
Bush peut partir avec le sentiment du désastre bien fait
(De Washington et de nos archives) Le 21 janvier 2009, un petit homme souriant se présente devant les grilles de la Maison-Blanche et demande à l'agent du « secret service » qui monte la garde : « Dites, est-ce que George W.Bush est là ? » « Non, répond l'agent, il n'est plus président vous savez ? » L'homme part. Le lendemain, il revient : « Dites, est-ce que George. W. Bush est là ? » « Je vous ai déjà répondu que non, il n'est plus président. » L'homme sourit et remercie poliment. Le troisième jour, le revoilà : « Dites… » Le garde s'énerve : « Pour la troisième fois, IL N'EST PLUS PRESIDENT ! » Le petit homme répond alors : « Oh oui, je sais, mais j'aime tellement l'entendre dire ! »
Fernando la Guarda, qui m'a raconté cette histoire est un militant démocrate de Washington. Avocat, il a un peu délaissé son job les derniers jours avant les élections pour aller chercher les électeurs, en faisant du porte-à-porte, dans des quartiers modestes de Virginie. Pour lui, l'enjeu de cette élection était avant tout de mettre clairement un terme à l'épisode Bush. De le fermer comme on claque une porte. Comme des centaines de milliers d'autres démocrates américains, ce n'est donc pas tant contre McCain que Fernando a milité : c'est contre Bush. Pour qu'avec une nette victoire d'Obama, il n'y ait pas de « troisième mandat ».
Comment un président peut-il afficher un bilan aussi calamiteux ?
Georges Bush a profondément marqué l'histoire des Etats-Unis en ce début du XXIe siècle. Mais alors qu'il rêvait d'ouvrir une nouvelle ère politique, sa présidence n'aura été qu'une parenthèse pitoyable. Sa guerre en Irak a terni durablement l'image des Etats-Unis dans le monde. Sa croisade pour la « ownership society » (société de propriétaires) se termine par la crise immobilière et financière la plus grave de tous les temps… Et les Etats-Unis ont perdu huit précieuses années, dans les batailles qui s'imposent pourtant à eux : changement climatique, couverture santé, pauvreté…
Pourquoi tant de décisions ont échappé au sens commun ? Le contexte historique du moment -ce mélange délétère de globalisation et d'unipolarité du monde- n'explique pas tout. Une partie de la réponse réside dans les tréfonds de la psychologie du « président par accident », dans sa « boîte noire », pour reprendre l'expression de Jacob Weisberg, auteur de « The Bush Tragedy », qui compare cette présidence à un crash aérien. George W. Bush est un homme pris dans un complexe nœud familial. C'est un personnage shakespearien, dont le destin voisine celui du prince Hal devenu Henri V.
J'ai pour la première fois découvert George W.Bush en 2000 à travers le mobilier de son bureau texan. Je venais d'arriver aux Etats-Unis, où je devais reprendre la correspondance de Washington pour le journal Libération. Il fallait alors préparer un portrait du gouverneur du Texas, en cas de victoire de ce dernier à la présidentielle. A l'époque, personne n'y croyait vraiment : Al Gore était le grand favori des sondages.
Le vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques
Ce jour-là, à Austin, le gouverneur du Texas n'était pas là, il était quelque part sur les routes de la campagne. Une de ses proches collaboratrices m'a ouvert son bureau. Elle m'a laissé un moment seul à l'intérieur. J'ai un souvenir très précis du mobilier, qui m'avait frappé : c'était celui d'une chambre d'enfant.
Des tableaux représentant des scènes de western ; un fauteuil entièrement fait de cornes de vaches ; une armoire vitrée contenant des dizaines de balles de baseball dédicacées, ainsi que le maillot jaune de Lance Armstrong. Et un portrait de Sam Huston, président de la République du Texas, puis sénateur des Etats-Unis, enveloppé dans une sorte de toge. J'avais interrogé mon hôtesse sur ce drôle de tableau : « Le gouverneur l'aime, car il lui rappelle qu'on peut avoir eu des problèmes de boisson et être un grand homme », m'avait-elle répondu sans ambages. Ce que je prenais pour une toge était en réalité une serviette : Sam Huston, sur ce tableau, est en cure de désintoxication.
George Bush, vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques américaines, est un grand malade qui s'est soigné par le pouvoir. Sa maladie est classique : c'est une relation mal dénouée avec son père, son écrasant homonyme. Père étudiant brillant, père absent après la mort de sa petite sœur, père roi du pétrole, père président mais père méprisé par la droite dure pour ne pas avoir « terminé la guerre » du golfe. Père qui n'a jamais pris trop au sérieux son « first son » (son premier fils), préférant de loin le cadet Jeb…

Bush, qui honore et déteste son père, a sans cesse mis ses pas dans les siens (études, pétrole, Maison-Blanche, Irak), mais en trébuchant sans cesse. Devenu président, son obsession était d'être digne de son père, de le dépasser, de l'oblitérer. Papa était modéré ? Je serai radical. Favorisait-il les équilibres internationaux ? Je ferai de l'unilatéralisme mon cap. N'avait-il pas osé pousser la guerre jusqu'à Badgad ? Je finirai le boulot !

Bush a entraîné le monde dans sa cure sanglante. A Washington, je l'ai observé pendant six ans. Je ne l'ai croisé que de très loin, à l'occasion de conférences de presse ou de brèves déclarations dans le bureau ovale. Mais il m'a tenu compagnie tous les jours ou presque, parce que je devais relater, quasi quotidiennement, sa guerre au terrorisme, sa guerre à l'anthrax, sa guerre en Afghanistan, sa guerre en Irak, sa guerre aux impôts, sa guerre aux juges libéraux, sa guerre contre le mariage gay, ses guerres perpétuelles…
Un second mandat qui lui permet enfin de « tuer le père »
La folie semblait souvent aux commandes de ce pays. L'image la plus névrotique, sans doute, fut celle d'un Bush sortant d'un avion de chasse, sur le porte-avion USS Abraham Lincoln, le 1er mai 2003, devant cette bannière grotesque, « mission accomplished ». Il avait expliqué aux journalistes qu'il avait lui même piloté l'engin et que cela l'avait botté. Pour comprendre son excitation, il faut chercher le père, encore : ce dernier était un as, un pilote émérite, ayant accompli 116 vols pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un porte-avions. A travers cette représentation théâtrale sur le pont de l'USS Lincoln, Bush fils envoyait un message clair : regarde Papa, mission accomplie, j'ai écrabrouillé Saddam, j'ai fait mieux que toi, et me voilà dans ta tenue de héros !
(Voir la vidéo)
Un an et demi plus tard, George W. Bush a réussi à se faire réélire, effaçant l'image du président par accident léguée par les résultats controversés du scrutin de 2000. Pourquoi cette réélection, alors que le chaos régnait en Irak ? Mon sentiment, c'est que les Américains se sentaient encore « en guerre » et n'ont pas voulu changer de général au milieu de la bataille, fût-elle désastreuse. Ce fut en tout cas un second grand moment de jubilation pour Bush : enfin son destin sortait des rails tracés par le paternel qui, lui, n'avait pas réussi à se faire réélire en 1992. Cette fois, pour la première fois, le fils avait surpassé le père, se détachant de son ombre.
Cette réélection a achevé de donner au monde le sentiment que le « bushisme » avait gagné l'ensemble des Américains. De mon expérience, pourtant, ce pays n'a cessé de rester vivant et contrasté pendant les années Bush. La lumière médiatique portée sur le président, sur la droite chrétienne ou sur les néoconservateurs a éclipsé de multiples évolutions encourageantes au sein de la société américaine entre 2000 et 2008. Moins visibles, elles étaient tout aussi puissantes et l'élection de Barack Obama permet enfin de les révéler.
Le conservatisme le plus pur, le nec plus ultra de la modernité, selon lui
En 2004, juste après la réélection de George Bush, j'avais écrit une tribune pour prendre le contrepied de l'impression générale qui prévalait en France. Non, écrivais-je, la victoire de Bush ne reflète pas une poussée des « valeurs » de droite dans ce pays : la religion recule plutôt, de même que l'homophobie, le soutien à la peine de mort, le racisme. Les préoccupations concernant l'environnement ou la couverture santé progressent. L'image d'une Amérique se recroquevillant uniformément autour de valeurs réactionnaires ne correspondait pas à la réalité : celle-ci était bien plus complexe. Dès 2004, malgré la défaite de Kerry, le balancier avait commencé son mouvement de retour. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, gagnant le champ économique et social.
Si le 11-Septembre a façonné le premier mandat de Bush, donnant à ce dernier la boussole qui lui manquait, le second mandat, lui, a été marqué par une autre catastrophe, plus nationale, mais tout aussi décisive : l'ouragan Katrina, qui a dévasté la Nouvelle-Orléans sous les yeux hébétés des autorités. J'ai vécu sur place ce moment bouleversant. La situation humanitaire à la Nouvelle-Orléans était une abomination et Bush n'a pas été à la hauteur. Je me souviens qu'une consœur, reporter d'un journal modéré, m'avait dit alors, d'un air abattu :
« Comme toujours dans ce pays, les horreurs se résument à deux mots : race et classe. »
Katrina a exposé à la lumière ces deux blessures profondes, réveillant du même coup une réaction salutaire de l'opinion. Obama aurait-il réussi le parcours qu'il a fait sans cet ouragan ? Je ne le pense pas. Un fil lie Obama à Katrina. (Voir la vidéo : les excuses de Bush)
Depuis, un réalignement critique est à l'œuvre aux Etats-Unis, au point que certains parlent même d'une « troisième révolution » (les deux première étant le « welfare state » (Etat-providence) de Roosevelt et le néolibéralisme de Reagan). Les sondages montrent clairement que sur la question du rôle de l'Etat dans l'économie, ou des impôts, il y a un « avant » et un « après » Katrina.
Par exemple, selon une enquête du Pew Center (« Trends in political values and core attitudes, 1987-2007 », ci-contre), les Américains qui jugent que « le gouvernement a la responsabilité de prendre soin de ceux qui ne peuvent pas le faire pour eux même » est passé de 51% en 2002 à 69% en 2007… Pendant le second mandat de George W. Bush, tant sur leur rapport au monde que sur leur rapport à l'économie, les Américains se sont remis en cause.
L'un d'entre eux, pourtant, n'a jamais douté, jamais questionné ses convictions : c'est George W. Bush. Il a vissé sa vie politique sur le conservatisme le plus pur, y voyant le nec plus ultra de la modernité. S'est-il rendu compte, lorsqu'il assistait à l'enterrement de Ronald Reagan dans la cathédrale de Washington, que c'était aussi cette vision du monde qu'on enterrait ?
Résultat de cet entêtement : Bush risque de rester dans l'histoire des Etats-Unis comme l'un des pires présidents que ce pays ait jamais eus. Il lègue une dette faramineuse, un chaos en Afghanistan et en Irak, des inégalités effroyables, une image du pays dégradée, et pour couronner le tout, une crise financière qu'il a favorisée en appelant tous les Américains à devenir propriétaires (thème de sa « ownership society »).
L'environnement et les consommateurs sacrifiés sur l'autel de l'industrie
Mais rien ne dévie jamais la course de George W. Bush vers le mur. Avant de quitter la Maison-Blanche, et alors que le modèle économique néolibéral fait eaux de toutes part, il entend passer une dernière loi de dérégulation, qui aura pour objectif, au nom de l'efficacité, d'affaiblir les règles protégeant l'environnement et les consommateurs. Les industriels applaudissent une nouvelle fois, avec le même entrain que mettait l'orchestre du Titanic.
Son œuvre ainsi parachevée, George W. Bush pourra alors retourner dans son ranch. Il a atteint son objectif, gommer son père. Le « George Bush » qui restera dans les livres d'histoire ne sera pas le 41e président, mais le 43e.
Photo : Sam Houston à la Bataille de San Jacinto (wikipédia). La famille Bush (Wikipédia). Mai 2003 : Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).
- 56511 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





















249
(Pour réagir, connectez-vous)
De lancienz
libre penseur | 19H47 | 07/11/2008 |
Je propose qu'Obama et les américains lui préparent un circuit en tant qu'Afghans en Afghanistan, Kurde en Irak, SDF aux states en lui mettant le nez au sortir d'un pot d'échappement et qu'il aille vivre en proximité d'une usine Mosanto pendant plusieurs années. Sans thune pour qu'il comprenne ce qu'il a fait et qu'il ne puisse pas payer l'assurance medicale et sociale qui lui permettrait de se soigner.
Ce type doit être mis à l'index de notre monde !
à lancienz
De Béatrice1
| 23H47 | 07/11/2008 |
Kurde en Irak, ce n'est pas un bon exemple, justement : qu'on pense ce qu'on veut de la guerre en Irak et de Bush, les Kurdes lui crient un grand merci car ils n'ont jamais été aussi heureux que depuis qu'ils sont débarrassés de leur tortionnaire - même chose pour les chiites d'Irak, d'où pas mal d'ambiguités chez eux, d'ailleurs.
De Alex Engwete
Consultant | 19H51 | 07/11/2008 |
à Alex Engwete
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 18H34 | 19/01/2009 |
J'ai pas trop compris ! ….. encore un Bretzel ?
De fâché.com
perdu | 20H01 | 07/11/2008 |
A quand un grand proçès devant le TPI avec tous ses acolytes, de l'administration Bush, mais aussi avec tous dceux qui ont trempé de près ou de loin dans ses actes criminels. De combien de millions de morts est-il responsable au juste ?
1 guerre interminable en Irak + la guerre d'Afghanistan + la complicité avec Israel pour la guerre du Liban + la narco-guerre en Colombie + les enlèvements secrets depuis le 11 septembre + la guerre provoquée en Ossétie. Petit calcul à faire malgré la désinformation internationale quand il s'agit de savoir le nombre exact de victimes civiles et non civiles. Il y a des morts qu'on pleure et d'autres qu'on efface d'un coup de plumeau.
De compte supprimé 24
| 20H30 | 07/11/2008 |
Si Bush est parti, Sarkozy peut partir.
D'ailleurs j'ai déjà pioché une fosse profonde de six pieds dans mon jardin.
à compte supprimé 24
De jissé
Ingé retraité | 21H39 | 07/11/2008 |
cyp
Pour la longueur cinq pieds suffiront (sans talonettes).
Bon vouique.
Jissé
à jissé
De compte supprimé 24
| 22H23 | 07/11/2008 |
Certes, Jissé… mais c'est sans compter sur son supplément de surmoi.
Et puis faut bien tasser la terre dessus, de crainte qu'il se déterre et erre ensuite comme un zombie dans un film de Romero.
« Sarkozombie, le retour »
Brrrrr….
De Jool H
MC | 20H32 | 07/11/2008 |
Quel bonheur de regarder Bush (la dernière vidéo en particulier) et de se dire que tout ca est fini !
De survivant
20H34 | 07/11/2008 |
En faisant un rapide tour du monde peu de pays peuvent se targuer de ne pas avoir élu à la tête de leur nation un criminel. Finalement l'humain se complait dans ses crimes. L'important c'est que la faute revient à l'autre ainsi l'honneur est sauf, blanchie. Un peu d'eau bénite, une petite prière, l'hostie et dieu fera le reste.
De lioe
berlin | 20H38 | 07/11/2008 |
RUE89
Il y a une fois de plus un probleme sur l article d armelle.Je n accede qu a la moitie de l article !
De elle-vessia
artiste visuelle | 20H39 | 07/11/2008 |
Merci pour ce bel article qui m'a expliqué beaucoup de choses quant à l'attitude « infantile » de ce président.
Je ne sais pas si je « vois juste » mais il me semble que nous pourrions faire quelques parallèles avec le petit Nicolas, un peu caractériel, des tics, des complexes, le besoin maladif d'être aimé, le m'as-tu-vu bling-blingant, etc… : merci de m'expliquer avant la fin de son mandat…des fois qu'il veuille rempiler…qu'on soit au courant ! !
De FO le dire
Nantes | 20H45 | 07/11/2008 |
Merci pour cet excellent article.
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 20H48 | 07/11/2008 |
On a presque envie de le défendre ce pauvre Bush…
L'héritage va être difficile !
De Calvin
Physicien à Paris | 21H08 | 07/11/2008 |
Très bel article, soit-dit en passant… Surtout pour les gens qui comme moi, suivent Pascal Riché depuis son blog sur les élections 2004 puis avec « à l'heure américaine »… Ça fait plaisir de voir un ENFIN cet article, mais il en aura fallut du temps pour voir le sujet du départ de W traité…
F
De léo solo
21H38 | 07/11/2008 |
« Bush peut partir avec le sentiment du désastre bien fait »
cass » toi pov'con
De affreuxjojo
21H38 | 07/11/2008 |
Désartre pour qui ? L'Amérique n'a jamais été égalitaire. Cette situation a été amplifié par deux mandats Bush. Aujourd'hui 1% des Américains détient 25% des richesses (revenus et patrimoine). 10% en détiennent 70%.
Quand, comme Bush, on mène une politique au service des plus riches, on peut donc être particulièrement fier du bilan. Des proches de Bush (groupes financiers Carlyle et Halliburton par exemple) ont investit massivement dans le sécurité et l'armement.
Autant dire que le 11 septembre et les guerres de Bush (financées évidemment sur fonds publics) étaient tout ce que l'on veut pour eux, sauf des désastres. Pour Katrina, même chose. Suite à l'incurie républicaine, les crues ont chassé les classes pauvres du centre historique de la Nouvelle-Orléans, situation offrant des opportunités extraordinaires à la spéculation immobilière. Les écoles publiques ravagées ont été immédiatement cédées à des écoles privée (une fois rénovées sur fond publics cependant).
La crise de l'immobilier qui met à la rue des milliers d'Américains arrive après des années de distribution de bonus himalayens dans le secteur du crédit immobilier. Le réchauffement climatique dont les Etats-Unis sont le premier responsable résulte du gaspillage énergétique lié au mode de vie américain (mode de vie que Bush a définit comme non négociable). Ce mode de vie correspond exactement aux intérêts du lobby pétrolier proche de Bush.
En bref, le désastre quasi général correspond à un enrichissement sans précédent de quelques uns. Bush n'a donc pas fait échouer le néo-libéralisme comme on le dit parfois. Son passage au pouvoir correspond historiquement, au contraire, à l'une de ses plus remarquables réussites. N'en doutez pas, des Américains adorent Bush et l'adoreront longtemps.
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
22H45 | 07/11/2008 |
merci beaucoup Pascal Riché.
pas besoin d'être psy pour comprendre les points communs qui existent entre Bush(qui dégage) et ce megalo qui gouverne un pays en le réduisant à rien,la F(rance),pour ne pas la citer.
A la GloIRE DE MON PERE ! ! ! !
Rien à voir avec PAGNOL,je vous l'assure !
Ils feront effectivement,et les historiens le confirmeront, les plus mauvais dirigeants de leur pays.
alors,j'en appelle au Grand maitre Marabouteur,de parachever l'objectif qu'il s'est fixé !
A savoir libérer notre beau pays de la bande de rigolos,(mais surtout de menteurs et profiteurs) qui est au pouvoir.
le « beau pays » d'avant le 6 mai 2007 ! comme quoi….
……
De Béatrice1
| 22H00 | 07/11/2008 |
Merci pour ce très bon article et son éclairage « psychanalytique » - cet aspect est toujours intéressant appliqué à tout détenteur de pouvoir, mais il est particulièrement voyant chez Bush junior. Shakespearien, en effet.
A ceux qui font l'erreur de croire que c'est un « crétin », je rappellerais quand même qu'il a fait Yale et Harvard, ce qui est incompatible avec un QI déficient. Il a JOUE au simplet, au mec simple et sympa, au cowboy - alors qu'il est à peu près aussi texan que moi, car issu de l'aristocratie de la Nouvelle Angleterre, d'un père coincé et diplomate international. Là aussi il a pris le contre-pied absolu.
La tragédie pour les Américains et le reste du monde, c'est que ce raté se soit trouvé être président au moment du 11 septembre : il ne faut pas oublier qu'il s'était présenté avec un programme isolationniste. C'est là bien sûr qu'Al Gore aurait vraiment fait la différence.
Un petit bémol : la « troisième révolution américaine » est une ânerie : la première (et la seule), c'est celle de 1776, que l'on appelle en France la « Guerre d'indépendance », et aux Etats-Unis « the American Revolution » - exactement pour les mêmes raisons qu'on appelle ce qui est arrivé en France en 1789 la « Révolution française », les deux ayant été extrêmemnt liées et accomplies selon les mêmes principes. Ensuite, il a été question à plusieurs moments de lancer la « seconde » révolution américaine : la guerre de sécession a été ainsi qualifiée, la gauche de la gauche américaine y appelait dans les années 60 et 70, Nixon et Reagan ont tous deux prétendu l'incarner, et le dernier en date est le très droitier Ron Paul.
à Béatrice1
De Calvin
Physicien à Paris | 23H07 | 07/11/2008 |
Hum, avec de l'argent et des relations, tu rentres facilement à Harvard et Yale (meme si Bush s'en est sorti parmis les derniers, et qu'il s'en vante encore ! )…. Par contre, meme si tu es extrement doué ce n'est pas franchement facile d'y entrer ! ! ! Il ne faut pas croire que c'est comme Polytechnique ou l'ENA…
Je n'aime beaucoup l'élitisme à la francaise (loin s'en faut ! ) mais au moins les gens qui sortent de nos grandes écoles (je n'en suis pas) l'ont tous mérité par l'étude.
à Calvin
De Béatrice1
| 23H55 | 07/11/2008 |
« Hum, avec de l'argent et des relations, tu rentres facilement à Harvard et Yale »
C'est complètement faux ! Les Etats-Unis sont une méritocratie républicaine, et il est à peu près aussi facile de rentrer à Harvard qu'à Normale Sup.
à Béatrice1
De Calvin
Physicien à Paris | 14H27 | 09/11/2008 |
Ha oui ?
http://edition.cnn.com/2003/ALLPOLITICS/01/20/timep.affirm.action.tm/
à Béatrice1
De Oister
Payé à rien foutre | 04H16 | 20/01/2009 |
Un ami de mes parents (hé oui, trop vieux pour moi) est de la même année que Georges W et a fait ses études à Yale. Ce qu'il nous racontait avant sa première élection faisait peur.
Georges est un fils à papa qui a payé pour rentrer à Yale. Le bon côté du système unniversitaire américain c'est que vous avez affaire à des entreprises. Si vous êtes nul, Papa payera pour la bibliothèque de la fac, il sera même peut être dans l'association des anciens élèves…
Vous pouvez par exemple sortir de Harvard avec un diplome en Vannerie option Football Américain. Croyez vous que le Running back de UCLA sache faire une multiplication à deux chiffres ?
Le sport est un des moyens d'intégrer une fac par exemple.
Les riches payent pour les doués, qui payent anyways en travaillant sur le campus, à côté ou en s'endettant pour trois générations.
W. était selon les dires plus connus des vendeurs d'alcools et deds organisateurs de soirées étudiantes que des bibliothécaires.
De LG240
22H42 | 07/11/2008 |
Vous faites de Katrina le moment charnière où les américains auraient découvert l'étendue de la nullité de Bush. Vous écrivez-même :
>Obama aurait-il réussi le parcours qu'il a fait sans cet >ouragan ? Je ne le pense pas.
Comment expliquer alors que la Louisiane ait voté à une énorme majorité pour Mc Cain (près de 60% je crois). Merci de me répondre. J'aimerai vraiment y comprendre quelque chose.
à LG240
De compte supprimé 24
| 23H20 | 07/11/2008 |
Parce que les Blancs surnagent mieux que les Nègres, tiens !
à LG240
De Béatrice1
| 23H50 | 07/11/2008 |
La Louisiane est un Etat conservateur, et il y a aussi des Noirs qui sont conservateurs, vous savez.
à Béatrice1
De Pascal Riché
(auteur)
7
Rue89 | 01H00 | 08/11/2008 |
En Louisiane, près de 100% des Noirs ont voté Obama.
Seulement 2O% des blancs de Louisiane ont voté pour lui, contre 75% pour McCain.
Sur 10 votants, trois étaient noirs, sept étaient blancs.
à Béatrice1
De Oister
Payé à rien foutre | 04H21 | 20/01/2009 |
La bêtise n'a donc pas fondement génétique.
Mais selon la loi du Missouri, je dois aussi vous informer qu'il soit possible que dieu ait créé le monde et que la terre soit plate. il se peut donc que certains hommes soient foncièrements mauvais et méritent l'enfer. Ou au moins être pendus aux arbres le samedi soir, après quelques bières avalées….
à LG240
De Oister
Payé à rien foutre | 04H17 | 20/01/2009 |
Muddy Waters…
De Thomas GREDAT
| 23H04 | 07/11/2008 |
Adieu, monsieur Bush ! Nous aurons du mal à vous oublier, et ce ne sera pas faute d'essayer !