Bush peut partir avec le sentiment du désastre bien fait


(De Washington et de nos archives) Le 21 janvier 2009, un petit homme souriant se présente devant les grilles de la Maison-Blanche et demande à l'agent du « secret service » qui monte la garde : « Dites, est-ce que George W.Bush est là ? » « Non, répond l'agent, il n'est plus président vous savez ? » L'homme part. Le lendemain, il revient : « Dites, est-ce que George. W. Bush est là ? » « Je vous ai déjà répondu que non, il n'est plus président. » L'homme sourit et remercie poliment. Le troisième jour, le revoilà : « Dites… » Le garde s'énerve : « Pour la troisième fois, IL N'EST PLUS PRESIDENT ! » Le petit homme répond alors : « Oh oui, je sais, mais j'aime tellement l'entendre dire ! »

Fernando la Guarda, qui m'a raconté cette histoire est un militant démocrate de Washington. Avocat, il a un peu délaissé son job les derniers jours avant les élections pour aller chercher les électeurs, en faisant du porte-à-porte, dans des quartiers modestes de Virginie. Pour lui, l'enjeu de cette élection était avant tout de mettre clairement un terme à l'épisode Bush. De le fermer comme on claque une porte. Comme des centaines de milliers d'autres démocrates américains, ce n'est donc pas tant contre McCain que Fernando a milité : c'est contre Bush. Pour qu'avec une nette victoire d'Obama, il n'y ait pas de « troisième mandat ».

Comment un président peut-il afficher un bilan aussi calamiteux ?

Georges Bush a profondément marqué l'histoire des Etats-Unis en ce début du XXIe siècle. Mais alors qu'il rêvait d'ouvrir une nouvelle ère politique, sa présidence n'aura été qu'une parenthèse pitoyable. Sa guerre en Irak a terni durablement l'image des Etats-Unis dans le monde. Sa croisade pour la « ownership society » (société de propriétaires) se termine par la crise immobilière et financière la plus grave de tous les temps… Et les Etats-Unis ont perdu huit précieuses années, dans les batailles qui s'imposent pourtant à eux : changement climatique, couverture santé, pauvreté…

Pourquoi tant de décisions ont échappé au sens commun ? Le contexte historique du moment -ce mélange délétère de globalisation et d'unipolarité du monde- n'explique pas tout. Une partie de la réponse réside dans les tréfonds de la psychologie du « président par accident », dans sa « boîte noire », pour reprendre l'expression de Jacob Weisberg, auteur de « The Bush Tragedy », qui compare cette présidence à un crash aérien. George W. Bush est un homme pris dans un complexe nœud familial. C'est un personnage shakespearien, dont le destin voisine celui du prince Hal devenu Henri V.

J'ai pour la première fois découvert George W.Bush en 2000 à travers le mobilier de son bureau texan. Je venais d'arriver aux Etats-Unis, où je devais reprendre la correspondance de Washington pour le journal Libération. Il fallait alors préparer un portrait du gouverneur du Texas, en cas de victoire de ce dernier à la présidentielle. A l'époque, personne n'y croyait vraiment : Al Gore était le grand favori des sondages.

Le vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques

Ce jour-là, à Austin, le gouverneur du Texas n'était pas là, il était quelque part sur les routes de la campagne. Une de ses proches collaboratrices m'a ouvert son bureau. Elle m'a laissé un moment seul à l'intérieur. J'ai un souvenir très précis du mobilier, qui m'avait frappé : c'était celui d'une chambre d'enfant.

Houston à la Bataille de San Jacinto (Wikipédia).Des tableaux représentant des scènes de western ; un fauteuil entièrement fait de cornes de vaches ; une armoire vitrée contenant des dizaines de balles de baseball dédicacées, ainsi que le maillot jaune de Lance Armstrong. Et un portrait de Sam Huston, président de la République du Texas, puis sénateur des Etats-Unis, enveloppé dans une sorte de toge. J'avais interrogé mon hôtesse sur ce drôle de tableau : « Le gouverneur l'aime, car il lui rappelle qu'on peut avoir eu des problèmes de boisson et être un grand homme », m'avait-elle répondu sans ambages. Ce que je prenais pour une toge était en réalité une serviette : Sam Huston, sur ce tableau, est en cure de désintoxication.

George Bush, vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques américaines, est un grand malade qui s'est soigné par le pouvoir. Sa maladie est classique : c'est une relation mal dénouée avec son père, son écrasant homonyme. Père étudiant brillant, père absent après la mort de sa petite sœur, père roi du pétrole, père président mais père méprisé par la droite dure pour ne pas avoir « terminé la guerre » du golfe. Père qui n'a jamais pris trop au sérieux son « first son » (son premier fils), préférant de loin le cadet Jeb…

La famille Bush (Wikipédia).

Bush, qui honore et déteste son père, a sans cesse mis ses pas dans les siens (études, pétrole, Maison-Blanche, Irak), mais en trébuchant sans cesse. Devenu président, son obsession était d'être digne de son père, de le dépasser, de l'oblitérer. Papa était modéré ? Je serai radical. Favorisait-il les équilibres internationaux ? Je ferai de l'unilatéralisme mon cap. N'avait-il pas osé pousser la guerre jusqu'à Badgad ? Je finirai le boulot !

Mai 2003: Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).

Bush a entraîné le monde dans sa cure sanglante. A Washington, je l'ai observé pendant six ans. Je ne l'ai croisé que de très loin, à l'occasion de conférences de presse ou de brèves déclarations dans le bureau ovale. Mais il m'a tenu compagnie tous les jours ou presque, parce que je devais relater, quasi quotidiennement, sa guerre au terrorisme, sa guerre à l'anthrax, sa guerre en Afghanistan, sa guerre en Irak, sa guerre aux impôts, sa guerre aux juges libéraux, sa guerre contre le mariage gay, ses guerres perpétuelles…

Un second mandat qui lui permet enfin de « tuer le père »

La folie semblait souvent aux commandes de ce pays. L'image la plus névrotique, sans doute, fut celle d'un Bush sortant d'un avion de chasse, sur le porte-avion USS Abraham Lincoln, le 1er mai 2003, devant cette bannière grotesque, « mission accomplished ». Il avait expliqué aux journalistes qu'il avait lui même piloté l'engin et que cela l'avait botté. Pour comprendre son excitation, il faut chercher le père, encore : ce dernier était un as, un pilote émérite, ayant accompli 116 vols pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un porte-avions. A travers cette représentation théâtrale sur le pont de l'USS Lincoln, Bush fils envoyait un message clair : regarde Papa, mission accomplie, j'ai écrabrouillé Saddam, j'ai fait mieux que toi, et me voilà dans ta tenue de héros !
(Voir la vidéo)



Un an et demi plus tard, George W. Bush a réussi à se faire réélire, effaçant l'image du président par accident léguée par les résultats controversés du scrutin de 2000. Pourquoi cette réélection, alors que le chaos régnait en Irak ? Mon sentiment, c'est que les Américains se sentaient encore « en guerre » et n'ont pas voulu changer de général au milieu de la bataille, fût-elle désastreuse. Ce fut en tout cas un second grand moment de jubilation pour Bush : enfin son destin sortait des rails tracés par le paternel qui, lui, n'avait pas réussi à se faire réélire en 1992. Cette fois, pour la première fois, le fils avait surpassé le père, se détachant de son ombre.

Cette réélection a achevé de donner au monde le sentiment que le « bushisme » avait gagné l'ensemble des Américains. De mon expérience, pourtant, ce pays n'a cessé de rester vivant et contrasté pendant les années Bush. La lumière médiatique portée sur le président, sur la droite chrétienne ou sur les néoconservateurs a éclipsé de multiples évolutions encourageantes au sein de la société américaine entre 2000 et 2008. Moins visibles, elles étaient tout aussi puissantes et l'élection de Barack Obama permet enfin de les révéler.

Le conservatisme le plus pur, le nec plus ultra de la modernité, selon lui

En 2004, juste après la réélection de George Bush, j'avais écrit une tribune pour prendre le contrepied de l'impression générale qui prévalait en France. Non, écrivais-je, la victoire de Bush ne reflète pas une poussée des « valeurs » de droite dans ce pays : la religion recule plutôt, de même que l'homophobie, le soutien à la peine de mort, le racisme. Les préoccupations concernant l'environnement ou la couverture santé progressent. L'image d'une Amérique se recroquevillant uniformément autour de valeurs réactionnaires ne correspondait pas à la réalité : celle-ci était bien plus complexe. Dès 2004, malgré la défaite de Kerry, le balancier avait commencé son mouvement de retour. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, gagnant le champ économique et social.

Si le 11-Septembre a façonné le premier mandat de Bush, donnant à ce dernier la boussole qui lui manquait, le second mandat, lui, a été marqué par une autre catastrophe, plus nationale, mais tout aussi décisive : l'ouragan Katrina, qui a dévasté la Nouvelle-Orléans sous les yeux hébétés des autorités. J'ai vécu sur place ce moment bouleversant. La situation humanitaire à la Nouvelle-Orléans était une abomination et Bush n'a pas été à la hauteur. Je me souviens qu'une consœur, reporter d'un journal modéré, m'avait dit alors, d'un air abattu :

« Comme toujours dans ce pays, les horreurs se résument à deux mots : race et classe. »

Katrina a exposé à la lumière ces deux blessures profondes, réveillant du même coup une réaction salutaire de l'opinion. Obama aurait-il réussi le parcours qu'il a fait sans cet ouragan ? Je ne le pense pas. Un fil lie Obama à Katrina. (Voir la vidéo : les excuses de Bush)



Depuis, un réalignement critique est à l'œuvre aux Etats-Unis, au point que certains parlent même d'une « troisième révolution » (les deux première étant le « welfare state » (Etat-providence) de Roosevelt et le néolibéralisme de Reagan). Les sondages montrent clairement que sur la question du rôle de l'Etat dans l'économie, ou des impôts, il y a un « avant » et un « après » Katrina.

Enquête du Pew Research Center for the People & the Press.Par exemple, selon une enquête du Pew Center (« Trends in political values and core attitudes, 1987-2007 », ci-contre), les Américains qui jugent que « le gouvernement a la responsabilité de prendre soin de ceux qui ne peuvent pas le faire pour eux même » est passé de 51% en 2002 à 69% en 2007… Pendant le second mandat de George W. Bush, tant sur leur rapport au monde que sur leur rapport à l'économie, les Américains se sont remis en cause.

L'un d'entre eux, pourtant, n'a jamais douté, jamais questionné ses convictions : c'est George W. Bush. Il a vissé sa vie politique sur le conservatisme le plus pur, y voyant le nec plus ultra de la modernité. S'est-il rendu compte, lorsqu'il assistait à l'enterrement de Ronald Reagan dans la cathédrale de Washington, que c'était aussi cette vision du monde qu'on enterrait ?

Résultat de cet entêtement : Bush risque de rester dans l'histoire des Etats-Unis comme l'un des pires présidents que ce pays ait jamais eus. Il lègue une dette faramineuse, un chaos en Afghanistan et en Irak, des inégalités effroyables, une image du pays dégradée, et pour couronner le tout, une crise financière qu'il a favorisée en appelant tous les Américains à devenir propriétaires (thème de sa « ownership society »).

L'environnement et les consommateurs sacrifiés sur l'autel de l'industrie

Mais rien ne dévie jamais la course de George W. Bush vers le mur. Avant de quitter la Maison-Blanche, et alors que le modèle économique néolibéral fait eaux de toutes part, il entend passer une dernière loi de dérégulation, qui aura pour objectif, au nom de l'efficacité, d'affaiblir les règles protégeant l'environnement et les consommateurs. Les industriels applaudissent une nouvelle fois, avec le même entrain que mettait l'orchestre du Titanic.

Son œuvre ainsi parachevée, George W. Bush pourra alors retourner dans son ranch. Il a atteint son objectif, gommer son père. Le « George Bush » qui restera dans les livres d'histoire ne sera pas le 41e président, mais le 43e.



Photo : Sam Houston à la Bataille de San Jacinto (wikipédia). La famille Bush (Wikipédia). Mai 2003 : Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).

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à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H00 | 19/01/2009 | Permalien

Je pense que le piège était bien là, de l'imaginer « crétin », ou « beauf », pour que le « peuple » s'identifie à lui ( ca ne vous rappelle pas une récente élection quelque part en Europe ? ), parce que on ne vote et n'applaudit plus que pour qui nous ressemble…
Croire qu'il était un crétin nous empêche à penser que tout ceci était savement orchestré, même si il a du embarrasser ses maîtres plus d'une fois…
Dans ce cas je me demande aussi pourquoi le journalisme « underground » et sur la théorie du complot ( que l'on est pas obligé d'avalé entier et sans cuisson préalable ) n'est jamais cité, jamais utilisé comme source, jamais débattu, jamais prit au sérieux, jamais écouté en somme, alors qu'il est un point de vue comme un autre ? Car beaucoup de ces journalistes qui ont peu accès aux médias classiques ont énormément de théories et certaines expliquations sur les actions du gouvernement Bush qui a révèllé la peur de JFK sur les élites et les sociétés « discrètes » ( secrètes )…
A quand un « vrai » débat sur le 11 septembre ?

Portrait de Tita

De Tita

oiseau | 19H01 | 07/11/2008 | Permalien

Cette histoire me rappelle l'épitaphe d'un certain cardinal :

« Le bien qu'il fit, il le fit mal ; Le mal qu'il fit, il le fit bien. »

Au delà de ce constat, il est temps de se demander :

1) Comment un individu aussi limité a pu être proposé par un parti ? Etre membre d'une famille aristocratique (ploutocratique devrais-je écrire) n'est pas le garant d'une compétence.
L'erreur est même répétée dans le choix d'une S. Palin qui, certainement partage les idéaux réactionnaires et les stéréotypes associés, mais qui ne sait même pas que l'Afrique est un continent et qui ne sait pas qui est le dirigeant du pays voisin de l'Alaska dont elle est gouverneur.
Même dans une vision aristocratique, c'est impardonnable. Anne Marie Louise d'Orléans de Montpensier (la grande demoiselle, cousine de Louis XIV) écrivait dans ses mémoires « la science est une chose fort avantageuse à tout le monde, et même plus aux grands qu'aux autres : car l'ignorance rend les grands incapables de gouverner ».

2) Comment les américains ont-ils pu voter pour lui (quoi qu'en france, on ne fait pas toujours mieux) ? Je crois me souvenir qu'avant le 11 septembre, tout le monde le disait stupide et s'en moquait. Je ne crois pas les américains plus stupides que n'importe quel autre peuple pour croire que le 11 septembre a augmenté le QI du croisé G.W. Bush du jour au lendemain sans plus se poser de question sur le personnage.

3) Si G.W. Bush n'est pas une lumière, l'histoire montre que de tels personnages sont de parfaites marionnettes. Qui utilisaient donc G.W. Bush ?

Portrait de Pascal Riché

à Tita Portrait de Tita De Pascal Riché (auteur) 7

Rue89 | 22H41 | 07/11/2008 | Permalien

Je pense que partir de l'hypothèse que Bush est « bête », c'est se tromper d'analyse. On ne devient pas président des Etats-Unis si l'on est « bête ». Bush n'est pas très cultivé, il n'aime pas lire des gros rapports, mais il n'est pas idiot. Il est roué, et peut même être assez drôle en privé. Son problème, à mon avis, c'est qu'il a pris des décisions en fonction d'une pathologie personnelle.

Je me suis toujours demandé pourquoi il avait accordé tant d'attention aux conseils des néoconservateurs, qui pissaient sur son père après la fin de la première guerre du golfe, le traitant de poule mouillée. Jusqu'à ce que je comprenne qu'il les a écoutés justement PARCE QUE ceux ci pissaient sur son père.

Je l'ai entendu critiquer son père à plusieurs reprises, toujours en creux. Ainsi, en 2004, à la Convention républicaine, il a présenté Dick Cheney comme « le meilleur vice-président de l'histoire des Etats-Unis » (Bush père a été VP de Reagan) ; ou encore, il parlait toujours de sa mère comme celle qui lui a transmis « le caractère »…

Le lien entre George Bush et George Bush est un élément pour comprendre, ce n'est évicemment pas le seul.

Portrait de Tita

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Tita

oiseau | 11H16 | 08/11/2008 | Permalien

Je vous remercie pour ces quelques explications.

L'approche psychologisante que vous proposez n'est pas dénuée de fondement ou d'intérêt. On peut la pratiquer pour la plupart des hommes politiques. Ainsi, je me demande souvent si notre glorieux président ne montrerait pas un complexe d'infériorité (dû à sa petite taille) qui, dans un esprit de compensassions, nourrirait sa soif de pouvoir, de respect envers son égo ainsi que sa tendance à écraser les autres.

En même temps, on se rend compte que si l'approche psychologisante explique, elle ne justifie rien ; ou alors nous sommes condamnés à accepter sans se poser de questions toutes les décisions de notre glorieux président.

Par ailleurs, cette approche psychologisante propose une motivation aux actions des hommes (politiques ou non), mais elle ne préjuge pas de la qualité de leurs actions ni de leurs compétences. Si l'objectif est de dépasser un modèle, on peut le faire avec intelligence ou bêtise. A titre d'exemple, il parait que Jules César s'était mis à pleurer le jour de ses 33 ans, parce que son « empire » n'était pas aussi grand que celui d'Alexandre le Grand qui était son modèle et qui décéda à 33 ans. Ainsi, bien que lui aussi eût un modèle, les actions de Jules César restaient cependant et souvent couronnées de succès.
A l'inverse, le sieur Bush junior n'atteint son objectif que dans les adjectifs négatifs : il dépasse son père en étant pire.

Quant à la question de la bêtise du sieur Bush junior, il est évident qu'il n'est pas un idiot ou un imbécile au sens clinique des ces mots. Je conçois même qu'il puisse avoir de l'humour ou être sympathique. Par contre, il était dépositaire du pouvoir exécutif le plus puissant sur terre où chacune de ses décisions pouvait avoir de grandes conséquences sur des millions ou milliard d'individus. En prenant la mesure des conséquences, il aurait dû se défier de ses motivations à dépasser papa pour ne se baser que sur celles du bien de l'État. C'est ce qu'on attend d'un chef d'Etat. Il ne l'a pas fait par naïveté, aveuglement (religieux ? ) ou par faiblesse. Il a pris ses décisions en fonction de critères obscures tels que lui soufflèrent ses égéries religieuses, pétrolières ou de son complexe envers papa. Une telle faiblesse à mon avis est un crime à bien des égards. Du moins, elle est une bêtise surtout au regard de sa constance. Un être normal voyant ses échecs passés à dépasser papa pourrait se méfier de ses entreprises futures qui le lient à cet objectif obsessionnel.

Portrait de stephanemot

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 06H51 | 09/11/2008 | Permalien

Je vous rejoins Pascal : Bush n'est pas bete, il est malin comme un singe et doue d'humour.

C'est son mode de fonctionnement et sa vision du monde qui sont binaires.

Il y a clairement un complexe oedipien : son paternel eut prefere Jeb avec le dossard 43 au lieu de son rate de Dubya. Junior a renie totalement ce passe, impose la doctrine Rumsfeld a la place de la doctrine Powell, et ce n'est qu'apres le desastre electoral de 2006 que la vieille garde a envoye James Baker et impose Gates.

La presidence Bush ou plutot la presidence Bush-Cheney, c'est le mariage explosif des theocons et des neocons (http://e-blogules.blogspot.com/2007/08/universal-declaration-of-independ… ). Il est difficile de dire qui a utilise qui dans l'histoire. Bush est arrive au pouvoir avec l'aide des neocons, mais ce sont bien les theocons qui ont pilote le pays et utilise les neocons pour vendre l'invasion de l'Irak. Les neocons ont saute en 2006 mais les theocons n'ont pas perdu grand chose de leur pouvoir de nuisance.

Le GOP a l'occasion de faire le menage, mais tant que Palin jouera aux Sego de services, la remise a plat ideologique sera remise aux memes calendes grecques que celle du PS : http://e-blogules.blogspot.com/2008/11/sarah-palin-and-segolene-royal-sy…

Portrait de SuperAlAmAs

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H28 | 19/01/2009 | Permalien

Et oui nous sommes souvent dirigés par des enfants gattés ou des personnes avec une envie de revanche, qui d'autres voudraient le pouvoir au point de n'en faire la seule préoccupations mondial ?
La réflexion politique ne devraient pas appartenir aux pouvoirs et aux réseaux, mais à la sagesse des peuples et à l'urgence des situations sociales… Et c'est peut être pour ca que notre projet démocratique n'est qu'au state de projet, puisque le peuple n'y participe pas !

Portrait de survivant

De survivant

19H05 | 07/11/2008 | Permalien

Le monstre est à peine enterré que voilà déjà que l'on dépoussière le squelette pour lui redonner une seconde vie. Il rejoint les annales des monstres sanguinaires de cette planète. Son dieu, celui, qui lui a dicté ses actions meurtrières est tout aussi criminel que lui ! Une raison supplémentaire pour revendiquer haut et fort l'athéisme.

Portrait de SuperAlAmAs

à survivant Portrait de survivant De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H29 | 19/01/2009 | Permalien

Hitler et Stalin étaient athés… Une raison supplémentaire de ne pas tout confondre… Nuance, nuance…

Portrait de Trevor narg

De Trevor narg

auteur | 19H10 | 07/11/2008 | Permalien

Eh oui… Et ce n'est pas fini.

http://www.youtube.com/watch ? v=RgS1q5-2rAE

Portrait de Contestatairieux

De Contestatairieux

(un de ces fameux travailleurs pauv... | 19H11 | 07/11/2008 | Permalien

Un problème d'oedipe ? ? C'est gênant tout de même… Remarquez, huit ans de « w » ne me feront pas oubliez 30 ans de dérégulation, de chômage, de pauvreté, qui vont en s'agrandissant… Ceux qui crèvent la gueule ouverte n'ont pas attendu « w »…
Et ça n'a pas empêché les français d'élire un con-servateur au pouvoir, réac », du même tonneau que « w »…
L'orthodoxie néo-conservatrice à pris un sacré coup. Ok. Et maintenant ? On recommence ? Allé, chiche, c'est pas comme si les choses ne se répétaient pas, hein !
Après tout, on a le président qu'on mérite.

Portrait de lioe

De lioe

berlin | 19H14 | 07/11/2008 | Permalien

Bonsoir

Je trouve assez curieux depuis quelques semaines ces articles, films ou reportages sur BUSH. Ils tendent et tentent quasiment tous a nous dépeindre un homme qui au final ne serait pas si mauvais en nous résumant une relation plutôt conflictuelle avec son papa qui expliquerait sa « vision“politique.
On nous décris un homme a qui on a envie de mettre une tape sur l épaule en lui disant que c est pas grave il a foire, mais l essentiel etait d avoir essayer………
Je trouve cela extrêmement déplace, au regard de ce qu il a FOIRE. Des vies humaines, des pays ravages, des familles détruites, …D autres avant lui ont etes juges pour avoir menti sur l utilisation d un cigarre et aujourd hui aucun média n évoquerai ne serait ce que l idée que cet homme pourrait avoir a rendre des comptes sur des mensonges qui ont entraînes des milliers de morts.
Je me fou de savoir quelle place cet homme tiendra dans l histoire. Ce qui m interesse s est de savoir si cet homme tiendra un jour SA PLACE dans un tribunal.
Je ne me fais bien sur aucune illusion, encore moins lorsque je vois le monde journalistique passer a cote de sujets qui pourraient fâchés.

Je finirai par deux citations

- ‘le journalisme est un métier ou lon passe la moitie de sa vie a parler de ce qu on connais et l autre moitie a taire ce que l on sait’

-‘La démocratie est une dictature contrôlée par quelques individus dont les électeurs sont les complices’

Bonne soiree

Portrait de agnès93

à lioe Portrait de lioe De agnès93

citoyenne | 23H51 | 07/11/2008 | Permalien

@lioe | berlin
« D autres avant lui ont etes juges pour avoir menti sur l utilisation d un cigarre et aujourd hui aucun média n évoquerai ne serait ce que l idée que cet homme pourrait avoir a rendre des comptes sur des mensonges qui ont entraînes des milliers de morts. »

Je vous remercie d'être la première personne à pointer la question la plus importante à savoir : quand, comment, où, et par quel tribunal, Bush sera-t-il jugé ?
Il faut arrêter de déconner avec « les délires de la psychanalyse » et de lui trouver des circonstances atténuantes !
BUSH EST UN CRIMINEL DE GUERRE ET DEVRA REPONDRE DE TOUS SES CRIMES !
Nous attendons que les premières plaintes qui ne vont pas tarder soient médiatisés et qu'on puisse en parler ;

Portrait de agnès93

à lioe Portrait de lioe De agnès93

citoyenne | 12H50 | 08/11/2008 | Permalien

@lioe | berlin

« le journalisme est un métier où lon passe la moitie de sa vie a parler de ce qu » on connais et l autre moitie a taire ce que l on sait »

-« La démocratie est une dictature contrôlée par quelques individus dont les électeurs sont les complices »

J'approuve totalement ce que vous dites !
exp : pour quelle raison on entend jamais parler du
« Free Gaza movement » qui veut briser le siège de Gaza ?
Pourquoi on ne parle pas du bateau
« Dignity » qui a accosté ce samedi matin dans le port de Gaza avec 27 personnalités, dont 13 parlementaires européens, ainsi qu'une tonne de fournitures médicales ?

Portrait de Bernard 75010

à agnès93 Portrait de agnès93 De Bernard 75010

Salar!é | 22H25 | 20/01/2009 | Permalien

@Agnès93,
Bonsoir, vous en parlez ! Merci de donner des liens, s'il vous plait et parlez-en si vous pensez que le sujet est primordial ; Perso je ne suis pas au courant. Mais tout n'arrive pas sur ma messagerie. Bonne soirée. Bernard

Portrait de Louve Bleue

De Louve Bleue

en survie | 19H14 | 07/11/2008 | Permalien

Le mouvement universel de sympathie pour les Etats Unis ?
Oh ! Hé ! Là .
Non, avant Bush et même avec les démocrates, les Etats Unis sont loin d'avoir été « clean » avec les autres pays !
Je pense notamment à Cuba et le Chili !

Portrait de Contestatairieux

De Contestatairieux

(un de ces fameux travailleurs pauv... | 19H14 | 07/11/2008 | Permalien

Un problème d'oedipe ? ? C'est gênant tout de même… Remarquez, huit ans de « w » ne me feront pas oubliez 30 ans de dérégulation, de chômage, de pauvreté, qui vont en s'agrandissant… Ceux qui crèvent la gueule ouverte n'ont pas attendu « w »…
Et ça n'a pas empêché les français d'élire un con-servateur au pouvoir, réac », du même tonneau que « w »…
L'orthodoxie néo-conservatrice à pris un sacré coup. Ok. Et maintenant ? On recommence ? Allé, chiche, c'est pas comme si les choses ne se répétaient pas, hein !
Après tout, on a le président qu'on mérite.

Portrait de La mouche du coche

De La mouche du coche

diptère | 19H25 | 07/11/2008 | Permalien

l'auteur « Bush a entraîné le monde dans sa cure sanglante. “

les victimes de la dictature irakienne, afghane, et du 11 septembre, apprécieront.

Portrait de felixrobin

à La mouche du coche Portrait de La mouche du coche De felixrobin

20H07 | 07/11/2008 | Permalien

Comme si la seule réponse à une série de cons sanglants est de leur opposer un con encore plus sanglant…

Portrait de hogan

à La mouche du coche Portrait de La mouche du coche De hogan

actif | 20H08 | 07/11/2008 | Permalien

Oh vous savez je crois qu'il y aura bientôt eu plus de morts Irakiens après la chute de Saddam qu'avant, si ce n'est déjà fait…

Portrait de JP_JP

à La mouche du coche Portrait de La mouche du coche De JP_JP

14H43 | 08/11/2008 | Permalien

Bégon vert !

Portrait de Polyblogue

De Polyblogue

Citoyen | 20H56 | 07/11/2008 | Permalien

Bonjour,

Faire reposer le désastre de 8 ans de politique américaine sur la seule personne de Georges W Bush me semble impensable.

Pour un roman ou un film pourquoi pas, mais dans le cadre d'une analyse ça serait une grave erreur.

Derriere l'image ou le symbole du président il y a des centaines de conseillers, des milliers de personnes dans la haute administration qui font au final la politique interieure ou etrangere d'une super puissance comme les Etats-Unis.

8 années c'est tres tres court et on ne peut tout réduire à ce laps de temps.

  • Pour la question de la « ownership society » c'est pas spécifiquement lié à Bush puisque c'est au coeur du modele de societe comme le montre le livre éclairant de Paul JORION « Vers la crise du capitalisme américain », paru en 2006.
  • Les US et l'Irak sont en guerre depuis plus de 15 ans. Entre les 2 bush il y a eu l'embargo (qui a plus profité au dictateur Saddam Hussein qu'aux irakiens) et les bombardements ininterrompus de l'administration Clinton qui ont achevés de ruiner le pays.
  • Pour comprendre l'Afghanistan, il faut revenir 30 ans en arriere. Comme le montrent les livres remarquables et passionants de John COOLEY « CIA et Jihad, 1950-2002 : Contre l'URSS, une désastreuse alliance » et Ahmed RASHID L'ombre des Talibans.

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Portrait de Pascal Riché

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Rue89 | 22H25 | 07/11/2008 | Permalien

Je ne fais pas porter le désastre de 8 ans de politique américaine « sur la seule personne de Georges W Bush ». Mais je pense qu'il en a été, par sa personnalité, l'un des facteurs décisifs (il y en a eu d'autres). Je pense par exemple que si Gore avant été élu, la situation aurait été très différente.

Portrait de compte supprimé 22

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 23H01 | 07/11/2008 | Permalien

Hypothèse à soumettre à l'idiot utile Ralph Nader.

Portrait de Béatrice1

à compte supprimé 22 Portrait de compte supprimé 22 De Béatrice1

| 23H44 | 07/11/2008 | Permalien

Exactement.

Portrait de clive

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22H29 | 07/11/2008 | Permalien

Et justement Bush a bien servi pour ça, c'était même vachement pratique, l'image du président halluciné, à moitié crétin, maladroit et incompétent..
Va falloir trouver autre chose maintenant.

Portrait de Louve Bleue

De Louve Bleue

en survie | 19H32 | 07/11/2008 | Permalien

La mouche du coche : sais-tu que la politique américaine a permis que saddam Hussein soit au pouvoir en Irak ?
Que la merde dans laquelle se trouve l » Afghanistan : les américains ne sont pas là non plus complètement innocents …
Que l'Iran n'en serait peut-être pas là non plus si les américains n'avaient pas fait assassiner un homme intelligent et socialiste ( avant le Shah mis en place par les américains) prêt à prendre le pouvoir démocratiquement..
Ah ! Mais quand ces gens divers veulent nationaliser (cad que le peuple soit le propriétaire de son sous-sol)
le pétrole, les USA leur trouvent tous les défauts…Je résume, mais y'en a qui me comprendront…

Portrait de Louve Bleue

De Louve Bleue

en survie | 19H34 | 07/11/2008 | Permalien

…La mort de Massoud , jamais soutenu par nos soi-disant démocraties occidentales, ne fut-elle pas un grand désastre pour l'Afganistan ?

Portrait de zphilou

à Louve Bleue Portrait de Louve Bleue De zphilou

19H50 | 07/11/2008 | Permalien

+1)

Le Lion du Panshir, vaguement reçu entre 2 portes à l'Elysée à l'époque de Chirac..alors qu'il commençait à faire sérieusement chaud dans la région… ! !

De la même façon que le nain botte en touche sur le Dalaï Lama en ce moment…..

Le seul problème pour ces gens là..c'est que la Terre tourne…et que personne ne veut se résoudre à convenir…qu'éventuellement….les derniers seront les premiers…………et vice-versa…. ! !

Portrait de Louve Bleue

De Louve Bleue

en survie | 19H37 | 07/11/2008 | Permalien

J'entends tout le monde autour de moi être heureux de l'élection d'Obama, mais tous ajoutent : « pourvu qu'il ne se fasse pas assassiner !

Portrait de zphilou

à Louve Bleue Portrait de Louve Bleue De zphilou

19H45 | 07/11/2008 | Permalien

+1)….No comment… ! !

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