
Barack Obama, candidat parfait… sauf pour les démocrates

(Entre Charleston et New York) L'arène sportive du lycée de Burke, à Charleston (Caroline du Sud), est comble. Pins à l'effigie de candidats démocrates mis à part, on se croirait à une finale de basket-ball. Il n'en est rien. La foule est là pour le dernier prodige de la politique américaine : le sénateur de l'Illinois, Barack Obama, 45 ans, candidat à la présidentielle. Qui a droit à une ovation lors de son arrivée.
Très conscient de son aura de rock star, il joue la modestie. Il s'excuse pour sa performance moyenne, la veille, lors du débat entre démocrates : « J'étais nerveux, c'était mon premier débat. » Il est déjà pardonné, d'autant que dans les « town hall meetings », ces rencontres où les candidats se livrent sans filet à l'exercice des questions-réponses avec le public, il excelle. Et c'est une partie de sa force, cette indéniable « habileté » à « sentir » toutes les audiences.
Une qualité qu'il tient peut-être de son histoire. Né à Hawaï d'une mère blanche du Kansas et d'un père africain du Kenya, Obama passe six ans en Indonésie, après le remariage de sa mère, et revient vivre à Hawaï, avec ses grands-parents maternels, à l'âge de 10 ans. Il étudie les relations internationales à New York et le droit à Harvard, avant de s'engager comme activiste dans les banlieues noires de Chicago. « J'aurais pu rester à Wall Street, mais j'ai choisi le terrain à Chicago », expliquait-il quelques jours plus tôt, devant un parterre d'activistes à Harlem. Il fait mouche : la foule scande « Obama ! Obama ! “
Depuis l'annonce de sa candidature, Obama, que de nombreux chroniqueurs présentent comme le JFK de sa génération (il compte Ted Sorensen, le conseiller de Kennedy, parmi ses supporters et le néo-conservateur Robert Kagan, qui loue sa vision Kennedyesque des relations internationales), a surpris par sa capacité à galvaniser aussi bien les foules, toutes races confondues, que les donateurs.
Seul à même de battre les républicains
A la mi-avril, il crée la sensation lorsqu'il annonce le pactole amassé depuis le début de l'année : 25,7 millions de dollars, cassant du même coup l'aura d'‘inévitabilité’ qui entourait la candidature d'Hillary Clinton, arrivée certes en tête de cette ‘primaire de l'argent’, mais d'une courte tête, avec 27,8 millions. ‘Sa force, ce sont les 100000 petits donateurs qu'il a mobilisés, le double d'Hillary. Il prouve par l'ampleur de la somme et le nombre de contributeurs qu'il est un candidat viable, même à Wall Street’, analyse Anthony Corrado, expert en financement électoral au Colby College, dans le Maine.
Selon le dernier sondage Zogby , Obama serait à l'heure actuelle le seul candidat à même de battre tous les rivaux républicains, alors qu'Hillary Clinton perdrait face à Rudolf Giuliani, ex-maire de New York, ou John McCain, sénateur de l'Arizona. Un sondage surprenant qui semble indiquer qu'Obama est une figure moins polarisante que sa concurrente.
Encore faut-il qu'il gagne la primaire démocrate. Pour l'heure, Hillary Clinton caracole en tête des intentions de vote côté démocrate, avec 46% des voix contre 24% à Obama, comme si propre son camp doutait de son ‘électivité’. Une opinion partagée aussi bien par l'électorat noir que blanc. Et si personne ne mentionne sa race, la question est dans toutes les têtes.
La question raciale dans toutes les têtes
‘Je ne crois pas que son charme sera suffisant pour convaincre les blancs du Sud, et même les noirs du Sud’, affirme ainsi Thomas Mitchell, 55 ans, enseignant à la retraite, à Harlem. ‘Les Clinton ont fait tellement pour les Afro-Américains, surtout ici’, confie le révérend John Scott.
‘Je n'écouterais certainement pas ses sermons’, rétorque, pince-sans-rire, Jim Clyburn, le représentant au Congrès de Caroline du Sud, leader de la lutte des droits civiques. Bien que très courtisé, Clyburn ne soutient officiellement aucun candidat, mais il pèse ses commentaires : ‘Si j'ai manifesté et fait de la prison dans les années 60, ce n'est pas pour entendre dire aujourd'hui que ma fille ou le sénateur Barack Obama ne peuvent être élus à la présidence en raison de leur race.’
Obama se garde du reste de prendre le vote noir pour acquis. Devant son audience new yorkaise, il affirme : ‘Je ne dois pas obtenir votre soutien parce que je suis afro-américain, mais parce que vous croyez en mes idées.’ En attendant, le site de la chaîne CBS, inondé de message racistes, a fermé pendant plusieurs jours les commentaires à ses papiers sur Obama. Le sénateur a été placé sous protection des services secrets fédéraux le mois dernier, suite à des menaces de mort postées sur des sites de suprémacistes blancs.
Reste que si l'Amérique a encore de vieux démons à surmonter, les premiers pas de ce politicien atypique, opposé à la guerre dès la première heure, laissent augurer d'un changement des mentalités. ‘Il représente l'espoir et l'avenir’, s'enflamme Diane Jerue, 48 ans, blanche, à la sortie du meeting de Charleston. Son choix est fait, elle va même se porter bénévole dans la campagne du Sénateur.
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De
17H40 | 31/05/2007 |
Bonjour,
je lis votre journal assez régulièrement depuis ses débuts. Jusqu'à maintenant de jours en jours j'étais de plus en plus enthousiaste en vous lisant. Mais là je vous avoue être assez étonné de trouver des propos parlant de race :
« galvaniser aussi bien les foules, toutes races confondues, que les donnateurs. »
« Et si personne ne mentionne sa race, »
Je peux comprendre que vous citiez des gens utilisant cette notion, mais là il me semble que vous vous l'appropriez aussi.
Je suis assez choqué car je croyais que de nos jour on ne parlait plus de race mais de couleurs de peau. Je n'ai pas les connaissances nécessaires pour expliquer la différence (si certain peuvent l'expliquer ça serait le bien venu) mais cela m'a pourtant beaucoup dérangé.
De jimd
20H18 | 31/05/2007 |
je suis d'accord avec l'auteur. nous ne posons pas la question en ces termes en france et la seule utilisation du mot race est bien sur( ! ) choquante.
par contre les etats unis sont plus communautaires, les votes noirs, hispaniques sont analyses et le mot race est utilise, avec une connotation bien differente que chez nous, peut etre plus comme le mot communaute.
notre vison egalitaire a un effet positif en nous protegeant des mauvais aspects du communautarisme comme le repli sur soi et la non integration, la superposition au lieu du brassage. Par contre cette vision va oublier l'explication certains comportements qui peuvent etre liés a ces appartenances.
à jimd
De GastonLagaffe
flâneur - gastlag.owni.fr | 22H58 | 31/05/2007 |
« Par contre cette vision va oublier l'explication certains comportements qui peuvent etre liés a ces appartenances. »
Mais justement c'est là où je vois le début d'un dérapage : ce n'est pas la même chose d'expliquer certains comportements par des origines culturelles ou par l'appartenance à une race. C'est pour ça que le mot me dérange et que je trouve qu'il est important de faire la différence.
Et donc je conteste avec virulence les propos suivant :
« Évidemment que la race, origine ethnique, couleur de peau, appelez cela comme vous voulez(…) »
non on ne peu pas appeler ça comme on le veut. Les mots de race, ethnie, ou couleur de peau ne renvoie pas du tout à la même chose.
De plus je ne m'offusque nullement qu'on lève le voile sur ce que pense les américains en dévoilant l'Elephant in the room, bien au contraire il faut dire ce qui est : « les gens ne voterons pas pour lui car ils ont une vision raciale des choses ». Mais ce qui me dérange c'est quand Maria Pia semble s'approprier cette vision dans son analyse :
« Obama a surpris par sa capacité à galvaniser aussi bien les foules, toutes races confondues, que les donnateurs. »
Je ne cherche absolument pas à lui faire un procès pour racisme mais à relever ce qui me semble être une erreur. Maintenant je peut mal comprendre et ne pas voir la distance que met la journaliste avec cette vision et alors j'en suis désolé.
Mais par contre je trouve ce commentaire :
« à l'heure où tant de lecteurs s'improvisent “juges” et “censeurs”, prêts à bondir, à s'offusquer, au moindre mot leurs semblant - puritanisme quand tu nous tiens - chargé de sous-entendus »
déplacé car il me semble nier le concept de rue 89 où justement les lecteurs ont leur mot à dire.
De Catchou
16H22 | 01/06/2007 |
Sauf à « tre complètement demeurée et ne pas comprendre ce que les mots veulent dire, il ne me semble pas que ce soit Rue89 qui parle de “race”. Mais bien les américains eux mêmes, noirs ou blancs. Précision utile, peut-être ? En tout cas, qu'à l'investiture d'un grand parti de gouvernement, il y ait en lice une femme et un noir, je trouve que çà a plutôt de la gueule. Et si ça peut mettre un peu de plomb dans l'aile de l'anti-américanisme primaire.. mais il est vrai qu'il n'y a que dans 24H qu'un président démocrate est noir. D'ailleurs, il ne finit pas très bien. A quand en France un(e) président(e) issu de l'immigration ? Ca, c'est encore une autre question…
De
15H35 | 03/06/2007 |
On aimerait tous ne pas avoir encore à parler de « races » en termes biologiques ; cette notion reste cependant pertinente. En effet comment désigner les noirs dans un pays comme les usa (mais pas seulement aux usa) où la couleur structure tous les rapports entre citoyens, toutes les configurations politiques ?
De
15H01 | 22/06/2007 |
je direz pour vous répondre courageux anonyme que avant de critiqué les dires des personnes de la rédaction de ce journal il fordé fair attention au que vous utilisez vous même. Deplus le mot race n'est plus choquant de nos jour car j'entend des mot bien plus horibles en se qui concerne les différent raciale.
De
18H09 | 31/05/2007 |
j'ai utilisé ce terme parce que c'est ainsi que le débat est encore défini aux Etats-Unis, on parle de « racial divide », « racial issues » etc, c'est le grand tabou dans cette campagne, et j'ai préféré en parler ouvertement. Et si un grand changement des mentalités s'opère, le sujet est bien sur la table. En Américain, on dit l'Elephant in the room, comprenez le sujet qui trotte dans la tête de tout le monde mais qu'on n'ose pas aborder, pour être politiquement correct.
L'éviter serait à mon sens ignorer un pan entier de la politique et de la réalité américaines.
Maria Pia
De NicolasB
Lycéen à Paris | 19H06 | 31/05/2007 |
Obama a de bonnes idées. De même, je le trouve assez remarquable dans sa facon de parler et sa manière de faire sa campagne. Bien entendu, les campagnes présidentielles n'ont rien à voir avec ceux en France. Aux Etats-Unis, tout est principalement centralisé sur le « fund-raising ». Mais, le problème, c'est qu'il souhaite retirer les troupes d'Irak. Ce qui est, à mon avis, une très mauvaise idée. Il faut trouver une stratégie, mais retirer les troupes seraient une catastrophe pour l'Irak. Obama est probablement la nouvelle génération des présidents ; il a une vision assez différente pour sa présidentielle. Et j'ai du mal à le comparer à des ex-candidats aux élections présidentielles récentes… par contre, Hillary Clinton is bien comparable à Ségolène Royal !
De
19H08 | 31/05/2007 |
Pas facile d'écrire des articles sans « langues de bois » à l'heure où tant de lecteurs s'improvisent « juges » et « censeurs », prêts à bondir, à s'offusquer, au moindre mot leurs semblant - puritanisme quand tu nous tiens - chargé de sous-entendus
Que de procès d'intention sur la Toile…
Évidemment que la race, origine ethnique, couleur de peau, appelez cela comme vous voulez, de Barak Obama reste un élément fondamental et perturbant pour de nombreux américains dans le contexte de ces futures élections présidentielles. Un homme de couleur président des États-Unis ? ? N'ayons pas peur de le
dire, ce serait une véritable révolution aux USA, mais également dans une moindre mesure, à l'étranger.
Prenons nous à rêver et souhaitons lui bonne chance !
Juanito
De jimd
20H22 | 31/05/2007 |
Barack represente l'avenir, il est dans le role qu'aurait pu tenir Hillary qui est une femme et pourtant face a lui elle semble maintenant appartenir a l'establishment. Certe c'est une femme mais son age, son histoire de premiere dame et son passe politique la mette dans un role plutot « conservateur » par rapport au dynamisme, a la jeunesse de Barack Obama.
De Yann Guégan
Rue89 | 20H45 | 31/05/2007 |
A l'intention de Guillaume le bouquiniste : l'ironie passe souvent mal par écrit. A la lecture, votre commentaire m'a paru ouvertement raciste, c'est pourquoi je l'ai supprimé. Je suis rassuré d'apprendre qu'il n'en est rien : )
Je l'ai tout de même supprimé quand vous l'avez reposé, tout simplement pour éviter que d'autres internautes interprètent mal vos propos, et accusent Rue89 de laisser des commentaires racistes en ligne.
N'oubliez pas que votre commentaire peut être lu par des centaines d'internautes, qui n'ont pas tous le même sens du second degré. Mieux vaut ne pas jouer avec le feu.
Au plaisir de vous lire à nouveau, sans ambiguïté cette fois : )
yannG
De
21H39 | 31/05/2007 |
Parler de races humaines est tout simplement un non sens, pour rappel, une race est un ensemble d'individus interféconds. Or blancs noirs jaunes peuvent avoir des enfants entre eux. Il n'existe qu'une seule race chez l'homme, la race humaine.
D'autre part, je trouve cela un peu domage que la politique se résume en « millions de dons ».
Il faut s'appeler Martin Bouygue ou Arnaud Lagardere de nos jours pour avoir le droit de participer à la vie politique. Et ce qui est le plus inquiétant dans tout ça c'est que l'émergence de nouveaux partis sera de plus en plus difficile tandis que les deux partis majoritaire auront le champ libre pour exercer leur dictature ou mettre en évidence leur incompétence. Et cela est aussi vrai pour les Etats-Unis que pour la France.
De
22H07 | 31/05/2007 |
Quelqu'un, plus haut dans l'enfilade, a comparé Hillary Clinton à Ségolène Royal.
Pourtant il n'y pas beaucoup de points communs entre ces deux femmes politiques, tant dans leur manière d'être (pas besoin de faire un dessin), que dans leur maîtrise respective des dossiers (idem ! ).
Barack Obama, quand à lui, est certes un brillant orateur avec un passé de militant social et communautaire atypique pour un candidat à une élection présidentielle, mais il lui reste à démontrer qu'il possède les capacités nécessaires pour assumer éventuellement la plus haute fonction politique.
Jusqu'à présent on ne l'a guère vue au Sénat en tant que force de propositions (à l'inverse de Hillary). C'est peut être pourquoi sa popularité est moindre chez les démocrates que dans le grand public en général.
En outre si il polarise moins les passions que Mme Clinton, son positionnement contre la guerre en Irak risque de le rendre, s'il est choisi comme le candidat démocrate en 2008, vulnérable à l'accusation d'être un défaitiste, voire pire, que ne manquera pas de faire la redoutable machine électoral du GOP (le parti républicain).
Bye
Olivier Stable
De
23H28 | 31/05/2007 |
J'ai l'mpression que Rue89 aime bien la question raciale - apres les arabes a la comedie francaise - tout un article sur Obama ou on apprend presque rien de ses projets politiques (un neo-kenedy d'apres un soutien neo-conservateur) mais ou tout tourne sur la race ; etrange vision de la politique ? ? ? La ligne editoriale de Rue89 parait assez obsessionnelle sur cet aspect - qui de surcroit me semble bien injuste pour la politique americaine… encore la tendance a la simplification : la femme (sego) vs l'homme (sarko) ; blanc vs noir… on aimerait des articles de fond avec des analyses politiques : par exemple quid des differences entre Clinton et Obama ? C'est vraiment aborder le probleme par le petit bout de la lorgnette - franchement trouble. Faudrait bosser un peu a Rue89 au lieu de nous balancer des articles creux. Je sais c'est gratuit mais quand meme faut pas pousser. Ca laisse mal augurer de la couverture de la prochaine election presidentielle US - que de superficialite tout de meme…
De Santiano
00H01 | 01/06/2007 |
J'ai l'mpression que Rue89 aime bien la question raciale - apres les arabes a la comedie francaise - tout un article sur Obama ou on apprend presque rien de ses projets politiques (un neo-kenedy d'apres un soutien neo-conservateur) mais ou tout tourne sur la race ; etrange vision de la politique ? ? ? La ligne editoriale de Rue89 parait assez obsessionnelle sur cet aspect - qui de surcroit me semble bien injuste pour la politique americaine… encore la tendance a la simplification : la femme (sego) vs l'homme (sarko) ; blanc vs noir… on aimerait des articles de fond avec des analyses politiques : par exemple quid des differences entre Clinton et Obama ? C'est vraiment aborder le probleme par le petit bout de la lorgnette - franchement trouble. Faudrait bosser un peu a Rue89 au lieu de nous balancer des articles creux. Je sais c'est gratuit mais quand meme faut pas pousser. Ca laisse mal augurer de la couverture de la prochaine election presidentielle US - que de superficialite tout de meme…
à Santiano
De SaraKa
09H40 | 01/06/2007 |
Pour avoir suivi la couverture de la précédente élection US sur les blogs des créateurs de Rue89, je peux vous le dire… vous allez en avoir pour votre argent, c'est passionnant !
Ce genre d'articles est intéressant aussi parce qu'il prend la température de la population. Si cette population interrogée trouve que la question « raciale » (parce que c'est le mot utilisé aux Etats Unis)est importante, alors Rue89 en parle, et c'est normal : ce sont ces gens-là qui vont aller voter !
De
00H11 | 01/06/2007 |
@ Gaston Lagaffe,
je comprends votre point de vue, le respecte, et sans doute même le partagerais-je dans un autre contexte, mais dans le cadre d'un article tel que celui-ci, je trouve pour ma part peu utile le fait de s'attarder sur la forme plutôt que sur le fond ; )
Juanito
De
03H38 | 01/06/2007 |
Il y a en fait beaucoup de noirs americains qui considerent que Obama n'est pas assez « noir » parce qu'il est non seulement a moitie africain mais en plus parce qu'il n'a pas baigne dans la culture africaine-americaine puisqu'il a ete eleve par une mere blanche a l'etranger et a Hawai.
Le probleme d'Obama et de Clinton est qu'en fait, malgre leur « celebrite » ce sont les moins qualifies de tous les candidats : ceux qui ont le moins d'experience au pouvoir et le moins de competence. Certes, Obama est tres eloquent et extremement intelligent mais encore faudrait-il qu'il ait un programme… il ne suffit pas de bien parler… quant a Clinton, c'est un personnage glacial qui divise beaucoup les democratesc ; les republicains adoreraient qu'elles soit choisie comme candidate, ils s'en frottent les mains car le passage a la maison blanche des Clinton a vu scandale apres scandale…et qui aurait envie d'avoir eu comme presidents/e : Bush-Clinton_Bush-CLinton…
De
05H49 | 01/06/2007 |
En france un noir cherche du travail alors que au Etats-Unis il se présente o élection
De
08H03 | 01/06/2007 |
A côté d'une candidate aussi POURRIE qu'Hillary Clinton (favorable aux armes à feu et à la peine de mort, soutenue par le business le plus réactionnaire, conservatrice sous des abords libéraux)Barack OBAMA fait figure de sauveur !
Lui au moins pourra comprendre le problème racial, la pauvreté, et donner un nouvel élan à l'Amérique.
Hillary Clinton a soutenu la guerre en Irak !
De ragzag
14H33 | 01/06/2007 |
(article paru sur http://politique.ragzag.com le 31 janvier 2007)
Depuis leur large succès aux élections de mi-mandat au début du mois de novembre dernier (prise de contrôle de la Chambre des Représentants et du Sénat), les démocrates s'affairent dans la perspective de la présidentielle 2008.
Si les discussions à ce sujet commencent si tôt, c'est qu'avant la campagne présidentielle à proprement parler, les principaux intéressés doivent passer par la campagne pour les primaires afin d'être intronisés par leur propre parti. De ce côté là, on est plus discipliné et plus démocratique qu'en France où la primaire est loin d'être institutionnalisée (même si le PS s'est essayé à l'expérience il y a quelques mois).
De l'autre côté de l'Atlantique, quelques figures se détachent chez les démocrates, des personnages occupent déjà le devant de la scène.
Parmi ceux-ci, l'entrée en scène d'Hillary Clinton a commencé il y a déjà quelques années. On annonce depuis longtemps qu'elle pourrait devenir la première femme présidente des Etats-Unis d'Amérique. Le 20 janvier, elle franchissait le pas en annonçant la création d'un comité exploratoire, lui permettant de commencer à lever des fonds de campagne.
Et des fonds, elle en a pourtant en réserve grâce à son ancien président de mari. Qu'on ne se demande plus pourquoi elle lui a pardonné ses frasques avec Monica Lewinsky, elle en a besoin de Bill. C'est lui qui va réactiver ses réseaux de donateurs, et ce sont également les conseillers de Bill qui travaillent pour madame.
Hillary aura toutefois un bel handicap à surmonter : tenter de faire oublier qu'en 2002 elle avait approuvé la guerre au Sénat… Rappelons par le fait que les démocrates doivent leur force d'aujourd'hui à la faiblesse républicaine quant à la guerre en Irak et l'embourbement de l'administration Bush.
Autre point dont Hillary Clinton devra se méfier : la concurrence.
Et oui, ce serait tellement facile si elle était toute seule… Mais non, son rival le plus sérieux a déjà fait naître une véritable ferveur autour de lui : il s'appelle Barrack Obama et il lui a même grillé la politesse en annonçant la création de son comité exploratoire le 16 janvier dernier.
Si Hillary serait la première femme présidente, Barrack serait le premier noir (et même le premier à disputer la course s'il était investi). Pour le portrait rapide, sachez que le candidat a 45 ans, qu'il est avocat spécialisé dans les droits civiques, et qu'après avoir connu une ascension fulgurante au sein de son parti, il est devenu sénateur de l'Illinois.
Autre atout de taille, et contrairement à sa rivale, Barrack Obama s'est opposé dès le départ à la guerre en Irak. Aux Etats-Unis, on parle de véritable « obamamania » pour ce personnage qui se présente comme une incarnation du rêve américain.
Alors trop jeune et trop inexpérimenté Barrack ? La réponse en août 2008, date de la primaire.
De
18H57 | 01/06/2007 |
Bonjour,
Merci pour tout votre travail, vous avez tous mes encouragement. Cependant, j'ai quelques remarques sur l'article parlant de Barak Obama.
Cet article est intéressant, mais il comporte des maladresses qui frisent l'amateurisme. Ou alors, il n'a pas été relu par un francophone.
« Et c'est une partie de sa force, cette indéniable “habilité” à “sentir” toutes les audiences. »
« audience » : anglicisme grossier. En français, on dit « public ».
Comme l'ont souligné de nombreux lecteurs, l'emploi répété des mots « race » et « raciale » est également malheureux. En France, pays infiniment moins raciste que les USA, on dit « ethnie », par exemple. On dirait que l'auteure n'est pas francophone, ce qui n'est pas un problème, mais il faut qu'un Français la relise.
L'emploi répété de guillemets est également maladroit. La langue française compte largement assez de mots pour ne pas avoir recours à ce genre de facilité.
« Donateur » s'écrit avec un seul « n ». J'imagine que vous n'avez pas de correcteur humain, mais les articles ne sont même pas passés au correcteur de votre traitement de texte ?
« A la mi-avril, il crée la sensation lorsqu'il annonce le pactole amassé depuis le début de l'année : »
En français, à la différence de l'anglais, il faut un espace avant « : »
Répétition. Le mot « tête » est répété dans la même phrase.
« électivité » a un sens très obscur dans cette phrase, même entre guillemets. C'est un terme utilisé principalement en chimie.
« Clyburn n'a endossé aucun un candidat, »
Grossier anglicisme, traduction littérale de « endorsed ». On « endosse » une responsabilité et on « soutient » un candidat. Si ce texte est une traduction, elle est médiocre.
« les premiers pas de ce politicien atypique, opposé à la guerre dès la première heure, laisse augurer d'un changement des mentalités. »
Faute d'accord. Il faut écrire « laissent ».
Je respecte vos efforts et votre dévouement. Cependant, je pense qu'il vous faut engager, et payer, un correcteur professionnel si vous souhaitez gagner une réelle légitimité. Je sais que cela représente une dépense et je comprends que vos moyens sont pour l'instant extrêmement réduits.
Merci encore et bon courage !
De
19H17 | 01/06/2007 |
barack et non barak,
vous avez oublié un s à encouragement,
électivité, même si d'un emploi rare, signifie « fait d'être électif »
vous feriez mieux de vous relire et de consulter un dictionnaire avant d'épingler les autres, faute de passer pour un amateur
De setrak
23H24 | 01/06/2007 |
Merci au Courageux anonyme de 19H57 pour les fautes qu'il a relevées, j'ajouterai qu'on peut enlever « un » à la phrase « n'a endossé aucun un candidat » et rajouter « pas » à la phrase « ce n'est pour entendre »,
est-ce que Maria Pia Mascaro peut les corriger ?
MERCI
De Maria Pia Mascaro (auteur)
Journaliste | 00H01 | 02/06/2007 |
c'est fait Setrak,
merci
à Maria Pia Mascaro
De
05H31 | 02/06/2007 |
Ah et remplacer « habilité » par « habileté » ainsi qu'enlever la majuscule à « Sénateur » (wish I could do it myself in 1 click)
; )
De Maria Pia Mascaro (auteur)
Journaliste | 13H58 | 02/06/2007 |
à courageux de 06h31
je voulais bien parler d'habilité (qu'on peut écrire avec ou sans h) au sens de « qualité qui rend apte à ».
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 05H57 | 04/06/2007 |
Le pourcentage d'Américains ayant des préjugés raciaux est suffisant pour créer un handicap insurmontable dans un campagne présidentielle où les partis ne seront séparés que par 2 ou 3% des suffrages. Obama ne sera donc pas le candidat démocrate. Le nombre de ceux qui ont des préjugés sexistes est moindre, mais non négligeable. Pensez donc à Gore ou a Edwards, sans quoi un Républicain sera élu. Cela en supposant, qu'il existe encore des élections honnêtes aux USA, ce dont il est permis de douter.
http://www.nouvellesociete.org/5139.html
Pierre JC Allard
De
11H00 | 04/06/2007 |
Je suis de la RD CONGO.
Ce Monsieur, OBAMA, me plait beaucoup !
J'ai parle de lui a un collegue, il m'a retorque qu'un noir ne deviendra « jamais » President des USA avant 50 ans… Il a souleve le probleme de la « vengeance »… Obama, selon, mon ami se vengerait des blancs.
Le monde a des problemes… les USA sont mieux places pour donner des remedes a ces problemes. Obama president ne fera que l'attraction et l'effet surprise d'un homme de couleur a la Maison Blanche mais, Hilary Clinton a la Maison Blanche travaillera pour donner le punch aux relations Internationales, ce que, malheureusement Bush ne peut plus tenter de faire a cause de son entetement vis-s-vis de ses partenaires.
Je l'aime bien, Obama. Il aura sa chance, prochainement.
Franck LOKAMBA
De
10H36 | 13/06/2007 |
Obama va être élu président des Etats-Unis d'Amérique parce que sa campagne a commencé depuis 2001 avec la saison1 de 24 Chrono