Après deux ans de dédain, Obama amadoue la presse

Première conférence de presse de Barack Obama après son élection, à Chicago, le 7 novembre (Jason Reed/Reuters).

C'est une mise en scène présidentielle comme l'équipe de campagne de Barack Obama en a produit pendant presque deux ans. Fond bleu ; rangée de sept drapeaux ; brochette de dix-sept conseillers ; pupitre décoré d'un sceau « Bureau du président élu ». Mais cette fois-ci, Barack Obama n'a plus besoin de prendre l'air présidentiel pour rassurer l'électorat.

Celui qui tenait les journalistes à distance pendant sa campagne électorale a organisé sa première conférence de presse trois jours après son élection.

« Que vous est-il arrivé ? », demande-t-il à Lynn Sweet, journaliste du Chicago Sun-Times qui a le bras en écharpe. « Je me suis démis l'épaule en courant pour aller écouter votre discours (de victoire) à Grant Park (à Chicago). »

Barack Obama et la presse qui le couvre entretiennent une relation compliquée. D'un côté, plusieurs groupes d'observation des médias assurent que le candidat démocrate a été mieux traité que son rival, qu'il a bénéficié d »une couverture deux fois plus positive. A Grant Park, des journalistes ont poussé des cris de joie quand il a passé le cap des 270 grands électeurs le 4 novembre. Le magazine en ligne Slate.com a sondé sa rédaction et a trouvé 55 votes Obama pour 1 vote McCain.

D'un autre côté, les reporters chargés de couvrir Obama n'ont cessé de se plaindre de leur manque d'accès au candidat. Comme l'a écrit le correspondant du LA Times, « ceux d'entre nous envoyés pour mieux le connaître ne peuvent pas vraiment répondre à ceux qui se demandent qui il est ou s'il est assez préparé : les barrières érigées entre nous et lui étaient simplement trop élevées ».

Deux ans de communication verrouillée

Cette campagne, que l'on dit une des plus fermées à la presse que les Etats-Unis ait jamais connue, n'a pas suscité que des griefs dans les médias. Avoir une équipe aussi disciplinée qui ne laissait rien fuiter à la presse, une communication aussi verrouillée, offrait un franc contraste avec la cacophonie notoire des campagnes démocrates précédentes : un candidat démocrate était capable de discipline.

Signe que la communication de la Maison-Blanche Obama pourrait rester contrôlée, c'est Robert Gibbs, porte-parole de sa campagne, qui sera chargé des relations avec la presse. C'était lui qui pendant deux ans protégeait le candidat des journalistes.

Caricature de cette conception du métier, en juin il se charge d'emmener un avion de journalistes à Chicago… sans leur dire qu'Obama n'est pas du voyage. La presse a été envoyée à l'autre bout du pays pour que le candidat puisse rencontrer Hillary Clinton à Washington en toute discrétion. L'incident a donné lieu à une lettre de protestation signée des chaînes américaines. Un président ne peut évidemment pas se comporter comme ça. Jack Shafer écrit dans Slate :

« Obama va devoir abandonner cette habitude de marcher sur l'eau qu'il a pu prendre ses deux dernières années, parce qu'on ne peut pas creuser des douves autour de la Maison-Blanche comme on peut le faire pour une campagne présidentielle. »

Petites plaisanteries

Avec cette conférence de presse immédiate (il les accordait au compte-gouttes en campagne) et succincte (20 minutes), Barack Obama donne des signes de bonne volonté.

A une question sur les entretiens qu'il a eus depuis son élection avec d'autres présidents, Obama assure avoir dialogué avec tous « les vivants » et se risque à une drôle de plaisanterie sur le fait qu'il n'a pas fait de « séances (d'astrologie) à la Nancy Reagan ». (Oups, un communiqué est vite venu apprendre qu'Obama avait ensuite appelé madame Reagan à l'hôpital pour s'excuser de sa blague).

Il plaisante encore sur la question « très importante » du chien qui viendra à la Maison-Blanche avec la famille présidentielle. Sans doute un chien abandonné, pas un chien de race, « un croisement, comme moi ».

Sur les sujets plus sérieux (sa réponse à la lettre de félicitation du président iranien Ahmadinedjad, ses réactions à son premier briefing sur la sécurité nationale, le stimulus économique), il n'apporte pas de réponse spécifique. « Les Etats-Unis n'ont qu'un président à la fois », dit-il à plusieurs reprises pour expliquer qu'il ne peut rien faire ni formuler avant son investiture le 20 janvier.

Photo : première conférence de presse de Barack Obama après son élection, à Chicago, le 7 novembre (Jason Reed/Reuters).

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Portrait de Zorro est arrivé

à renlog Portrait de renlog De Zorro est arrivé

Lecteur | 09H51 | 09/11/2008 | Permalien

Ça ressemble surtout au début d'un très mauvais film hollywoodien : le noir devant, pour le politiquement correct. Derrière, les costards-cravates, bien blancs et bien burnés…

Parce que vous pensez vraiment qu'il n'y a pas de bons « professionnels » parmi les femmes et les noirs ? ? ? ? ?
À part l'alibi d'ouverture Powell, vous voyez quelqu'un d'autre pointer son nez ?

La photo qui illustre l'article me fait penser à « Invasion LA » de Carpenter. Ça fait effectivement froid dans le dos et on va très très vite déchanter. C'est la conséquence inéluctable de cette débauche de storytelling. Il y a plus de ressemblances qu'on ne croit entre Obama et Bush.

Portrait de renlog

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17H59 | 09/11/2008 | Permalien

 »… le noir devant, pour le politiquement correct. »

Si vous aviez un minimum de jugeotte, vous vous seriez rendu compte qu'il est assez logique que la personne qui va faire une déclaration soit celle qui se trouve devant le micro.

D'un autre côté, vu la profondeur de vos analyses, il n'est guère surprenant que ce petit détail vous ait échappé.

Portrait de Zorro est arrivé

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Lecteur | 19H40 | 09/11/2008 | Permalien

Ah, ah, Renlog : vous me faites bien rire avec votre remarque à deux balles ! ! ! !
J'ai bien compris qu'il était le président élu (c'est d'ailleurs marqué sur son pupitre) et qu'il devait être au premier plan.

Je faisais SIMPLEMENT un parallèle avec Hollywood : les acteurs sont de plus en plus souvent noirs, depuis la mise en place du « politiquement correct » aux États-Unis. Mais, que je sache, les producteurs sont toujours blancs.

EST-CE QUE VOUS COMPRENEZ CE QUE JE VEUX DIRE, RENLOG (ESPRIT PROFOND) ?
OU FAUT-IL QUE JE VOUS FASSE UN DESSIN ? ?

Portrait de renlog

à Zorro est arrivé Portrait de Zorro est arrivé De renlog

20H22 | 09/11/2008 | Permalien

Il ne vous a même pas effleuré l'esprit qu'en période de très grave crise économique les gens votent pour le candidat dont ils pensent qu'il a le plus de chances de les sortir de la merde ?

Quand on voit que des États solidement républicains comme la Caroline du Nord ou l'Indiana (où aucun démocrate n'avait été élu depuis 1936 ! ! ) ont massivement voté démocrate, on peut supposer que les électeurs avaient d'autres motivations que de copier Hollywood.

Et puis, cette élection n'était pas que pour le président.

Tout aussi important est la gamelle que se sont ramassés les sénateurs et représentants républicains dans nombre d'États ; ce qui donne désormais aux Démocrates la majorité au Sénat et un contrôle solide de la Chambre des représentants.

Là encore, c'est la situation économique qui a influencé les électeurs et pas les absurdités de la « political correctness ».

Portrait de hogan

De hogan

actif | 13H03 | 08/11/2008 | Permalien

« A Grant Park, des journalistes ont poussé des cris de joie quand il a passé le cap des 270 grands électeurs le 4 novembre. »

Et dans les bureaux de TF1 on a débouché le champagne à l'élection de Sarkozy.

Portrait de Artmorik

De Artmorik

Un peu de gauche | 13H14 | 08/11/2008 | Permalien

on et si lui foutait la Surtout cette presse américaine qui a tellement s…r BUSH

Portrait de TARPON

De TARPON

13H41 | 08/11/2008 | Permalien

Le premier interview d'Obama à un journaliste français ,Guillemette en rêve .Mais qu'attends t'elle ? Vous imaginez le retentissement dans la presse française,offrez lui un chat ,une chatte,un pot de Rillettes mais Soyez la premiere ,vite…………

Portrait de Lohiel

à TARPON Portrait de TARPON De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 14H03 | 08/11/2008 | Permalien

Et n'oubliez pas de le prévenir qu'en fait Sarkozy, s'il se donne un air de « modernité », est en fait un parfait sosie de Bush question politique sociale.

(d'après ce que j'ai lu ici ou là, Nico aurait réussi à embobiner Obama… « Manipulations mode d'emploi, les grands hypnotiseurs de Franz-Anton Mesmer à Nicolas Sarkozy »… c'est une pièce de théâtre de Gérard Miller… on ne saurait mieux dire ! )

Portrait de Pascal Riché

à TARPON Portrait de TARPON De Pascal Riché

Rue89 | 17H29 | 08/11/2008 | Permalien

J'avais fait une demande d'inverview. Son porte-parole m'avait répondu qu'il ne donnait pas encore d'entretien à la presse étrangère. Il préférait alors se concentrer sur ses futurs électeurs… (D'où le doute soulevé lorsqu'une interview de lui est parue dans « Politique Internationale ».) Mais nous allons réessayer, promis.

Portrait de Zorro est arrivé

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Zorro est arrivé

Lecteur | 18H48 | 08/11/2008 | Permalien

Non, non ! ! ! Surtout ne vous sentez pas obligés ! ! !
Il y a tellement d'hommes d'État que vous n'avez pas encore interviewés : Chavez, Ahmadinejad, Leterme, Albert II…

Surtout pas de favoritisme, même si on sent bien qu'Obama est votre chouchou ! ! ! !

Allez, une petite chanson :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/du%2Bdimanche%2522%2Bobama/v…

Portrait de ysengrimus

De ysengrimus

14H44 | 08/11/2008 | Permalien

Il ne faut pas sous-estimer la dimension de zoothérapie collective qui se mettra en place avec le chien des Obama. Pour retrouver quelque chose dans le genre, il faut remonter au petit terrier écossais anthracite de FDR, du nom de Fala, auquel les américains pensent encore…

http://a.abcnews.com/images/Politics/nm_fala_070607_ssh.jpg

Ce moment fut en fait, je pense, l'un des plus sérieux de la conférence de presse du président.
Paul laurendeau

Portrait de Lohiel

De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 13H55 | 08/11/2008 | Permalien

Je l'ai trouvé assez fatigué (ce qui peut être normal après 22 mois de campagne tambour battant) et un peu moins « rayonnant » qu'à son habitude… j'ai craint qu'il n'ait subi des pressions psychologiques pénibles et destabilisantes pendant ses entretiens avec les services secrets de Bush, qui « l'ont mis au courant des informations de sécurité ultra-confidentielles réservées au Président »

Vu que l'autre guignol parano (Bush, si c'est pas clair : ) déclarait à peu près au même moment : « les ennemis de l'Amerique vont certainement profiter de cette période de transition pour nous attaquer ! » … on peut tout à fait imaginer de quel bois sont faits ses hommes de l'ombre.

Il a quand même réitéré quelques objectifs sociaux tout à fait neufs aux USA : maintenir les allocations chômage, aider les classes moyennes et les gens dont la maison est saisie à cause de la crise financière… bon point. Pourvu que ça dure.

Marrant : j'écoutais la conférence sur LCI, j'ai pas de télé… et ils avaient invité « une économiste » (je me souviens plus de son nom)… juste après, la dame s'est écriée : « Mais il n'a RIEN dit ! Rien pour rassurer les marchés financiers ! Pas un mot sur l'économie ! »

Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, hein. Peut-être qu'Obama comprend qu'en fin de compte « l'économie » (la vraie, celle qui donne à manger aux gens) et les « marchés financiers » sont deux choses tout à fait différentes. Voire antinomiques.

Tenez, le petit remonte-moral du week-end…
http://i76.servimg.com/u/f76/10/06/36/50/nago10.jpg
lu dans Marianne… je ne m'en lasse pas : )

Portrait de compte-supprimé

à Lohiel Portrait de Lohiel De compte-supprimé

Haggard | 16H23 | 08/11/2008 | Permalien

Si cet homme a vraiment les qualités humaines et l'intelligence qu'on lui prête, alors rien d'étonnant à ce qu'il paraisse marqué par ce qui vient de lui arriver et aussi par le poids des espérances qu'il fait naître.

Portrait de Gina Grimont

De Gina Grimont

14H24 | 08/11/2008 | Permalien

Il est avant tout américain, pour la peine de mort, pour le capitalisme ! Fermera t-il Guantanamo, lèvera l'embargo sur Cuba ? Il n'en parle pas ! Quant à son gouvernement, pas de femmes !
Je ne comprendrais jamais l'engouement mondial pour cet homme…. Quitte à faire dans les symboles, il m'aurait paru tout aussi révolutionnaire qu'une femme comme Hillary Clinton soit présidente des États-Unis, la première ! Mais il y aurait eu beaucoup moins d'hystérie délirante à cette nouveauté !
La déception que va engendrer Obama sera grande et risque d'être dangereuse ! Sarah Palin, future présidente des États-Unis ? Ça nous pend au nez…

Portrait de destribat

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De destribat

anti-corruption | 19H41 | 08/11/2008 | Permalien

C'est vous qu'on a du mal à comprendre, vous qui ne comprenez pas le charisme de ce personnage. Si la femme dont vous parlez, n'a pas su rassembler autour de son projet c'est qu'elle n'incarnait pas ce que les américains attendaient : l'espoir, l'espérance, le vivre ensemble, l'unité d'une nation divisée et humiliée par huit années de Bush.

Portrait de renlog

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De renlog

20H41 | 08/11/2008 | Permalien

« Quant à son gouvernement, pas de femmes ! »

Vu qu'il n'a pas encore constitué son gouvernement et que personne ne sait qui en fera partie, je dois en conclure que vous avez des dons de clairvoyance.

Portrait de Gina Grimont

à renlog Portrait de renlog De Gina Grimont

20H48 | 08/11/2008 | Permalien

@renlog
Ne soyons pas hypocrites, Obama a déjà annonçé et mis autour de lui les hommes de son FUTUR gouvernement ! Voilà, vous êtes content ?

Portrait de renlog

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De renlog

21H46 | 08/11/2008 | Permalien

Non.

Ceux que vous avez vu autour de lui, c'est son équipe de transition.

Pour le moment, il n'a annoncé qu'un seul poste : Rahm Emmanuel, Chief of Staff.

On a l'impression que vous voyez tout ça d'un peu loin (de France, peut-être) sans y comprendre grand chose.

Portrait de pardipapi

à renlog Portrait de renlog De pardipapi

10H30 | 09/11/2008 | Permalien

C'est vrai,On doit voir ça d'un peu loin « dit papa c'est loin l'Amerique ? »
En tout cas ce que l'on voit de près c'est que Rahm Emmanuel a fait son service militaire en Israel, et qu'il s'est engagé à nouveau en Israel lors de la première guerre d'Irak.
C'est bien parti pour le peuple Palestinien !
Mais peut-être n'y comprends-je rien !

Portrait de renlog

à pardipapi Portrait de pardipapi De renlog

15H52 | 09/11/2008 | Permalien

Le « Chief of Staff », ou chef de cabinet, n'a strictement rien à voir avec la politique étrangère.

Dis, papa, c'est loin la bonne foi ?

Portrait de Zorro est arrivé

à renlog Portrait de renlog De Zorro est arrivé

Lecteur | 19H38 | 09/11/2008 | Permalien

C'est bien connu : aux États-Unis, le chef de cabinet c'est celui qui débouche les chiottes. Donc, un rôle effectivement mineur… Dans le genre de Fillon.

Pppfff ! !

Et d'ailleurs, qu'entendez-vous par « bonne foi » ? Est-ce dans le sens américain que vous maîtrisez si bien ? Vous m'inquiétez soudain.

Portrait de renlog

à Zorro est arrivé Portrait de Zorro est arrivé De renlog

15H55 | 10/11/2008 | Permalien

« Bonne foi » n'était peut-être pas le bon mot puisque je vois qu'il ne s'agit pas de mauvaise foi mais plutôt de manque d'information.

Il ne devrait pas être trop difficile de faire quelques recherches pour vous informer sur le rôle du chef de cabinet dans un gouvernement américain.

Bien que ce soit une fonction importante, son seul rôle purement politique se limite à conseiller le président (lequel a de nombreux autres conseillers).

Son rôle principal est plutôt celui de « gardien ». Avant que quoi que ce soit parvienne au président, il faut passer par lui.

Il est aussi chargé de négocier avec le Congrès.

Tout le monde semble être assez d'accord pour dire qu'Obama l'a choisi pour son expérience de la vie politique à Washington où (contrairement à Obama) il connaît très bien le terrain, et surtout parce que c'est quelqu'un qui ne fait pas dans la dentelle.

Obama (qui a justement un peu trop tendance à faire dans la dentelle) a besoin de quelqu'un comme ça.

Se retrouver à la tête d'un pays comme les États-Unis ce n'est plus la même chose que mener une campagne électorale.

Il faut souvent imposer sa volonté politique, et savoir appliquer la pression.

Rahm Emmanuel, avec sa personnalité de pitbull, est l'homme qui sera chargé de ce boulot.

Bref, rien à voir avec un premier ministre français…. tout particulièrement au niveau du pouvoir qu'il détient.

Portrait de Zorro est arrivé

à renlog Portrait de renlog De Zorro est arrivé

Lecteur | 11H01 | 11/11/2008 | Permalien

« “ Bonne foi ” n'était peut-être pas le bon mot puisque je vois qu'il ne s'agit pas de mauvaise foi mais plutôt de manque d'information.

Il ne devrait pas être trop difficile de faire quelques recherches pour vous informer sur le rôle du chef de cabinet dans un gouvernement américain. »

Dans le style hautement pédagogique, vous m'impressionnez par votre sérieux ! !
Mais ne me faites pas croire que Rahm n'a pas le look et l'appétit d'un futur président des États-Unis. Il attend son heure, c'est tout…
C'est si insidieux un bretzel !

Portrait de skaska

à renlog Portrait de renlog De skaska

10H05 | 09/11/2008 | Permalien

si on en crois les rumeurs Robert Clark l'actuel secrétaire à la défense (ou à l'attaque) et Rahm_Emanuel secrétaire de la maison blanche quand on vois le pédigré du monsieur on peut douter d'un revirement de la politique US au proche orient
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rahm_Emanuel

Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09

De sup. à la demande du riverain 24.09.09

14H25 | 08/11/2008 | Permalien

Sur la question des services secrets et de sécurité, c'est assez inquiétant sa non-réponse : il dit simplement, « nous passerons cette partie de la question, si vous le voulez bien » !
La question était : « quelles informations pouvez vous nous donner quant à l'état des services de sécurité ? »
Ca ne présage guerre de « glasnöst ».

Portrait de renlog

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De renlog

20H36 | 08/11/2008 | Permalien

C'est très réconfortant au contraire.

Les informations qu'il a reçues en tant que prochain président ne sont même pas données aux Sénateurs ni aux membres de la Chambre des Représentants.

C'est dire à quel point elles sont délicates.

Le public a le droit de savoir certaines choses mais jusqu'à un certain point, au-delà duquel c'est faire preuve d'inconscience.

Portrait de Zorro est arrivé

De Zorro est arrivé

Lecteur | 14H48 | 08/11/2008 | Permalien

Amadouer la presse, c'est pas bien compliqué quand on a du pognon et surtout les réseaux pour le distribuer.

Sur la photo qui illustre l'article, celui qui m'inquiète le plus, c'est le sosie de Clooney. J'espère qu'avec lui, les États-Unis ne finiront pas aux urgences…

Portrait de Pascal Riché

à Zorro est arrivé Portrait de Zorro est arrivé De Pascal Riché

Rue89 | 17H34 | 08/11/2008 | Permalien

Vous lisez trop de romans, Zorro.
Clooney, c'est Rahm Emanuel, futur Chief of staff de la Maison Blanche.

Portrait de Zorro est arrivé

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Zorro est arrivé

Lecteur | 18H54 | 08/11/2008 | Permalien

Vous êtes un grand (faux) naïf, Pascal !

Enfin, comme disait Souchon :

« Rame, Rahm. Rameurs, ramez.
On n'arrive à rien dans c'canoë.
Là-haut,
On t'mène en bateau… »

Portrait de janis06

à Zorro est arrivé Portrait de Zorro est arrivé De janis06

from Nice | 21H33 | 08/11/2008 | Permalien

Rahm Emanuel
Démocrate centriste qui a activement soutenu la guerre en Irak. Du coup, cette rumeur voulant qu'il accède au poste le plus influent de la Maison-Blanche chagrine l'aile progressiste du parti démocrate. Son style et ses prises de positions guerrières en politique ont valu à Emmanuel le sobriquet de « Rahm-bo ». Décrit par le quotidien Chicago Sun Times comme « mordant, impitoyable, froid, arrogant et manipulateur », Rahm Emmanuel est le fils d'un immigré israélien. Son père était un vétéran de l'Irgoun, la milice extrémiste israélienne du fascisant Vladimir Jabotinsky avant l'Indépendance de l'Etat hébreu. A son tour, « Rahm-bo » a toujours été un féroce supporter d'Israël et ne porte guère les Palestiniens dans son coeur. Lors de la première guerre avec l'Irak, en 1991, il est même retourné en Israël pour servir comme volontaire civil au sein de Tsahal.
Il a gagné ses galons en politique électorale en devenant un spécialiste des campagnes négatives. N'hésitant pas, par exemple, dans les années 80, à faire battre un républicain modéré du Congrès favorable à un Etat palestinien en faisant circuler une photo truquée de lui le montrant en compagnie de Yasser Arafat.
Rahm Emanuel a également travaillé dans le staff de la première campagne présidentielle de Bill Clinton en 1992 et, par la suite, est devenu son principal conseiller en politique intérieure, jusqu'en 1998. Comme l'a rapporté le magazine Rolling Stone, en 1996, lors d'un dîner célébrant la seconde élection de Clinton, Emanuel avait une telle dent contre les ennemis du président qu'il s'est emparé d'un couteau et a commencé à hurler les noms de ceux qui l'avait trahi. Avec chaque nom, il plantait son couteau dans la table en criant « Mort ! …Mort ! …MORT ! » Selon l'un des convives ayant assisté à cette scène d'horreur, « quand il a fini, la table ressemblait à un paysage lunaire. C'était comme dans une scène du film “Le Parrain ! ” »
Chef des campagnes démocrates pour la Chambre de représentants depuis 2005, « Rahm-bo » s'est spécialisé dans le recrutement de candidats millionnaires centristes, écartant de manière musclée les candidats qu'il considère « trop à gauche ».
Rahm-bo a une soif inextinguible de pouvoir.
Il est très proche des milieux financiers de Wall Street.

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