En direct du New Hampshire : Clinton la « comeback kid »

L'envoyée spéciale de Rue89 a suivi les primaires, marquées par le retour d'Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche.

Clinton et Obama mardi dans le New Hampshire (Reuters)

« Comeback Kid », c'était le surnom que s'était donné à lui même Bill Clinton lors des primaires de la campagne présidentielle de 1992 : il était arrivé second dans le New Hamphsire, un très bon résultat compte tenu de sa chute dans les sondages.

Une autre Clinton peut la recycler : Hillary, déstabilisée par ses mauvais résultats dans l'Iowa, a redressé la barre dans le New Hampshire. Elle termine avec 39% des suffrages, contre 36% au sénateur Barack Obama et 17% à l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards. Côté républicain, c'est une victoire pour John McCain : il a recueilli 37% des votes, contre 32% à Mitt Romney et 12% à Mike Huckabee. Les pieds dans la neige, Guillemette Faure a suivi heure par heure la primaire du New Hampshire. (Chronologie inversée : les derniers textes ajoutés se trouvent au début).


6h20. Une tradition millénaire veut que les soirées électorales américaines se terminent sur Rue89 par un commentaire de Justin Vaïsse.

« Les attentes étaient énormes -les sondages le plaçaient 10 points au-dessus d'elle, et sa campagne à elle semblait avoir déjà admis la défaite. Il se trouve qu'ici, le jeu des “expectations” (attentes) est essentiel : si l'on gagne, mais moins que prévu, on perd, c'est l'impression qui compte pour acquérir ou conserver une dynamique de victoire. Et pour vraiment dominer Clinton, Obama devait la battre à plate couture.

“Ça se complique donc pour lui : sa victoire va apparaître comme un belle vague, mais plus comme un tsumani irrésistible, ses défauts vont commencer à se voir davantage (le charisme, certes, mais peut-être un manque de fond, d'expérience), les atouts de Clinton vont pouvoir jouer, comme le meilleur financement et une excellente couverture nationale, une meilleure implantation chez les électeurs démocrates latinos dans l'Ouest et le Sud… Bref, la course à l'investiture côté démocrate est devenue bien plus imprévisible et excitante ! ‘Quant à McCain, il apparaît en effet, à ce stade, comme le seul type qui peut battre les démocrates’ (voir le commentaire de Thomas Lefebvre), suffisamment original pour attirer les indépendants : son rôle positif et souvent même admirable dans des dossiers comme le financement des campagnes, le réchauffement climatique, l'immigration, la torture, etc., le rendent sympathique et font oublier à pas mal de démocrates et d'indépendants sa position d'ultra-faucon sur l'Irak et l'Iran. S'il l'emporte au final parmi les républicains, il sera redoutable le 4 novembre.”

5h45. Qu'est-ce qui en quelques jours a fait passer Barack Obama d'une dizaine de points d'avance dans les sondages à trois points de retard dans les urnes ? Est-ce l'effet Bradley dont nous vous parlions à 20h35 qui fait que les électeurs diraient aux sondeurs voter pour un Noir mais n'oseraient pas le faire (avec un anti-effet Bradley dans l'Iowa quand il s'agit de voter à main levée) ? Est-ce que comme Terry McAuliffe l'a dit à MSNBC les larmes de lundi matin ont humanisé Hillary Clinton ? (A se demander si l'Amérique aime Hillary Clinton en femme forte… Elle n'avait jamais été aussi populaire que pendant l'affaire Lewinsky quand elle souffrait en silence.) Est-ce l'agressive contre-attaque du camp Clinton répétant ces derniers jours que Barack Obama n'était que beaux mots et manquait de substance ? Revers des derniers succès : si Barack Obama n'avait pas eu d'avance sur Hillary Clinton dans les sondages pendant trois jours, sa très bonne deuxième place, dans un Etat comme le New Hampshire aurait été remarquée.

5h30. Pas de Madeleine Albright ce soir en arrière plan, et Bill est resté discret. Fini les années 90. Pour son discours de victoire, Hillary Clinton avait des jeunes derrière elle. Chelsea, 27 ans, était là bien visible. La fille des Clinton est de plus en plus mise en avant dans la campagne, depuis les caucus d'Iowa où l'électorat jeune avait massivement rallié Barack Obama.

5h20. Barack Obama a fait un discours mêlant les tonalités de prêcheur noir (“yes we can”, oui nous pouvons, scandé) et les échos kennediesques. Il a évoqué ce président qui avait rêvé d'aller sur la lune. On l'a entendu dire : “Ce n'est pas seulement ce que je vais faire comme président, mais aussi ce que vous pouvez faire.” Ted Sorensen, le conseiller de JFK et auteur supposé de la célèbre phrase “Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays”, n'en prendra certainement pas ombrage. Il soutient Obama ouvertement depuis longtemps et dit qu'il lui rappelle son ancien patron.

5h05. On appelle ça de l'optimisme. Ou du déni. Même après l'annonce de la victoire de Hillary Clinton par AP, les supporters d'Obama continuaient, sur CNN, à examiner la carte du New Hampshire en applaudissant à chaque bout de district pas encore dépouillé et dont ils espéraient qu'il soit un réservoir de voix. Quand CNN a montré le QG d'Hillary Clinton exploser de joie, ici les fans d'Obama ont crié plus fort encore, comme s'il s'agissait de leur victoire.

5h00. Hillary Clinton est donnée vainqueur par ABC. Sur 75% des bulletins, elle recueille 39% des voix contre 36% au vainqueur de l'Iowa.

4h35. Associated press projette une victoire d'Hillary Clinton. Sur 68% des bulletins dépouillées, elle est toujours créditée de 39% des voix, contre 36 à Obama. Ecart stable.

4h25. A la demande de Perlin “qui aime bien les images”, voici quelques photos, prises par mon confrère Thomas Cantaloube, qui vous donneront une idée de l'ambiance ici : (Thomas Cantaloube)
Journalistes à gauche, supporters à droite.

(Thomas Cantaloube)
Trois heures d'attente, 63% des scrutins dépouillés, “too close to call”.

(Thomas Cantaloube)

4h15. Dans les commentaires, Perlin me demande à quoi ça sert d'être ici (à Nashua, au QG de Barack Obama). C'est une très bonne question. Pas plus tard que tour à l'heure, j'entendais mon voisin dire : “What are we doing here ? ‘

Ceci dit, dans la salle, on se fait une bonne idée de l'humeur des supporters. Ici, les gens continuent à applaudir, bien que l'écart ne se soit guère réduit. Ils espèrent que les résultats des villes étudiantes, qui n'ont pas encore été dépouillés, permettront à Obama de rattraper son retard (36% contre 39 à Clinton sur 61% des bulletins).

Pour revenir au travail de journaliste sur une élection, le problème ne tient pas tellement au lieu mais au verrouillage de la communication. Les candidats donnent des talking points’ à leurs supporters. Par exemple, le mot de la campagne d'Obama, c'est ‘cynisme’ et tous les bénévoles à qui on parle disent que le camp d'en face est celui du ‘cynisme’…

3h40. Message personnel : il faut absolument que les 0,2% d'électeurs qui ont voté pour Joe Biden et les 0,1% qui ont voté pour Chris Dodd lisent les journaux plus attentivement (ou la colonne de droite de ‘Campagnes d'Amérique’)…

3h30. Impossible de vous dire ce qu'a dit John McCain dans son discours victorieux. Au moment où il parlait, l'écart entre les deux premiers candidats démocrates s'est resserré à 2100 voix : la foule s'est mise à hurler et taper du pied. ‘Obama 08, be a part of something great’ (je vous le dis en anglais, pour avoir la rime entre height et great). 42% des votes dépouillés. Hillary Clinton est à 38,9% et Barack Obama à 36,6%.

3h15. Qui se souviendrait, au vu de ses 1% de voix, que Fred Thompson, sénateur républicain et proc de New York district, était il y a quatre mois en deuxième position des sondages républicains ? McCain mardi à Nashua, avec sa femme (Mike Segar/Reuters)

3h00. John McCain revit sa victoire de 2000 dans le New Hampshire. ‘Mac is back’, dit son nouveau slogan de campagne. Mais cette fois, il lui faut éviter la défaite en Caroline du sud. Pendant les primaires du New Hampshire, Mike Huckabee et John McCain se sont entendus pour attaquer Romney ensemble. ‘Il faut que Romney soit viré de l'île’, m'a dit un membre de l'équipe McCain (amateur de Koh Lanta) venu en renfort du Texas, ‘on verra pour les autres après’. Maintenant, les primaires partent dans le Sud : Huckabee, gouverneur d'Arkansas, un Etat du Sud, devient le rival principal de McCain. Qu'adviendra t-il de leur alliance ? 2h25. Côté républicain, CNN annonce une victoire de McCain. Avec 12% des votes dépouillés, le sénateur d'Arizona a neuf points d'avance sur Mitt Romney. Une très mauvaise nouvelle pour le gouverneur du Massachusetts, qui a dépensé plus en pub que tous ses concurrents, représente un Etat voisin et est propriétaire d'une maison de vacances dans l'Etat, à Wolfeboro (ça vous rappelle quelque chose ? ).

2h18. 11% des bulletins dépouillés. Surprise : Hillary est à 39% et Obama à 36%. Tous les journalistes qui ont déjà préparé des papiers sur le triomphe d'Obama pour mercredi matin reprennent du lexomil.

John Reed (eed.senate.gov)1H55. Sur Rue89, Redisdead suggère que John Edwards serait bien placé pour devenir colisitier de Barack Obama en c as de victoire de ce dernier aux primaires. Le membre de la campagne d'Obama à qui j'ai parlé me dit que l'équipe penche plutôt pour un vétéran, comme Jack Reed, par exemple, le sénateur du Rhode Island.

1h30. La salle de presse pour Obama, installée sur le terrain de basket du lycée, fait deux fois la capacité de celle de John Kerry le soir de la présidentielle de 2004, m'a fait remarquer Isabelle Duriez, consoeur de Libération. On peut y voir sur grand écran ce qui se passe dans la salle (plus petite) où se déroule la ‘soirée de victoire’. La situation est un peu absurde, les journalistes suivent sur un écran géant ce qui se passe dans la salle d'à côté : rien.

Dans une campagne, les journalistes ont différents statuts :

D'abord, la presse locale, lue par les électeurs, bichonnée. Son équipe éditoriale reçoit même la visite des candidats.

Puis les nationaux, les télés d'abord, la presse écrite derrière, qui n'a droit qu'à des entretiens au compte-goutte.

Et la presse internationale, qui n'a quasiment aucun accès aux candidats (à part Mitt Gravel ou ceux dont on n'entend pas parler) et peine à être simplement inscrite sur les listes d'envois des agendas.

La campagne d'Hillary Clinton était jusque-là très fermée, y compris aux médias américains. Depuis l'Iowa, changement d'attitude : elle répond plus souvent aux questions. Ce matin, dans le froid, on l'a vue servir des cafés à des journalistes… Côté Obama, depuis qu'il est en tête, on contrôle mieux son image : ‘On n'a pas le droit de parler sans autorisation’, m'ont dit des bénévoles hier.

La salle de presse d'Obama, à Nashua, mardi après-midi (Thomas Cantaloube)

23h45. Les bénévoles commencent à arriver au lycée de Nashua (mais où sont les élèves ? ). A propos des supporters d'Obama, je suis surprise par la différence avec 2004. Hier, j'ai accompagné Alima Berkoun au bureau de campagne de Concord. Le bureau avait la jeunesse et l'énergie de la campagne de Dean et l'organisation (quartiers quadrillés, fichiers, planning…) de la campagne de Bush. J'ai entendu deux personnes se proposer pour partir faire du porte-à-porte : ‘Inutile, ils sont déjà trop sur le terrain.’

Les bénévoles viennent de tous les Etats-Unis, de New York, comme Alima, mais aussi de l'étranger, comme Erik, venu exprès de Norvège, qui tape aux portes du New Hampshire depuis trois semaines. Surtout, énorme différence (y compris avec le camp d'Hillary), les badges anti-Bush que portaient les supporters de Kerry ont disparu : les Obamaniaques soutiennent véritablement leur candidat et ne sont pas seulement soudés par leur opposition au Président.

23h30. Sur Rue89, Avril pose la question d'une impasse d'Hillary Clinton sur la Caroline du Sud et le Nevada. Je viens de croiser un membre de l'équipe d'Obama (qui m'a à la bonne parce que sa femme est française), je lui ai posé la question : il n'en croit rien. Le camp Obama est très confiant pour la Caroline du sud (le dernier sondage donne Obama à 42 et Clinton à 30), un peu moins pour le Nevada (le 19 janvier). Ce qui est certain c'est que le camp d'Obama ne souhaite pas qu'Hillary jette l'éponge trop vite : il gagne en stature s'il semble avoir battu un adversaire musclé.

Pas de campagne au-delà de cette limite, lit-on ce lundi à Nashua (Shannon Stapleton/Reuters)

23h10. Je viens d'arriver au lycée de Nashua, où l'équipe d'Obama compte célébrer sa victoire. Comme à chaque meeting, il n'y a quasiment aucun contrôle de sécurité.

En quittant la fête de ‘Harlem pour Obama’, jeudi dernier, j'expliquais au chauffeur de taxi ghanéen qu'Obama venait de gagner dans l'Iowa. Après quelques minutes de ‘waouh’, il a hésité :

‘J'espère qu'il ne va pas gagner dans le New Hampshire ou ils vont le tuer.’

Je n'y ai pas fait trop attention sur le moment. Depuis, j'entends souvent des gens, en particulier des Noirs, craindre qu'Obama soit assassiné, ‘comme pour Martin Luther King ou Malcom X’. Alima Berkoun, la bénévole dont je vous avais parlé à Harlem et que j'ai recroisée ici, m'a dit qu'elle l'entendait beaucoup à Harlem. Le Washington Times assure que la sécurité du sénateur a été renforcée.

22h45. Autre charge de dernière minute : Bill Clinton dénonce dans ses meetings le ‘conte de fée’ d'un Obama antiguerre. Il rappelle qu'en 2004, quand il se présentait au Sénat, Obama avait retiré son discours antiguerre de son site et assure que le candidat disait alors que sa politique irakienne ne serait pas différente de celle de Bush.

22h30. Un internaute faisait remarquer l'autre jour dans un commentaire que seuls les Français parlaient de la couleur d'Obama. Ce n'est pas vrai. Mais parfois, ici, cela se fait en creux. Comme lorsque le camp Clinton dit d'Obama qu'il n'est pas ‘electable’ (qu'il ne pourrait pas être élu) ou lorsqu'on entend que ‘le pays n'est pas prêt pour Obama’. On comprend bien que ce n'est pas de son âge ou de son expérience dont on parle.

Vendredi, j'ai entendu Howard Dean à un dîner du parti démocrate : l'ex candidat, aujourd'hui à la tête du parti, disait qu'il y a quarante ans, Martin Luther King n'y aurait pas cru, ‘alors que les candidats républicains ont l'air sorti des années 1950’.

Tom Bradley (DR)20h35. Barack Obama va t-il pâtir d'un Bradley effect ? L'effet Bradley tient son nom du maire noir de Los Angeles, Tom Bradley, qui, en 1982, était en tête des sondages pour être gouverneur, mais s'est fait doubler dans les urnes par son adversaire blanc. Les électeurs se déclareraient plus facilement prêts à voter pour un candidat noir à un institut de sondage que dans l'isoloir.

Polipundit se demande si Obama n'a pas bénéficié d'un effet Bradley inversé lors des caucus de l'Iowa, où les électeurs participent à main levée, ‘une opportunité en or pour montrer à vos voisins comme vous êtes progressiste’. Ce soir, le vote du New Hampshire est à bulletin secret.

20h00. Ça bouge côté Clinton. Fox News annonce l'arrivée en renfort de James Carville et Paul Begala, deux anciens conseillers de Bill (‘back to the future’). Une information démentie plus tard par Carville sur TPM :

‘Si je redevenais consultant en politique intérieure, il serait juste de dire que je suis le plus grand menteur de l'Amérique.’

Dans ses derniers meetings, Hillary était plus sur l'offensive que jamais. Barack Obama n'est pas Kennedy, il n'est pas Martin Luther King, a t-elle dit, il n'a pas passé de temps en prison… Arrivera t-elle d'ici ce soir à le faire passer pour un simple homme politique inexpérimenté ? C'est sur sa capacité à inspirer qu'Obama a le plus d'avance sur elle. Un sondage du Boston Globe montre que 59% des démocrates estiment qu'Obama est le candidat le plus inspirant… contre 18% pour Hillary Clinton.

18h40. Le Clintonland se prépare des excuses en cas de défaite. La semaine dernière, lorsque Hillary a perdu en Iowa, elle s'est justifiée : Obama est sénateur de l'Illinois, Etat voisin ; et les caucus ne permettent qu'à un nombre limité de gens de voter.

Et si elle perdait ce soir ? Bill Clinton accuse déjà le calendrier, qui n'a pas donné aux électeurs le temps de s'interroger sur le bilan de Barack Obama, porté par une ‘hystérie médiatique’. Mark Penn, ancien conseiller de Bill et aujourd'hui conseiller d'Hillary, rappelle qu'en 1992 ‘le président Clinton a perdu les cinq premiers Etats’ des primaires. Dimanche, Bill Clinton nous déclarait :

‘Tout ce passe exactement comme je l'avais prédit. Il y a un an je lui disais qu'elle aurait du mal à emporter la nomination (du parti démocrate) mais qu'elle emporterait l'élection (générale) facilement.’

Restes de huckaburger (Guillemette Faure/Rue89) 17h50. Lundi midi, au Barley House, restaurant populaire de Concord, le gouverneur d'Arkansas Mike Huckabee présentait son ‘huckaburger’, un burger sur du pain complet avec de la viande de bison. Sa femme était là : ‘J'espère que je n'ai pas un morceau d'épinard coincé entre les dents’, a t-elle dit en terminant son sandwich.

A côté d'eux, Karla Luers, une mère au foyer venue avec sa fille, était aux anges : ‘Huckabee est comme nous, parti de rien, il comprend les gens ordinaires’. Après Bush qui semblait vivre dans une bulle et face au milliardaire Mitt Romney, Huckabee souligne qu'il représente l'Amérique des petites gens.

En Iowa, les électeurs gagnant 15000 à 30000 dollars par an ont été deux fois et demi plus nombreux à voter pour Huckabee que pour Romney. Notez que d'après le Wall Street Journal, un autre champion des classes moyennes envisagerait de se présenter : l'affreux Lou Dobbs, l'animateur poujadiste de CNN.

15h55. Breaking news : Hillary Clinton n'est pas une machine. L'événement de lundi dans la campagne, c'était la voix étranglée et les yeux brillants d'Hillary quand une femme lui a demandé comment elle faisait pour tenir le choc :


Le moment a été rediffusé sur les chaînes américaines autant que le cri d'Howard Dean de 2004 :


Craquait-elle à cause de ses 13 poins de retard sur Barack Obama ? Etait-ce voulu ? Depuis quelques semaines, l'équipe Clinton essaie désespérément de montrer qu'un coeur bat chez la candidate jugée trop froide. Il y a déjà eu la pub de sa mère. Au débat de samedi, quand on a demandé à la sénatrice de New York ce que ça lui faisait d'être jugée peu sympathique, une voix de petite fille a répondu ” it hurts my feelings » (ça me blesse).

15h35. Que ceux qui trouvent qu'on parle trop des primaires américaines se mettent à la place des électeurs du New Hampshire, un Etat que les candidats ratissent depuis un an. » Je rentre chez moi, j'ai quatre messages sur mon répondeur » disait une jeune femme dans un bar hier. » Je ne décroche plus mon téléphone » , lui répondait un de ses amis. Samedi matin, six vétérans discutaient politiques dans un Dunkin Donuts. » On est six personnes et il n'y a pas de candidat présent… » a plaisanté l'un d'eux.

Le côté positif, c'est que les habitants du New Hampshire ont un accès inouï aux candidats. L'été dernier, dans un magasin à Wolfeboro, j'entendais une femme dire à une amie » si je faisais une réunion chez moi avec Barack Obama, tu viendrais ? et avec John Edwards ? »

76 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Humain

De Humain

18H33 | 08/01/2008 | Permalien

Que Barak Hussein Obama monte dans les sondages et dans les votes…. Nous le voyons.
En techniques de « spin doctors » ou tactique électorale, tout mème à d'abord se débarasser de madame Clinton !
Aux USA Kerry, face à Bush devait être élu.

Mais que les américains et les médias Français se délectent des larmes de Hillary Diane Rodham Clinton me scandalise !
Qu'elle soit femme ne doit pas impliquer que l'on se penche sur ses larmes ! Si cette candidate n'était pas femme, tout au plus, les journalistes parleraient-ils pas de larme de rage ?

Un tel sexisme ne devrait plus être de mise.
Voterait-on pour Ségolène Royal seulement parce qu'elle est femme ?
Voterait-on pour Barak Hussein Obama seulement parce qu'il est noir ?

En France les 10 ou 15% d'avance de l'élue espérée ne ce sont pourtant pas confirmés…
En France Jospin était quasi certain d'être élu, ou au moins être au second tour, avant d'être supplanté par Le Pen !
Madame Royal devait également être élue, dotée comme Obama d'une avance importante…

La technique électorale est pleine de ressources !
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Portrait de Guillemette Faure

à Humain Portrait de Humain De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 18H36 | 08/01/2008 | Permalien

Non, je ne crois pas que ce soit lié au fait qu'elle soit une femme.
En 1972, Ed Munksie a plongé dans les sondages quand il a semblé pleurer indigné par des attaques contre lui et sa femme (je dis « semblé » parce qu'il s'est défendu en disant que c'était de la neige… Les garçons, ça ne pleure pas).

Portrait de Avril

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De Avril

10H44 | 09/01/2008 | Permalien

Bonjour Guillemette, merci d'être avec nous.

J'ai glané deci delà que sauf coup de théatre, les Clinton ne se feraient guère d'illusions sur l'issue de ce soir, et il y aurait débat chez eux pour faire l'impasse sur la Caroline du Sud et le Nevada, considérés comme perdus.
Ca cause aussi de monter un « 527 committee » (sorte d'asso loi 1901, si j'ai bien compris) anti-Obama généreusement financé, genre du « Swift Boat Veterans for Truth » qui avait fait tomber Kerry. Info ou intox ? ?

mise à jour : Le coup de théatre à eu lieu. Ne croyez jamais ni un sondeur ni un journaliste (enfin certains ! ).

PS : les garçons, ça pleure uniquement pour leur maman. Quand est-ce que les filles comprendrons ça ?

Portrait de Bobby-no

De Bobby-no

18H58 | 08/01/2008 | Permalien

Le système de primaire n'est définitivement pas le plus juste.
Imaginons juste une seconde, si TOUTES les primaires sans exception se déroulaient le même jour, quelle serait l'issue ? Serait-elle identique ? Laissez moi sérieusement en douter.
Ce système des deux primaires Iowa-New Hampshire anticipées et l'effet tremplin qui leur est attaché, ne font que confirmer qu'aujourd'hui, ce sont les médias qui font la primaire, plus les candidats.
La victoire des deux premières primaires est l'occasion d'une euphorie médiatique, et d'un lynchage médiatique des perdants. Quant on connait la neutralité des grands médias télévisuels US (et attention, les notres ne sont pas forcément beaucoup mieux), on ne peut que critiquer ce système.
Bien entendu, la façon d'exercer et de vivre la politique aux USA est toute autre que celle qui est la notre (pour le moment).
Je persiste néanmoins à croire que les primaires dans un « grand super tuesday“(avec tous les états, le même jour) contournerait ces effets pervers médiatiques et sondagiers.

Portrait de Guillemette Faure

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 19H07 | 08/01/2008 | Permalien

Bobby-no,
Le système est certainement très bizarre, notamment en accordant autant d'importance à deux états. Mais est-ce que le traitement médiatique des résultats décide vraiment de l'avenir ? La victoire de John McCain dans le New Hampshire en 2000 ne l'a pas empêché de perdre la Caroline du sud et la suite…

Portrait de cooper59

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De cooper59

pour la decroissance ! | 19H55 | 08/01/2008 | Permalien

oui Guillemette Faure le traitement mediatique influe sur les electeurs sauf pour ceux qui ne regardent pas la tv , ne lisent pas les journaux et n'ecoutent pas la radio ( les hamish par exemple ,lol ) si ce n'etait pas le cas meme la pub n'existerait pas ! et les grands groupes financiers ne se battraient comme des morts de faim pour le controle des medias ! meme quand ils perdent de l'argent .

Portrait de tharc

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De tharc

23H45 | 08/01/2008 | Permalien

Oui, de toute façon le système est comme cela car chaque État est libre d'organiser les primaires comme il le souhaite. Se sont des états unis rappelons le. Ils ont toujours beaucoup de pouvoir en terme de politique intérieur.

Nous avons eu exactement le même problème en Europe lors du Référendum, notre Non a probablement inspire les hollandais.

Je pense de mon cote que beaucoup d'état y trouve leurs compte. Le rôle des médias est par contre beaucoup plus ambigüe :
- c'est eux qui décide de donner une plus grande couverture médiatique au primaire d'un état
- c'est eux qui peuvent décider de ne pas retransmettre le débat de certains candidats car ils ne sont pas assez haut dans les sondages (cf Samedi dernier dans le New Hampshire)

@Guillemette,
Je ne te savais pas revenu aux Etats-Unis. Va tu reprendre ton blog new-yorkais ou es tu juste de passage pour couvrir l'évènement ?

Portrait de esurnir

De esurnir

00H17 | 09/01/2008 | Permalien

Non au contraire je le trouve parfait pour son rôle : designer les candidats, c'est un système assez longs ou les candidats doivent faire leur preuve état par état, même avec une victoire d'Obama dans le new hampshire rien n'est gagner, Clinton possède encore une très bonne marge de manoeuvre.

En fait ce système est bon parce qu'il permet de légitimer un candidat, l'onction des caucus est bien plus légitimante qu'un simple vote des militants au niveau national. Malgré le « vote des militants » la candidate a la présidentiel française n'a pas vu les différence de son camps s'évanouir, que ce serait-il passer si elle avait conquis région par région une grande primaire française ? Elle aurait peut être put voir les autres « présidentiable » s'incliner devant elle pour la soutenir pleinement, au lieu de simplement planquer leur fusil de chasse dans un tiroir de leur bureau.

Portrait de Veum

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De Veum

doctorant | 23H24 | 08/01/2008 | Permalien

Une primaire nationale plus juste et moins influencée par les medias ? Avez vous suivi la primaire socialiste et le feu de paille médiatique titré « Royal est la seule à pouvoir battre sarkozy » ?

Portrait de Valéry

De Valéry

23H48 | 08/01/2008 | Permalien

Le système des caucus/primaires est incontestablement étrange. Est-il particulièrement injuste pour autant ? Une chose est certaine, il a - pour l'instant - permis à un candidat qui n'était pas choisi par l'appareil de son parti, pour lequel la majorité des délégués n'avaient pas voté de s'imposer. Le phénomène Obama prouve à lui seul que ce système permet de corriger la prééminence du sommet sur la base. Les médias lui ont-ils été favorables ? C'est ce qu'affirme Bill Clinton… depuis 10 jours !

Portrait de Don Matito

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De Don Matito

00H35 | 09/01/2008 | Permalien

Le systeme des primaires Etat par Etat semble etrange et biaise vu de France, mais je pense qu'on ne se rend pas bien compte de la taille du pays. Il etait justifie a l'epoque ou les candidats devaient faire des meetings dans chaque Etat, et l'est un peu moins a l'epoque d'internet, comme le montre le super Tuesday. L'avenir sera surement une date unique, mais les votes avances dans l'Iowa et autres ont encore le poids de la tradition pour eux. En tout cas le systeme n'est pas si « pire » que ca, est-ce que nous avons des lecons a donner avec les primaires socialistes et l'absence de primaires dans les autres partis ?

Portrait de pierrejcallard

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 01H35 | 09/01/2008 | Permalien

En Iowa, on vote à main levée : TRES correct de voter pour un candidat Noir. Au New Hampshire, on vote sur l'effet de l'Iowa… 2-0 pour Obama. Après, on écoute Obama qui est pur charisme - ostentatoirement vide de tout contenu, mais « inspirant » - et on comprend la politique américaine. JAMAIS une idée ! Juste une image… Obama ou Huckabee, ça ne changera pas un iota à la politique américaine, qui est faite en coulisse et dans une merveilleuse unanimité par ceux qui mènent le monde. Cela dit, une soirée d« élection me passionne plus qu'un match de foot http://nouvellesociete.org/5177.html

Pierre JC Allard

Portrait de pierrejcallard

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 06H32 | 11/01/2008 | Permalien

La remontée de Hillary s'est faite à partir de trois (3) éléments :

1. Une presque larme, presque versée devant les cameras, pour prouver qu'elle était une sensible femme ;

2. Deux (2) mecs apparaissent dans une de ses assemblées, avec des pancartes l'invitant à aller faire la lessive ( Insulte à la Femme) ;

3. Une grande prêtresse du féminisme hurle à la mort et bat le rappel.

Conclusion : 47% du vote des femmes plutôt que 30% comme en Iowa. 12 000 votes. Si elle n'avait eu que le même 30%, elle aurait perdu par 2 000 vois.

Banal à pleurer et d'une hypocrisie à faire vomir. La démocratie américaine.

Huckabee coninie à ramasser les bigots

http://nouvellesociete.org/5177.html

Pierre JC Allard

Portrait de Flix

De Flix

19H26 | 08/01/2008 | Permalien

De plus, les primaires permettent un débat riche en idées, en confrontations. Cela permet que se développement un mouvement grassroot, organisé dans chaque État et qui fait battre le coeur démocratique de l'Amérique. Les débats télévisés permettent des échanges sur le fond à l'intérieur du parti, et dont le PS a eu grandement raison de s'inspirer en 2006 (même si cela a été fait dans une certaine précipitation).

Il est vrai que c'est un processus complexe qui a des défauts, mais ne permet-il pas de rendre la campagne plus intéressante, en permettant des phénomènes politiques tels que celui qui semble se dessiner avec le succès d'Obama (interrogation à but performatif ! ) ?

Portrait de Avril

à Flix Portrait de Flix De Avril

00H30 | 09/01/2008 | Permalien

Qui organise les primaires aux Etats-Unis ? les partis ou l'Etat ?

Portrait de Guillemette Faure

à Avril Portrait de Avril De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 01H42 | 09/01/2008 | Permalien

Les partis des Etats.

Portrait de Avril

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De Avril

01H47 | 09/01/2008 | Permalien

donc le calendrier, le fait que les Républicains et les démocrates votent le même soir et les différents modes de scrutins sont uniquement dictés par la tradition ?
aucune règle écrite dans la constitution ?
peut on imaginer dans l'absolu qu'un parti puisse décider de ne plus faire de primaires ?

Portrait de esurnir

à Avril Portrait de Avril De esurnir

09H06 | 09/01/2008 | Permalien

La constitution indique seulement le nombre de grands électeurs par état, leur méthode de désignation étant décider par les législation de chaque état, en pratique la désignation se fait par scrutin populaire dans tout les états, chaque états organisant un scrutin ou l'on vote pour les électeur de tel ou tel candidat a la présidentiel (vous avez « Bill Clinton » sur votre bulletin, mais votez en fait pour le grand électeur du coin qui votera pour Bill au final).

Lors des premières élections se sont les parties qui ont fournis les bulletins aux électeurs. Puis les états se sont mis a produire les bulletins « eux même » mais impose leur condition pour avoir un bulletin a son nom, et encore, ce procéder n'interdit pas a l'électeur de choisir son propre candidat en marquant son nom sur son bulletin de vote, enfin précisons que ce genre de candidat n'a aucune chance de l'emporter.

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 19H52 | 08/01/2008 | Permalien

Hooooooooooooou que c'est compliqué tout ça…
En France au moins pas de problème, on vote pour ou contre la Star cosy
comme à la star ac.

Portrait de Fozzie

De Fozzie

20H21 | 08/01/2008 | Permalien

Est-ce qu'on en fait pas beaucoup avec ces Etats de l'Iowa et du New Hampshire qui ne désignent que quelques délégués aux Conventions ? Il serait bon de garder la tête froide !

Portrait de Bobby-no

De Bobby-no

20H27 | 08/01/2008 | Permalien

Entendons-nous, la critique majeure ici n'est pas quant à la tenue de primaires, qui sont un exemple démocratique à suivre (le PS doit persévérer dans cette direction pour réaliser une vraie primaire pour 2012).
Ce sont les effets médiatiques qu'elles occasionnent qui sont nettement plus critiquables. De sorte que les débats qui sont certes d'une autre forme que les notres, ne font et ne feront que s'appauvrir, au profit de petites saynètes et morceaux choisis relayés par les médias.
Comprenons-nous, le problème est ici la dépossession du politique par le tout médiatique.
Ceci est aussi à relier à l'avalanche sondagière qui commence sérieusement à aller trop loin dans nos démocraties, pour une utilité sérieusement discutable.
L'importance qu'ont les sondages et les médias nous imposent en tant que citoyens de nous questionner quant à l'indépendance de ces acteurs.

Portrait de Guillemette Faure

à Bobby-no Portrait de Bobby-no De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 20H37 | 08/01/2008 | Permalien

A propos des débats, j'ai été frappée aux derniers de voir qu'ABC et Fox News avaient adopté des formats plus proches des notres avec des candidats assis à une table et susceptibles de s'interrompre.

Portrait de Bobby-no

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De Bobby-no

20H43 | 08/01/2008 | Permalien

Cette campagne pour les primaires américaines reste néanmoins en tout point follement attractive et passionnante !
On y irait bien avec vous la vivre en direct !

Portrait de Luca

De Luca

là | 22H10 | 08/01/2008 | Permalien

Une question courte pour Guillemette Faure que je remercie au passage pour ses articles souvents pertinents : Et John Edwards ? Dans les médias français, il n'existe pas il est la personne que l'on voit en fin de reportage sans que son nom ne soit cité(on pourrait croire qu'il s'agit d'un militan pro-Hilary sauf qu'il est bien habillé), alors qu'en est-il aux Etats-Unis ?

Portrait de eben

à Luca Portrait de Luca De eben

22H28 | 08/01/2008 | Permalien

Me souviens avoir lu qu'au contraire il était plus proche d'Obama que de Clinton. Mais c'est vrai qu'en France il est quasi inexistant dans les reportages, à croire qu'aux US aussi. Pourtant il m'a l'air sympathique avec son parcours plus prolo(prolo version américaine hein : p ) que les autres candidats.

Portrait de Guillemette Faure

à eben Portrait de eben De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 23H22 | 08/01/2008 | Permalien

Effectivement, on a été injuste avec John Edwards. Ceux qui ne l'aiment pas disent que c'est un has been qui n'a rien fait depuis quatre ans (quand il était numéro 2 de Kerry), et qu'il n'a même pas été capable de faire basculer son Etat dans le camp démocrate en 2004. Ceux qui l'aiment bien lui trouvent la capacité « to connect » (d'avoir le contact) façon Bill Clinton.
La mauvaise nouvelle pour Edwards, c'est qu'il était supposé faire un bon score en Caroline du sud, dont il est natif, mais les sondages donnent déjà Obama bien devant.
En terme de communication, pendant le dernier débat, il s'est aligné sur Obama comme visage du changement tandis que Bill Richardson et Hillary Clinton mettaient ensemble l'accent sur l'expérience.

Portrait de Valéry

à Guillemette Faure Portrait de Guillemette Faure De Valéry

23H53 | 08/01/2008 | Permalien

Vous avez raison en terme de tactique politique, ce qui augure probablement d'alliances à venir. Mais n'avez-vous pas trouvé qu'en terme programmatique - et particulièrement sur le terrain de la politique étrangère - Richardson et Hillary étaient les deux candidats qui se distinguaient voire s'opposaient le plus ?

Portrait de Guillemette Faure

à Valéry Portrait de Valéry De Guillemette Faure (auteur)

Eco89 | 00H03 | 09/01/2008 | Permalien

Valéry,
Oui, mais à l'exception du vote sur l'Irak, les électeurs démocrates parlent assez peu de politique étrangère.

Portrait de Avril

à eben Portrait de eben De Avril

23H29 | 08/01/2008 | Permalien

Edwards s'est raccroché à Obama pour profiter de son étoffe « d'homme de changement », et parce qu'étant troisième, il doit d'abord dégommer Hillary avant de s'attaquer à Obama.

Sa réponse cinglante et remarquée à Clinton qui s'en prenait à Obama lors du débat post-Iowa sent le souffre (cliquez ici - en angliche) :

« chaque fois que vous parlez vigoureusement de changement (=lui et Obama), les forces du statut-quo (=Hillary) attaquent »

puis Clinton s'énerve, ce qui visiblement passa mal chez les spectateurs. La double baffe pour Hillary. Depuis, les supporters d'Edwards lui mênent la vie dure (cliquer ici) en lui criant « le statut-quo doit partir ! »

Portrait de RedIsDead

à Avril Portrait de Avril De RedIsDead

01H16 | 09/01/2008 | Permalien

Personnellement je ne suis qu'à moitié d'accord avec toi Avril. Meme si une stratégie victorieuse consisterait en effet a passer Clinton dans un premier temps, il n'en reste pas moins que mis à part un cataclysme Edwards n'a plus aucune chance dans la configuration actuelle.
Pour preuve, Obama vient de le passer dans les sondages en Caroline du Sud. Etat qui est pourtant considéré comme sa plus grande chance de victoire dans une primaire puisque cet état est le « sien ».
Cela un éventuel come back de sa part improbable.

Je pense qu'Edwards a déjà compris qu'il ne gagnerai pas les primaires démocrates vu l'avance que possèdent les deux autres candidats dans les sondages. Si ce n'était pas suffisant il peut également comparer les moyens à dispositions. En effet tant avec les moyens « logistiques » (moyens humains avec les réseaux de bénévoles dans les états clés) que financiers ses deux adversaires sont nettement mieux lotis.

Bref, pour moi, Edwards se positionne davantage comme futur colistier d'Obama en candidat à la vice-présidence. En effet, en adoptant une ligne relativement proche de celle d'Obama, il rend sa présence à ses côté naturelle. En outre, et c'est en général une sorte de tradition pour former un ticket présidentiel, Edwards attire vers lui un électorat complémentare à celui d'Obama (blanc, du sud et essentiellement issus des membres du parti démocrate).

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