A quoi sert un comité de soutien français à Obama ?
BHL, Jack Lang, Sonia Rykiel, Pierre Bergé… Du beau linge au comité français de soutien à Barack Obama. Mais dans quel but ?
BHL, Jack Lang, Sonia Rykiel, Pierre Bergé… Il y a du beau linge au « comité d'honneur » du comité français de soutien à Barack Obama. Dans quel objectif exactement ? Gagner les délégués des primaires de la gauche parisienne ? Ou pensent-ils sérieusement que leur opinion va peser dans l'élection américaine ?
Le comité français en question, c'est surtout une personne, un étudiant en école de commerce de 22 ans. Samuel Solvit a monté un site Internet, arrose les médias de communiqués comme s'ils pouvaient faire basculer le vote de Pennsylvanie.
Outre les noms déjà cités, sa liste comprend aussi, attention l'orthographe, « Frédéric Mittérand » , le politologue Olivier Duhamel, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le député Charles de Courson…
Un message en France
Ces obamaniaques français ne s'attendent pas à avoir la moindre influence sur la campagne américaine. « Je ne ne suis pas naïf quand même » , insiste l'homme d'affaires de gauche Pierre Bergé, mais c'est une « manière d'afficher des convictions » . Il soutient « quelqu'un de nouveau qui a un discours nouveau » contre « l'establishment » des Clinton et de « ce que l'on entend depuis des années » . Jack Lang dit voir en Obama un homme qui « incarne un idéal qui transcende tous les clivages » et espère que ce qu'il représente « aura une influence chez nous » . Olivier Duhamel estime que la candidature, voire l'élection d'un noir à la Maison-Blanche sont des événements « d'une telle portée historique qu'on a envie de s'y associer et de soutenir » . Il en attend un peu de « réflexion du monde politique français et des élites françaises sur le retard considérable dans la diversité » .
Que l'on se passionne en France pour ces primaires démocrates américaines n'a rien de très surprenant. Ces élections ont bien plus d'écho hors des Etats-Unis que les précédentes, note Chip Seward, démocrate américain à Paris, un des délégués d'Hillary Clinton élu lors des primaires des « démocrates de l'étranger » dont les 23 000 voix se sont réparties aux deux tiers pour Barack Obama et à un tiers pour Hillary Clinton. Sur theworldwantsobama (le monde veut Obama), des non-Américains expliquent pourquoi ils souhaitent qu'Obama soit le prochain président des Etats-Unis.
Pour quel impact ? « Ils ne peuvent pas faire grand chose à part apporter un soutien moral » , répond Chip Seward. « La loi américaine interdit aux non-citoyens de contribuer financièrement à la campagne. » Les figures politiques françaises qui soutiennent Barack Obama ont une autre idée de ce à quoi pourrait servir leur soutien : « crédibiliser l'idée qu'il est reconnu internationalement » répond le député nouveau centre Charles de Courson, qui a le sentiment qu'Hillary Clinton s'attaque d'abord à son manque de stature internationale.
Un effort contre-productif ?
Des Français qui voudraient faire campagne pour Barack Obama n'auraient-ils pas d'abord intérêt à se taire ? En 2004, le démocrate John Kerry a fait tout ce qu'il pouvait pour faire oublier ses liens familiaux à la France, tenant son cousin Brice Lalonde à distance. Son service de presse demandait aux journalistes français de lui parler en anglais, même si le candidat parlait français. C'était un an après l'entrée en guerre contre l'Irak, la France n'avait pas la côte. John Kerry cherchait aussi à échapper aux accusations d'élitisme. Des connivences françaises auraient eu l'air de le couper de l'Amérique ordinaire.
On n'en est plus là, assure le politologue Olivier Duhamel. « Le regard (américain) sur la France a évolué. On a un président plus pro-américain. Les Américains ont révisé leur jugement sur l'Irak. » Pierre Bergé estime qu'Obama est dans une problématique différente et que les soutiens à l'étranger peuvent lui profiter : « il a besoin de tous les petits ruisseaux » .
Mais dans une course au centre, qu'aurait à gagner un candidat démocrate à se targuer du soutien de Français ? Jack Lang devrait en savoir quelque chose. A l'hiver 2006, il a tenté d'organiser une tournée américaine pour Ségolène Royal au cours de laquelle elle devait rencontrer Barack Obama et Hillary Clinton… Voyage tombé à l'eau. La campagne d'Hillary clinton a nié qu'une telle rencontre n'ait jamais été prévue. Jack Lang assure que si, mais « notre charmante candidate a tout foutu en l'air » , en annulant sa tournée.
Plus généralement, l'idée d'être le candidat favori à l'étranger n'est pas forcément un avantage pour Barack Obama, note Slate. Etre le préféré du reste du monde n'a pas empêché Bush père en 1992, Al Gore en 2000 puis John Kerry en 2004 de perdre les élections.
Aux dernières présidentielles, le Guardian avait appelé ses lecteurs britanniques à écrire aux électeurs d'Ohio pour voter pour John Kerry. L'initiative avait été très critiquée aux Etats-Unis (de quoi se mêlent-ils ? ) Et quand John Kerry s'était piqué d'être le candidat favori de « dirigeants étrangers » , cela s'était retourné contre lui, le vice-président Dick Cheney présentant George W. Bush comme un président « qui ne demanderait pas la permission de l'étranger pour défendre son pays » .
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ici et là
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Déjà Obama n'est pas noir mais métis, ce qui signifie qu'il est tout aussi blanc que noir, alors arrêtez avec votre « racisme positif », oui son père est africain, mais bon sa mère était une blanche américaine. si vous tombez sur une photo de ses parents, il est plus clair que son père et plus foncé que sa mère... un métis quoi.
Ensuite j'ai tjs été partisan d'une certaine participation du Monde dans l'élection américaine, plus que toute autre élection présidentielle, son impact est aussi importante pour un grande partie de l'humanité que sur sa population locale. demandez juste aux irakiens, iraniens, syriens, palestiniens, israéliens, sud-américains, européens, géorgiens, etc... si cette élection et les scrutins passés vont avoir une influence sur leur vie de tous les jours... ! J'avoue que ça reste au stade du délire, mais honnêtement cette influence est réelle.
Pour finir, souvenons tout de même que l'échiquier politique américain va du Modem (à sa gauche) jusqu'au MPF (à sa droite) sans passer par la case socialisme. alors quand je vois des membres du PS se rallier aux candidats démocrates, je me dit que le PS est bel et bien mort, et qu'il devrait sans doute changer son nom, n'ayant de socialiste que le nom, et encore !
Je suis persuadé que ce genre de comité ne sert strictement à rien, les gens qui ont font partie connaissent même sans doute tout aussi bien le programme de Obama que les soutiens de Ingrid Bétancourt, du Dalai Lama et du Tibet Libre les nobles causes qu'ils défendent ardemment !




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