
Bush peut partir avec le sentiment du désastre bien fait
(De Washington et de nos archives) Le 21 janvier 2009, un petit homme souriant se présente devant les grilles de la Maison-Blanche et demande à l'agent du « secret service » qui monte la garde : « Dites, est-ce que George W.Bush est là ? » « Non, répond l'agent, il n'est plus président vous savez ? » L'homme part. Le lendemain, il revient : « Dites, est-ce que George. W. Bush est là ? » « Je vous ai déjà répondu que non, il n'est plus président. » L'homme sourit et remercie poliment. Le troisième jour, le revoilà : « Dites… » Le garde s'énerve : « Pour la troisième fois, IL N'EST PLUS PRESIDENT ! » Le petit homme répond alors : « Oh oui, je sais, mais j'aime tellement l'entendre dire ! »
Fernando la Guarda, qui m'a raconté cette histoire est un militant démocrate de Washington. Avocat, il a un peu délaissé son job les derniers jours avant les élections pour aller chercher les électeurs, en faisant du porte-à-porte, dans des quartiers modestes de Virginie. Pour lui, l'enjeu de cette élection était avant tout de mettre clairement un terme à l'épisode Bush. De le fermer comme on claque une porte. Comme des centaines de milliers d'autres démocrates américains, ce n'est donc pas tant contre McCain que Fernando a milité : c'est contre Bush. Pour qu'avec une nette victoire d'Obama, il n'y ait pas de « troisième mandat ».
Comment un président peut-il afficher un bilan aussi calamiteux ?
Georges Bush a profondément marqué l'histoire des Etats-Unis en ce début du XXIe siècle. Mais alors qu'il rêvait d'ouvrir une nouvelle ère politique, sa présidence n'aura été qu'une parenthèse pitoyable. Sa guerre en Irak a terni durablement l'image des Etats-Unis dans le monde. Sa croisade pour la « ownership society » (société de propriétaires) se termine par la crise immobilière et financière la plus grave de tous les temps… Et les Etats-Unis ont perdu huit précieuses années, dans les batailles qui s'imposent pourtant à eux : changement climatique, couverture santé, pauvreté…
Pourquoi tant de décisions ont échappé au sens commun ? Le contexte historique du moment -ce mélange délétère de globalisation et d'unipolarité du monde- n'explique pas tout. Une partie de la réponse réside dans les tréfonds de la psychologie du « président par accident », dans sa « boîte noire », pour reprendre l'expression de Jacob Weisberg, auteur de « The Bush Tragedy », qui compare cette présidence à un crash aérien. George W. Bush est un homme pris dans un complexe nœud familial. C'est un personnage shakespearien, dont le destin voisine celui du prince Hal devenu Henri V.
J'ai pour la première fois découvert George W.Bush en 2000 à travers le mobilier de son bureau texan. Je venais d'arriver aux Etats-Unis, où je devais reprendre la correspondance de Washington pour le journal Libération. Il fallait alors préparer un portrait du gouverneur du Texas, en cas de victoire de ce dernier à la présidentielle. A l'époque, personne n'y croyait vraiment : Al Gore était le grand favori des sondages.
Le vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques
Ce jour-là, à Austin, le gouverneur du Texas n'était pas là, il était quelque part sur les routes de la campagne. Une de ses proches collaboratrices m'a ouvert son bureau. Elle m'a laissé un moment seul à l'intérieur. J'ai un souvenir très précis du mobilier, qui m'avait frappé : c'était celui d'une chambre d'enfant.
Des tableaux représentant des scènes de western ; un fauteuil entièrement fait de cornes de vaches ; une armoire vitrée contenant des dizaines de balles de baseball dédicacées, ainsi que le maillot jaune de Lance Armstrong. Et un portrait de Sam Huston, président de la République du Texas, puis sénateur des Etats-Unis, enveloppé dans une sorte de toge. J'avais interrogé mon hôtesse sur ce drôle de tableau : « Le gouverneur l'aime, car il lui rappelle qu'on peut avoir eu des problèmes de boisson et être un grand homme », m'avait-elle répondu sans ambages. Ce que je prenais pour une toge était en réalité une serviette : Sam Huston, sur ce tableau, est en cure de désintoxication.
George Bush, vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques américaines, est un grand malade qui s'est soigné par le pouvoir. Sa maladie est classique : c'est une relation mal dénouée avec son père, son écrasant homonyme. Père étudiant brillant, père absent après la mort de sa petite sœur, père roi du pétrole, père président mais père méprisé par la droite dure pour ne pas avoir « terminé la guerre » du golfe. Père qui n'a jamais pris trop au sérieux son « first son » (son premier fils), préférant de loin le cadet Jeb…

Bush, qui honore et déteste son père, a sans cesse mis ses pas dans les siens (études, pétrole, Maison-Blanche, Irak), mais en trébuchant sans cesse. Devenu président, son obsession était d'être digne de son père, de le dépasser, de l'oblitérer. Papa était modéré ? Je serai radical. Favorisait-il les équilibres internationaux ? Je ferai de l'unilatéralisme mon cap. N'avait-il pas osé pousser la guerre jusqu'à Badgad ? Je finirai le boulot !

Bush a entraîné le monde dans sa cure sanglante. A Washington, je l'ai observé pendant six ans. Je ne l'ai croisé que de très loin, à l'occasion de conférences de presse ou de brèves déclarations dans le bureau ovale. Mais il m'a tenu compagnie tous les jours ou presque, parce que je devais relater, quasi quotidiennement, sa guerre au terrorisme, sa guerre à l'anthrax, sa guerre en Afghanistan, sa guerre en Irak, sa guerre aux impôts, sa guerre aux juges libéraux, sa guerre contre le mariage gay, ses guerres perpétuelles…
Un second mandat qui lui permet enfin de « tuer le père »
La folie semblait souvent aux commandes de ce pays. L'image la plus névrotique, sans doute, fut celle d'un Bush sortant d'un avion de chasse, sur le porte-avion USS Abraham Lincoln, le 1er mai 2003, devant cette bannière grotesque, « mission accomplished ». Il avait expliqué aux journalistes qu'il avait lui même piloté l'engin et que cela l'avait botté. Pour comprendre son excitation, il faut chercher le père, encore : ce dernier était un as, un pilote émérite, ayant accompli 116 vols pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un porte-avions. A travers cette représentation théâtrale sur le pont de l'USS Lincoln, Bush fils envoyait un message clair : regarde Papa, mission accomplie, j'ai écrabrouillé Saddam, j'ai fait mieux que toi, et me voilà dans ta tenue de héros !
(Voir la vidéo)
Un an et demi plus tard, George W. Bush a réussi à se faire réélire, effaçant l'image du président par accident léguée par les résultats controversés du scrutin de 2000. Pourquoi cette réélection, alors que le chaos régnait en Irak ? Mon sentiment, c'est que les Américains se sentaient encore « en guerre » et n'ont pas voulu changer de général au milieu de la bataille, fût-elle désastreuse. Ce fut en tout cas un second grand moment de jubilation pour Bush : enfin son destin sortait des rails tracés par le paternel qui, lui, n'avait pas réussi à se faire réélire en 1992. Cette fois, pour la première fois, le fils avait surpassé le père, se détachant de son ombre.
Cette réélection a achevé de donner au monde le sentiment que le « bushisme » avait gagné l'ensemble des Américains. De mon expérience, pourtant, ce pays n'a cessé de rester vivant et contrasté pendant les années Bush. La lumière médiatique portée sur le président, sur la droite chrétienne ou sur les néoconservateurs a éclipsé de multiples évolutions encourageantes au sein de la société américaine entre 2000 et 2008. Moins visibles, elles étaient tout aussi puissantes et l'élection de Barack Obama permet enfin de les révéler.
Le conservatisme le plus pur, le nec plus ultra de la modernité, selon lui
En 2004, juste après la réélection de George Bush, j'avais écrit une tribune pour prendre le contrepied de l'impression générale qui prévalait en France. Non, écrivais-je, la victoire de Bush ne reflète pas une poussée des « valeurs » de droite dans ce pays : la religion recule plutôt, de même que l'homophobie, le soutien à la peine de mort, le racisme. Les préoccupations concernant l'environnement ou la couverture santé progressent. L'image d'une Amérique se recroquevillant uniformément autour de valeurs réactionnaires ne correspondait pas à la réalité : celle-ci était bien plus complexe. Dès 2004, malgré la défaite de Kerry, le balancier avait commencé son mouvement de retour. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, gagnant le champ économique et social.
Si le 11-Septembre a façonné le premier mandat de Bush, donnant à ce dernier la boussole qui lui manquait, le second mandat, lui, a été marqué par une autre catastrophe, plus nationale, mais tout aussi décisive : l'ouragan Katrina, qui a dévasté la Nouvelle-Orléans sous les yeux hébétés des autorités. J'ai vécu sur place ce moment bouleversant. La situation humanitaire à la Nouvelle-Orléans était une abomination et Bush n'a pas été à la hauteur. Je me souviens qu'une consœur, reporter d'un journal modéré, m'avait dit alors, d'un air abattu :
« Comme toujours dans ce pays, les horreurs se résument à deux mots : race et classe. »
Katrina a exposé à la lumière ces deux blessures profondes, réveillant du même coup une réaction salutaire de l'opinion. Obama aurait-il réussi le parcours qu'il a fait sans cet ouragan ? Je ne le pense pas. Un fil lie Obama à Katrina. (Voir la vidéo : les excuses de Bush)
Depuis, un réalignement critique est à l'œuvre aux Etats-Unis, au point que certains parlent même d'une « troisième révolution » (les deux première étant le « welfare state » (Etat-providence) de Roosevelt et le néolibéralisme de Reagan). Les sondages montrent clairement que sur la question du rôle de l'Etat dans l'économie, ou des impôts, il y a un « avant » et un « après » Katrina.
Par exemple, selon une enquête du Pew Center (« Trends in political values and core attitudes, 1987-2007 », ci-contre), les Américains qui jugent que « le gouvernement a la responsabilité de prendre soin de ceux qui ne peuvent pas le faire pour eux même » est passé de 51% en 2002 à 69% en 2007… Pendant le second mandat de George W. Bush, tant sur leur rapport au monde que sur leur rapport à l'économie, les Américains se sont remis en cause.
L'un d'entre eux, pourtant, n'a jamais douté, jamais questionné ses convictions : c'est George W. Bush. Il a vissé sa vie politique sur le conservatisme le plus pur, y voyant le nec plus ultra de la modernité. S'est-il rendu compte, lorsqu'il assistait à l'enterrement de Ronald Reagan dans la cathédrale de Washington, que c'était aussi cette vision du monde qu'on enterrait ?
Résultat de cet entêtement : Bush risque de rester dans l'histoire des Etats-Unis comme l'un des pires présidents que ce pays ait jamais eus. Il lègue une dette faramineuse, un chaos en Afghanistan et en Irak, des inégalités effroyables, une image du pays dégradée, et pour couronner le tout, une crise financière qu'il a favorisée en appelant tous les Américains à devenir propriétaires (thème de sa « ownership society »).
L'environnement et les consommateurs sacrifiés sur l'autel de l'industrie
Mais rien ne dévie jamais la course de George W. Bush vers le mur. Avant de quitter la Maison-Blanche, et alors que le modèle économique néolibéral fait eaux de toutes part, il entend passer une dernière loi de dérégulation, qui aura pour objectif, au nom de l'efficacité, d'affaiblir les règles protégeant l'environnement et les consommateurs. Les industriels applaudissent une nouvelle fois, avec le même entrain que mettait l'orchestre du Titanic.
Son œuvre ainsi parachevée, George W. Bush pourra alors retourner dans son ranch. Il a atteint son objectif, gommer son père. Le « George Bush » qui restera dans les livres d'histoire ne sera pas le 41e président, mais le 43e.
Photo : Sam Houston à la Bataille de San Jacinto (wikipédia). La famille Bush (Wikipédia). Mai 2003 : Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).
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à Pascal Riché
De compte désactivé 2
16H01 | 08/11/2008 |
Depuis deux ans la Chambre des représentants est à majorité démocrate. Ce sont eux qui ont autorisé et encouragé les subprimes : C'EST UN FAIT ! ! ! ! ! ! !
à Pascal Riché
De compte désactivé 2
14H10 | 09/11/2008 |
Les subprimes, c'est le résultat d'une politique de gauche ! Dire le contraire, c'est mentir !
à compte désactivé 2
De athénaïs
18H26 | 08/11/2008 |
@ gaetan,
Comme quoi, on aurait tord de croire ce Roucaute là …..
De uppercut
11H36 | 08/11/2008 |
BUSH QUI SE CONSUME…AMES SEMSIBLES : TOURNEZ _VOUS PLUTOT VERS OBAMA LE BEAU,LE BRONZE.
L'ORIGINAL BUSH EXSISTE TOUJOURS : ATTENTION AU CLONAGE….
De 9911francis
11H38 | 08/11/2008 |
Le modèle de la sarkozie est en déliquescence.
Les barons ont beau, désormais, vanter Obama, les vainqueurs des éléctions, qui sont les intelligents et non pas les arriérés, ne seront pas dupes.
Le petit chef français passera pour peu de choses, pas rapport a l'intelligent président américain.
µ
De N.MARECHAL
11H58 | 08/11/2008 |
Un imbécile reste un imbécile même s'il est président d'un grand pays.
Ceci dit même s'il n'est plus président, il en reste encore quelques uns en fonction.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 11H58 | 08/11/2008 |
Tout en partageant grosso modo l'analyse psychologique du phénomène Bush Jr proposée par Pascal Riché, je ne peux m'empêcher de penser qu'un autre facteur doit être pris en compte pour expliquer sa présidence : l'excellente organisation des théoriciens conservateurs et néo-conservateurs au sein des groupes de réflexion et de la presse depuis les années 80. Les premiers ont cédé la prééminence aux seconds au fil des années, non sans des débats parfois très houleux, mais les deux groupes se sont entendus pour promouvoir la candidature de George W. après avoir poussé celle de Bush père, qui, pourtant, leur semblait une pâle réplique de Reagan.
On se rend compte de cette évolution en consultant certaines revues de droite (The National Review, Commentary), où l'on a perçu un certain désarroi lors de la floraison de la « pensée » néo-conservatrice anti-rationaliste, anti-scientifique, etc. Beaucoup des anciens conservateurs (« archeoconservatives ») ont ainsi été mis en porte-à-faux (William Buckley père, Norman Podhoretz, Houston Institute, Heritage Foundation). Au bout du compte, ils se sont quand même inclinés car des gens comme Wolfowitz leur paraissaient incarner une réconciliation entre morale et politique fondée sur la politique libérale dérégulatrice de Reagan.
Le front commun a commencé à se fissurer après le début de la deuxième guerre d'Irak, les archéos ayant les plus grandes difficultés à justifier une guerre « manufacturée » de toutes pièces suite aux mensonges éhontés de Cheney-Rumsfeld.
Ceci explique en partie pourquoi Colin Powell a finalement quitté son poste et s'est finalement retrouvé à soutenir la candidature d'Obama, tout comme Ron Reagan (fils de l'ex-président), etc., ainsi qu'une bonne partie de la presse régionale conservatrice que les excès des neo-cons épouvantaient tout autant que les progressistes (liberals) du parti démocrate. Les archéos prônaient un débat acharné mais loyal avec les liberals, mais avec les neo-cons aucune discussion raisonnée n'était plus possible. Au bout du compte, il ne s'est plus trouvé aucun intellectuel de droite acceptant de les soutenir.
De Trevor narg
auteur | 12H01 | 08/11/2008 |
Et il a fallu 8 ans pour s'en apercevoir ! Dès le 11.9.01, le danger qu'il représentait ne pouvait être ignoré. C'est ce qui l'a soutenu au contraire, presque jusqu'au bout, souvent par ceux qui l'accablent aujourd'hui.
http://aquandlereveil.vox.com/
http://www.dailymotion.com/parpg/video/x6lg2o_lautre-monde-5021_creation
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H36 | 08/11/2008 |
C'était il n'y a pas si longtemps dans la Rue :
Deux ou trois choses que Bush a fait de bien (on en a trouvé)
Par GUILLEMETTE FAURE | Rue89 | 01/11/2008 | 21H51
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H47 | 08/11/2008 |
Slavoméga pétalamonos, Pascal Riché ?
De yan
loin | 13H29 | 08/11/2008 |
« Et les Etats-Unis ont perdu huit précieuses années, dans les batailles qui s'imposent pourtant à eux : changement climatique, couverture santé, pauvreté… »
Pendant ce temps en France, nous avons eu le grenelle de l'environnement. ché chuper ! !
De Bardamu
difficile | 13H31 | 08/11/2008 |
Votre article me paraît un peu relever de « l'illusion rétrospective » qui consiste à penser que ce qui est arrivé devait forcément arriver…
Obama a quand même profité à fond de la divine surprise de la crise financière mondiale, rien ne dit que la société américaine soit fondamentalement différente de celle qui a élu Bush. Ne confondons pas un concours de circonstances avec la nécessité historique.
Concernant les « années Bush », je crois que les historiens doivent se pencher désormais sur cette guerre d'Irak qui reste pour moi une véritable énigme. Pourquoi voler au secours du Koweit, dans un premier temps, pourquoi vouloir à toute force se débarrasser d'un sympathique dictateur qui assurait un équilibre crucial dans la région en s'opposant militairement à l'Iran ?
C'est absurde… Influence du lobby pro-israélien obsédé par la sécurité d'Israël ? Manigances du complexe militaro-industriel ? Complot pétrolier ? Il faudra bien un jour démêler tout ça.
De remdom
13H41 | 08/11/2008 |
Depuis le 19ème siècle et les barons voleurs, les trusts, les grandes compagnies, aujourd'hui financières dominent la politique, l'université, et la société américaines.Leurs dirigeants ne sont pas obèses.
Et cette fois encore les huit années de Bush ne seraient que de sa responsabilité indivisuelle ? Il a été fabriqué, comme Sarkozy et Royal en France, par les puissances financières pour poursuivre la guerre aux pauvres. Et ils ont fait fort cette fois !
Ne pas oublier que les thèses néolibérales, avant Thatcher et Reagan ont été mises en œuvre après le 11 septembre 1973 et le Chili de Pinotchete, contre le président Allende démocratiquement élu.
La personne est un concept fabriqué par la droite, et donc la personne de G.W.Bush n'a aucun intérêt, pas même dans sa responsabilité individuelle de président étatsuniens jamais élu.
Cet article sur Bush est réducteur qui rabat sur les personnes, alors qu'il y a un vrai projet politique & économique qui s'est réalisé au détriment du peuple : enrichir les riches, affaiblir les droits sociaux ( logement, santé, éducation, travail) et les services publics, dégrader l'environnement et les tissus sociaux. mais ceci n'est pas propre aux États-Unis d'Amérique…
C'est après la victoire sur les droits civiques des noirs que Martin Luther King a déclaré qu'il fallait lutter pour les droits sociaux. Il est mort assassiné et on ne peut pas seulement penser que c'est une coïncidence.
Et on ne voit pas bien comment M. Obama peut échapper à cette cage dorée qui lui est offerte par Wall Street.
Un seul titre pourrait émerger de ces remarques : M. Obama est-il au service du peuple américain, et comment va-t-il se défaire de l'emprise du capitalisme financier ?
à remdom
De Bardamu
difficile | 14H26 | 08/11/2008 |
Si « La personne est un concept fabriqué par la droite », je comprends mieux pourquoi je n'ai jamais été à gauche !
De Beryl
14H10 | 08/11/2008 |
« La pente, on ne la monte pas, on la descend… » (Naopéon) GW Bush aura été la dernière marche d'une descente politico-idéologique des US depuis la guerre du Vietman (les parenthèses démocrates n'étant que des sursauts de moribond).
C'est tout l'Occident (esclavagiste et impérialiste) qui vient d'essuyer son premier grand crash civilisationnel, avec l'élection d'Obama, fils spirituel de M L King, et désormais président de l'espoir du monde !
Bush, cadavre pas exquis du tout de la négation de l'homme par l'homme, a pour pendant, de sac et de cordes
pour neo-cons, notre président, Nicolas Sarkozy, qui, lui aussi, à sa manière, est une métaphore du crash occidental, dont il va accentuer les effets jusqu'à son éviction (on peut désormais en être sûr) en 20012.
Bush et Sarkozy, jumeaux poisseux du capitalisme meurtrier, que ce dernier - un rêveur tout haut - veut refonder et réguler.
Certes, mais encore faut-il avoir les couilles pour agir et faire autorité. Son image internationale oscille entre l'épouvantail à gogos et un mannequin de cire du musée Grévin. Le problème estque c'est live ! …
Ce qui ne l'empêche pas de nous faire plier de rire en se comparant à Obama ! ! … En oubliant qu'Obama dit « Yes, WE can », et lui, Sarlozy : « Avec MOI, tout est possible ! … », et « JE veux… », au lieu de « Nous allons… Nous ferons… Avec vous, je… », et l'un est un rassembleur, un réconciliateur, l'autre un diviseur, un provocateur.
L'un inspire à TOUS les citoyens américains à se mettre debout, ensemble, l'autre a entraîné ses « pauv » cons » dans la déprime, la défiance, le nouveau racisme d'Etat (et son identité française, vichyssoise, à la place de Liberté, Egalité, Fraternité…
Question catastrophe nationale, un Bush peut en cacher un autre…
De Bardamu
difficile | 15H21 | 08/11/2008 |
Votre analyse est intéressante :
« C'est tout l'Occident (esclavagiste et impérialiste) qui vient d'essuyer son premier grand crash civilisationnel, avec l'élection d'Obama, fils spirituel de M L King, et désormais président de l'espoir du monde ! »
Il suffit de la remettre à l'endroit : il s'agit bien au connaître de la plus éclatante victoire des valeurs démocratiques occidentales qui, seules, ont permis qu'un fils d'immigré noir prenne la tête du pays le plus puissant du monde.
Magistral coup de pied au derrière aux contempteurs de l'Occident et à l'antiaméricanisme primaire. On en redemande.
Le vieux modèle occidental vient une fois de plus de démontrer sa supériorité sur le reste du monde.
Oui, je sais c'est agaçant, hein.
Quant à Sarkozy, décidément, vous le voyez partout…
Le riverévolutien de base est incapable d'écrire une contribution sur quelque sujet que ce soit sans déverser sa bile sarkophobe…
Une étude psychologique s'imposerait, là aussi.
De paconform
parent | 16H23 | 08/11/2008 |
Malheureusement, peu de personnes se rendent compte à quel point le facteur psychologique est important pour de nombreux sujets ; vous et moi faisons d'ailleurs peut-être partie de ceux-là ; le problème devient particulièrement grave lorsque le sujet en question devient un chef d'Etat ou quelque chose d'équivalent.
Le sujet ne sait pas que son psychisme est atteint parce que, le plus souvent les dégâts remontent à la période pré-verbale de sorte que le langage ne permet pas d'en restituer le souvenir ; seuls les ressentis tapis dans l'inconscient le fait agir (40% de nos décisions ne seraient pas dues à des réflexions conscientes mais commandées par notre inconscient selon un chercheur dont j'ai oublié le nom ; à mon avis ce pourcentage est au dessous de la réalité).
Le monde serait beaucoup plus pacifique si on maternait autrement ; il faut respecter les besoins des bébés et jeunes enfants (avis aux pères puisque les mères veulent travailler au dehors)
De PIT LE CHIEN
16H31 | 08/11/2008 |
Bush part mais son « oeuvre » durera.
Huit ans de folle busherie ont mis le feu au monde pour plusieurs générations.
Demandons-nous comment Obama pourrait éteindre la rage et l'esprit de vengeance (le devoir ? ) de tous les enfants des guerres et des occupations américano-israëliennes . D'ailleurs, le « “chief of staff” ou Secrétaire général, d'Obama n'est-il pas Rahm Emmanuel, surnommé Rahmbo, réputé dur et impulsif (menaces au couteau, notamment…), très populaire en Israël où il a effectué son Service durant la guerre du Golfe…
Inutile de rêver à la paix.
Courage à Obama.
De Tremeur Denigot
flâneur | 20H27 | 08/11/2008 |
Que voilà un beau témoignage de journaliste. Une sorte d'impressionnisme journalistique, tout en suggestion, en subjectivité. C'est rare. C'est étonnant aussi, car on retrouve l'ambiance de votre blog, qui était toujours un lieu où il faisait bon passer. Pour tout cela, merci, Pascal. Cela me donne à moi aussi un peu de cette nostalgie qu'on sent filtrer au détour de vos phrases. Pas pour Bush bien sûr…
On a aussi l'impression que vous ruminez tout cela depuis un bon moment déjà, et que l'élection d'Obama est comme une délivrance pour vous. Non seulement parce que vous pensez avoir eu raison avant les autres, cela arrive, mais ne délivre aucune forme satisfaisante de libération. Mais plutôt parce que vous pouvez enfin dire haut et fort ce que vous pensez en sachant désormais qu'on va vous écouter, vous comprendre. Je me trompe ?
à Tremeur Denigot
De Pascal Riché
(auteur)
7
Rue89 | 23H02 | 08/11/2008 |
Il est certain que j'ai vécu dans déplaisir cette soirée du 4 novembre 2008, avec des amis américains ! Ce qui me ravit, c'est que le monde découvre tout d'un coup que les Etats-Unis ne se résument pas à une caricature, celle qu'incarne George W.Bush : il s'est passé bien des choses dans ce pays, pendant cette période, qui ne collent pas avec les clichés qu'on en avait.
à Pascal Riché
De Tremeur Denigot
flâneur | 00H06 | 09/11/2008 |
Certes. La complexité n'a pas bonne presse (l'expression est sans doute mal choisie…), ici comme ailleurs. Surtout quand elle émane d'un pays jeune, fédéral, bâti par des hommes nombreux venant depuis peu de partout et tâchant d'inventer leur lendemain sans trop de complexes. Difficile à percevoir depuis des contrées jacobines d'un Etat-nation on l'on oublie souvent que les identités et les réalités peuvent être multiples et que l'avenir s'invente, riche de cette diversité de points de vue et d'hommes, sans pourtant nuire au vivre ensemble.
De Augustus
Globe-trotteur en quête de dromadai... | 09H35 | 09/11/2008 |
Il restera de W ce magnifique conte de fées, dit le 4 décembre 2001, et dont on aimerait bien connaitre la genèse :
» Q One thing, Mr. President, is that you have no idea how much you've done for this country. And another thing is that, how did you feel when you heard about the terrorist attack ? (Applause.)
THE PRESIDENT : Thank you, Jordan. Well, Jordan, you're not going to believe what state I was in when I heard about the terrorist attack. I was in Florida. And my Chief of Staff, Andy Card -- actually, I was in a classroom talking about a reading program that works. I was sitting outside the classroom waiting to go in, and I saw an airplane hit the tower -- the TV was obviously on. And I used to fly, myself, and I said, well, there's one terrible pilot. I said, it must have been a horrible accident.
But I was whisked off there, I didn't have much time to think about it. And I was sitting in the classroom, and Andy Card, my Chief of Staff, who is sitting over here, walked in and said, « A second plane has hit the tower, America is under attack. »
W restera dans l'histoire comme le seul témoin en direct du crash du vol AA11 sur la tour WTC1. Ce n'est pas rien
De gmily
09H49 | 09/11/2008 |
Incroyable, lorsque je lis votre article , quelle similitude avec la situation Française ! bien que le père de Sarkozy n'est jamais été président, Sarkozy ressemble trait pour trait à Bush ! Même démagogie, même populisme ,même déficit, même incompétence Bref, Même catastrophe pour la France et pour le monde !
à gmily
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 09H32 | 20/01/2009 |
que tu es sotte !
De Vatin François
human being | 09H49 | 09/11/2008 |
Je crois en effet qu'il doit être très fier de son oeuvre !
Le monde est chaotique, favorisant le commerce de la guerre et du tout sécuritaire, et le développement du cynisme en politique tel que le voulait ce despote de Karl Rove. Mission accomplie ! ! ! ! ! ! ! ! !
De fâché.com
perdu | 12H39 | 09/11/2008 |
Deubeulyou,D.Cheney et compagnie même si vous partez, vous agirez dans l'ombre avec vos supporters, c'est bien ça le problème ! SHAZAM ! !
De DMEpee
Marketing | 01H01 | 10/11/2008 |
L'auteur a bien raison sur ce qui parait etre l'immaturite de GWB Junior.
La ou je crains de ne pas etre d'accord, c'est son optimisme sur le changement des mentalites de la profonde Amerique. Si on regarde les cartes electorales, ce sont les zones urbaines qui ont voté Obama, les zones rurales ont voté McCain. Heureusement il y a plus de gens dans les zones urbaines ! Les americains ont voté Obama--pour certains (les indecis et les Republicains-qui-ont-change d'avis)--par egoisme pur et simple. Certains ont parle a la convention democrate : « oui, snif, j'ai perdu mon travail, je n'ai plus d'assurance maladie… j'etais republicain, maintenent je vote pour Obama ». Really ! En ce moment ils ont reconnu plus de logique chez Obama, et ils sont faches du statu quo. Des que ceux-la iront mieux, le « noir » (en fait moitie noir, mais avec l'histoire esclavagiste, une goutte de noir=100% noir) n'aura qu'a rentrer chez lui a Illinois. Esperons qu'il pourra faire suffisamment de bonnes choses d'ici 2012, et qu'on ne nous l'assassinera pas.
En Californie, ils ont fait marche arriere en ce qui concerne les gays : les homosexuels pouvaient se marier depuis quelques mois, et les gens ont maintenant re-rendu cela illegal.
De micmac19
musicien contrarié | 07H28 | 10/11/2008 |
On tiendra peut-etre (surement ) le meme discours dans trois ans ! ! !
De bouyeros
médecin | 12H24 | 10/11/2008 |
en vrac
merci monsieur bush,grâce à vous obama a été élu.
je ne suis pas persuadé quand même qu'obama valait une crise mondiale et des milliers de morts.
vivement dans 8 ans et demi que je lise les commentaires sur les présidences de sarko et obama.
je suis con, dans 8 ans grâce à eux nous nagerons dans un tel bonheur que rue89 bakchich le canard enchainé et la gauche auront disparu.j'aurai tous les disques de Carla une photo du chien d'Obama et toutes les films de Clavier.
De parousnik
12H47 | 10/11/2008 |
La directive 51 permettrait au tandem Bush/Cheney de conserver le pouvoir et d'annuler les dernières élections US en cas de second 11 septembre 2001….
Un « deuxième 11 septembre » fait partie intégrante de la doctrine militaire étasunienne
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