
Investiture d'Obama : le pasteur Rick Warren serait malvenu

L'écrivain et journaliste Christopher Hitchens, auteur de « Dieu n'est pas grand : comment la religion empoisonne tout » et du « Petit athéiste : lecture essentielle pour les incroyants », s'insurge contre l'invitation faite au très controversé pasteur conservateur Rick Warren à prononcer l'invocation religieuse le jour de l'investiture de Barack Obama, le 20 janvier.
Il est tout à fait possible de faire une remarque d'une intolérance sectaire qui soit en même temps factuellement exacte et moralement acceptable. Ainsi, lorsque le pasteur Bailey Smith, proche du défunt évangéliste Jerry Falwell, affirme que « Dieu n'entend pas la prière d'un juif », j'étais entièrement d'accord avec lui. Mais parce que je ne crois pas à l'existence d'un être supérieur qui entendrait les prières de quiconque.
Mais si un orateur dit qu'il existe bien un paradis, mais qu'il vous sera interdit si vous êtes juif, ou que les mormons sont une secte et une fausse religion alors que les autres sont les vraies, là vous savez qu'un vrai sectaire a parlé ! Voilà le monde merveilleux des évangélistes américains !
Est-ce qu'on a vraiment besoin de ces foldingues et sales types le jour de l'intronisation du prochain président des Etats-Unis ?
Rick Warren, pasteur de l'église Saddleback, en Californie, était récemment invité à une rencontre de l'Institut Aspen et s'est vu demander par une participante s'il pensait qu'une juive comme elle pouvait espérer une place au paradis. Il lui a répondu négativement. Il n'avait pas le choix, puisqu'il obéit à une théologie qui estime que seuls ceux qui croient en Jésus pourront être sauvés.
Obama ne connait-il pas la toile de fond idéologique de ce pasteur ?
Il est également exact que Rick Warren considère comme son mentor un homme nommé Wallis Amos Criswell, qui est à l'origine de la dérive vers la droite de l'église baptiste dans les années 60. A droite est un mot faible car il s'opposait à toute implication des églises baptistes dans la lutte pour les droits civiques. Pour Rick Warren, Criswell est « le plus grand pasteur américain du XXe siècle » ; il a raconté un grand moment de mysticisme personnel, dans les années 70, en compagnie du pasteur.
Nous avons donc le droit de poser à chaque membre de l'équipe de transition d'Obama, jusqu'à ce qu'ils nous répondent de manière satisfaisante, les questions suivantes :
- Warren sera-t-il invité à la cérémonie solennelle d'inauguration sans avoir à renier ce qu'il a dit sur le salut interdit aux juifs ?
- Sera-t-il autorisé à prononcer l'invocation religieuse à la nation sans pour autant désavouer ce que son mentor a pu dire sur les droits civiques, et ce que son principal disciple a dit des mormons ?
- Les Américains seront-ils conduits par la prière dans la nouvelle administration, qui devra faire face à un Iran potentiellement nucléarisé ou à un Pakistan qui l'est déjà, par un pasteur à moitié analphabète qui a grandi dans l'idée que l'apocalypse est le chemin souhaitable de la rédemption ?
Barack Obama est en train de découvrir que son boulot est d'être le président de tous les Américains, tout le temps. S'il le souhaite, il peut s'opposer au mariage homosexuel : c'est une question politique sur laquelle les gens peuvent être en désaccord.
S'il faut un prêtre, qu'on en choisisse un sans appartenance partisane
Mais l'homme qu'il a choisi pour prononcer l'invocation [religieuse] inaugurale est un infatigable homme d'affaires religieux qui récolte beaucoup d'argent sur la base d'un programme qui estime que certains Américains -les non-chrétiens, les chrétiens du mauvais type, les homosexuels, les incroyants- valent bien moins que son magnifique troupeau de donateurs éligibles à la rédemption.
Ceci n'est pas acceptable. Se pourrait-il qu'Obama ne connaisse pas la toile de fond idéologique de ce pasteur ? Cela pourrait être possible si l'on repense à la manière dont il a toléré l'odieux Jeremiah Wright [son pasteur de jeunesse à Chicago, qu'il a dû répudier pendant la campagne électorale en raison de ses propos antiblancs, ndlr].
Ou se pourrait-il que, connaissant les penchants de Warren pour le racisme, la superstition, et le sectarisme, il pense (comme pour Wright) qu'il peut être politiquement utile d'attirer cette communauté ? Dans les deux cas, l'idée est terrifiante.
Un président doit évidemment utiliser sa fonction pour chercher à se faire réélire, élargir sa base, attirer à lui de nouveaux partisans. Mais le jour de son investiture est l'une de ces journées où il n'a pas le droit de faire ça. C'est un jour qui appartient aux électeurs et à leurs familles, qui sont appelés à constater qu'une longue tradition d'alternance pacifique est respectée, même les années où le résultat est contesté.
Je suis personnellement d'avis qu'il n'y a pas besoin d'invocation religieuse. Mais si nous devons vraiment avoir un prêtre, qu'on choisisse un bon vieil hypocrite sans appartenance partisane, pas un bateleur assoiffé de publicité qui pense que des millions de ses compatriotes sont voués à l'enfer parce qu'ils ne correspondent pas à ses critères minables.
► Lire aussi la version intégrale en anglais.
Photo : Barack Obama et le pasteur Rick Warren lors d'un sommet sur l'Eglise et le sida à Lake Forest en décembre 2006 (Mark Avery/Reuters).
- 14867 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















77
(Pour réagir, connectez-vous)
à Pascal Riché
De jfko
Infosophe | 23H06 | 21/12/2008 |
« La constitution américaine est dénuéE de toute évocation religieuse. » Ah bon ? …
»…mais, aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d'aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l'autorité des Etats-Unis. » Article VI.
« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion… » 1er amendement.
à Pascal Riché
De agnès93
citoyenne | 23H49 | 21/12/2008 |
Oui, mais selon l'article IV de la Constitution , lors de l'investiture, le nouveau Président doit prêter serment et défendre la Constitution, l'usage veut qu'une Bible soit utilisée.
Lors des procès, il faut jurer sur la Bible de dire la vérité.
Aux USA, on trouve des Bibles dans tous les hôtels et motels. Sans oublier le « In God we trust » sur le dollar
à Pascal Riché
De agnès93
citoyenne | 00H04 | 22/12/2008 |
Le texte officiel qu'un président doit prononcer comporte une mention religieuse : so help me God
Voici le texte :
« I do solemnly swear (or affirm) that I will support and defend the Constitution of the United States against all enemies, foreign and domestic ; that I will bear true faith and allegiance to the same ; that I take this obligation freely, without any mental reservation or purpose of evasion ; and that I will well and faithfully discharge the duties of the office on which I am about to enter :
So help me God. “
De Julien_73
ingénieur | 17H59 | 21/12/2008 |
Bonsoir,
Quel est l'intérêt d'un article contenant un avis personnel extrême et des insultes ?
Avis personnel extrême et prosélytisme :
« Dieu n'est pas grand : comment la religion empoisonne tout »
« je ne crois pas à l'existence d'un être supérieur »
« Ceci n'est pas acceptable. », « Je suis personnellement d'avis qu'il n'y a pas besoin d'invocation religieuse. »
Insultes (extraits) :
« remarque bigote », « un vrai bigot », « mecs bizarres et louches », « un pasteur à moitié analphabète », « l'odieux Jeremiah Wright », un prêtre est « un bon vieil hypocrite », « ses critères minables »
Chacun son avis, mais le minimum, à mon avis, est d'être respectueux ! ! !
Cordialement,
Julien
à Julien_73
De Nicrom
19H08 | 21/12/2008 |
Dire qu'un propos n'est pas acceptable et qu'on ne croit pas en Dieu serait « extrême » et « insultant » ? ? ? ? ? Autant se faire lobotomiser tout de suite… Vous voulez nous interdire d'avoir des opinion, Julien ? Vous voulez qu'on supprime en France toute possibilité d'échanger des points de vue opposés. vous allez dans le sens de la b^tise dominante Julien. Quelle tristesse, et comme on doit s'ennuyer chez vous !
à Julien_73
De OISANS38
retraitée | 19H24 | 21/12/2008 |
Le jour où un « religieux » me respectera, moi qui ai renié ma religion, je le respecterai.
De jfko
Infosophe | 23H03 | 21/12/2008 |
L'intérêt d'un tel article est de démontrer, si besoin était, l'influence phénoménale du « fait religieux » dans le monde et aux USA en particulier.
Je ne vois rien dans les propos de Christopher Hitchens qui puisse être qualifié d'« extrême » ou « insultant ». « Ne pas croire en l'existence d'un être supérieur » me semble juste une conviction tout à fait respectable. En revanche, affirmer que « Dieu n'entend pas la prière d'un juif » est, à mon sens, une véritable insulte envers une personne de confession juive.
Et même si, comme C. Hitchens, « je ne crois pas à l'existence d'un être supérieur qui entendrait les prières de quiconque », je ne pense pas manquer de respect en traitant quiconque de bigot (de l'anglais « Bî God », c'est à dire « Par Dieu »).
à Julien_73
De mass0
athée et citoyen du monde | 10H55 | 22/12/2008 |
Un ingénieur qui croit en une force omnipotent et pour moi une insulte plus « extrême » que tout ce que vous avez cité.
à Julien_73
De Gaspard.L-J
étudiant | 13H10 | 22/12/2008 |
Julien,
Tu peux tout à fait contester le ton de cet article. L'auteur est un athée anticlérical, spécialiste des pamphlets contre les évangélistes. Les croyants convaincus étaient prévenus, ça n'allait pas faire dans la finesse. Tu relèves certaines expressions que je trouve moi-même inappropriées à un discours public.
Par contre, j'ai du mal à voir comment tu fais le lien entre un langage partisan et l'intérêt du sujet évoqué : la place du fondamentalisme religieux en politique. L'espace politique démocratique assure la représentation de tous ; le fondamentalisme établit une hiérarchie au sein de l'humanité entre croyants et non-croyants : il y a là une profonde incompatibilité. Cf l'exemple des juifs dans l'article.
Est-ce une question négligeable à tes yeux ?
Une dernière chose : Comment peux-tu ranger la phrase « Je suis personnellement d'avis qu'il n'y a pas besoin d'invocation religieuse » dans la catégorie bien pratique du « prosélytisme » ? Dire : « je ne pense pas que la prière soit utile dans la vie », c'est de l'intolérance « extrême » ? Pourtant, ça concerne strictement un choix de vie personnel.
Si tu veux mon humble et sceptique avis , c'est plutôt ta classification qui touche, parfois, à l'avis extrême.
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 19H03 | 21/12/2008 |
Quand la constitution US a été proclamée le 17 septembre 1787. Il n'était pas question de séparation de l'église et de l'état. Et ils n'en ont jamais changé. Ils n'ont pas acquis notre culture anti-cléricale. Nous sommes choqués ou amusés quand dans les discours, les interviews, les films etc. nous les entendons invoquer Dieu autant que peuvent l'invoquer les musulmans ou autres monothéistes. Plus encore leur constitution permet une totale liberté de culte, ce qui permet la multitude de sectes de tous poils et qui ne se privent pas de proliférer. Les évangélistes, particulièrement prosélytes, mêlant religion et affaires commerciales juteuses, se comportent, aux US, comme en terrain conquis. La démonstration de sa religiosité, par un candidat, est quasiment une obligation pour celui ou celle qui brigue les voix des électeurs qui adorent la démagogie.
Les « évangélistes » sévissent aussi dans notre pays où leur audience est encore confidentielle au sein de la fédération protestante française. Mais leur activisme peut nous faire trembler.
Exemple d'une de leurs maximes en exergue devant un de leur temple : « Il faut croire pour comprendre, et non comprendre pour croire. “
à jabier
De LeMans
consultant | 15H20 | 22/12/2008 |
La séparation de l'église et de l'état dans la constituition américaine n'est peut-être pas aussi clairement définie que dans la constitution française. Mais l'article 6 stipule néanmoins que :
« [N]o religious Test shall ever be required as a Qualification to any Office or public Trust under the United States. »
(http://www.usconstitution.net/consttop_reli.html#original)
Un président a donc le droit d'exprimer ses convictions religieuses, mais rien ne l'y oblige. Par exemple le « so help me god » lors de l'investiture est facultatif.
(http://en.wikipedia.org/wiki/Oath_of_office_of_the_President_of_the_Unit…)
Les candidats et les présidents invoquent peut-être leur dieu à tout bout de champs, en particulier pour récupérer les voix des chrétiens, mais en aucun cas il n'y a, au niveau constitutionnel, de « mélange » entre l'église et l'état.
à LeMans
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 14H31 | 23/12/2008 |
Il n'empêche que l'usage (la tradition) exige que les candidats se déclarent religieux : Kennedy était catholique déclaré et c'était un évènement rare… à chaque niveaux de la vie démocratique US : gouverneur, district attorney, sénateurs, shérif etc. il faut dire qui on est intimement. La religion et notamment les « évangélistes » imprègne profondément la vie politique des USA.
De lanterne rouge
à cheval sur mon yawl | 19H16 | 21/12/2008 |
les religions relient parfois (souvent ? ) entre eux les haineux, c'est atterrant…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 10H19 | 22/12/2008 |
D'après ce que j'ai lu sur le site du Huffington Post ce jour, il n'y aura pas seulement un pasteur chargé de faire l'« invocation », mais deux, l'autre étant de tendance beaucoup plus progressiste. J'oublie son nom (ce n'est pas une célébrité), mais il est cité dans ce journal du web.
Obama n'a pas fait mystère de ses intentions : il est le président de tous les Américains, y compris ses opposants. Non seulement, il entend cette notion au sens strict (on verra à l'usage s'il se base sur elle pour sa politique effective ; a priori, ce sera difficile ! ), en tout cas au présent stade où il ne doit pas courir le risque d'une cassure populaire avant même sa prise de fonctions. La composition de son équipe de gouvernement (finalement assez neutre, avec deux républicains dans des postes importants -- défense et transports -- et des démocrates sensiblement moins « à gauche » que lui-même ou ses amis proches) reflète cette orientation, qui lui a peut-être valu, sinon de remporter la présidentielle, du moins de gagner certains états clés (Ohio, Floride, entre autres).
Faire un rapprochement entre Warren et Wright est absurde, et à ce propos, Chris Hitchens a connu de meilleurs jours (notamment dans la NY Review of Books). Wright n'a pas le pouvoir médiatique d'un Warren, et sur le plan social ils sont à l'opposé l'un de l'autre. Wright est un pasteur du ghetto, fût-il partiellement « bourgeois », et un partisan du pouvoir noir, ce qu'Obama n'a incarné à aucun moment ! De plus, Wright n'a pas vraiment fait de commentaires anti-blancs, il a souligné dans des interviews diffusées auprès du grand public pendant la campagne électorale qu'il maintenait son « Dieu damne l'Amérique ! » prononcé dans un sermon très antérieur.
Hitchens, enfin, se contredit : on ne peut être athée (et non pas athéiste, soit dit en passant) et tolérer simultanément, même avec réticence, le principe de l'« invocation » telle qu'elle est couramment pratiquée. En suggérant qu'un pasteur plus neutre aurait dû être choisi, Hitchens se définit comme un déiste de fait, comme nombre des pères fondateurs et des citoyens actuels des USA.
De héliotrope
20H01 | 21/12/2008 |
Il est difficile de parler de futur quand même le présent n'existe pas encore, non ?
De Barack Obama, j'ignore tout et ce que j'ai appris de lui n'est que la somme d'informations que tous les médias délivrent et que j'ai, à un moment ou à un autre enfoui dans un petit coin de ma mémoire. Je n'ai fait aucun tri. L'information est généralement peu ou pas objective en soi. On ne retient de l'information juste ce que notre angle d'observateur ou d'auditeur nous a laissé entrevoir. Alors parler de vérité est déjà une insulte au bon sens.
Attendons l'investiture puis attendons que le président des Etats Unis avance et travaille.
On ne tire éloges et/ou critiques que sur un bilan, toujours passé. Les résultats ne se mesure jamais dans le futur mais au présent. Puis le bilan se mesure toujours mieux quand les gens ne sont plus là.
De Georges W. Bush, dès son départ, tout pleuvra de partout pour le critiquer de toutes parts, à tort ou à raison.
Il faut laisser les gens travailler.
Il y a de surcroît, toujours, en Occident en tout cas, des échéances électorales qui permettent à tout un chacun d'orienter le sens de l'histoire.
Et l'Histoire avec un grand « H », depuis qu'on l'étudie, n'a été que l'histoire des vainqueurs, jamais celle des vaincus. Il y a là aussi une vision partisane et biaisée de l'histoire, comme si, ceux qui perdaient, n'avaient jamais existés.
Mais tous le monde s'en accommode quand il chante sous son drapeau son hymne national.
Facile, facile.
Comme l'esclavage, on ne parle jamais dans l'histoire des esclaves, mais seulement des trafiquants et des esclavagistes.
Il n'y a guère que Howard Zinn (Une histoire populaire des Etats-Unis De 1492 à nos jours - Mémoire des Amériques - Editions Agone, http://www.atheles.org/agone/memoiressociales/unehistoirepopulairedeseta…) pour avoir eu le courage, avec trop peu d'autres écrivains-historiens, de présenter l'histoire des Etats Unis autrement. Il a simplement changé la position du regard porté sur les événements, porté en particulier du côté des indigènes américains et du côté également des esclaves noirs. Et il n'a surtout pas oublié une frange majoritaire, les immigrés européens, tous ceux qui font l'histoire depuis 1492…
Ainsi avance l'espèce humaine, pleine d'espoirs mais aussi de certitudes et de convictions.
Quand elle aura bouté dans l'oubli et le banissement à coup de pied dans le c.. tous ces religieux de tous les continents, coupable depuis l'apparition de l'homme, de plus de 90% des morts par faits de guerre, alors oui, ce jours là, je pourrai dire, non pas « Je crois ! » mais « Je sais ! ».
La foi est le poison des vivants. La foi ne repose sur rien. Elle est un outil puissant de politique. Et l'histoire, lue autrement, nous le démontre chaque jour. Les religions sont le cancer de la philosophie, des arts, de la culture et de la connaissance.
Dans quelques années, si votre regard change, alors vous pourrez dire ce qu'a été le travail de Barack Obama ou de n'importe quel autre dirigeant.
Gardons la tête froide. Et remettons chaque jour en relief ce qui nous convainquait hier contre vents et marées.
Pour ma part, ma vision est aussi mouvante que le temps qui passe.
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 20H18 | 21/12/2008 |
bien au contraire, cette présence est souhaitable !
Sinon, comment démontrer que le sieur Obama n'est que fumée qui cache la continuité.
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De Avembe
Enseignant | 20H30 | 21/12/2008 |
De Waldo , pas mal du tout ! ! ! ! ! !
perso je suis ecoeuré par ce Warren
Tant de gens se sont battus pour élire ce mec et Warren a tant travaillé et triché contre Obama et au final cette enflure de pasteur va bénir l'investiture…moi j'appelerai ça plutôt une malédiction ! ! ! ! ! ! ! !
ce qui se sont battus vont vraiment sentir qu'on leur a VOLE la célébration…je ne comprends vraiment pas cette obsession que ce futur président a pour le consensus…c'est insultant pour les Juifs, les Musulmans, les Bouddhistes , les Homosexsuels etc…
C'est insultant et je souhaite qu'on fasse bien comprendre cela un jour à Obama
De Chavezitto
Technicien de la vie | 21H05 | 21/12/2008 |
Les religions devraient être appréhendée dans la société comme une liberté essentiellement privée, un choix personnel réservé comme « adhésion à un club de gym, de lecture, de gays/lesbiennes, de football etc … Elles doivent se tolérer mutuellement, se respecter .
La démocratie véritable, puisqu'elle doit représenter équitablement les différences d'un peuple, ne peut, ne doit pencher vers aucune doctrine ; elle DOIT être laïque et émancipée de toute influence cléricale, hotodoxe, sectaire ou autre !
La liberté de confession dépendant au départ elle même … de la libre pensée, la liberté de la pensée commence ici …
Compatissons aux athées mandataires américains de devoir subir des onctions contre leurs convictions … Dieu les garde de près ceux là aux States . Étrange pourvoyeur de démocratie par la force que ce pays interdisant la fonction suprême à un libre penseur qu'il soit athée ou non capitaliste .
De entitée
22H06 | 21/12/2008 |
… ce type est pas forcement de la meilleure compagnie qu'il soit mais c'est peut une ouverture d'esprit que de le laisser faire cette priere… donner une place à tout les idées c'est mieux que mettre un voile noir sur ce que l'on ne trouve pas juste et par la suite devenir comme ceux que l'on critique [pr la précision je suis chrétien non-pratiquant]
De giamato
Coordinateur associatif et artistiq... | 22H57 | 21/12/2008 |
Cet article ne se veut pas objectif, mais il est une réponse personnelle de l'auteur face à sa propre déception et impuissance face à un fait (l'investiture de M. Obama) et ses tenants religieux.
L'auteur ne respecte pas M. Obama ni les personnes aux points de vue religieux ( d'ailleurs on ne dit pas évangélistes mais évangéliQUES). Comment veut il être respecté en retour ?
Du coup, tout nos bon athés - ignorants francophones se réveillent et cassent du sucre sur les bouffons - faibles - à bruler dans les fours de religieux. Pathétique.
Allez pour ceux qui veulent se refaire un avis sur la question de la religion, jetez un coup d'oeil sur http://blog.unjourdeplus.com/2008/12/13/19-esoterisme-mode-demploi/
ca parle de la relation entre nous bons francais et l'ésotérisme ( tiens, 50% des francais en sont fan…il y adonc dedans des athés ET des religieux…)
PS : je ne suis ni un athé ignorant ni un religieux fanatique…
De Marie-France
Toujours ailleurs | 23H04 | 21/12/2008 |
Je suis très déçue d'apprendre cela. Je croyais qu'Obama apporterait un changement, mais si les évangélistes, « Born Again » et autres droitistes religieux conservent l'importance qu'ils avaient, c'est mal parti.
N.B. il s'agit bien des EVANGELISTES
De satorarepo
plein sud | 23H40 | 21/12/2008 |
la religiosité est une pathologie (halucinations auditives ,visuelles),et elle n'est pas tant l'expression de l'amour de dieux que la détestation de sa création(si il ya création.. à quel moment ? ).c'est la cause de destruction de civilisations et de cultures entieres,c'est la principale cause de division entre humains.les américains cherchent à se donner bonne conscience par tout les moyens,et la religion la leur a toujours donné pour commetre les pires exactions (eux comme nous,comme toutes les religons « révélées »). A par ça ,la terre est plate le soleil tourne autour,et j'en passe.
De Théophile KOUAMOUO
Journaliste | 23H41 | 21/12/2008 |
Je suis en train de lire un livre très intéressant de Rick Warren : « Une vie motivée par l'essentiel ». Il ne me semble pas avoir lu des propos d'un déséquilibré mais d'un chrétien à la profondeur spirituelle certaine. Pour le reste, l'extrêmisme laïcard est épuisant, et un athée militant n'est pas forcément très bien placé pour avoir une analyse raisonnable d'un des aspects majeurs de la culture américaine.
« I have a dream » et Martin Luther King, c'est toujours le même fond évangélique, mais tout le monde fait semblant de l'oublier…
à Théophile KOUAMOUO
De satorarepo
plein sud | 23H48 | 21/12/2008 |
l'enfer est pavé de bonnes intentions
à Théophile KOUAMOUO
De l´axe du bien
12H49 | 22/12/2008 |
« l'extrêmisme laïcard est épuisant »
bois un verre d´eau bénite et une aspirine…
De satorarepo
plein sud | 23H51 | 21/12/2008 |
la religiosité nous a été imposé par la force pendant des siecles,pour entretenir le peuple dans la betise la croyance dans le merveilleux et la soumission,c'est finit.
De satorarepo
plein sud | 23H58 | 21/12/2008 |
comme si il falait etre religieux pour etre hummaniste c'est tout le contraire.
De Un compte supprime
nc | 03H40 | 22/12/2008 |
Pourquoi pas Jeremy Wright ?
De Alex Engwete
Consultant | 05H49 | 22/12/2008 |
Il faut se rendre à l'évidence : les USA, c'est une théocratie chrétienne. Ce n'est ni aujourd'hui ni demain qu'on y verra un politicien ouvertement agnostique, athée, bouddhiste ou musulman. Quant à Obama, il vient de démontrer amplement à sa base électorale, d'abord par les nominations aux postes-clés de son gouvernement puis par l'invitation lancée pour son investiture à ce bigot homophobe d'un autre âge, qu'il est un mollusque prêt à toutes les contorsions politiciennes. Si Obama continue à ce rythme, sa saison à la Maison Blanche risque de se limiter à un seul mandat !
à Alex Engwete
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 11H57 | 22/12/2008 |
Je me trompe où vous étiez un chaud partisan d'Obama pendant la campagne américaine ?