
Barack Obama en pince pour Nicolas Sarkozy
Barack Obama, le principal rival d’Hillary Clinton dans la course des » primaires » démocrates, a confessé une petite faiblesse : c’est un fan de Sarkozy. Dans un entretien à Canal+ et Paris Match, le candidat à la Maison Blanche déclare à propos du président français :
» C’est un homme qui a une énorme énergie, un énorme talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf… Il n’est pas pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants. »
Il assure même que, s’il remporte la bataille des primaires, il se rendra en Europe pour y rencontrer Sarkozy.
Jusque-là, c’est le républicain Rudy Giuliani qui avait l’habitude de tresser des lauriers à Nicolas Sarkozy. Il racontait qu’il avait lu avec intérêt le livre du politicien français, et il rêvait d’adopter la même stratégie que ce dernier : afficher la rupture tout en se réclamant de la majorité sortante. Giuliani n’a pas été un si bon élève : il semble désormais hors course.
Plus surprenante est la pointe d’admiration de Barak Obama pour le président Français, et qui va un peu au-delà de la simple formule de courtoisie diplomatique. Les deux hommes n’ont pas beaucoup de points communs, à part celui d’être tous deux des fils d’immigrés (Kenyan pour l’un, Hongrois pour l’autre).
La déclaration du sénateur démontre en tout cas deux points :
1) » Sarkozy l’américain » (ainsi qu’il s’autoproclame lorsqu’il se rend aux Etats-Unis), reste populaire outre-Atlantique, malgré ses clins d’oeil appuyés à Mouammar Kadhafi, Hugo Chavez et quelques autres figures du panthéon américain des méchants.
2) Les plaies transatlantiques de la guerre en Irak se referment. La France n’est plus un pays repoussoir aux yeux des politiciens américains. Qu’on se souvienne de la campagne électorale de 2004, lorsque le démocrate John Kerry refusait toute interview à des médias français (il parle pourtant couramment notre langue). Quand un journal américain s’interrogeait sur la présence d’une bouteille d’évian dans sa chambre d’hôtel, il faisait une mine dégoûtée, exigeant qu’on la retire sur le champ.
Quant aux conseillers de Bush, ils cherchaient à faire descendre Kerry dans l’opinion en glissant dans l’oreille des journalistes : » He looks french. »
PS 31/1/08 : un ami me rappelle que Phil Gordon, le conseiller aux affaires européennes d’Obama, est le traducteur du livre de Sarkozy, ceci pouvant expliquer cela (certes, mais il a aussi traduit Hubert Védrine.)
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Barack Obama ne cherche-t-il pas a montrer à l’électorat qu’il a des amis à l’étranger? Qu’il n’est pas aussi inexpérimenté que les Clinton et les commentateurs le disent?
Il ne faut jamais oublier que, en période électorale, les candidats à la Maison Blanche sont près a tout dire et à tout faire pour remporter des suffrages, comme Mitt Romney qui renie chaque jour ce qu’il a dit la veille ou John McCain qui n’hésite pas à pactiser avec le pasteur Falwell alors qu’il le considérait il y encore un an comme « une source d’intolérance ».
Quant à savoir si Nicolas Sarkozy est toujours populaire aux Etats-Unis, permettez moi d’emettre de gros doutes.
Sans doute, après le discours devant le Congrès, les journaux locaux ne tarissaient pas d’éloges sur lui et sur le retour de la France dans le camp américain.
Mais, depuis, sa cote a baissé, et s’il apparait dans la presse, c’est quand on parle de sa liaison avec le célèbre top model italien que vous connaissez.
Dimanche 27, j’ai tenté, sur mon blog de faire le point sur les 30 derniers jours de publication de Nicolas Sarkozy dans les New York Times, Washington Post, L.A. Times et de USA Today (avec un petit tour par le New York Post).
1 article sur 4 environ est consacré au couple Nicolas Carla…
Si ca vous interesse, venez me voir :
http://polemiquons.over-blog.com/article-16034641.html
Heu … oh oh les gars on se calme.
Il est interviewé par des français pour des grands médias français.
Il est candidat à la présidence des états-unis.
Il parle donc de celui qui sera peut être son interlocuteur…
faut il être naïf pour croire qu’il va le démolir !!
quand même !
Il faut arrêter le délire deux secondes. Il n’en dit que des poncifs… Il ne se mouille pas. « energique » waaaaaaaaw ben ça alors c’est de l’admiration.