Bush peut partir avec le sentiment du désastre bien fait


(De Washington et de nos archives) Le 21 janvier 2009, un petit homme souriant se présente devant les grilles de la Maison-Blanche et demande à l'agent du « secret service » qui monte la garde : « Dites, est-ce que George W.Bush est là ? » « Non, répond l'agent, il n'est plus président vous savez ? » L'homme part. Le lendemain, il revient : « Dites, est-ce que George. W. Bush est là ? » « Je vous ai déjà répondu que non, il n'est plus président. » L'homme sourit et remercie poliment. Le troisième jour, le revoilà : « Dites… » Le garde s'énerve : « Pour la troisième fois, IL N'EST PLUS PRESIDENT ! » Le petit homme répond alors : « Oh oui, je sais, mais j'aime tellement l'entendre dire ! »

Fernando la Guarda, qui m'a raconté cette histoire est un militant démocrate de Washington. Avocat, il a un peu délaissé son job les derniers jours avant les élections pour aller chercher les électeurs, en faisant du porte-à-porte, dans des quartiers modestes de Virginie. Pour lui, l'enjeu de cette élection était avant tout de mettre clairement un terme à l'épisode Bush. De le fermer comme on claque une porte. Comme des centaines de milliers d'autres démocrates américains, ce n'est donc pas tant contre McCain que Fernando a milité : c'est contre Bush. Pour qu'avec une nette victoire d'Obama, il n'y ait pas de « troisième mandat ».

Comment un président peut-il afficher un bilan aussi calamiteux ?

Georges Bush a profondément marqué l'histoire des Etats-Unis en ce début du XXIe siècle. Mais alors qu'il rêvait d'ouvrir une nouvelle ère politique, sa présidence n'aura été qu'une parenthèse pitoyable. Sa guerre en Irak a terni durablement l'image des Etats-Unis dans le monde. Sa croisade pour la « ownership society » (société de propriétaires) se termine par la crise immobilière et financière la plus grave de tous les temps… Et les Etats-Unis ont perdu huit précieuses années, dans les batailles qui s'imposent pourtant à eux : changement climatique, couverture santé, pauvreté…

Pourquoi tant de décisions ont échappé au sens commun ? Le contexte historique du moment -ce mélange délétère de globalisation et d'unipolarité du monde- n'explique pas tout. Une partie de la réponse réside dans les tréfonds de la psychologie du « président par accident », dans sa « boîte noire », pour reprendre l'expression de Jacob Weisberg, auteur de « The Bush Tragedy », qui compare cette présidence à un crash aérien. George W. Bush est un homme pris dans un complexe nœud familial. C'est un personnage shakespearien, dont le destin voisine celui du prince Hal devenu Henri V.

J'ai pour la première fois découvert George W.Bush en 2000 à travers le mobilier de son bureau texan. Je venais d'arriver aux Etats-Unis, où je devais reprendre la correspondance de Washington pour le journal Libération. Il fallait alors préparer un portrait du gouverneur du Texas, en cas de victoire de ce dernier à la présidentielle. A l'époque, personne n'y croyait vraiment : Al Gore était le grand favori des sondages.

Le vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques

Ce jour-là, à Austin, le gouverneur du Texas n'était pas là, il était quelque part sur les routes de la campagne. Une de ses proches collaboratrices m'a ouvert son bureau. Elle m'a laissé un moment seul à l'intérieur. J'ai un souvenir très précis du mobilier, qui m'avait frappé : c'était celui d'une chambre d'enfant.

Houston à la Bataille de San Jacinto (Wikipédia).Des tableaux représentant des scènes de western ; un fauteuil entièrement fait de cornes de vaches ; une armoire vitrée contenant des dizaines de balles de baseball dédicacées, ainsi que le maillot jaune de Lance Armstrong. Et un portrait de Sam Huston, président de la République du Texas, puis sénateur des Etats-Unis, enveloppé dans une sorte de toge. J'avais interrogé mon hôtesse sur ce drôle de tableau : « Le gouverneur l'aime, car il lui rappelle qu'on peut avoir eu des problèmes de boisson et être un grand homme », m'avait-elle répondu sans ambages. Ce que je prenais pour une toge était en réalité une serviette : Sam Huston, sur ce tableau, est en cure de désintoxication.

George Bush, vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques américaines, est un grand malade qui s'est soigné par le pouvoir. Sa maladie est classique : c'est une relation mal dénouée avec son père, son écrasant homonyme. Père étudiant brillant, père absent après la mort de sa petite sœur, père roi du pétrole, père président mais père méprisé par la droite dure pour ne pas avoir « terminé la guerre » du golfe. Père qui n'a jamais pris trop au sérieux son « first son » (son premier fils), préférant de loin le cadet Jeb…

La famille Bush (Wikipédia).

Bush, qui honore et déteste son père, a sans cesse mis ses pas dans les siens (études, pétrole, Maison-Blanche, Irak), mais en trébuchant sans cesse. Devenu président, son obsession était d'être digne de son père, de le dépasser, de l'oblitérer. Papa était modéré ? Je serai radical. Favorisait-il les équilibres internationaux ? Je ferai de l'unilatéralisme mon cap. N'avait-il pas osé pousser la guerre jusqu'à Badgad ? Je finirai le boulot !

Mai 2003: Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).

Bush a entraîné le monde dans sa cure sanglante. A Washington, je l'ai observé pendant six ans. Je ne l'ai croisé que de très loin, à l'occasion de conférences de presse ou de brèves déclarations dans le bureau ovale. Mais il m'a tenu compagnie tous les jours ou presque, parce que je devais relater, quasi quotidiennement, sa guerre au terrorisme, sa guerre à l'anthrax, sa guerre en Afghanistan, sa guerre en Irak, sa guerre aux impôts, sa guerre aux juges libéraux, sa guerre contre le mariage gay, ses guerres perpétuelles…

Un second mandat qui lui permet enfin de « tuer le père »

La folie semblait souvent aux commandes de ce pays. L'image la plus névrotique, sans doute, fut celle d'un Bush sortant d'un avion de chasse, sur le porte-avion USS Abraham Lincoln, le 1er mai 2003, devant cette bannière grotesque, « mission accomplished ». Il avait expliqué aux journalistes qu'il avait lui même piloté l'engin et que cela l'avait botté. Pour comprendre son excitation, il faut chercher le père, encore : ce dernier était un as, un pilote émérite, ayant accompli 116 vols pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un porte-avions. A travers cette représentation théâtrale sur le pont de l'USS Lincoln, Bush fils envoyait un message clair : regarde Papa, mission accomplie, j'ai écrabrouillé Saddam, j'ai fait mieux que toi, et me voilà dans ta tenue de héros !
(Voir la vidéo)



Un an et demi plus tard, George W. Bush a réussi à se faire réélire, effaçant l'image du président par accident léguée par les résultats controversés du scrutin de 2000. Pourquoi cette réélection, alors que le chaos régnait en Irak ? Mon sentiment, c'est que les Américains se sentaient encore « en guerre » et n'ont pas voulu changer de général au milieu de la bataille, fût-elle désastreuse. Ce fut en tout cas un second grand moment de jubilation pour Bush : enfin son destin sortait des rails tracés par le paternel qui, lui, n'avait pas réussi à se faire réélire en 1992. Cette fois, pour la première fois, le fils avait surpassé le père, se détachant de son ombre.

Cette réélection a achevé de donner au monde le sentiment que le « bushisme » avait gagné l'ensemble des Américains. De mon expérience, pourtant, ce pays n'a cessé de rester vivant et contrasté pendant les années Bush. La lumière médiatique portée sur le président, sur la droite chrétienne ou sur les néoconservateurs a éclipsé de multiples évolutions encourageantes au sein de la société américaine entre 2000 et 2008. Moins visibles, elles étaient tout aussi puissantes et l'élection de Barack Obama permet enfin de les révéler.

Le conservatisme le plus pur, le nec plus ultra de la modernité, selon lui

En 2004, juste après la réélection de George Bush, j'avais écrit une tribune pour prendre le contrepied de l'impression générale qui prévalait en France. Non, écrivais-je, la victoire de Bush ne reflète pas une poussée des « valeurs » de droite dans ce pays : la religion recule plutôt, de même que l'homophobie, le soutien à la peine de mort, le racisme. Les préoccupations concernant l'environnement ou la couverture santé progressent. L'image d'une Amérique se recroquevillant uniformément autour de valeurs réactionnaires ne correspondait pas à la réalité : celle-ci était bien plus complexe. Dès 2004, malgré la défaite de Kerry, le balancier avait commencé son mouvement de retour. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, gagnant le champ économique et social.

Si le 11-Septembre a façonné le premier mandat de Bush, donnant à ce dernier la boussole qui lui manquait, le second mandat, lui, a été marqué par une autre catastrophe, plus nationale, mais tout aussi décisive : l'ouragan Katrina, qui a dévasté la Nouvelle-Orléans sous les yeux hébétés des autorités. J'ai vécu sur place ce moment bouleversant. La situation humanitaire à la Nouvelle-Orléans était une abomination et Bush n'a pas été à la hauteur. Je me souviens qu'une consœur, reporter d'un journal modéré, m'avait dit alors, d'un air abattu :

« Comme toujours dans ce pays, les horreurs se résument à deux mots : race et classe. »

Katrina a exposé à la lumière ces deux blessures profondes, réveillant du même coup une réaction salutaire de l'opinion. Obama aurait-il réussi le parcours qu'il a fait sans cet ouragan ? Je ne le pense pas. Un fil lie Obama à Katrina. (Voir la vidéo : les excuses de Bush)



Depuis, un réalignement critique est à l'œuvre aux Etats-Unis, au point que certains parlent même d'une « troisième révolution » (les deux première étant le « welfare state » (Etat-providence) de Roosevelt et le néolibéralisme de Reagan). Les sondages montrent clairement que sur la question du rôle de l'Etat dans l'économie, ou des impôts, il y a un « avant » et un « après » Katrina.

Enquête du Pew Research Center for the People & the Press.Par exemple, selon une enquête du Pew Center (« Trends in political values and core attitudes, 1987-2007 », ci-contre), les Américains qui jugent que « le gouvernement a la responsabilité de prendre soin de ceux qui ne peuvent pas le faire pour eux même » est passé de 51% en 2002 à 69% en 2007… Pendant le second mandat de George W. Bush, tant sur leur rapport au monde que sur leur rapport à l'économie, les Américains se sont remis en cause.

L'un d'entre eux, pourtant, n'a jamais douté, jamais questionné ses convictions : c'est George W. Bush. Il a vissé sa vie politique sur le conservatisme le plus pur, y voyant le nec plus ultra de la modernité. S'est-il rendu compte, lorsqu'il assistait à l'enterrement de Ronald Reagan dans la cathédrale de Washington, que c'était aussi cette vision du monde qu'on enterrait ?

Résultat de cet entêtement : Bush risque de rester dans l'histoire des Etats-Unis comme l'un des pires présidents que ce pays ait jamais eus. Il lègue une dette faramineuse, un chaos en Afghanistan et en Irak, des inégalités effroyables, une image du pays dégradée, et pour couronner le tout, une crise financière qu'il a favorisée en appelant tous les Américains à devenir propriétaires (thème de sa « ownership society »).

L'environnement et les consommateurs sacrifiés sur l'autel de l'industrie

Mais rien ne dévie jamais la course de George W. Bush vers le mur. Avant de quitter la Maison-Blanche, et alors que le modèle économique néolibéral fait eaux de toutes part, il entend passer une dernière loi de dérégulation, qui aura pour objectif, au nom de l'efficacité, d'affaiblir les règles protégeant l'environnement et les consommateurs. Les industriels applaudissent une nouvelle fois, avec le même entrain que mettait l'orchestre du Titanic.

Son œuvre ainsi parachevée, George W. Bush pourra alors retourner dans son ranch. Il a atteint son objectif, gommer son père. Le « George Bush » qui restera dans les livres d'histoire ne sera pas le 41e président, mais le 43e.



Photo : Sam Houston à la Bataille de San Jacinto (wikipédia). La famille Bush (Wikipédia). Mai 2003 : Bush sur le porte-avions USS Abraham Lincoln (Larry Downing/Reuters).

249 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de manu2005

à danzarcoucou Portrait de danzarcoucou De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 18H55 | 07/11/2008 | Permalien

J'espère vous relire souvent, c'est un vrai plaisir.
Pourriez-vous développer un peu plus la pendaison des tyrans…

Portrait de andycap

à danzarcoucou Portrait de danzarcoucou De andycap

photographe | 19H19 | 07/11/2008 | Permalien

y a des soldes sur la distribution des 5 étoiles ? ou c'est un stagiaire qui est aux commandes ?

Portrait de andycap

à andycap Portrait de andycap De andycap

photographe | 19H22 | 07/11/2008 | Permalien

ah je vois qu'on rectifie ça rassure

Portrait de manu2005

à andycap Portrait de andycap De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 19H49 | 07/11/2008 | Permalien

oh, c'est pas cool, pour une fois qui y'en a un qui me fait rigoler, j'ai quand même le droit de lui mettre des étoiles. Et pi, ça fait un peu cow-boy, ça doit lui plaire

Portrait de Thucydide

à danzarcoucou Portrait de danzarcoucou De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 19H10 | 08/11/2008 | Permalien

Je suppose danzarcoucou que vous allez vous installer en Irak pour savourer les délices de la liberté ?

Si vous ne vous foutez pas du monde, c'est qu'on s'est bien foutu de vous.

Portrait de SuperAlAmAs

à danzarcoucou Portrait de danzarcoucou De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H03 | 19/01/2009 | Permalien

Si Chirac est une prostituée vous êtes un bien beau maccro…
Donc parler avec le tiers monde serait de la prostitution ( intérressant ) ?
Et votre pendaison à vous elle a lieu quand ?

Portrait de guarana

De guarana

18H24 | 07/11/2008 | Permalien

un criminel de guerre,un pollueur de la planète,un affameur d'enfants,un politicar qui n'a rien fait pour améliorer la vie des millions de pauvres américains….
Et dire qu'il a lui aussi jurer sur la bible….

Portrait de Flo de Kaw

à guarana Portrait de guarana De Flo de Kaw

18H50 | 07/11/2008 | Permalien

Sans oublier que malgré tout ses mensonges il n'a jamais été inquiété. Quand on pense à son prédécesseur qui a failli sauté pour ne pas avoir reconnu la petite gâterie de Monica… quel pays !

Portrait de Thucydide

à guarana Portrait de guarana De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 19H21 | 08/11/2008 | Permalien

Mais c'est au nom de la Bible que cet enfoiré a commis tous ses forfaits.

La Bible (Ancien et Nouveau Testaments) et le Coran ont beaucoup de choses en commun, mais la plus flagrante c'est ce que certains osent faire en se réclamant d'eux.

Portrait de kane85

De kane85

18H27 | 07/11/2008 | Permalien

Comment ça se fait que j'ai l'impression que nous allons tous revivre ce même scénario en Europe ?

C'est sûrement mon pessimisme naturel.

Il a vraiment tout foiré, mais personne ne saura jamais si c'était voulu ou si c'était par connerie pure !

Portrait de Flo de Kaw

De Flo de Kaw

18H29 | 07/11/2008 | Permalien

C'est un éclairage très pertinent de l'action du fils Bush. Je l'imaginais surtout comme la marionnette des « faucons », mais vous avez raison il a tant gesticulé pour répandre le mal et la désolation que s'il n'avait pas été mû par sa propre volonté les fils se seraient emmêlés.

« Mais rien ne dévie jamais la course de George W. Bush vers le mur », bien dit, c'est vraiment le sentiment qu'il laisse.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 18H31 | 07/11/2008 | Permalien

Mais si, W a fait au moins un truc génial : c'était un des personnages les plus drôles des Guignols : D

Sympa l'article, ça résumé bien son mandat et toute la bizarrerie de la chose.

Portrait de meli

De meli

rêveuse | 18H31 | 07/11/2008 | Permalien

au moins Caligula était plus marrant….

« Pendant six mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère ; mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula. Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla). Certains assurent qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais que, le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls (notamment en prostituant les femmes des sénateurs), fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé à faire pratiquer d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires. Il se concilia cependant le peuple notamment avec les jeux du cirque. » (source : Wikipédia)

Bon, ils n'ont aucune classe ces empereurs états-uniens…

Portrait de Susanna

De Susanna

18H35 | 07/11/2008 | Permalien

Alcoolique, incapable, pas fin… Votre personnage shakespearien manque un peu d'allure, même si à l'échelle américaine, il est pourvu de ce charisme viril et un peu bidon que l'électeur de base apprécie entre deux Démocrates.

Le plus éprouvant ces dernières années, ç'a été de se souvenir de la fin de règne de Clinton, qu'une histoire de cigare et de robe Gap aurait très bien pu éjecter de son poste, « parce qu'il avait menti ». Alors que notre héros G.W., lui, n'a pas hésité à déclarer une guerre à l'Irak en prétextant la présence d'armes de destruction massive.
Avec le recul, les morts, les bavures, le désordre, le mélange des genres (les milices privées, les sociétés pétrolières, etc.) on mesure mieux le degré de cynisme de la décision.
S'agissant de tout autre, d'un méchant dictateur d'Europe centrale par exemple, on aurait convoqué le Tribunal International.
Pour ce « Category 5 moron » (copyright Bill Maher), ce sera une retraite amère mais pépère.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 18H38 | 07/11/2008 | Permalien

Portrait de adaunis

De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 19H00 | 07/11/2008 | Permalien

« Pour la troisième fois, IL N'EST PLUS PRESIDENT ! » Le petit homme répond alors : « Oh oui, je sais, mais j'aime tellement l'entendre dire ! »
c'est très drôle !
Je vais m'atteler à une tâche ingrate !
Réhabiliter l'actuel, ex, futur ancien Président des States !
Sans rire !

Je hais tant ce type de personnages qui plastronnent sur fond de « magouilles », nervis de multinationales, « groupes d'influences », et qui posent leur gros sabots plombés en écrabouillant une partie de la planète, que j'arrive à me dire que tout ne peut pas être mauvais dans un tel homme !

Déjà, puisque c'est un ancien alcoolique, je lui trouve des excuse, (s'il n'a vraiment jamais « replongé).
Bon, des excuses, faut pas déconner, parce que si tous les ex “alcoolos” peuvent faire n'importe quoi, c'est grâve !
Il faut que je sois plus pertinent !
“Son bilan est catastrophique. Personnage shakespearien et troublé, il rejoint la liste des pires présidents que l'Amérique ait subis”
Son bilan ?

Oh, il a eu et a renoué de bonnes relations avec l'Empire Chinois, non ?
Ah, vous me dites que c'est aussi parce que la Chine possède toute les “liquidités” Américaines, donc que les States sont débiteurs des fils de Mao !
Oui, j'y avais pas pensé !
Ah, j'ai trouvé.
Il a un chien accueillant !
C'est bon signe ça, quand un chien est agréable et bien dressé, on dit tel chien tel maitre !
Ail ! Vous me dites que son chien est un infâme “clébard” qui mort !
Zut alors !

“Comment un président peut-il afficher un bilan aussi calamiteux ? ”
Mais c'est bien lui qui en dernier recours grâce au plan “Paulsen”, va sauver le Capitalisme mondial !
Ca vous fait rire , C'est nul comme argument !
Pardon, je n'y connais rien en économie.
“Le vilain petit canard d'une des plus puissantes dynasties politiques”
Comme vous y allez !

Vilain petit canard ?
Les Américains ne veulent pas du foie gras, des frites française, et petit canard, alors qu'il est plus grand que notre grand président à nous, Si si, on les a vu ensemble et même que c'était drôle !
“Le conservatisme le plus pur, le nec plus ultra de la modernité, selon lui ‘
Ah bien là, je n'dis rien, car c'est un conflit sémantique ! conservateur moderne, ou pur moderne, c'est selon !
On va pas tourner autour du pôt !
L'environnement et les consommateurs sacrifiés sur l'autel de l'industrie’
Ouais bon, c'est pas le premier, et pas le seul dans le monde s'pas ?
Et les ‘russes’ et les Chinois, et les Indiens, et les Français, Anglais Allemand, ah non, moins, les allemands plus respectueux de la nature.
Il est certains, que si un troisième ‘mandat’ avait été imaginable, l'Alaska serait une forêt de ‘derricks’ !

‘Son œuvre ainsi parachevée, George W. Bush pourra alors retourner dans son ranch.’
Et bien voilà une bonne nouvelle, car je renonce à ma tâche d'absoudre ce cow-boy d'opérette !

Enfin, ce qui m'attriste, est qu'il ne parte que fin Janvier, et qu'il profite une dernière fois, à la Maison Blanche, de la ‘Bush’ de Noël !
Aller au suivant…..

Portrait de titi3

à adaunis Portrait de adaunis De titi3

21H53 | 07/11/2008 | Permalien

Qui soit dit en passant est une excellente bière : )

Portrait de compte sup. à la demande du riverain 25.08

à titi3 Portrait de titi3 De compte sup. à la demande du riverain 25.08

chat de garde | 08H57 | 08/11/2008 | Permalien

Bière belge les dubuisson voulaient faire plus moderne avaient anglicisé le nom de leur bière.Ils ont du le regretter plus tard…

Portrait de SuperAlAmAs

à compte sup. à la demande du riverain 25.08 Portrait de compte sup. à la demande du riverain 25.08 De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H11 | 19/01/2009 | Permalien

Pour les Dubuisson, ils ont peut être Anglicisé le nom de leur produit, par contre ils ont investit des millions pour que leur célèbre bière reste belge et soit produite en Belgique au détriement de leur fortunne personnel…

Portrait de Lemmy_Nothor

De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 18H42 | 07/11/2008 | Permalien

Bien avant d'être en politique, il ne faut pas oublier que Bush était propriétaire d'une compagnie de pétrole qui a fait faillite ( au Texas en plus ! )…

Sans compter plusieurs autres désastres administratifs avant et après……alors c'est pas tellement étonnant de voir ce qu'il a réussit à faire aux commandes du pays….enfin, je dis commandes, mais il n'y a personne qui me fera croire que Bush a prit une seule decision importante pendant ces 8 ans de règne. C'est les types dans la pièce du fond qui ont tout fait. Bush choississait les amuses gueules, et ouvrait les bouteilles de bière.
Je le pense même incapable d'attacher ses lacets….

Portrait de N.MARECHAL

De N.MARECHAL

18H43 | 07/11/2008 | Permalien

N'oubliez pas que Monsieur Sarkosy a donné son crédit à la politique de Monsieur Bush.

Portrait de SuperAlAmAs

à N.MARECHAL Portrait de N.MARECHAL De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H20 | 19/01/2009 | Permalien

Sarkozy, c'est l'américanisation même de la France qui avait pour beauté diplomatique essentielle d'être totalement à l'opposée de la politique et de la justice à l'américaine, sa deuxième grande trahison, c'est d'avoir renoué avec le pape et la chanoinisation des présidents français et donc avec la religion number one en France, la religion catholique, pour repartir en croisade contre le terrorisme et appliqué cette grande révolution culturelle et intellectuelle qui est la perte de notre liberté d'expression et de nos libertés individuelles…
Ce qui est normal : l'union européenne à tout de même été sortie du chapeau des élites pour gouverner les peuples à leurs guises. Et pour pouvoir créer l'union nord américaine ( EU,Mexique,Canada ) , il faut que l'europe montre et affirme son soutient aux états unis…

Portrait de r0d

De r0d

exilé heureux | 18H46 | 07/11/2008 | Permalien

Je crois que « le cas » Bush est très comparable à celui de Mr Sarkozy. Je crois que ce sont des individus qui ont pris la décision de suivre l'idéologie de l'élite, et ne sont en fait que des « présentateurs », des communicants. Attention, je ne veux pas dire par là que leur rôle est négligeable, bien au contraire, car la « communication » (je préferais le terme de propagande mais il a perdu son sens, il est devenu difficilement utilisable) est peut-être ce qu'il y a de plus important en politique, car c'est ce qui sert, dans les fait, à obtenir le pouvoir. Bush, comme Sarkozy, sont des produits d'appel, des façades, mais ils ne dirigent rien.

Si l'on regarde le bilan Bush II au prisme de la politique des USA depuis un siècle, on se rend compte qu'il y a une parfaite continuité. Peut-être a-t-il été plus docile que ses prédécesseurs, ce qui a accéléré certains mécanismes de pourrissement, mais il n'y dans le fond aucune différence, ni même avec les bilans de gouvernements démocrates.

Et pour ma part, si Obama parvient à changer un peu le cap de ce pays, il n'y sera pas pour grand-chose non plus.

My cent.

Portrait de fâché.com

à r0d Portrait de r0d De fâché.com

perdu | 08H42 | 08/11/2008 | Permalien

D'accord, lui et son entourage ne sont qu'une façade d'un système présent depuis des générations et qui se renforce avec le temps. L'accumulation du capital de pourrissement par le pouvoir et sa transmission est évident. Mais derrière il y a le consentement d'un public énorme, nourri aux sagas patriotiques, capable d'avaler n'importe quelle sornette (comme les armes de destruction massive en Irak, les psychoses bio-terroristes, la bombe iranienne imminente etc..).
Cette vulnérabilité d'un très grand nombre de gens à la propagande se nourrit du manque de recul historique. D'où l'intérêt pour certains milieux ultra conservateurs ou cyniques d'expurger les grands médias et les programmes scolaires de vrais contenus historiques et géopolitiques. C'est un vrai programme pensé et réfléchi par les idéologues qui sont derrière les hommes politiques en question.

Portrait de SuperAlAmAs

à r0d Portrait de r0d De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 19H23 | 19/01/2009 | Permalien

Fine et simple analyse, très audible et compréhensible ! Oui je pense que d'individualiser les débatsd est une perte de temps, cela n'est pas uen question d'homme mais de projets ( et quels projets si ce n'est de maitriser les foules… )

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H11 | 07/11/2008 | Permalien

Le problème que me pose Bush (et, sous cet angle, je dois dire que l'article [que j'ai néanmoins trouvé très intéressant] ne m'aide pas à me faire une idée), c'est que ce type paraît tellement… crétin (ben oui, quoi) qu'il défie bien souvent l'analyse.

En particulier, je continue de me demander dans quelle mesure il a été instrumentalisé, tant il semble inapte à élaborer quelque pensée que ce soit. S'il me paraît tout à fait capable de céder à des réflexes (casser la gueule aux méchants, par exemple), ça paraît tout de même très insuffisant pour concevoir une politique.

L'un des « miracles » de la première présidence de Bush réside dans son éblouissante capacité à avoir retourné (en deux ans seulement ! ) le mouvement quasi universel de sympathie envers les Etats-Unis consécutif aux attaques de septembre 2001 en une aversion tout aussi quasi universelle : ça force tout de même le respect !

Reste que, si limité qu'il soit, Bush aura bel et bien exprimé un visage des Etats-Unis, et un visage qui n'est pas marginal (et qui n'a certainement pas disparu avec l'élection d'Obama). En soi, ce serait pas si tragique si ce pays ne disposait pas, par ailleurs, d'une puissance aussi considérable. Après tout, si les Etasuniens se retrouvent dans un crétin, c'est leur affaire. Quand ce crétin exerce sa nocivité (qu'elle soit d'ordre économique ou militaire) ailleurs que sur son territoire, ça devient la nôtre.

Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour imaginer ce que sera, dans les faits et non plus dans les fantasmes, la présidence d'Obama. Après tout, il est possible qu'elle soit catastrophique ou enchanteresse, nous n'en savons strictement rien. Mais ce qui me paraît certain, c'est que les Etats-Unis de Bush ne se sont pas évaporés du jour au lendemain. Pour le cas où ce visage-là des Etats-Unis reviendrait au pouvoir, il serait sans doute opportun d'envisager une sorte de découplage de la solidarité pour ainsi dire automatique de l'Europe avec les Etats-Unis.

De mon point de vue, c'est ça la leçon que nous, Européens, devrions tirer des deux présidences qui s'achèvent. Et pour nous l'avoir souligné, nous pourrions peut-être même remercier Bush.

Portrait de Louve Bleue

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Louve Bleue

en survie | 19H20 | 07/11/2008 | Permalien

Non la sympathie par rapport au 11 sept 2001 pour les States n'était pas totale, au-delà des islamistes. Si la mort de milliers de citoyens américains et autres ce jour là était dramatique, la politique internationale des USA ne faisait pas de ce pays un gentil pays innocent ! Loin de là ! Même avant WB !

Portrait de thierry reboud

à Louve Bleue Portrait de Louve Bleue De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H31 | 07/11/2008 | Permalien

Je n'ai pas écrit qu'elle était totale (et je suis bien placé pour le savoir ! ). J'ai écrit qu'elle était quasi universelle, notamment parmi les responsables politiques.

Par ailleurs, qu'elle ait été quasi universelle ne signifie pas que cette sympathie était justifiée : je me suis contenté de la constater.

Enfin, je suis parfaitement d'accord avec vous pour l'appréciation de la politique étasunienne.

Portrait de SuperAlAmAs

à Louve Bleue Portrait de Louve Bleue De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 18H49 | 19/01/2009 | Permalien

…et encore on ne connait pas toute la vérité sur ce jour sombre du 11 septembre 2001, qui me semble avoir permit à beaucoup d'intervenants non arabes et non musulmans à en tirer un certain parti…

Portrait de Yvon le Zébulon

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H32 | 19/01/2009 | Permalien

Nous ne connaissons probablement BUSH qu'à travers les images véhiculées par « Les Guignols de l'Info » car (en ce qui me concerne tout au moins) j'ai peu lu à son sujet sur la presse dite normale….c'est à dire non conditionnée à la flatterie.
° De fait, cette presse véritablement libre de s'exprimer est de plus en plus rare tant il faut pour notre pays ménager la chèvre et le chou diplomatique…et financier.

Personnellement (mais ça n'engage que moi), je ne pense pas que Georges W. BUSH soit si crétin qu'on l'imagine. Il a quand même réussi à se faire réelire pour un second mandat (peut être grâce à la puissance financière incroyable des néocons très influents dans les médias)…mais tout de même…

S'il s'avérait que Georges W BUSH fusse con, on pourrait très légitimement s'interroger sur l'intelligence de ceux qui l'aurait choisi une seconde fois………
- …… Quoi que…..(comme dirait l'autre)
…….quoi que, nous connaissons bien un autre pays dans lequel tous les sondages annoncent qu'un certain Président pourrait bien être là pour très longtemps.

Attendons nous donc au pire, car pour les USA, cette fois ci ils ont opté pour un changement radical ! (enfin…je crois ! )
………………………………………………………..
Je ne me relis jamais car trop speed - excusez les fautes svp
* Il est toujours possible de me répondre car je n'édite jamais.

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