De Jimi Hendrix à Barack Obama, une Amérique réconciliée

Un supporter de Barack Obama à Tampa, en Floride, en octobre 2008 (Jim Young/Reuters).

(De Seattle) La « Bannière étoilée », l'hymne américain, retentit. Ou plutôt il rugit et prend aux tripes. Jimi Hendrix le transfigure sur sa blanche guitare et le décor de Woodstock s'évanouit dans un fondu au noir. En quinze mètres sur vingt-cinq, et des décibels à l'avenant, l'expérience est formidable et la « Star Spangled Banner » entre dans une nouvelle dimension. C'était en 1969 au plus fort de la guerre du Vietnam. Et c'est à Seattle, ville natale d'Hendrix, dix jours après l'élection d'un Président opposé à la guerre d'Irak.

Bienvenue à l« Eglise du Ciel, écran géant sous nef pourpre, projection de la vision d'Hendrix d'une communion post-moderne et électrique. Un maelström de sept cents guitares engluées vers l'horizon se dresse au cœur de l'édifice. Cette cathédrale laïque fut bâtie par Frank Gehry, en 2000, et à l'initiative de Paul Allen, fondateur avec Bill Gates de Microsoft.

Allen assista en 1968 à un concert de Jimi et, du haut de ses 15 ans, il ne s'en remit jamais. Devenu richissime, il amassa une collection unique de traces d'Hendrix et il en conçut un musée, étendu depuis à la musique populaire et à la science-fiction (Jimi était un fan des films et de la littérature d'anticipation, qui imprègne ses morceaux les plus déjantés).

Le siècle de John Coltrane et Jimi Hendrix

Paul Allen parraine ce soir-là McCoy Tyner, 70 ans bien trempés (Hendrix en aurait eu 66). L'ancien pianiste de Coltrane offre toutes les palettes de son talent et il invite même Marc Ribot à le rejoindre à la guitare, en fusion de jazz et de blues. Tyner a d'ailleurs appelé son dernier disque “Guitars” et, après tout, Hendrix avait osé se lancer discrètement au piano sur “Electric Ladyland”. Aux yeux du vénérable Buddy Guy, le siècle passé ne retiendra que John Coltrane et Jimi Hendrix.

Seattle vit naître bébé Hendrix en 1942 et il y vécut deux tiers de sa trop courte vie. Cette ville majoritairement blanche se donna de 1989 à 1996 un maire noir et socialisant. Et c'est là encore qu'en 1999, l'altermondialisme gagna droit de cité en se soulevant contre l'OMC. La “Bannière étoilée” d'Hendrix irradia alors les combats de rue. Obama y a recueilli 71% des voix, presqu'autant que dans son fief de Chicago.

“Notre premier président noir”

Une marche spontanée a sillonné le centre-ville jusqu'à l'aube du 5 novembre. L'hebdomadaire de la communauté asiatique a célébré un Obama en bleu-blanc-rouge, et il a salué la victoire de “notre premier Président noir, notre premier Président d'Hawaï”, qui saura “parler pour les immigrés”.

Hendrix et Obama ont tant en commun. Face à une société qui tend à les enfermer dans leur case d'Afro-américains, ils se posent en métis d'une Amérique enfin réconciliée avec elle-même. Hendrix a dû s'exiler en Europe et revenir à la tête d'un groupe britannique pour reconquérir son propre pays. Obama, sevré de son père kenyan, s'est formé en Indonésie et à Hawaii, avant d'accéder au club très fermé de Harvard. Profondément patriotes, Hendrix et Obama ont ferraillé contre les racistes et les chauvins, leur déniant le monopole de la fierté d'être Américains.

Barack et Jimi partagent aussi le message de Martin Luther King. Obama se situe dans le prolongement du “rêve” invoqué en 1963 au cœur de Washington. Et, lors de l'assassinat du Docteur King en 1968, Hendrix lui rendit hommage par un concert sans parole, maintenu à Newark malgré les émeutes. Imperturbable face aux provocations, Jimi défendit toujours la vision de “MLK” contre le séparatisme ethnique des Panthères noires.

Hendrix comme Obama adoraient leur grand-mère. Hendrix se ressourçait avec délices à Vancouver auprès de sa “Mamie Nora”, petite-fille d'une princesse cherokee, qui supportait ses riffs, stoïque au premier rang des concerts. Et Nora accompagna le cortège funéraire de son petit-fils, trop tôt, trop triste. Obama fut largement élevé à Hawaii par sa grand-mère maternelle, décédée à la veille de son triomphe, dont le dernier geste fut de voter pour le 4 novembre. Transmission, héritage, fidélité.

D'une génération à l'autre

C'est non loin de Seattle qu'est mort le 12 novembre Mitch Mitchell. Le batteur d'Hendrix concluait à Portland une tournée américaine d'hommage à son compagnon de Monterey et de Woodstock, de Maui et de Wight. Jimi s'est envolé en 1970, le bassiste Noël Redding est décédé en 2003 et, avec Mitchell, disparaît le dernier membre de l'Experience. Cet improbable trio anglo-américain a donné au monde “Electric Ladyland”, sans doute le plus extraordinaire album de l'histoire du rock.

Mais la musique d'Hendrix s'est désintégrée en millions de particules, d'une génération à l'autre. Une sexagénaire noire l'affirme encore aujourd'hui :

« Sa version de la “Bannière étoilée” m'a permis de réaliser qu'il n'est pas indispensable d'être blanc, mâle et républicain pour être Américain. »

Lors de l'investiture du président Obama, le 20 janvier 2009, l'hymne national restera sage et officiel, loin si loin des audaces de Jimi, mais la flamme et la générosité d'Hendrix seront dans bien des cœurs.

Photo : un supporter de Barack Obama à Tampa, en Floride, en octobre 2008 (Jim Young/Reuters).

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Portrait de la panthère verte

De la panthère verte

13H33 | 17/11/2008 | Permalien

je ne savais pas que Mitch Mithell était décédé dernièrement, et l'apprendre alors que j'écoutais Electric Ladyland (1983 pour être précis) et une coïncidence particulièrement douloureuse…

Portrait de Socrate Tchatcha

à la panthère verte Portrait de la panthère verte De Socrate Tchatcha

viouuuu du vent | 14H10 | 17/11/2008 | Permalien

Ouf, bonnes nouvelles des États-Unis… La guerre civile n'a pas encore débuté. http://adjimdanngar.over-blog.net/

Portrait de mickafrench

à la panthère verte Portrait de la panthère verte De mickafrench

Ecossaise, mariée, ex-speakerine ra... | 14H23 | 17/11/2008 | Permalien

L'un de mes préférés !
Félicitations pour votre bon goût…

Portrait de Lemmy_Nothor

De Lemmy_Nothor

Penguin In Bondage | 15H18 | 17/11/2008 | Permalien

Portrait de mickafrench

De mickafrench

Ecossaise, mariée, ex-speakerine ra... | 14H19 | 17/11/2008 | Permalien

Des nouvelles de Micka FRENCH…

Bon sang. Mitch Mitchell est mort !
Hendrix, Redding, Mitchell, Moon, Bonham, Entwistle, Relf, Lennon, Jones, Harrison, Joplin, Johnny Hallyday…
Que de grands talents disparus…

Avec les compliments de Micka FRENCH…
http://mickafrench.unblog.fr
Dans « Les plus grosses queues ne font pas les meilleurs fruits ».

Portrait de tilou

à mickafrench Portrait de mickafrench De tilou 34833

Dental floss tycoon | 19H11 | 17/11/2008 | Permalien

Et Jimmy Carl Black « the indian of the group » Putain ça tombe chez les batteurs ! ! !

Portrait de Lemmy_Nothor

à tilou Portrait de tilou De Lemmy_Nothor

Penguin In Bondage | 20H17 | 17/11/2008 | Permalien

Portrait de jazz1319

De jazz1319

chomeur | 14H20 | 17/11/2008 | Permalien

HENDRIX celui qu'à l'époque les Blacks ne comprenaient pas.

Portrait de mickafrench

De mickafrench

Ecossaise, mariée, ex-speakerine ra... | 14H21 | 17/11/2008 | Permalien

Des nouvelles de…
On me signale une erreur dans ma liste de défunts : le dernier ne serait pas mort…
AlcdMF…

Portrait de capferat

à mickafrench Portrait de mickafrench De capferat

gerant | 20H10 | 17/11/2008 | Permalien

moi aussi je le croyait mort depuis des annes

Portrait de stephanemot

De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 14H21 | 17/11/2008 | Permalien

L'Amerique reconciliee, c'est aussi Bill O'Reilly au Daily Show caressant le nounours offert par Jon Stewart pendant le meilleur debat de cette annee presidentielle :
http://e-blogules.blogspot.com/2008/11/stewart-oreilly-best-presidential…

Quant a Paul Allen, je partage plus ses gouts musicaux que son penchant pour la SF, en particulier pour l'architecture de son musee perso.

Portrait de jazz1319

De jazz1319

chomeur | 14H37 | 17/11/2008 | Permalien

Machine Gun .Obama est pour

Portrait de jazz1319

De jazz1319

chomeur | 14H45 | 17/11/2008 | Permalien

Surtout écoutons le encore et encore le Voodoo Child

Portrait de Artmorik

De Artmorik

Un peu de gauche | 15H29 | 17/11/2008 | Permalien

no futur

dixit SEgolène ! ! ! !

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 15H30 | 17/11/2008 | Permalien

En attendant, les ventes d'armes sont en plein boom. Et le pire, c'est que c'est surtout des armes d'assault qui sont vendues… !

Ils en vont en faire quoi… ? attaquer la Maison Blanche le 21 janvier 2009… ? !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Keldan

De Keldan 5164

Polytoxicomane à temps partiel | 15H51 | 17/11/2008 | Permalien

J'aurais appris un truc aujourd'hui : Hendrix est noir. J'avais toujours pensé qu'il était latino.
Faut dire que j'ai pas du voir plus de deux ou trois photos de lui et elles étaient en noir et blanc.

De toutes façons, je m'en fous de savoir à quoi il ressemble, ce qui compte c'est qu'il est un des meilleurs guitaristes du monde, et son style est la meilleure image que j'aurais de lui.

Portrait de mickafrench

à Keldan Portrait de Keldan De mickafrench

Ecossaise, mariée, ex-speakerine ra... | 17H56 | 17/11/2008 | Permalien

Comment ça l'« un » des meilleurs ?
LE MEILLEUR encore aujourd'hui. Bon, certes avec Jeff Beck bien sûr…
Avec les compliments de Micka FRENCH
http://unblog.fr/mickafrench

Portrait de SaToRi

De SaToRi

étudiant chercheur chomeur, entre a... | 15H53 | 17/11/2008 | Permalien

Hé bien voila que notre Obama fait encore et toujours couler de l'encre…
Personnellement je considère un peu gros de comparer la légende Hendrix au tout frais Barack. C'est un peu simpliste de faire le rapprochement entre deux hommes par le fait de leur couleur de peau. Hendrix a vécu et et fait vivre. Mais qu'a déjà fait Obama à part campagne ?
Laisser passer le temps, juger ensuite…

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Unsafe at any speed | 15H59 | 17/11/2008 | Permalien

Article aventureux, sympathique, mais ignorant des réalités socio-politiques aux USA, qui sont moins simples qu'il n'y paraît (une grande tendance à la diabolisation des Blancs subsiste dans les quartiers Noirs, à la remorque des tenants bu Black Power, qui ne sont pas morts). Mettre l'accent sur une unité de vue patriotique, réconciliée avec le grand mythe national américain, entre Jimmi Hendrix et Barack Obama est pour le moins osé. Il faudrait commencer par demander au second ce qu'il pense du premier ! Je le soupçonne fort d'être plutôt un fan de Stevie Wonder ou de Ray Charles (pour ce dernier, surtout dans sa version des grands hymnes du mythe américain Blanc : « America the Beautiful », « Georgia on my Mind », etc.).

Le XXème siècle a produit bien d'autres découvreurs de l'identité noire-métis que Coltrane ou Hendrix, quel que soit leur talent respectif. A commencer par Duke Ellington entre les années 20 et 70 (suite « Black, Brown and Beige », entre autres), et la plupart des combos be-bop des années 40 à 60. Faire ainsi abstraction de Charlie Parker, qui a complètement défoncé la notion de continuité mélodique de ses aînés, et qui a eu énormément d'imitateurs Noirs et Blancs, me paraît excessif (je suppose que l'auteur le connaît, sans pour autant en être sûr…). Et il y en a eu d'autres par la suite qu'il conviendrait de ne pas oublier (Miles Davis, par ex.).

Métaphoriquement, il est permis de considérer que Parker, Davis, etc., restent confinés à une rumination de leur condition d'opprimés dans le cadre de modèles qui leur ont été transmis. Ce sont des produits du ghetto qui se rebellent contre leur condition mais qui n'y échappent pas.

Le point commun à Coltrane et à Hendrix est qu'ils cherchent tous deux à faire exploser les cadres de la musique conventionnelle. Les plus grands solos de Coltrane, faits de phrasés à redites avec d'incessantes variantes, rappellent les tentatives désespérées d'un insecte enfermé se cognant à de multiples reprises aux parois de sa cage de verre. Il y a dans son oeuvre la très forte évocation d'une libération indispensable mais impossible à réaliser.

Dans sa Star-Spangled Banner, Hendrix viole plutôt la thématique conventionnelle : son hymne est un contre-hymne fondé sur la dénonciation de la guerre que partagent Blancs et Noirs également. Il a donc une dimension blasphématoire qu'Obama ne serait peut-être pas prêt à accepter. Cela dit, surtout si l'on examine le reste de ses oeuvres enregistrées, Hendrix est moins révolutionnaire que Coltrane. Mais l'attente de la libération n'est pas moins grande.

L'arc tracé entre Hendrix et Obama via Martin Luther King est sans doute profondément juste. Mais il ne faudrait pas oublier qu'Obama lui-même n'a pas été exempt de tentations de se rapprocher du Black Power (l'incident Jeremiah Wright, son pasteur « radical » carrément hostile à la majorité Blanche, est très évocateur à ce sujet). Obama a très bien décrit les tiraillements qu'il ressent entre son identité intégrationniste irénique inspirée de ML King, et celle de son atavisme Noir, de son rattachement forcé au ghetto. Ses adversaires n'ont pas manqué d'essayer de le reléguer dans ce second camp.

A tout prendre, il faudrait reprendre l'analyse depuis le début et tenir compte des « grands ancêtres » littérateurs, de Langston Hughes à Richard Wright, de Ralph Ellison (dont l'« Invisible Man » demeure l'image sans doute la plus prégnante de l'incarcération physique et morale des Noirs américains) à James Baldwin.

Il n'y a pas de raccourcis qu'on puisse tracer aussi simplement entre les uns et les autres. Le lien entre Hendrix et Obama ne me paraît pas aussi univoque que l'article ne l'affirme.

On a vu Jessie Jackson et Jeremiah Wright pleurer tous deux à chaudes larmes le soir de l'élection d'Obama, mais il ne faut pas oublier qu'ils se sont surtout fait remarquer par les bâtons qu'ils ont essayé de mettre dans les roues de la campagne d'Obama à ses débuts. Le métis conciliateur a gagné une bataille, mais il n'est écrit nulle part qu'il ait pour autant gagné la guerre. Ceci me paraît atténuer la portée visionnaire qu'on pourrait être tenté d'attribuer à l'oeuvre de Hendrix.

Portrait de Valéry

à Jaycib Portrait de Jaycib De Valéry

16H43 | 17/11/2008 | Permalien

Je ne suis pas convaincu par tous ces raccourcis affectifs entre la musique et la politique. Mais bon… Votre réponse est plus intéressante que l'article.

Il faut toutefois se garder, là encore, d'amalgames trop rapides entre les militants marxistes du Black Power dont Obama s'est détaché très tôt (cf Dreams of my father), les historiques des droits civiques comme Jesse Jackson ou John Lewis et un prêcheur exalté comme Wright.

Je suis convaincu que la Trinity United Church of Christ a surtout été, pour Obama, le moyen d'établir un lien avec la communauté noire de Chicago dont son histoire personnelle l'éloignait de fait. Par ailleurs, son « retour de foi » était indispensable à une quelconque carrière politique. Il ne faut pas mésestimer le poids de la religion aux US.

Pour Stevie Wonder vs. Hendrick, vous avez absolument raison. D'ailleurs, c'est « Signed, Sealed, Delivered I'm Yours » qui a été choisie pour clôturer la convention démocrate.

Portrait de Jaycib

à Valéry Portrait de Valéry De Jaycib

Unsafe at any speed | 18H17 | 17/11/2008 | Permalien

Si je puis me permettre, faire passer Jessie Jackson pour un authentique « historique » des droits civiques, c'est aller un peu vite au regard de son parcours ultérieur, durant lequel il a voulu se faire le chantre des ghettos noirs allié à d'autres composantes « arc-en-ciel » (minoritaires) de la société américaine, mais en conservant toujours une dent contre les Blancs. Pour cette raison, il a d'abord perçu Obama comme un intrus, et l'a bien fait savoir (« We'll crush his balls… »).

Qu'Obama ait fait beaucoup de choses par « calcul » politique va sans dire, mais je n'aurais vraiment rien à reprocher à un Noir qui a cru très tôt à son destin national… et qui l'a réalisé à la stupéfaction de ses adversaires, au sein comme au dehors de la communauté noire.

Portrait de Valéry

à Jaycib Portrait de Jaycib De Valéry

12H29 | 18/11/2008 | Permalien

Jesse Jackson est incontestablement un « historique » : il tire même une partie de sa légitimité politique de sa proximité avec Martin Luther King. Son attitude ambivalente à l'égard d'Obama résume bien la transformation radicale de la classe politique noire en quarante ans. La génération des Jackson (père), Lewis et autres défendaient les droits d'une minorité opprimée. Les Jackson (fils), Cory Booker (le maire de Newark) et bien entendu Obama réclament le droit à représenter l'Amérique à l'égal des politiciens blancs.

Quant au « I'll crush his balls » auquel vous faite référence, il illustre parfaitement cette différence d'approche : du point de vue de Jesse Jackson, on ne fait pas la leçon à la minorité noire (en l'occurrence, les pères défaillants) on la défend contre l'oppresseur. (Toujours. On a été élu pour ça.)

Portrait de Valéry

De Valéry

12H34 | 18/11/2008 | Permalien

Vous pouvez m'expliquer le lien logique que vous faites entre le métissage en cours des Etats-Unis et leur « tiers-mondisation » annoncée ?

Portrait de Marc Gelone

à Valéry Portrait de Valéry De Marc Gelone

On rigole...On rigole... | 11H01 | 19/11/2008 | Permalien

Et ben, quand un pays est de plus en plus peuplé de gens en provenance ou issus du tiers monde, il est en voie de tiers-mondisation, ça me paraît d'une logique imparable.

La France suit la même courbe descendante, mais dans un état d'esprit totalement différent…

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 16H06 | 17/11/2008 | Permalien

Allen n'est qu'un vil épingleur pervers de papillons chatoyants.

La philosophie de sa boîte de merde est aux antipodes de celle portée par la splendide génération des Hendrix, Jefferson Airplane, Grateful Dead, Joplin et compagnie.

Portrait de beluga

De beluga

au placard,mais n'entend pas y rest... | 17H25 | 22/11/2008 | Permalien

obama yes we can change. ! ! !

Portrait de Le requin rouge

De Le requin rouge

16H44 | 17/11/2008 | Permalien

J'en profite pour rendre hommage au batteur du Jimi Hendrix Experience, qui s'est éteint voila quelques jours.

Portrait de Valéry

De Valéry

12H40 | 18/11/2008 | Permalien

« On ne voit pas pourquoi ils réussiraient mieux aux Etats-Unis que dans leurs pays d'origine. » Je vous conseille aimablement de vous renseigner sur l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Vous y apprendrez peut-être comment des Irlandais, Italiens, Grecs, Polonais, Ukrainiens, Russes, Chinois… ont réussi un peu mieux que dans leurs pays d'origine.

Je crois deviner que vous n'aimez pas beaucoup l'immigration. Malheureusement pour votre argumentaire, les Etats-Unis sont le contre-exemple par excellence.

Portrait de Marc Gelone

à Valéry Portrait de Valéry De Marc Gelone

On rigole...On rigole... | 13H29 | 18/11/2008 | Permalien

« Vous y apprendrez peut-être comment des Irlandais, Italiens, Grecs, Polonais, Ukrainiens, Russes, Chinois… »

Ah parce que, pour vous, des Irlandais et des Cubains, des Italiens et des Guatémaltèques, des Grecs et des Philippins, des Polonais et des Equatoriens, des Ukrainiens et des Portoricains, des Russes et des Mexicains, des Chinois et des Haïtiens, c'est tout du pareil au même ? C'est tragique… : o)

Je vous invite à considérer l'apport respectif de ces différents peuples au patrimoine culturel et scientifique de l'humanité avant de conclure que « les Etats-Unis sont le contre-exemple par excellence » de mon argumentaire…

P.S. - La seule vraie contribution de ce qui allait devenir l'Amérique latine au patrimoine universel, est à mettre au compte de civilisations pré-colombiennes déjà très affaiblies et sur le déclin, au moment de la conquête espagnole.

Portrait de Valéry

à Marc Gelone Portrait de Marc Gelone De Valéry

14H57 | 18/11/2008 | Permalien

Ah d'accord, avec vous on part de loin… Donc revenons aux fondamentaux : non, les « Irlandais, Italiens, Grecs… » ce n'est pas du pareil au même. C'est même pour cette raison que j'ai utilisé les virgules. Expression écrite. Cours élémentaire 1ère année.