
En direct du New Hampshire : Clinton la « comeback kid »
L'envoyée spéciale de Rue89 a suivi les primaires, marquées par le retour d'Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche.

« Comeback Kid », c'était le surnom que s'était donné à lui même Bill Clinton lors des primaires de la campagne présidentielle de 1992 : il était arrivé second dans le New Hamphsire, un très bon résultat compte tenu de sa chute dans les sondages.
Une autre Clinton peut la recycler : Hillary, déstabilisée par ses mauvais résultats dans l'Iowa, a redressé la barre dans le New Hampshire. Elle termine avec 39% des suffrages, contre 36% au sénateur Barack Obama et 17% à l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards. Côté républicain, c'est une victoire pour John McCain : il a recueilli 37% des votes, contre 32% à Mitt Romney et 12% à Mike Huckabee. Les pieds dans la neige, Guillemette Faure a suivi heure par heure la primaire du New Hampshire. (Chronologie inversée : les derniers textes ajoutés se trouvent au début).
6h20. Une tradition millénaire veut que les soirées électorales américaines se terminent sur Rue89 par un commentaire de Justin Vaïsse.
« Les attentes étaient énormes -les sondages le plaçaient 10 points au-dessus d'elle, et sa campagne à elle semblait avoir déjà admis la défaite. Il se trouve qu'ici, le jeu des “expectations” (attentes) est essentiel : si l'on gagne, mais moins que prévu, on perd, c'est l'impression qui compte pour acquérir ou conserver une dynamique de victoire. Et pour vraiment dominer Clinton, Obama devait la battre à plate couture.
“Ça se complique donc pour lui : sa victoire va apparaître comme un belle vague, mais plus comme un tsumani irrésistible, ses défauts vont commencer à se voir davantage (le charisme, certes, mais peut-être un manque de fond, d'expérience), les atouts de Clinton vont pouvoir jouer, comme le meilleur financement et une excellente couverture nationale, une meilleure implantation chez les électeurs démocrates latinos dans l'Ouest et le Sud… Bref, la course à l'investiture côté démocrate est devenue bien plus imprévisible et excitante ! ‘Quant à McCain, il apparaît en effet, à ce stade, comme le seul type qui peut battre les démocrates’ (voir le commentaire de Thomas Lefebvre), suffisamment original pour attirer les indépendants : son rôle positif et souvent même admirable dans des dossiers comme le financement des campagnes, le réchauffement climatique, l'immigration, la torture, etc., le rendent sympathique et font oublier à pas mal de démocrates et d'indépendants sa position d'ultra-faucon sur l'Irak et l'Iran. S'il l'emporte au final parmi les républicains, il sera redoutable le 4 novembre.”
5h45. Qu'est-ce qui en quelques jours a fait passer Barack Obama d'une dizaine de points d'avance dans les sondages à trois points de retard dans les urnes ? Est-ce l'effet Bradley dont nous vous parlions à 20h35 qui fait que les électeurs diraient aux sondeurs voter pour un Noir mais n'oseraient pas le faire (avec un anti-effet Bradley dans l'Iowa quand il s'agit de voter à main levée) ? Est-ce que comme Terry McAuliffe l'a dit à MSNBC les larmes de lundi matin ont humanisé Hillary Clinton ? (A se demander si l'Amérique aime Hillary Clinton en femme forte… Elle n'avait jamais été aussi populaire que pendant l'affaire Lewinsky quand elle souffrait en silence.) Est-ce l'agressive contre-attaque du camp Clinton répétant ces derniers jours que Barack Obama n'était que beaux mots et manquait de substance ? Revers des derniers succès : si Barack Obama n'avait pas eu d'avance sur Hillary Clinton dans les sondages pendant trois jours, sa très bonne deuxième place, dans un Etat comme le New Hampshire aurait été remarquée.
5h30. Pas de Madeleine Albright ce soir en arrière plan, et Bill est resté discret. Fini les années 90. Pour son discours de victoire, Hillary Clinton avait des jeunes derrière elle. Chelsea, 27 ans, était là bien visible. La fille des Clinton est de plus en plus mise en avant dans la campagne, depuis les caucus d'Iowa où l'électorat jeune avait massivement rallié Barack Obama.
5h20. Barack Obama a fait un discours mêlant les tonalités de prêcheur noir (“yes we can”, oui nous pouvons, scandé) et les échos kennediesques. Il a évoqué ce président qui avait rêvé d'aller sur la lune. On l'a entendu dire : “Ce n'est pas seulement ce que je vais faire comme président, mais aussi ce que vous pouvez faire.” Ted Sorensen, le conseiller de JFK et auteur supposé de la célèbre phrase “Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays”, n'en prendra certainement pas ombrage. Il soutient Obama ouvertement depuis longtemps et dit qu'il lui rappelle son ancien patron.
5h05. On appelle ça de l'optimisme. Ou du déni. Même après l'annonce de la victoire de Hillary Clinton par AP, les supporters d'Obama continuaient, sur CNN, à examiner la carte du New Hampshire en applaudissant à chaque bout de district pas encore dépouillé et dont ils espéraient qu'il soit un réservoir de voix. Quand CNN a montré le QG d'Hillary Clinton exploser de joie, ici les fans d'Obama ont crié plus fort encore, comme s'il s'agissait de leur victoire.
5h00. Hillary Clinton est donnée vainqueur par ABC. Sur 75% des bulletins, elle recueille 39% des voix contre 36% au vainqueur de l'Iowa.
4h35. Associated press projette une victoire d'Hillary Clinton. Sur 68% des bulletins dépouillées, elle est toujours créditée de 39% des voix, contre 36 à Obama. Ecart stable.
4h25. A la demande de Perlin “qui aime bien les images”, voici quelques photos, prises par mon confrère Thomas Cantaloube, qui vous donneront une idée de l'ambiance ici : 
Journalistes à gauche, supporters à droite.

Trois heures d'attente, 63% des scrutins dépouillés, “too close to call”.

4h15. Dans les commentaires, Perlin me demande à quoi ça sert d'être ici (à Nashua, au QG de Barack Obama). C'est une très bonne question. Pas plus tard que tour à l'heure, j'entendais mon voisin dire : “What are we doing here ? ‘
Ceci dit, dans la salle, on se fait une bonne idée de l'humeur des supporters. Ici, les gens continuent à applaudir, bien que l'écart ne se soit guère réduit. Ils espèrent que les résultats des villes étudiantes, qui n'ont pas encore été dépouillés, permettront à Obama de rattraper son retard (36% contre 39 à Clinton sur 61% des bulletins).
Pour revenir au travail de journaliste sur une élection, le problème ne tient pas tellement au lieu mais au verrouillage de la communication. Les candidats donnent des talking points’ à leurs supporters. Par exemple, le mot de la campagne d'Obama, c'est ‘cynisme’ et tous les bénévoles à qui on parle disent que le camp d'en face est celui du ‘cynisme’…
3h40. Message personnel : il faut absolument que les 0,2% d'électeurs qui ont voté pour Joe Biden et les 0,1% qui ont voté pour Chris Dodd lisent les journaux plus attentivement (ou la colonne de droite de ‘Campagnes d'Amérique’)…
3h30. Impossible de vous dire ce qu'a dit John McCain dans son discours victorieux. Au moment où il parlait, l'écart entre les deux premiers candidats démocrates s'est resserré à 2100 voix : la foule s'est mise à hurler et taper du pied. ‘Obama 08, be a part of something great’ (je vous le dis en anglais, pour avoir la rime entre height et great). 42% des votes dépouillés. Hillary Clinton est à 38,9% et Barack Obama à 36,6%.
3h15. Qui se souviendrait, au vu de ses 1% de voix, que Fred Thompson, sénateur républicain et proc de New York district, était il y a quatre mois en deuxième position des sondages républicains ? 
3h00. John McCain revit sa victoire de 2000 dans le New Hampshire. ‘Mac is back’, dit son nouveau slogan de campagne. Mais cette fois, il lui faut éviter la défaite en Caroline du sud. Pendant les primaires du New Hampshire, Mike Huckabee et John McCain se sont entendus pour attaquer Romney ensemble. ‘Il faut que Romney soit viré de l'île’, m'a dit un membre de l'équipe McCain (amateur de Koh Lanta) venu en renfort du Texas, ‘on verra pour les autres après’. Maintenant, les primaires partent dans le Sud : Huckabee, gouverneur d'Arkansas, un Etat du Sud, devient le rival principal de McCain. Qu'adviendra t-il de leur alliance ? 2h25. Côté républicain, CNN annonce une victoire de McCain. Avec 12% des votes dépouillés, le sénateur d'Arizona a neuf points d'avance sur Mitt Romney. Une très mauvaise nouvelle pour le gouverneur du Massachusetts, qui a dépensé plus en pub que tous ses concurrents, représente un Etat voisin et est propriétaire d'une maison de vacances dans l'Etat, à Wolfeboro (ça vous rappelle quelque chose ? ).
2h18. 11% des bulletins dépouillés. Surprise : Hillary est à 39% et Obama à 36%. Tous les journalistes qui ont déjà préparé des papiers sur le triomphe d'Obama pour mercredi matin reprennent du lexomil.
1H55. Sur Rue89, Redisdead suggère que John Edwards serait bien placé pour devenir colisitier de Barack Obama en c as de victoire de ce dernier aux primaires. Le membre de la campagne d'Obama à qui j'ai parlé me dit que l'équipe penche plutôt pour un vétéran, comme Jack Reed, par exemple, le sénateur du Rhode Island.
1h30. La salle de presse pour Obama, installée sur le terrain de basket du lycée, fait deux fois la capacité de celle de John Kerry le soir de la présidentielle de 2004, m'a fait remarquer Isabelle Duriez, consoeur de Libération. On peut y voir sur grand écran ce qui se passe dans la salle (plus petite) où se déroule la ‘soirée de victoire’. La situation est un peu absurde, les journalistes suivent sur un écran géant ce qui se passe dans la salle d'à côté : rien.
Dans une campagne, les journalistes ont différents statuts :
D'abord, la presse locale, lue par les électeurs, bichonnée. Son équipe éditoriale reçoit même la visite des candidats.Puis les nationaux, les télés d'abord, la presse écrite derrière, qui n'a droit qu'à des entretiens au compte-goutte.
Et la presse internationale, qui n'a quasiment aucun accès aux candidats (à part Mitt Gravel ou ceux dont on n'entend pas parler) et peine à être simplement inscrite sur les listes d'envois des agendas.
La campagne d'Hillary Clinton était jusque-là très fermée, y compris aux médias américains. Depuis l'Iowa, changement d'attitude : elle répond plus souvent aux questions. Ce matin, dans le froid, on l'a vue servir des cafés à des journalistes… Côté Obama, depuis qu'il est en tête, on contrôle mieux son image : ‘On n'a pas le droit de parler sans autorisation’, m'ont dit des bénévoles hier.

23h45. Les bénévoles commencent à arriver au lycée de Nashua (mais où sont les élèves ? ). A propos des supporters d'Obama, je suis surprise par la différence avec 2004. Hier, j'ai accompagné Alima Berkoun au bureau de campagne de Concord. Le bureau avait la jeunesse et l'énergie de la campagne de Dean et l'organisation (quartiers quadrillés, fichiers, planning…) de la campagne de Bush. J'ai entendu deux personnes se proposer pour partir faire du porte-à-porte : ‘Inutile, ils sont déjà trop sur le terrain.’
Les bénévoles viennent de tous les Etats-Unis, de New York, comme Alima, mais aussi de l'étranger, comme Erik, venu exprès de Norvège, qui tape aux portes du New Hampshire depuis trois semaines. Surtout, énorme différence (y compris avec le camp d'Hillary), les badges anti-Bush que portaient les supporters de Kerry ont disparu : les Obamaniaques soutiennent véritablement leur candidat et ne sont pas seulement soudés par leur opposition au Président.
23h30. Sur Rue89, Avril pose la question d'une impasse d'Hillary Clinton sur la Caroline du Sud et le Nevada. Je viens de croiser un membre de l'équipe d'Obama (qui m'a à la bonne parce que sa femme est française), je lui ai posé la question : il n'en croit rien. Le camp Obama est très confiant pour la Caroline du sud (le dernier sondage donne Obama à 42 et Clinton à 30), un peu moins pour le Nevada (le 19 janvier). Ce qui est certain c'est que le camp d'Obama ne souhaite pas qu'Hillary jette l'éponge trop vite : il gagne en stature s'il semble avoir battu un adversaire musclé.

23h10. Je viens d'arriver au lycée de Nashua, où l'équipe d'Obama compte célébrer sa victoire. Comme à chaque meeting, il n'y a quasiment aucun contrôle de sécurité.
En quittant la fête de ‘Harlem pour Obama’, jeudi dernier, j'expliquais au chauffeur de taxi ghanéen qu'Obama venait de gagner dans l'Iowa. Après quelques minutes de ‘waouh’, il a hésité :
‘J'espère qu'il ne va pas gagner dans le New Hampshire ou ils vont le tuer.’
Je n'y ai pas fait trop attention sur le moment. Depuis, j'entends souvent des gens, en particulier des Noirs, craindre qu'Obama soit assassiné, ‘comme pour Martin Luther King ou Malcom X’. Alima Berkoun, la bénévole dont je vous avais parlé à Harlem et que j'ai recroisée ici, m'a dit qu'elle l'entendait beaucoup à Harlem. Le Washington Times assure que la sécurité du sénateur a été renforcée.
22h45. Autre charge de dernière minute : Bill Clinton dénonce dans ses meetings le ‘conte de fée’ d'un Obama antiguerre. Il rappelle qu'en 2004, quand il se présentait au Sénat, Obama avait retiré son discours antiguerre de son site et assure que le candidat disait alors que sa politique irakienne ne serait pas différente de celle de Bush.
22h30. Un internaute faisait remarquer l'autre jour dans un commentaire que seuls les Français parlaient de la couleur d'Obama. Ce n'est pas vrai. Mais parfois, ici, cela se fait en creux. Comme lorsque le camp Clinton dit d'Obama qu'il n'est pas ‘electable’ (qu'il ne pourrait pas être élu) ou lorsqu'on entend que ‘le pays n'est pas prêt pour Obama’. On comprend bien que ce n'est pas de son âge ou de son expérience dont on parle.
Vendredi, j'ai entendu Howard Dean à un dîner du parti démocrate : l'ex candidat, aujourd'hui à la tête du parti, disait qu'il y a quarante ans, Martin Luther King n'y aurait pas cru, ‘alors que les candidats républicains ont l'air sorti des années 1950’.
20h35. Barack Obama va t-il pâtir d'un Bradley effect ? L'effet Bradley tient son nom du maire noir de Los Angeles, Tom Bradley, qui, en 1982, était en tête des sondages pour être gouverneur, mais s'est fait doubler dans les urnes par son adversaire blanc. Les électeurs se déclareraient plus facilement prêts à voter pour un candidat noir à un institut de sondage que dans l'isoloir.
Polipundit se demande si Obama n'a pas bénéficié d'un effet Bradley inversé lors des caucus de l'Iowa, où les électeurs participent à main levée, ‘une opportunité en or pour montrer à vos voisins comme vous êtes progressiste’. Ce soir, le vote du New Hampshire est à bulletin secret.
20h00. Ça bouge côté Clinton. Fox News annonce l'arrivée en renfort de James Carville et Paul Begala, deux anciens conseillers de Bill (‘back to the future’). Une information démentie plus tard par Carville sur TPM :
‘Si je redevenais consultant en politique intérieure, il serait juste de dire que je suis le plus grand menteur de l'Amérique.’
Dans ses derniers meetings, Hillary était plus sur l'offensive que jamais. Barack Obama n'est pas Kennedy, il n'est pas Martin Luther King, a t-elle dit, il n'a pas passé de temps en prison… Arrivera t-elle d'ici ce soir à le faire passer pour un simple homme politique inexpérimenté ? C'est sur sa capacité à inspirer qu'Obama a le plus d'avance sur elle. Un sondage du Boston Globe montre que 59% des démocrates estiment qu'Obama est le candidat le plus inspirant… contre 18% pour Hillary Clinton.
18h40. Le Clintonland se prépare des excuses en cas de défaite. La semaine dernière, lorsque Hillary a perdu en Iowa, elle s'est justifiée : Obama est sénateur de l'Illinois, Etat voisin ; et les caucus ne permettent qu'à un nombre limité de gens de voter.
Et si elle perdait ce soir ? Bill Clinton accuse déjà le calendrier, qui n'a pas donné aux électeurs le temps de s'interroger sur le bilan de Barack Obama, porté par une ‘hystérie médiatique’. Mark Penn, ancien conseiller de Bill et aujourd'hui conseiller d'Hillary, rappelle qu'en 1992 ‘le président Clinton a perdu les cinq premiers Etats’ des primaires. Dimanche, Bill Clinton nous déclarait :
‘Tout ce passe exactement comme je l'avais prédit. Il y a un an je lui disais qu'elle aurait du mal à emporter la nomination (du parti démocrate) mais qu'elle emporterait l'élection (générale) facilement.’
17h50. Lundi midi, au Barley House, restaurant populaire de Concord, le gouverneur d'Arkansas Mike Huckabee présentait son ‘huckaburger’, un burger sur du pain complet avec de la viande de bison. Sa femme était là : ‘J'espère que je n'ai pas un morceau d'épinard coincé entre les dents’, a t-elle dit en terminant son sandwich.
A côté d'eux, Karla Luers, une mère au foyer venue avec sa fille, était aux anges : ‘Huckabee est comme nous, parti de rien, il comprend les gens ordinaires’. Après Bush qui semblait vivre dans une bulle et face au milliardaire Mitt Romney, Huckabee souligne qu'il représente l'Amérique des petites gens.
En Iowa, les électeurs gagnant 15000 à 30000 dollars par an ont été deux fois et demi plus nombreux à voter pour Huckabee que pour Romney. Notez que d'après le Wall Street Journal, un autre champion des classes moyennes envisagerait de se présenter : l'affreux Lou Dobbs, l'animateur poujadiste de CNN.
15h55. Breaking news : Hillary Clinton n'est pas une machine. L'événement de lundi dans la campagne, c'était la voix étranglée et les yeux brillants d'Hillary quand une femme lui a demandé comment elle faisait pour tenir le choc :
Le moment a été rediffusé sur les chaînes américaines autant que le cri d'Howard Dean de 2004 :
Craquait-elle à cause de ses 13 poins de retard sur Barack Obama ? Etait-ce voulu ? Depuis quelques semaines, l'équipe Clinton essaie désespérément de montrer qu'un coeur bat chez la candidate jugée trop froide. Il y a déjà eu la pub de sa mère. Au débat de samedi, quand on a demandé à la sénatrice de New York ce que ça lui faisait d'être jugée peu sympathique, une voix de petite fille a répondu ” it hurts my feelings » (ça me blesse).
15h35. Que ceux qui trouvent qu'on parle trop des primaires américaines se mettent à la place des électeurs du New Hampshire, un Etat que les candidats ratissent depuis un an. » Je rentre chez moi, j'ai quatre messages sur mon répondeur » disait une jeune femme dans un bar hier. » Je ne décroche plus mon téléphone » , lui répondait un de ses amis. Samedi matin, six vétérans discutaient politiques dans un Dunkin Donuts. » On est six personnes et il n'y a pas de candidat présent… » a plaisanté l'un d'eux.
Le côté positif, c'est que les habitants du New Hampshire ont un accès inouï aux candidats. L'été dernier, dans un magasin à Wolfeboro, j'entendais une femme dire à une amie » si je faisais une réunion chez moi avec Barack Obama, tu viendrais ? et avec John Edwards ? »
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De Avril
01H53 | 09/01/2008 |
disons que pour l'instant il a engagé des troupes et des moyens dans la présidentielle et doit donc s'efforcer de la gagner.
Edwards représente « l'aile gauche » du parti démocrate d'après ce que j'ai compris. Quant à Obama, c'est plutôt un OVNI. Ta théorie du colistier est très séduisante.
De Luca
là | 22H35 | 08/01/2008 |
Je ne savais pas qu'aux Etats-Unis,les prolos étaient d'éminents avocats : ).
à Luca
De eben
22H52 | 08/01/2008 |
C'était surtout une petite boutade : p
Mais bon,il est issu d'une famille de la middle-classe à la base pour finir avocat fortuné, un vrai american dream. Disons qu'on se sent beaucoup plus proche d'un homme parti de rien et qui a reussi que d'un homme né dans une famille trés aisé et qui a tout raté (genre GW Bush).
à eben
De ericj
23H54 | 08/01/2008 |
Être issu de la « middle-class » c'est partir de rien…
Vous vous relisez, parfois ?
à ericj
De eben
10H46 | 09/01/2008 |
Si pour vous middle class à l'americaine équivaut à la classe moyenne française alors oué ca peut vous paraitre bizarre. Mais aux USA les études sont cheres, probleme qu on a (avait) pas en france. Faut-il que je parle 1er degré pour ne pas vous choquer ?
à ericj
De mimi6826
13H42 | 09/01/2008 |
John Edwards est plutot issu de la « working class » - son pere etait un « millworker » (traduction= meunier ? ? ) qui avait beaucoup d'ambition pour son fils.
De celluloid
22H54 | 08/01/2008 |
Carville et Begala ont niés les informations de Fox News, il ne participeront pas à la campagne de H.Clinton.
Comme lors des deux dernieres elections, je pense qu'il va falloir se mefier des soit-disant « scoop » de cette chaine.
http://tpmelectioncentral.com/2008/01/james_carville_emphatically_denies…
« Fox was, is and will continue to be an asinine and ignorant network. I have not spoken to anyone in the Clinton campaign about this. I have not done domestic political consulting since President Clinton was elected. I'm not getting back into domestic political consulting. If I do go back, it would be safe to say that I'm the biggest liar in America. »
Et c'est une bonne chose pour elle, car ces deux membres eminents de la K street ont depuis leurs succès passés un parfum de gauche caviar que ne renierait pas un B.Kouchner ou un E.Besson ici.
à celluloid
De Guillemette Faure
(auteur)
Eco89 | 23H15 | 08/01/2008 |
Merci Celluloid, on corrige.
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 01H59 | 09/01/2008 |
ça fait un moment que je suis très très inquiet pour la sécurité d'Obama. 40 ans après, les USA pourraient ne pas se relever d'u nouvel attentat contre un candidat à mi-chemin entre Bobby K et MLK.
les théocons sont prêts à tout pour maintenir le pays sous leur botte. leurs collègues ont déjà assassiné les meilleurs espoirs de paix en Israel (Rabin) et au Liban (députés modérés).
http://e-blogules.blogspot.com/2007/08/universal-declaration-of-independ…
De Squarepusher
looking for freedom... | 02H36 | 09/01/2008 |
Apres 15% de depouillement CNN annonce 40% pour HHillary, 36% pour Obama…et là je me pose une question.
Alors que tout le monde (ou presque) prévoyait l'efondrement de la campagne de Clinton ce soir avec sa défaite annoncée depuis plusieurs jours et Obama gagnant en stature, si le résultat actuel se confirme….
Obama va-t-il pouvoir refaire surface s'il fini 2eme alors que tout le monde l'a annoncé gagnant ? Est-ce que cela ne va pas couper complètement sa dynamique actuelle ?
Bon sinon demain, promis, je me refais Primary Ccolors….ca fait longtemps que je l'ai pas vu. ; )
De Perlin
03H46 | 09/01/2008 |
Vu la photo de la salle de presse (ainsi que la description), ça sert réellement d'être sur place pour un journaliste ? Hum c'est peut être provocateur comme question, mais c'est pas le but, c'est une vraie question. Avec toute cette surmédiatisation de certains évènements comme ces élections (ou les notres avec les « meutes »), est ce que vous arrivez réellement à obtenir plus d'info qu'en restant dans un bureau avec des bons contacts ?
En fait j'ai l'impression qu'on arrive à un point ou il faudra pour les journaliste revoir leurs méthodes couverture de certain évènement tellement de média différent veulent tous un journaliste sur place. Reste que pour avoir l'ambiance, c'est sur qu'être sur place est mieux.
Marrante en tout cas la photo, on voit qu'apple a très bien joué en marketing.
Un peu plus de photos, mais pas trop (en lien ou autres pour pas polluer le texte) serait le bienvenue, juste pour l'ambiance, l'anecdotique, même moche prise à la volé avec un petit numérique, mais quitte à suivre une soirée en direct, avoir un peu d'image serait pas mal. On est sur le net, ça serait faisable. Je parle pas de photos prise à droite a gauche sur reuters ou autres pour illustrer l'article, mais des prises par vous où un collègue pour apporter un petit plus.
Enfin juste une idée en l'air ( et j'aime bien les images^^).
à Perlin
De Arnaud Aubron
Rue89 | 04H46 | 09/01/2008 |
Vous voilà servi. Heureusement que Guillemette a des collègues pour exhausser vos voeux.
à Arnaud Aubron
De Perlin
13H50 | 09/01/2008 |
Et oui je suis vernis, merci Guillemette pour la réponse et les images ( :
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 04H27 | 09/01/2008 |
Bonsoir,
Hier soir, en train de dîner dans un petit bar du Massachussets avec cinq tv branchées sur cing chaines différentes qui diffusaient en boucle « the emotional statement » de H. CLinton. Ok, c'est un peu gnangnan (« cheesy » disent mes potes Américains) mais j'ai l'impression que c'est le genre de déclarations qui va faire la campagne : Clinton s'est très bien défendue par la suite. Ceux qui ont tenté de capitaliser sur cet épisode se sont pris le boomerang dans les dents (Edwards).
La victoire de McCain est fascinante, c'est le seul type qui peut battre les Démocrates.
De Justin Vaïsse
Chercheur à la Brookings Institutio... | 05H03 | 09/01/2008 |
Les résultats finaux sont loin d'être connus, mais il semblerait qu'Obama soit n'a pas battu Hillary Clinton, soit ne la devance que d'une courte tête. Or, les attentes étaient énormes - les sondages le plaçaient 10 points au-dessus d'elle, et sa campagne à elle semblait avoir déjà admis la défaite. Il se trouve qu'ici, le jeu des « expectations » (attentes) est essentiel : si l'on gagne, mais moins que prévu, on perd, c'est l'impression qui compte pour acquérir ou conserver une dynamique de victoire. Et pour vraiment dominer Clinton, Obama devait la battre à plate couture, ce qui semblerait, à cette heure, ne pas se produire. Ca se complique donc pour lui : sa victoire va apparaître comme un belle vague, mais plus comme un tsumani irresistible, ses défauts vont commencer à se voir davantage (le charisme, certes, mais peut-être un manque de fond, d'expérience), les atouts de Clinton vont pouvoir jouer, comme le meilleur financement et une excellente couverture nationale, une meilleure implantation chez les électeurs démocrates latinos dans l'Ouest et le Sud… Bref, la course à l'investiture côté démocrate est devenue bien plus imprévisible et excitante ! Quant à McCain, il apparaît en effet, à ce stade, comme « le seul type qui peut battre les démocrates » (commentaire de Thomas Lefebvre), suffisamment original pour attirer les indépendants : son rôle positif et souvent même admirable dans des dossiers comme le financement des campagnes, le réchauffement climatique, l'immigration, la torture, etc., le rendent sympathique et font oublier à pas mal de démocrates et d'indépendants sa position d'ultra-faucon sur l'Iraq et l'Iran. S'il l'emporte au final parmi les républicains, il sera redoutable le 4 novembre.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 05H05 | 09/01/2008 |
Oui, il faut aussi remarquer quer les médias jouent à fond le « comeback kid » pour Clinton. J'ajoute que je suis complètement d'accord avec la hiérarchie décrite par Guillemette Faure sur les médias, la presse locale, celle qui est distribuée en masse dans les boites aux lettres, couvre admirablement bien les primaires. Une petite remarque sur le débat « ce sont les médias qui font l'élection ». Pas d'accord, j'argue que c'est le candidat qui à la meilleure stratégie médiatique qui a le plus de chance. Par exemple, pour revenir à l« émotional statment » de H. Clinton qui aurait pu lui être défavorable a été en fait bénéfique : volte-face + « come-back kid » + dramatisation de la campagne = Clinton va gagner le New Hamsphire.
J'ajoute que McCain est un excellent debatteur, très bon pour les slogans, un brillant orateur qui sait toucher « Joe six pack » (ce que H. Clinton à l'instar de son mari fait moyen) etc… Il va faire une campagne à la fois contre Bush et contre les démocrates. Quelque soit l'issue des primaires démocrates, si McCain reçoit comme prévu l'investiture du parti républicain, il va être très très dur à battre.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 05H14 | 09/01/2008 |
On est quand même mieux informé ici que sur Lemonde.fr qui, visiblement se couche tôt, et continue de titrer Obama vainqueur… Merci !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 08H34 | 09/01/2008 |
@ThomasLefebvre,
Oublies-tu le décalage horaire ? Si Guillmette Faure peut travailler à sa guise grâce à des technologies qui n'étaient pas au point, par exemple, lors du scrutin de 1992, il faut croire que chez mes anciens confrères (et comme disait Victor Hugo, montant à la tribune de l'Assemblée nationale : « Dans confrères, il y a frères… »), les vieilles habitudes sont restées tenaces.
Il me souvient le temps où, pour dicter mon papier depuis Pointe-à-Pitre ou Basse-Terre, où je ne disposais pas de télécopie et n'avais plus de télex, j'attendais qu'il soit 7h à Paris. L'arrivée de la première sténo, les autres prenant leur service à 7h30. Si par malheur Washington appelait en même temps, je devais poireauter, que Washington ait une brève ou trois colonnes à dicter !
Les mœurs évoluent, et sur ce point c'est un progrès intéressant !
@Guillemette,
Ici, depuis 6h (heure de Paris), on nous présente Hillary en tête comme une surprise. En 1992, son époux n'avait-il pas fait de même dans le même état après s'être fait reléguer au premier cochus ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Guillemette Faure
(auteur)
Eco89 | 08H51 | 09/01/2008 |
Fabien,
Il y avait aussi Arnaud Aubron, notre webmaster qui a veillé toute la nuit à Paris !
Quant au parallèle de comeback kid, Bill n'avait eu que quelques % en Iowa en 1992, alors qu'Hillary partait favorite des primaires C'est un comeback après un creux de quatre jours seulement.
à Guillemette Faure
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H52 | 09/01/2008 |
@Guillemette,
il est normal, je trouve, que, au moins à certaines occasions, une personne se colle à la veille, que ce soit Arnaud ou qqun d'autre. ce qui n'existait pas du temps où il n'y avait pas la Toile. Seulement une fois (en cinq ans de bons et loyaux services de ma part) une personne du service politique du Monde a dû rester à son bureau « à cause de moi »… les sénatoriales.
il manquait en France UN sénateur pour faire un groupe communiste et tout était lié à la décision d'un communiste guadeloupéen (le PSG comme le PCG étaient à l'époque des partis politiques à part entière). entre le décalage horaire et le temps qu'il a mis à prendre sa décision !
là, je présume que Arnaud regardait à la fois ce qui se passait en France ET veillait en même temps à ce qu'il n'y ait pas de propos diffamatoires ou autres choses de ce genre ET corrigeait les éventuelles fautes ou approximations que, dans la précipitation, tu risquais de faire.
Merci pour la précision concernant la différence entre Bill et Hillary. En 1992, j'avais autre chose en tête : surveiller le prix du papier, car je m'occupais, entre autres, du suivi de fab d'un 32 pages à 600 000 exemplaires. Or, en année électorale US, le papier coûte cher ! ce qui m'intéressait n'était que le résultat outre-Atlantique et MON boulot à Paris… j'avais, cette fois, changé de fuseau ! et étais passé du « clan des emmerdeurs » à celui des emmerdés.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 04H53 | 10/01/2008 |
« me souvient le temps où, pour dicter mon papier depuis Pointe-à-Pitre ou Basse-Terre, où je ne disposais pas de télécopie et n'avais plus de télex, j'attendais qu'il soit 7h à Paris »
Et radio Saint-Lys ?
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 09H30 | 09/01/2008 |
Quel dommage que le clan Clinton reprenne des couleurs au détriment d'Obama.
Pour une fois que l'on pouvait espérer un renouvèlement de la classe politique aux Etats-Unis avec de la jeunesse et de la simplicité et un sénateur issu de la classe moyenne et d'une minorité ethnique. Il ne manque plus qu'il soit une femme.
Au lieu de cela, ce sont les bons vieux bourgeois blancs protestants qui dominent l'Amérique depuis la nuit des temps, qui remontent à la surface.
De plus, l'arrogance affichée ces derniers jours par la sénatrice de New-York et sa sensiblerie devant les médias, m'ont conforté dans l'idée qu'Obama était un candidat beaucoup plus sain et honnête.
Mais rien n'est joué, heureusement, dans cette course à l'investiture démocrate. Le système de désignation est en plus tellement complexe que les retournements de situation ne manqueront pas.
http://bertdo.over-blog.net
De meryem
Paris 19é | 09H31 | 09/01/2008 |
à Thomas Lefebvre :
j'avoue que je ne comprends pas très bien la différence entre « les medias font l'élection » et « c'est le candidat quia la meilleure couverture médiatique qui a le plus de chance » ?
En fin de compte, ce sont bien les médias qi font la différence ?
Merci de m'expliquer cette subtilité.
à meryem
De cooper59
pour la decroissance ! | 10H47 | 09/01/2008 |
je pensais exactement la meme chose , si les medias prennent H Clinton en grippe quelle chance aurait elle de gagner ? je comprends que pour les gens de la profession ( les journalistes ) il soit rassurant de se persuader qu'ils n'influent pas sur le bon deroulement de la democratie , mais helas c'est faux ! c'est le contraire qui serait etonnant ! je ne comprends meme pas qu'il y ai debat la dessus , meme si des surprises ou des retournements de situation peuvent toujours se produire ; a part ça le suivi des primaires sur RUE89 est passionnant !
à cooper59
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 04H57 | 10/01/2008 |
« si les medias prennent H Clinton en grippe quelle chance aurait elle de gagner »
Si les médias prennent en grippe H. Clinton, c'est que sa stratégie médiatique aura été mauvaise.
à meryem
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H55 | 09/01/2008 |
@Meryem,
peut-être Thomas-t-il oublié que Balladur n'a jamais été président, que Jospin n'était pas au second tour de la Présidentielle 2002 et que le NON a été massif au référendum de 2005 ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à meryem
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 04H55 | 10/01/2008 |
Je n'ai pas écrit « couverture » mais « stratégie »…
De clive
10H11 | 09/01/2008 |
Et si on parlait aussi un peu des ordinateurs de vote, largement utilisées dans ces primaires au NH. Ce sont des machines DIEBOLD à lecture optique, entièrement controlées et programmées par une (très) douteuse société privée appelée LHS associates. Ces machines sont exactement celles qui ont très facilement été hackées par les auteurs militants du documentaire « hacking democracy ».
Les machines à voter DIEBOLD ont été décertifiées dans certains états, l'action de cette société est en chute libre à la bourse, les défaillances de ces machines et leur vulnérabilité prouvées, comme les liens de ses dirigeants avec le parti républicain.
http://www.bradblog.com/ ? p=5513#more-5513
Les résultats des primaires sont conformes aux prévisions pour tous les candidats, sauf pour
le duo Obama-Clinton…
Alors évidemment poser la question est une chose, apporter la preuve formelle en est une autre…
Et c'est précisément là qu'est le (gros) problème.
De parousnik
10H45 | 09/01/2008 |
Aucun article Rue 89 sur le remake « golf du Tonkin » Le drame d'une provocation américaine en 1964 contre le Viet-Nam et se déroulant en 2008 dans le détroit d'Ormuz contre l'Iran et pour voler son pétrole… Etrange ce silence….Le modernisme prend toujours son écot. La machine à libéré l'homme et l'a mis au chômage après lui avoir pris sa dignité… Aujourd'hui la machine à voter lui prend son vote et elle en fait ce pourquoi elle est programmée.Y a t-il des observateurs internationaux et indépendants pour controler si ces élections se déroulent honnétement ? Pourtant le monde entier a les preuves que les scrutins de 2000 et 2004 ont été falsifiés….En tout cas j'espére que les etasuniens ne se laisseront pas faire car notre survie a tous en dépend…
à parousnik
De clive
11H03 | 09/01/2008 |
Et pendant ce temps d'autres infos autrement plus graves sont également ignorées par nos médias…Un exemple :
Sibel Edmunds est une ancienne traductrice virée par le FBI. Elle a voulu parler de ce qu'elle a découvert dans les documents qu'elle a eu en main. Mais elle s'est vu imposé par l'attorney général de l'époque (J. Achcroft) un statut exeptionnel appliquant le secret d'état absolu à ses informations.
Apres des années de démarches légales et obstinées auprès des officiels et des médias, sans résultat, elle a pris le risque de passer de nombreuses années en prison et a commencé à confier ses « trouvailles » à un grand journal britannique (le « sunday times »). De plus elle ajoute qu'elle n'a livré que 20% de ses secrets…
Pourtant ces révélations d'une extrême gravité n'ont pas été reprises par les grands médias US, pas plus qu'ici…mais il est vrai qu'au même moment tout le monde médiatique s'est focalisé sur un évenement autrement plus décisif..la conf de presse de Sarkozy….
Amis internautes si vous fréquentez les sites d'infos sur internet pour lire plus en gagnant plus d'indépendance, et si vous comprenez l'anglais (indispensable de nos jours…), allez donc faire un tour
là : http://www.bradblog.com/
là : http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article3137695.e…
ou là : http://www.atlargely.com/2008/01/sibel-speaks.html