Le dernier tango de Barack Obama et d'Hillary Clinton

Hillary Clinton devrait être la prochaine secrétaire d'Etat de Barack Obama, laissent entendre l'Hillaryland et le camp Obama. Geste de magnanimité du prochain président ou suicide politique ? Obama envisage-t-il de nommer Hillary Clinton en chef de la diplomatie américaine pour travailler avec elle ou pour la neutraliser ?
Rien n'a encore été confirmé. Dans un feu d'artifices de fuites inattendues de la part de deux personnes qui avaient rigoureusement verrouillé leur communication pendant leur campagne, Hillary Clinton et Barack Obama font savoir que c'est du sérieux mais que ce n'est pas signé.
L'entourage de l'ex-première Dame a laissé entendre qu'elle aurait plus de liberté politique en restant sénatrice. D'autres raisons pourraient la faire renoncer au poste : elle a encore 7,5 millions de dollars de dettes et une place au gouvernement lui interdirait de faire appel à des contributions.
Quoi qu'il en soit, au cas où l'équipe de transition consulterait Rue89, on a pesé les avantages et les inconvénients d'un retour des Clinton à la Maison-Blanche pour le gouvernement Obama.
- Froisser la base des supporters d'Obama.
Pour les soutiens de toujours d'Obama, Hillary Clinton reste la candidate qu'ils ont passé dix-huit mois à combattre.
Pour les pacifistes, c'est la démocrate qui non seulement a voté pour la guerre en Irak mais, surtout, n'a jamais dit regretter son vote. L'aile gauche de la gauche se froisse déjà de l'absence de personnalités anti-guerre au sein du prochain gouvernement. Le secrétaire à la Défense actuel, Robert Gates, resterait à son poste. Aucun des 23 sénateurs et des 133 représentants à la chambre qui ont voté contre la guerre en Irak en 2002 ne fait encore partie des membres probables du prochain gouvernement dont les noms ont fuité à la presse.
- Obama et Hillary Clinton ont affiché des désaccords en politique étrangère
C'est sur les questions de politique étrangère -le cœur de l'activité du département d'Etat- qu'ils se sont le plus disputés pendant la campagne.
Barack Obama a cherché à discréditer l'autorité politique d'Hillary Clinton en raison de son vote sur l'Irak. Hillary l'a traité de naïf pour avoir défendu l'idée de pourparlers avec l'Iran et d'autres régimes ennemis. Elle l'a jugé inconséquent pour avoir publiquement envisagé d'attaquer des bases terroristes au Pakistan sans l'aval d'Islamabad.
- Que faire de Bill Clinton ?
La question se posera dès les auditions de nomination du Sénat. Ses activités professionnelles actuelles -ses discours rémunérés des centaines de milliers de dollars (devant notamment des grandes banques), ses levées de fonds internationales pour sa fondation- sont autant de sources de conflits d'intérêt pour l'époux d'une diplomate en chef.
On dit qu'il serait prêt à renoncer à la direction de sa fondation pendant que son épouse est au département d'Etat. Mais Bill Clinton peut-il vraiment accepter de soumettre tous ses déplacements et ses sources de revenus à venir à l'approbation du gouvernement Obama ?
- Les Clinton peuvent-ils travailler pour d'autres qu'eux-mêmes ?
Ambitieux politiquement, les Clinton ont la réputation d'électrons libres. Comme l'écrit l'éditorialiste Thomas Friedmann, « Mme Clinton pense toujours à quatre ans ou à huit ans ».
La très forte notoriété d'Hillary aux Etats-Unis comme à l'étranger peut lui permettre de faire levier sur Barack Obama en cas de désaccord. Comme le rappelle Robert Kuttner du magazine de gauche American Prospect « never hire somebody you can't fire » (n'embauchez jamais quelqu'un que vous ne pouvez pas virer).
- Obama était supposé représenter un changement de culture politique
Hillary Clinton au département d'Etat, Robert Gates à la Défense, Rahm Emanuel en directeur de cabinet, l'ex-chef de file des démocrates au sénat Tom Daschle à la Santé… Ce n'est pas un exemple de rupture avec « les vieilles politiques de Washington » comme Obama l'avait promis en campagne.
Les fans d'Obama aimaient qu'il ne fasse pas partie de l'establishment du parti démocrate, donc de la machine Clinton. Sur ce graphique de Slate, on peut apprécier la loyauté clintoniste des personnes dont la nomination a été annoncée au gouvernement d'Obama et leur expérience de Washington.

Pour Christopher Hitchens, aux années Clinton sont associés des souvenirs de leurs mauvaises fréquentations, d'affaires de corruption politique et de leur sentiment d'impunité. Parler des Clinton, c'est aussi le souvenir des divisions politiques passionnées, loin des promesses de gouvernement biparti d'Obama.
- La compétence
Connue dans le monde entier, Hillary Clinton apporte une certaine aura au poste de secrétaire d'Etat. Son patronyme est réputé et beaucoup ont gardé la nostalgie des années Clinton.
Si elle a une personnalité polarisante, la sénatrice fait l'unanimité -y compris chez les républicains- sur sa réputation de femme intelligente, bosseuse et bien plus disciplinée que son mari.
Même si Obama s'est acharné à rappeler pendant les primaires que les compétences internationales d'Hillary à la Maison-Blanche sous le mandat de son mari s'étaient résumées à prendre le thé avec des ambassadeurs, elle bénéficie d'une image de femme avertie en matière internationale.
- Le geste de réconciliation
La perspective d'une nomination d'Hillary Clinton au Département d'Etat a été saluée par des figures républicaines comme l'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger ou le néocon William Kristol du Weekly Standard.
Au sein du parti démocrate, c'est une mains tendue vers les anciens fans d'Hillary, qui avaient eu du mal à digérer que son nom n'ait pas été sérieusement envisagé pour être colistière d'Obama après les primaires.
La chroniqueuse Maureen Dowd explique que cette nomination par Barack Obama ne signifierait pas un retour des années Clinton, au contraire. Ce serait, selon elle, le symbole d'un président capable d'ouvrir son gouvernement à des fortes têtes qui ne pensent pas comme lui : « nommer un Clinton dans son gouvernement serait vraiment anticlintonien ».
Photo : Obama et Clinton en campagne à New York en juillet 2008 (Mike Segar/Reuters).
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De TARPON
13H19 | 27/11/2008 |
« nommer un Clinton dans son gouvernement serait vraiment anticlintonien ».C'est un peu la methode Villepin persuadant Chirac de dissoudre une assemblee où son parti est majoritaire …avec le resultat que l'on sait.
Par contre ,je la vois bien accepter le poste et partir tres mediatiquement dans deux ans apres les echecs repetes d'OBama.Car il va se planter ,et meme si d'autres à la meme place,se seraient aussi plantés ,c'est lui qui a la place !
à TARPON
De DBL8
Retraité | 14H47 | 27/11/2008 |
C'est ELLE qui est nommé, pas lui !
Bien sûr c'est un boulet qu'elle traine, et lui n'est pas prêt de laisser son égo de coté ; elle aussi d'ailleurs.
La neutraliser ?
Même en rêve ce n'est pas réalisable.
De Corsair
Corsaire | 13H21 | 27/11/2008 |
B. Obama est loin d'être un benêt. Pour preuve, ce qu'a publié un think thank français sur le sujet :
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
On est loin des clichés habituels.
à Corsair
De NoFun
| 16H47 | 27/11/2008 |
Est-ce que la victoire d'Obama changera quelque chose ?
Ou comme le disait mon amant , peut-on se ré-jouir sans s'illusionner ?
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 13H41 | 27/11/2008 |
Bonjour,
Obama a entendu les paroles de la dame en campagne, lui disant qu'elle, elle avait de l'expérience.
Il n'est pas initélligent, de plus ça ne l'engage à rien, si elle ne peut pas accepter le poste pour des raisons financières, elle s'est foutu dans la merde toute seule en continuant sa campagne à tout prix.
Les femmes en politiques y a qu'avoir ségolène royal et martine aubry……
j'espère que ce n'est pas général !
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 13H59 | 27/11/2008 |
Obama ne nomme pas les gens parce qu'ils sont à sa botte (comme qui vous savez) mais bien parce qu'il croit qu'ils seront les meilleurs dans un domaine précis.
à Di
De Albedo
17H59 | 27/11/2008 |
On est heureux d'avoir quelqu'un ici qui le connait si intimement : D
à Albedo
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 20H25 | 27/11/2008 |
Ah ! je voudrais bien ! Wishful thinking ! ; -)
Personne n'a besoin de connaître intimement notre cher président pour savoir qu'il ne nomme que des gens qui sont à sa botte, non ?
Pour Obama, suffit d'écouter tout ce qu'en disent les spécialistes dans les médias américains. En tout cas, c'est très précisément ce que j'ai entendu certains spécialistes américains dire d'Obama : « il ne veut pas des gens à sa botte, il veut les meilleurs, c'est particulièrement important parce que la situation est très grave »
En plus, Hillary Clinton est une démocrate aussi, faut pas oublier. C'est pas plus choquant de les voir travailler ensemble que de voir une Martine Aubry bosser avec une Ségolène Royal ou un Delanoë. C'est juste normal.
D'ailleurs, ça devrait toujours être comme ça, partout, non ?
à Di
De Albedo
22H34 | 27/11/2008 |
Le // avec Aubry-Royal est, de fait, frappant. Dans les deux cas, les pires coups de pute ont été commis, mais dans le 1er, quand c'est fini c'est fini, on bosse ensemble (enfin, faudra voir à l'usage), dans le second une sinistre vendetta s'installe pour l'éternité.
De euler
étudiant | 14H00 | 27/11/2008 |
Je la sens pas cette histoire….
De infiltré_
ex étudiant...... | 14H12 | 27/11/2008 |
-->« elle a encore 7,5 millions de dollars de dettes et une place au gouvernement lui interdirait de faire appel à des contributions »
Cette histoire de dette me fera toujours marrer, et je ne pense pas être le seul.D'ailleurs, vous précisez ceci :
--> « Pour Christopher Hitchens, aux années Clinton sont associés des souvenirs de leurs mauvaises fréquentations, d'affaires de corruption politique et de leur sentiment d'impunité »
Je ne pense pas que les Clinton aient négligé de se sucrer au passage.
Sans parler des revenus des discours de Bill.
Quoi qu'il en soit, Elle pourra, dans quelques années, faire des discours comme bill pour faire disparaitre ses « dettes », à défaut d'aller piocher dans les comptes planqué de paradis fiscaux.
--> « Les fans d'Obama aimaient qu'il ne fasse pas partie de l'establishment du parti démocrate, donc de la machine Clinton. Sur ce graphique de Slate, on peut apprécier la loyauté clintoniste des personnes dont la nomination a été annoncée au gouvernement d'Obama et leur expérience de Washington. »
Obama est le fruit de l'élitisme US. Allé dans les plus prestigieuses écoles. Il a les réseaux que l'on peut envier. C'est une petite graine de l'establishment. Les fana d'obama ont simplement rêvé aussi fort que ceux qui rêvent de gagner au loto.
Travailler avec Daschle, Kerry, Biden, Kennedy, Pelosi etc. au Congrès, c'est s'assurer de la présence de quelques apparatchiks qui sauront « sniper » Clinton si nécessaire.
D'ailleurs, l'éventuelle nomination d'un Kerry à la présidence de la commission des affaires étrangères est un des dispositifs « anti Clinton ». H. sera marquée à la culotte. Napolitano à la Homeland security sera un des piliers de ce type de dispositifs
Si H. s'en sort, O. sera un génie. et elle sera neutralisée. Si H. se plante, O. sera un génie car il l'aura carbonisé. Au pire, Ils diront que c'est à cause de crise éco-fino-sociale associée au bordel géopolitique mondial (les électeurs goberont, comme d'hab')
La loyauté aura certaines limites pour certains.
Et je pense sincèrement qu'un mec comme Joe Biden (qui pour moi sera la sentinel du « système ») n'hésitera pas à neutraliser les partisans de H. s'il estime qu'ils veulent orienter O. dans un sens qui n'est pas celui des intérêts des « parrains » du président.
Il sera facile de taper sur H. Les démocrates anti-clinton recevront le soutien des républicains forcenés anti clinton pour lui taper dessus à tous moment.
La virer serait peut être difficile. Lui pourrir la vie sans se salir, c'est tout à fait possible pour le président.
à infiltré_
De GanLanShu
shodavid.blog.lemonde.fr | 18H41 | 28/11/2008 |
Total paranoïd and so funny ! But good job l'infiltrant ou l'étuditré ! Keep on being smart on the wild side while they're making your world…
De Lemmy_Nothor
Fils de .....zazou | 15H34 | 27/11/2008 |
» Keep your friends close to you. Keep your ennemies even closer. «
Don Corleone
De ysengrimus
16H13 | 27/11/2008 |
Je suis plutôt pour Madame Clinton dans cette position. La fonction est à la fois prestigieuse, dynamique, absorbante et bien balisée. Clinton est une bonne communicatrice et peut donner à la fois une image de fermeté et d'empathie. Madame Rice faisait un peu trop soviétologue recyclée sur le tard. Madame Clinton fait plus multilatérale. Et l'autre atout porte sur là ou elle ne sera pas : à l'intérieur. Comme ça on rassure les lobbys médicaux et paramédicaux qui craignaient comme on craint le croquemitaine de la voir revenir bouter de front dans la santé et les magouilles d'assurance..
Le Directoire envoie Bonaparte conquérir l'Égypte, si vous voyez la référence subtile…
Paul Laurendeau
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 16H53 | 27/11/2008 |
Comme toujours, le peuple amnésique refuse de voir la réalité en face. Il préfère croire en « Alice au pays des merveilles “.
Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Elle a bien démontré ses innombrables compétences pendant des décennies.
Je vous donne une liste non exhaustive de ceux qui vont contribuer à ‘ change the world avec mr Obama :
* Susan E. Rice - Council on Foreign Relations, The Brookings Institution - Served as Assistant Secretary of State for African Affairs under Clinton from 1997 to 2001. Former Secretary of State Madeline Albright is a longtime mentor and family friend to Rice. Critics charge that she is is ill disposed towards Europe, has little understanding of the Middle East and would essentially follow the same policies of Condoleeza Rice if appointed the next Secretary of State or the National Security Adviser.
* Anthony Lake - CFR, PNAC - Bill Clinton's first national security adviser, who was criticized for the administration's failure to confront the genocide in Rwanda in 1994 and now acknowledges the inaction as a major mistake.
* Zbigniew Brzezinski - CFR, Trilateral Commission - Brzezinski is widely seen as the man who created Al Qaeda, and was involved in the Carter Administration plan to give arms, funding and training to the mujahideen in Afghanistan.
* Richard Clarke - CFR - Former chief counter-terrorism adviser on the U.S. National Security Council under Bush. Notoriously turned against the Bush administration after 9/11 and the invasion of Iraq. Also advised Madeleine Albright during the Genocide in Rwanda.
* Ivo Daalder - CFR, Brookings, PNAC - Co-authored a Washington Post op-ed with neocon Robert Kagan arguing that interventionism is a bipartisan affair that should be undertaken with the approval of our democratic allies.
* Dennis Ross - CFR, Trilateral Commission, PNAC - Served as the director for policy planning in the State Department under President George H. W. Bush and special Middle East coordinator under President Bill Clinton. A noted supporter of the Iraq war, Ross is also a Foreign Affairs Analyst for the Fox News Channel.
* Lawrence Korb - CFR, Brookings - Director of National Security Studies at the Council on Foreign Relations. Has criticized manor of the invasion of Iraq but has detailed plans to increase the manpower of the United States Army to fight the war on terror and to spread liberal democratic values throughout the Middle East’.
* Bruce Reidel - CFR, Brookings - Former CIA analyst who wishes to expand the war on terror to fight Al Qaeda across the globe. Considered to be the reason behind Barack Obama's Hawkish views on Pakistan and his Pro India leanings on Kashmir.
* Stephen Flynn - CFR - Has been attributed with the idea for Obama's much vaunted ‘Civilian Security Force’. Flynn has written : ‘The United States should roughly replicate the Federal Reserve model by creating a Federal Security Reserve System (FSRS) with a national board of governors, 10 regional Homeland Security Districts, and 92 local branches called Metropolitan Anti-Terrorism Committees. The objective of this system would be to develop self-funding mechanisms to more fully engage a broad cross-section of American society to protect the country's critical foundations from the widespread disruption that would arise from a terrorist attack.’
* Madeline Albright - CFR, Brookings - Currently serves on the Council on Foreign Relations Board of directors. Secretary of State and US Ambassador to the United Nations under Clinton. Did not take action against the genocide in Rwanda. Defended the sanctions against Iraq under Saddam Hussein. When asked by CBS's 60 Minutes about the effects of sanctions : ‘We have heard that half a million children have died. I mean, that's more children than died in Hiroshima. And, you know, is the price worth it ? ’ Albright replied : ‘I think this is a very hard choice, but the price — we think the price is worth it.’
Aujourd'hui, il faut dépasser le symbole Obama et s'intéresser à la politique que lui et ses prédécesseurs dessinent pour le monde.
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
17H10 | 27/11/2008 |
C'est une bonne leçon de tolérance que donne Barack Obama. Je nne crois vraiment pas que Hillary Clinton, pouvait faire pareil. Pas elle seule, les Clinton avec Bill en tête.
Félicitations !
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De Albedo
17H56 | 27/11/2008 |
De prudence plutôt. Il va pouvoir la tenir à l'oeil, et, si nécessaire, la briser. Exactement comme Bush/Cheney avec Powell.
De Janus 333
Slainte! | 17H39 | 27/11/2008 |
Effectivement, les premières nominations d'Obama ne sont pas bouleversifiantes… Seuls les naîfs en seront surpris.
De Albedo
17H54 | 27/11/2008 |
Comparées au bilan Bush les années Clinton étaient idyllique, mais sans ce référent elles étaient très, très, critiquables sur beaucoup de points.
Le multilatéralisme de façade avec un fond belliciste ne valait en fait pas beaucoup mieux que l'isolationnisme bête et méchant des Bush. La politique intérieure, notamment la politique économique, n'était pas franchement différente. On a tendance à oublier la brutalité de certaines mesures prises à l'époque.
Bref, récupérer Clinton, et récupérer leurs principaux lieutenants, c'est annoncer une politique de continuité sur le fond, pondérée uniquement dans quelques domaines (environnement, questions « de société »).
Obama ça va être un vent de fraicheur sur la forme (on le voit déjà dans ses dernières interventions, quand il « engueule » les patrons de l'industrie automobile et des banques), mais un conservatisme certain sur le fond.
De TARPON
21H31 | 27/11/2008 |
peut etre qu'Hillary lui fait penser à Monica,un vieux proverbe cheyenne dit que les calumets sont meilleurs culottés.Et il a du sang indien
De Albedo
22H37 | 27/11/2008 |
J'aimerais tellement aimer Obama sans réserve, qu'il soit pour moi ce que Robert Kennedy était pour mes parents… mais on sent bien qu'on va déchanter. Tout ça est assez triste au fond.
à Albedo
De TARPON
00H13 | 28/11/2008 |
courage
De Artmorik
Un peu de gauche | 23H33 | 27/11/2008 |
attendons de voir tout ces espoirs se mettre en mouvement . Puis nous suivrons leurs actes ! ! PAS D'optimisme béat
De jjezfm
Internaute | 09H52 | 28/11/2008 |
à mon avis, le meilleur argument de tous pour l'intégrer au gouvernement est le dernier : le geste de réconciliation, légitime et nécessaire.
mais à ce poste là ?
pourtant elle en a des compétences Hillary !
Globalement, elle semble plus rusée, plus cynique qu'Obama, et donc, selon moi, mieux armée, voire plus « compétente » politiquement
mais malgré l'estime que je lui porte, on parle d'une (grande) dame qui, une semaine après l'élection de Medvedev, ne savait toujours pas comment s'appelait le nouveau Président de Russie
Remarque, au moins, elle savait qu'il y en avait un nouveau… Bush a fait tellement pire !
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 02H55 | 29/11/2008 |
C'est du lourd et du classique : sur le plan politique, mais aussi hollywoodien.
La routine « good cop-bad cop » avec Detroit dans le role de Huggy les mauvais tuyaux :
http://e-blogules.blogspot.com/2008/11/aipac-hillary-v-j-street-barack.h…
J'attends de voir pour Israel-Palestine : Obama a besoin d'un conservateur comme Hillary pour faire passer ses idees a Tel Aviv sans trop braquer les faucons.