travaille dur, entraîne une équipe de football, et collecte des fonds pour les handicapés phyiques et mentaux. Toni est enseignante et prépare une maîtrise. Ils ont deux fils. Le plus jeune, Luke, souffre d'autisme. Leurs vies devraient compter aux yeux de ceux qu'ils élisent aux plus hautes fonctions. Et elles comptent pour moi. Elles comptent pour vous.
Je me bats pour la famille de Matthew Stanley, de Wolfeboro, dans le New Hampshire.
(APPLAUDISSEMENTS)
Matthew est mort en servant notre pays en Irak. Je porte son bracelet, et je le remercie chaque jour. J'ai l'intention de rendre hommage à leur sacrifice en faisant en sorte que le pays que leur fils aimait et n'a jamais revu, reste à l'abri de ses ennemis.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je me bats pour rendre à notre parti sa fierté et ses principes. Nous avons été élus pour changer Washington, et nous laissons pas Washington nous changer.
Nous avons perdu la confiance du peuple américain lorsque certains Républicains ont succombé aux tentations de la corruption. Nous avons perdu sa confiance lorsque, plutôt que de réformer l'administration, les deux partis l'ont faite grossir. Nous avons perdu sa confiance lorsque, plutôt que de nous libérer de notre dépendance dangereuse vis-à-vis du pétrole, les deux partis -y compris le Sénateur Obama- ont adopté une nouvelle loi complaisante pour les compagnies pétrolières. Nous avons perdu sa confiance lorsque nous avons privilégié notre pouvoir plutôt que nos principes.
Nous allons changer tout ça.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous allons retrouver la confiance populaire en revenant aux valeurs que l'Amérique admire. Le parti de Lincoln, de Roosevelt et de Reagan va revenir à ses fondamentaux.
(APPLAUDISSEMENTS)
Dans ce pays, nous croyons que chacun peut contribuer à sa manière, et a droit à développer le potentiel que lui a accordé Dieu. Qu'on soit descendant des pionniers du Mayflower, ou la fille latino de travailleurs immigrés. Nous sommes tous les enfants de Dieu et nous sommes tous Américains.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous croyons dans des impôts faibles, dans la discipline dans les dépenses publiques, et dans l'ouverture des marchés. Nous croyons qu'il faut récompenser le travail dur, et ceux qui prennent des risques, et laisser les gens profiter des fruits de leur labeur.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous croyons en une défense forte, au travail, à la foi, au fait de servir, à la culture de la vie…
(APPLAUDISSEMENTS)
…à la responsabilité individuelle, à l'état de droit, et à des juges qui rendent la justice de manière impartiale et ne refont pas la loi à partir de leur prétoire.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous croyons dans les valeurs de la famille, du voisinage, des communautés. Nous croyons en un gouvernement qui libère la créativité et l'initiative des Américains, un gouvernement qui ne fait pas les choix à votre place, mais travaille pour vous permettre d'avoir plus de choix devant vous.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je maintiendrai les impôts bas, et les baisserai encore quand je pourrai. Mon concurrent les augmentera.
(HUEES)
J'ouvrirai de nouveaux marchés à nos produits et à nos services. Mon concurrent les fermera.
(HUEES)
Je diminuerai la dépense publique, il l'augmentera.
(HUEES)
Mes diminutions d'impôts créeront des emplois ; ses hausses d'impôts les détruiront.
(HUEES)
Mon plan pour la santé rendra l'accès plus facile pour plus d'Américains à de bonnes assurances médicales. Son plan contraindra les petites entreprises à réduire les emplois, réduire les salaires, et pousser les familles vers un système de santé d'Etat où un bureaucrate…
(HUEES)
…où un bureaucrate se placera entre vous et votre médecin.
(HUEES)
Nous savons tous que maintenir les impôts bas aide les PME à grandir et à créer de nouveaux emplois. Réduire le deuxième plus haut taux d'imposition des entreprises au monde aidera les entreprises américaines dans la concurrence globale et empêchera les emplois d'être délocalisés à l'étranger.
(APPLAUDISSEMENTS)
Le doublement de l'exemption fiscale par enfant, de 3500 à 7000 dollars améliorera la vie de millions de familles américaines.
(APPLAUDISSEMENTS)
Réduire la dépense publique et éliminer les programmes qui ont échoué vous permettra de garder plus d'argent pour épargner, dépenser, et investir comme vous le souhaitez.
(APPLAUDISSEMENTS)
Ouvrir de nouveaux marchés et préparer les travailleurs à la concurrence dans l'économie mondiale est essentiel à notre prospérité à venir.
Je sais que certains d'entre vous ont été laissés sur le côté par les changements économiques. Et bien souvent, votre gouvernement ne l'a même pas remarqué. Le programme d'aide gouvernementale aux chômeurs a été élaboré dans les années 50. Je changerai cela.
(APPLAUDISSEMENTS)
Mon concurrent promet de rétablir des emplois disparus en éloignant l'économie globale. Nous allons aider les travailleurs qui ont perdu un emploi qui ne reviendra pas, à en trouver un autre qui ne partira pas.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous les préparerons aux emplois d'aujourd'hui. Nous utiliserons nos centre de formation communautaires pour former les gens aux nouvelles opportunités qui voient le jour dans leurs communautés.
(APPLAUDISSEMENTS)
Pour les ouvriers de l'industrie qui ont été durement touchés, nous compenserons en partie la différence de salaire entre leur ancien emploi et un emploi temporaire, moins bien payé, tandis qu'ils reçoivent une nouvelle formation leur permettant de trouver un autre emploi plus sûr, et un salaire décent.
(APPLAUDISSEMENTS)
L'éducation est à ce siècle l'équivalent de la question des droits civiques [au siècle précédent, ndlr].
(APPLAUDISSEMENTS)
Un accès égal à l'éducation publique a été acquis, mais quelle est la valeur de cet accès s'il s'agit d'une école qui a échoué ?
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous devons secouer nos bureaucraties scolaires déficientes en introduisant la concurrence, et donner le choix aux parents.
(APPLAUDISSEMENTS)
Eliminons les barrières dressées devant les formateurs qualifiés, attirons et récompensons les bons enseignants, et aidons les mauvais à trouver un autre emploi.
(APPLAUDISSEMENTS)
Lorsqu'une école publique ne parvient pas à remplir ses obligations vis-à-vis de ses élèves, les parents ont le droit de choisir l'éducation de leur enfant. Et j'ai l'intention de leur donner ce droit.
(APPLAUDISSEMENTS)
Certains peuvent choisir un meilleur établissement public. Certains peuvent choisir un établissement privé. Ils auront le choix, et leurs enfants auront cette opportunité.
(APPLAUDISSEMENTS)
Le Sénateur Obama veut rendre nos écoles responsables devant les syndicats et les bureaucrates inamovibles. Je veux que les écoles soient responsables devant les parents et les élèves.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et lorsque je serai Président, je le ferai.
(APPLAUDISSEMENTS)
Mes chers compatriotes américains, lorsque je serai Président, nous nous lancerons dans le programme énergétique national le plus ambitieux depuis des décennies.
Nous allons cesser d'envoyer 700 milliards de dollars par an à des pays qui ne nous aiment pas beaucoup…
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous nous attaquerons au problème sur tous les fronts. Nous produirons plus d'énergie chez nous. Nous ferons de nouveaux forages off-shore et nous le ferons tout de suite. Nous allons forer tout de suite.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous construirons plus de centrales nucléaires. Nous allons déveloper des technologies de charbon propre. Nous aurons plus recours à l'énergie éolienne, à la marée, au solaire, et au gas naturel. Nous encouragerons le développement et l'usage de véhicules à carburants mixtes, hybrides et électriques.
(APPLAUDISSEMENTS)
Le Sébateur Obama pense qu'on peut atteindre l'indépendance énergétique sans faire de nouveaux forages et sans énergie nucléaire. Mais les Américains savent mieux que ça.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous devons utiliser toutes nos ressources et développer toutes les technologies nécessaires pour sauver notre économie des dégats causés par la hausse des prix du petrole et sauver notre planète.
(APPLAUDISSEMENTS)
C'est un plan ambitieux, mais les Américains sont ambitieux par nature, et nous avons fait face à de plus grands défis. Il est temps de montrer au monde comment les Américains avancent.
(APPLAUDISSEMENTS)
Cette grande cause nationale créera des millions de nouveaux emplois, beaucoup dans des secteurs qui seront le moteur de notre prospérité dans l'avenir, des emplois qui seront toujours là quand vos enfants entreront sur le marché du travail.
Aujourd'hui, la perpsective d'un monde meilleur demeur à portée de notre main. Mais nous devons aussi voir clairement les menaces à la paix et à la liberté, et y faire face comme l'ont fait les Américains avant nous : avec confiance, sagesse, et résolution.
(APPLAUDISSEMENTS)
« Nous avons sérieusement affaibli Al Qaïda ces dernières années, mais ils ne sont pas battus et ils nous frapperont à nouveau, s'ils le peuvent. L'Iran reste le sponsor en chef du terrorisme et est sur le point d'acquérir l'arme nucléaire.
Les responsables russes, enrichis par le pétrole et corrompus par le pouvoir, ont rejeté les idéaux démocratiques et les devoirs d'un pouvoir responsable. Ils ont envahi un petit état voisin démocratique pour renforcer leur pouvoir sur l'approvisionnement en pétrole, pour intimider leurs autres voisins et au-delà, pour tenter de reconstituer l'Empire russe.
Et les braves gens de Géorgie ont besoin de notre solidarité et de nos prières.
(APPLAUDISSEMENTS)
Comme président, je travaillerai à établir de bonnes relations avec la Russie pour ne pas craindre un retour de la Guerre froide. Mais nous ne pouvons pas détourner le regard sur une agression et une violation du droit international qui menacent la paix et la stabilité du monde et la sécurité des Américains.
Nous sommes confrontés à de nombreuses menaces dans ce monde dangereux, mais elles ne m'effraient pas. J'y suis préparé.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je sais comment les militaires travaillent, ce qu'ils peuvent faire, ce qu'on peut améliorer et ce qu'il ne faut pas faire. Je sais comment le monde fonctionne. Je connais le bien et le mal qui l'habite.
Je sais comment travailler avec des leaders qui partagent nos rêves de bâtir un monde plus libre, plus sûr et plus prospère et comment se lever face à ceux qui n'en veulent pas.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je sais comment renforcer la paix.
Mes amis, quand j'avais cinq ans, une voiture s'est arrêtée devant chez notre maison. Un officier de Marine a baissé la vitre et a crié à mon père que les Japonais venaient de bombarder Pearl Harbour. Les quatre années suivantes, j'ai rarement vu mon père.
Mon grand-père revint à la maison de cette même guerre, épuisé par le poids du fardeau et il en est mort le lendemain.
Au Vietnam, où j'ai fondé les plus fortes amitiés de ma vie, certains de ces amis ne sont jamais revenus à la maison avec moi. Je déteste la guerre. Une terreur au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
Je suis candidat à l'élection présidentielle pour préserver la sécurité de mon pays et faire en sorte que d'autres familles ne voient pas leurs proches partir à la guerre comme ma famille l'a vu. Je mettrai toute mon expérience du monde et de ses responsables et tous les outils à notre disposition -diplomatique, économique, militaire et le pouvoir de nos idéaux- pour bâtir les fondations d'une paix stable et durable.
(APPLAUDISSEMENTS)
En Amérique, nous changeons ce qu'il faut changer. Chaque génération apporte sa pierre à l'édifice. Le travail nous attend, pas besoin de le chercher.
Nous avons besoin de changer pratiquement tout dans la manière de gouverner : de la façon de protéger notre sécurité à notre compétitivité économique ; de la façon dont nous répondons aux désastres à la façon dont nous alimentons notre réseau de transport : de la façon dont nous formons nos travailleurs à la manière dont nous éduquons nos enfants.
Tout cela a été construit et pensé avant la globalisation écononique, avant la révolution des technologies de l'information et avant la fin de la Guerre froide. Il nous faut rattraper l'Histoire et il nous faut revoir la façon de faire des affaires à Washington.
(APPLAUDISSEMENTS)
L'amertume partisane continuelle qui nous empêche de résoudre ces problèmes n'est pas une cause. C'est un symptôme. C'est ce qui arrive quand les gens vont à Washington dans le but de travailler pour eux-mêmes et non pour vous.
(APPLAUDISSEMENTS)
De bout en bout, de bout en bout, j'ai travaillé avec des membres des deux partis pour résoudre des problèmes urgents. C'est ainsi que j'entends gouverner comme président. Je tendrai la main à tous ceux qui m'aident à remettre ce pays en mouvement.
Mes amis…
(APPLAUDISSEMENTS)
… J'ai cette expérience et les cicatrices pour le prouver. Pas le Sénateur Obama.
(APPLAUDISSEMENTS)
Au lieu de rejeter les bonnes idées parce qu'on y a pas pensé en premier, utilisons les meilleures idées des deux bords. Au lieu de se battre pour savoir à qui doit en revenir le mérite, essayons de le partager.
(APPLAUDISSEMENTS)
Ce pays incroyable peut faire tout ce pour quoi nous mobilisons notre intelligence. Je demanderai aux Démocrates et aux Indépendants de servir avec moi. Et mon administration fixera un nouveau standard pour la transparence et le contrôle.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous allons finalement commencer à agir pour les gens qui comptent sur nous, et je me moque de savoir à qui doit en revenir le mérite. Mes amis, j'ai été un serviteur imparfait de mon pays pendant bien des années. Mais j'ai toujours et en tout lieu été son serviteur.
(APPLAUDISSEMENTS)
Et je n'ai jamais vécu un jour, les bons comme les mauvais, où je n'aie remercié Dieu pour ce privilège.
(APPLAUDISSEMENTS)
Il y a longtemps, quelque chose d'inhabituel m'est arrivé et m'a appris la leçon la plus précieuse de ma vie. J'ai été béni par le malheur. Je dis cela sincèrement. J'ai été béni parce que j'ai servi en companie de héros et que j'ai été le témoin de milliers d'actes de courage, de compassion et d'amour.
Un matin d'octobre, dans le Golfe de Tonkin, je me préparais pour ma 23e mission dans le Nord Vietnam. Je n'avais aucun doute sur le fait que je reviendrais sain et sauf. Je pensais que j'étais plus dur que n'importe qui. J'étais aussi plutôt indépendant.
(RIRES)
J'aimais faire plier quelques règles et chercher quelques combats pour le plaisir. Mais je le faisais pour mon propre plaisir, ma fierté. Je ne pensais pas qu'il y ait de cause plus importante que moi.
Ensuite, je suis tombé au milieu d'un petit lac à Hanoi, avec deux bras cassés, une jambe cassée et une foule en colère pour m'accueillir.
(RIRES)
J'ai été jeté dans une cellule sombre et abandonné pour mourir. Je ne me sentais plus si dur. Quand ils découvrirent que mon père était un amiral, ils m'ont conduit à l'hôpital. Ils ne pouvaient voir mes os suffisamment, ils ont juste plaqué un platre sur moi. Je n'allais pas mieux, je ne pesais plus qu'une cinquantaine de kilos, il m'ont mis dans une cellule avec deux autres Américains. Je ne pouvais rien faire, pas même me nourrir. Ils l'ont fait pour moi. Je commençais à apprendre les limites de mon indépendance égoïste.
Ces hommes ont sauvé ma vie.
(APPLAUDISSEMENTS)
J'étais en détention isolée quand mes geôliers ont proposé de me libérer. Je compris pourquoi. En me laissant partir, ils m'utilisaient comme une arme de propagande pour démoraliser mes camarades en prison.
Notre code disait que nous pouvions seulement revenir chez nous dans l'ordre de notre capture. Et il y avait des hommes qui s'étaient fait tirer dessus bien avant moi. J'y ai réfléchi. Je n'étais pas très en forme, et tout me manquait de l'Amérique, mais j'ai refusé.
(APPLAUDISSEMENTS)
Beaucoup, beaucoup de prisonniers ont vécu des choses bien pires que moi. J'avais été maltraité avant, mais moins que d'autres. J'aimais toujours me pavaner après avoir été malmené pour montrer aux autres que j'étais assez solide pour l'encaisser.
Mais après que j'ai refusé leur offre, ils m'ont tabassé plus durement qu'avant, pendant longtemps, et ils m'ont cassé.
Quand ils m'ont ramené à ma cellule, j'étais blessé et honteux, et je ne savais pas comment regarder en face mes camarades prisonniers. Un homme dans la cellule à côté de moi, mon ami Bob Craner, m'a sauvé.
A travers le mur, il me dit que j'avais combattu aussi dur que je le pouvais. Aucun homme seul ne peut toujours rester debout. Et ensuite, il me dit de me relever et de me battre pour mon pays et pour les hommes avec qui j'ai eu l'honneur de servir, parce que tous les jours, ils se battaient pour moi.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je suis tombé amoureux de mon pays quand j'ai été prisonnier dans un autre. Je ne l'ai pas seulement aimé pour le confort de vie ici. Je l'ai aimé pour sa morale, pour sa foi dans la sagesse, la justice et la bonté de son peuple.
Je l'ai aimé parce que ce n'était pas seulement un lieu, mais une idée, une cause pour laquelle il valait la peine de se battre. Je n'ai plus jamais été le même. Je n'étais plus l'homme d'une personne ; j'étais l'homme de mon pays.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je ne me présente pas à la présidence parce que je pense que je suis béni par une telle grandeur personnelle dont l'histoire m'a oint pour savuer mon pays dans des heures où elle en a besoin.
(APPLAUDISSEMENTS)
Mon pays m'a sauvé. Mon pays m'a sauvé, et je ne peux l'oublier. Et je me battrai pour lui aussi longtemps que je respirerai. Que Dieu m'y aide.
(APPLAUDISSEMENTS)
Mes amis, si vous trouvez des défauts à votre pays, rendez-le meilleur. Si vous êtes déçus par les fautes du gouvernement, rejoignez ses rangs et travaillez pour les corriger.
(APPLAUDISSEMENTS)
Enrôlez-vous dans notre armée. Devenez un professeur. Entrez dans un ministère. Présentez-vous pour un poste dans l'administration. Nourrissez l'enfant qui a faim. Apprenez à lire à un illettré. Réconfortez ceux qui sont affligés. Défendez les droits de ceux qui sont opprimés.
Notre pays va s'améliorer, et vous serez plus heureux, parce que rien n'apporte un plus grand bonheur dans la vie que de servir une cause qui vous dépasse.
(APPLAUDISSEMENTS)
Je vais combattre pour ma cause chaque jour, quand je serai votre président. Je me battrai pour m'assurer que chaque Américain ait toutes les raisons de remercier Dieu, comme je le remercie d'être un Américain, un citoyen fier du plus grand pays sur terre. Et en travaillant dur, en travaillant dur, avec une foi solide et du courage, les choses les plus grandes sont toujours à portée de main.
Combattez avec moi. Combattez avec moi.
(APPLAUDISSEMENTS)
Combattez pour ce qui est juste pour notre pays. Combattez pour les idéaux et les qualités d'un peuple libre.
(APPLAUDISSEMENTS)
Combattez pour le futur de nos enfants. Combattez pour la justice et l'égalité des chances.
(APPLAUDISSEMENTS)
Levez-vous pour défendre notre pays contre ses ennemis. Levez-vous pour les autres, pour l'Amérique magnifique, bénie, généreuse.
(APPLAUDISSEMENTS)
Levez-vous, levez-vous, levez-vous et battez-vous.
(APPLAUDISSEMENTS)
Rien n'est inévitable ici. Nous sommes des Américains et nous n'abandonnons jamais.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous n'arrêtons jamais.
(APPLAUDISSEMENTS)
Nous ne nous cachons jamais de l'histoire. Nous faisons l'histoire.
(APPLAUDISSEMENTS)
Merci, et que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse l'Amérique.
- 5302 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















15
(Pour réagir, connectez-vous)
De Fifidou
Thésard en Physique | 10H54 | 05/09/2008 |
Une chose me frappe, à la lecture de ce texte. Ce n'est pas de dire à quel point les solutions économiques et sociales proposées sont différentes entre lui et Obama. C'est plutôt une ressemblance avec Obama qui me frappe, c'est le rejet du fonctionnement actuel de l'état. Obama disait, a peu de choses près si je me souviens bien : « ce n'est pas Washington qui changera, c'est nous qui iront porter le changement à Washington ». Et McCain dit exactement la même chose, presque mot pour mot. Il va même plus loin en parlant de corruption, chose qu'il considére comme banale à DC. C'est fou comme ces deux candidats ont pris acte de la défiance du peuple à l'égard de son élite, exactement comme ce qu'il s'est passé chez nous avec Sego-Sarko. Il y a pour moi plus que du simple discours de campagne sur des projets novateurs, il y a vraiment le sentiment que en France comme aux États Unis, le peuple aspire plus que jamais à un changement brutal. Et j'ai presque le sentiment que les politiques qui doivent répondre aux défis de la mondialisation de l'économie et du changement climatique n'ont pas encore été inventées nulle part.
à Fifidou
De Pascal Riché
Rue89 | 11H17 | 05/09/2008 |
C'est assez classique, pour un candidat, de rejeter « Washington »… Bush et même Kerry avaient joué de cette corde, et bien d'autres avant eux.
Sur la corruption, McCain s'est personnellement battu pour la moralisation de la vie politique (non sans courage).
à Pascal Riché
De Fifidou
Thésard en Physique | 15H00 | 05/09/2008 |
Je suis d'accord, surtout dans une période morose (Irak, subprimes, énergie… médailles aux JO : ) …) pour les USA. Je n'ai pas un savoir encyclopédique sur l'histoire des campagnes electorales, mais j'ai l'impression qu'il promet plus de changement que de baisses d'impots ! ! ! Alors que auparant, les baisses d'impots semblaient une promesse electorale plus chattoyante pour les électeurs.
Et ce qui s'est passé en France également en 2007.
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
11H06 | 05/09/2008 |
Encore la même histoire. La Russie, le Vietnam. je suis ancien prisonnier de guerre et patati patata.
Je constate qu'il ne parle pas de son programme. De rien du tout en somme, que de lui même.
Nullissime. Il condamne ses amis de Washington ? C'est Bush qui doit être content. Quelle hypocrisie !
Il ne gagne pas de point malgré sa colistière playmate. http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=43844
http://allainjulesblog.blogspot.com/
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H25 | 05/09/2008 |
C'est bien de la bonne vielle droite, hein…
Pour un aviateur, ça vole pas haut ..
à Numerosix
De pablico
13H22 | 05/09/2008 |
on peut se demander jusqu'à quand la « droite » radicale et religieuse, et prosélyte à l'excès va avoir une majorité.
De plus en plus d'américains, ouvrent les yeux devant les problèmes écologiques, nonobstant les affirmations que ce n'est pas l'homme qui change le climat de la planète (entendu de la colistière).
De même quelle affirme que c'est Dieu qui a voulu la guerre en Irak.. et autres affirmations aussi oiseuses.
Quelqu'un d'un peu logique, peut se demander si ce genre de discours est crédible, vu qu'à la base c'est le même Dieu.
Mais bon, on peut croire que Dieu murmure à l'oreille des ordres-conseils au président, et surtout pas aux autres présidents.. Quel farceur ce Dieu ….
Est-ce qu'il murmure aussi à l'oreille de Sarko, sans le dire aux autres ? bonne question…
Mais Dieu doit avoir ses préférences…puisqu'ils l'affirment. Les auto-élus (de dieu) ont la belle vie.
conclusion : Les idées du moyen age ont toujours cours.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H46 | 05/09/2008 |
Le mieux dans le discours, c'est quand il nous fait pleurer avec l'enfance de sa co-liftière à lunettes qui vendait des allumettes le soir de Noel les pieds nus dans la neige à Anchorage .. ( je grossis un peu le trait..)
à Numerosix
De Humain
17H00 | 05/09/2008 |
A numérosix,
C'est vrai la pauvre dame, les pieds dans la neige…
Heu, nous avons en France voté pour un fils de « pôvre » immigré, venu de pologne, (ou de Hongrie, je ne sais plus…) Sans couverture, accompagné de son grand père qui le portait sur son dos, alors qu'il n'y avait même pas encore de TGV.
Heu… Je pense que Sarkozy avait pensé, plus tard, à répandre des cailloux blancs pour retrouver le chemin, depuis Neuilly vers l'Elysée…
De zinha
13H18 | 05/09/2008 |
Il ne me semble pas qu'Obama ait dit vouloir abandonner le nucléaire dans son discours.
Après quelques tentatives infructueuses de retrouver sa phrase exacte dans la traduction lue il y a quelques jours sur Rue89 - les liens vers cet article affichant « page non trouvée » - ce qui suit est écrit de mémoire.
Obama parlait de libérer les USA de leur dépendance aux hydrocarbures du Moyen-Orient et en compensation il proposait :
- de développer un nucléaire « propre », ne produisant que des déchets stockables sans risque (est-ce réaliste ? )
- de développer d'autres formes d'énergies, charbon, soleil, éoliennes, bio-carburants, etc.
Mais (malheureusement) pas « d'atteindre l'indépendance énergétique sans faire de nouveaux forages et sans énergie nucléaire », comme l'affirme McCain.
à zinha
De Humain
16H54 | 05/09/2008 |
Et ajoutons que Obama ne dit plus « non » aux nouveaux forages pétroliers !
Quand au nucléaire propre ? C'est quoi ?
De Panama
enseignant | 15H58 | 05/09/2008 |
Il me semble qu'il serait temps que Rue89 propose quelques sujets un peu fouillés sur l'électorat républicain, qu'on s'obstine un peu trop souvent à réduire à la « droite religieuse » (anti-avortement, créationniste, anti-homos, pro-flingues, etc.). Il me semble que cela ne représente qu'une composante de l'électorat, même si elle joue un rôle stratégique pour gagner.
En tous cas, ces thèmes, sans être totalement absents, ne font qu'affleurer de temps à autres — de façon plus ou moins codée — dans les discours de McCain et de Palin.
Pour nous qui, dans l'ensemble, respectons la démocratie, la manière dont les Américains veulent régler ces questions-là est essentiellement leur affaire, pas la nôtre, et nous risquons sans cesse d'être outrageusement condescendants, sinon méprisants.
En tant qu'Européen, la différence entre les deux candidats se joue pour moi dans cette phrase d'Obama :
Je restaurerai notre prestige moral pour que l'Amérique soit de nouveau le dernier, le meilleur espoir pour tous ceux qui sont appelés à la cause de la liberté, qui aspirent à des vies de paix, et qui veulent un avenir meilleur.
Pas un seul mot, chez McCain, pour exprimer le souci de la place et du statut de l'Amérique dans le monde, et la terrible perte de prestige qu'elle connaît à cause de la politique de Bush. Il relaie ainsi un désir profond de nombreux électeurs — et un sentiment qui me préoccupe beaucoup plus que le lobby des armes à feu, — celui d'être aussi différents que possible du reste du monde, et notamment des Européens (parmi lesquels les Français sont probablement les pires).
J'avoue que c'est ma seule raison pour espérer la victoire du candidat démocrate.
PS. Il faudrait réparer les liens vers les traductions des discours d'Obama et McCain, qui sont foireux (les liens).
De Alexad
17H41 | 05/09/2008 |
Merci pour cette traduction qui nous éclaire sur le fait qu'il s'agit d'un discours creux, émaillé de beaucoup d'applaudissements !
De compte supprimé 13
19H20 | 05/09/2008 |
et alors, à la fin, le papa met un pack de bières dans son Humvee et demande à son fils s'il préfère faire une partie de basket (le panneau accroché au-dessus de la porte du garage) ou si il veut aller à la pêche avec lui.
La maman pendant ce temps là prépare des cookies en regardant un soap à la TV où des gens gardent leurs sous-vêtements pour faire l'amour, et la fille est à l'entrainement des cheer-leaders en attendant que le capitaine de l'équipe l'emmène faire un tour vers le rêve américain de la banquette arrière.
c'est beau l'avenir.
De Panca
raleur qui aime les débats | 22H22 | 06/09/2008 |
Le candidat MCCAIN déclare dans sa traducution : « Je ne travaille pas pour un parti » Ah bon ? Il ne serait pas membre du parti républicain ?
De Panca
raleur qui aime les débats | 22H44 | 06/09/2008 |
Je relève cette phrase : « Nous allons développer des technologies de charbon propre » Le mot propre est souvent employé de nos (nucléaire propre,carburant propre… ) à tel point qu'on ne sait plus vraiment le sens qu'il revêt. Tout combustible fossile (charbon ou pétrole), « minéral » (uranium), émet des rejets quand il est utilisé dans les industries de l'énergie. Pour le charbon l'oxyde de carbone (composition chimique CO2 avec C comme carbone
linguistiquement et chimiquement proche de charbon) est un rejet
d'importance…Y a t il une nouvelle technologie ou des recherches pour brûler du charbon avec moins de rejets d'oxyde de carbone cause principale de l'effet de serre ? MacCain, s'il est élu signera t il le protocole de Kyoto ?