American écolo : l'environnement s'invite dans la campagne

Quel candidat à la présidentielle a le meilleur programme de protection de l'environnement ? La question était peut-être pertinente jusqu'à la fin de l'été, mais aujourd'hui, presque tout le monde s'en moque. Sauf les écolos, qui s'arrachent les cheveux en assistant à ce spectaculaire revirement de l'opinion publique américaine.

Certes, « l'effet Palin » est passé par là : plus anti-écolo que la dame, y a pas ! Du fond de son fauteuil de maire, puis de gouverneure de l'Alaska, terre posée sur un gigantesque réservoir de pétrole, elle devait bouillir depuis deux ans. Car ses compatriotes basculaient doucement dans la prise de conscience de l'aggravation de l'effet de serre, de la réalité des changements climatiques, et commençaient même à envisager vaguement une évolution de leur mode de vie. Merci Al Gore !

Beaucoup d'Etats et de municipalités passaient à l'acte : audits des dépenses publiques d'énergie, chasse aux gaspis en eau et électricité, mesures favorisant l'accès des fermiers locaux (et parfois bios) aux marchés publics, limitation des bouteilles en plastique… Imperceptiblement, on voyait le citoyen lambda évoluer lui aussi : un peu de vélo par ci, plus de recyclage par là, mauvaise conscience affichée face à certains comportements de son entreprise, de sa « communauté »…

Les Américains vont devenir plus verts bon gré mal gré

Les choses se sont brusquement enrayées en mai, lorsque le gallon d'essence a atteint les quatre dollars. Les économies d'énergies devenaient alors une vraie obligation. Dans un premier temps, sans sous-estimer le facteur injustice sociale, les gens comme moi se sont réjouis de cette conversion forcée au principe de réalité : les Américains n'allaient plus avoir le choix, ils allaient devenir plus verts bon gré mal gré.

C'est raté, complètement raté ! Les gens sont désormais littéralement obsédés par le souci d'augmenter les ressources pétrolières des Etats-Unis. Pourquoi ? Pour maintenir les prix à un niveau supportable, bien sûr. Mais aussi pour pouvoir continuer comme avant sans se prendre la tête. Il faut admettre que l'impossibilité d'écouler sur le marché d'occasion son ancienne grosse voiture pour la remplacer par une moins gourmande n'a pas facilité la transition idéologique.

L'absence de transports en commun fiables n'offre aucune alternative rapide à l'individualisme. Et le prix de la nourriture, qui, plus encore qu'en France, dépend des acheminements d'un bout à l'autre du continent, est décidément très douloureux. Alors, ras le bol des grands discours sur l'écologie, voilà tout !

Il suffit de voir comment a évolué la campagne présidentielle ces dernières semaines. Jusque là, John McCain ramait pour rappeler à l'opinion qu'il s'était toujours soucié d'environnement, qu'il avait même secoué très fort ses amis du parti républicain en martelant la responsabilité de l'Amérique dans les changements climatiques, et en clamant son opposition à l'ouverture aux forages pétroliers de la réserve naturelle de l'Alaska. Il oubliait juste de dire qu'il n'avait pas voté grand-chose au Sénat pour mettre ses discours en pratique, mais bon…

Barak Obama et Hillary Clinton, de leur côté, avaient fait assaut pendant les primaires de propositions en faveur des énergies renouvelables, des futurs millions d'emplois verts pour les ouvriers, et du contrôle des entreprises pour les obliger à polluer moins. Jo Bidden, le candidat à la vice-présidence aux côté d'Obama, présente pour sa part un joli score d'actions, de votes et de prises de position plus que décentes en matière d'environnement.

Pour la première fois, l'environnement semble bien parti pour peser sur l'opinion

Pour la première fois dans une campagne présidentielle américaine, les thèmes liés à l'environnement semblaient bien partis pour peser sur l'opinion. (Voir ce qu'en disait le Sierra Club sur l'excellent site Treehugger) Mais les passages estivaux par les stations services ont fait leur œuvre, suivis des conventions démocrates et républicaines. Cette dernière a nettement fait basculer l'ambiance.

« Drill, baby, drill » (Fore, chéri, fore ! ) : cette phrase, plusieurs fois scandée par des milliers de supporters républicains lors de leur convention, désormais reprise à l'envi par les commentateurs et les débateurs, est devenue emblématique du virage pris par cette campagne. Au cœur de l'affaire : l'autorisation ou non par le Congrès des forages offshore dans des zones jusque là interdites, ainsi que sur les terres fédérales situées dans les Etats qui le désireraient.

Obama et Bidden, ainsi que la plupart des candidats démocrates aux postes de gouverneur à pourvoir en novembre, avaient jusque là affirmé leur opposition à cette mesure, pour des raisons écologiques autant qu'économiques : on va détruire des fonds marins et massacrer des terres protégées pour un pétrole qui partira sur le marché mondial, et qui n'aura qu'un très faible impact positif sur les disponibilités américaines.

Jusqu'à ce que Sarah Palin (et d'autres) s'en mêlent et retournent l'opinion publique, notamment ceux qui n'avaient pas d'avis arrêté sur la question. Obama tempère désormais son refus : « Non aux forages, sauf si… », et Jo Bidden explique : « On peut envisager de lever le moratoire si les Républicains s'engagent à ne pas exporter notre pétrole ; si ce pétrole-là est vendu moins cher aux Américains ; si les compagnies pétrolières payent des royalties aux Etats. »

McCain, défenseur de l'intégrité des espaces naturels en Alaska, s'en remet maintenant… à la sagesse de Sarah Palin, laquelle, insistons-là dessus, estime que Dieu est de son côté sur ce coup-là. Evidemment, si Dieu le veut, qu'est-ce qu'on va contester ?

La bataille des forages et l'ampleur des capitulations ayant anéanti tout débat décent sur l'environnement, le thème a logiquement rétrogradé dans l'ordre des priorités politiques. Certes les démocrates et les républicains insistent toujours sur la nécessité de développer les énergies renouvelables et les agrocarburants, le charbon « propre » et le nucléaire, mais désormais la perspective est différente, du moins aux oreilles des électeurs : on parle moins de changements climatiques, et plus d'indépendance énergétique.

Evidemment, sur la protection de la nature et les questions agricoles (l'aide au bio, l'expansion des OGM par exemple), nos candidats sont aux antipodes les uns des autres. Mais qui se soucie de leurs divergences sur ces sujets ?

Voir aussi le tableau comparatif des positions environnementales des deux équipes candidates publié par le magazine Plenty.

19 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 10H01 | 18/09/2008 | Permalien

Oui , mais quand est ce que les financiers vont commencer à gonfler la bulle écologique, alors ?
( ou la plus petite hélice en plastique qui tourne avec le vent et la moindre photo-pile collée sur un immeuble sera estimée a 10 000 fois sa valeur et ses resultats concrets ..)

Portrait de Bad Time For Human Kind

à Numerosix Portrait de Numerosix De Bad Time For Human Kind

Chieur Public | 10H23 | 18/09/2008 | Permalien

Mais vous voulez la mort du système, malheureux !

Vade retro décroissance !

Continuons dans l'écologie-spectacle qui fait de l'argent et ne nuit pas aux intérêts en place ! (ironie inside)

Portrait de Humain

à Numerosix Portrait de Numerosix De Humain

17H13 | 18/09/2008 | Permalien

A Numerosix

Elle est déjà gonflée, cette cette bulle écologique : par principalement des sociétés comme Véolia et Vinci.

Il y aussi Al-Gore, qui comme ces société là, a parfaitement compris que l'environnement est un business.

Portrait de stephanemot

De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 10H45 | 18/09/2008 | Permalien

GWB avait egalement lance des promesses emouvantes sur les energies renouvelables il y a quatre ans… il a surtout reussi a provoquer la crise alimentaire de 2007-2008 (en boostant les « bio“fuels), et bien sur a renouveler les juteux contrats de ses amis.

Sur le coup des energies renouvelables, Obama semble un poil plus credible, meme si la chambre a majorite Democrate vient de voter a contrecoeur pour le forage partiel (Obama avait prepare le terrain il y a plusieurs semaines en se disant ouvert au compromis).

Portrait de antonh

De antonh

curieux | 12H11 | 18/09/2008 | Permalien

de toute façon tant qu'on prendra pas une claque au niveau environemental, les humains ne comprendrons pas …

Portrait de PauLo anarcho-patriote

De PauLo anarcho-patriote

13H14 | 18/09/2008 | Permalien

Une redevance d'épargne pour l'économie de la consommation d'eau et d'énergie.

Le système socialogaulliste est caractérisé par « toujours plus » de fonctionnaires, de dépenses et donc de dettes et d'impôts et « toujours pas » d'actions concrètes pour économiser l'eau et l'énergie, deux biens environnementaux des plus précieux.

« Parlottes et dettes » socialogaullistes (pour paraphraser le titre du livre savoureux et décapant « Parlottes et fêtes » de Michel de Poncins) renvoient simplement sur les générations futures la charge de leur inaction.

Or il est grand temps, peut-être juste encore temps, de traiter sérieusement la recherche et la réalisation d'économies de consommation d'eau et d'énergie.

> Pas par des mesures coercitives du type de celles parfois prises par le régime socialogaulliste, par exemple « la tolérance zéro de la vitesse autoroutière » obtenue au moyen de radars coûteux et surtout destinés à rapporter encore davantage de fric à l'État, surtout pour que rien ne change.

> Par une mesure simplement incitative et innovante, ne rapportant ni ne coûtant au contribuable ou à l'État, mais amenant les particuliers et professionnels, propriétaires ou exploitants, à investir pour réduire sérieusement et durablement la consommation d'eau et d'énergie sur leurs terrains ou dans leurs bâtiments.

> Pas en interdisant l'arrosage par aspersion des cultures, imbécile et dispendieux que préconisent la « politique agricole commune européenne » et « l'agriculture productiviste » favorites des socialogaullistes. Mais en incitant les vrais paysans à revenir (et aussi les « exploitants » agricoles qui n'en connaissent pas les bienfaits, à venir) à l'arrosage par immersion, efficace et économique comme peuvent en témoigner les paysans des pays pauvres qui, eux, privés les pauvres ! des directives et subventions des « politiciens », « technocrates » et « experts » de Bruxelles, des Ministères, tous aussi budgétivores qu'inutiles, de l'Agriculture, de l'Environnement et du Développement Durable et des Directions Départementales de l'Agriculture ou de l'Environnement, le pratiquent avec bonheur comme leurs ancêtres leur ont appris à le faire de toutes les ressources rares.

> Pas en interdisant « le tout électrique » dans l'habitat, imbécile et dispendieux promu par la politique néfaste des responsables de l'industrie socialogaullistes. Mais en incitant les propriétaires à investir dans l'isolation et la régulation thermiques de leur bâtiment et peut-être opter pour un autre mode de chauffage efficace et économique.

C'est l'objet de la RECE proposée : « redevance d'épargne pour l'économie des consommations d'eau et d'énergie ».

> Redevance certes mais restituable sur 5 ans sous forme de diminution voire de totale exonération de TVA à qui investit pour économiser sa consommation d'eau et/ou d'énergie.

> Pas une mesure gérée depuis Paris, d'un palais de gouvernement, par un(e) ministre fan ou coqueluche des médias. Non, une mesure déléguée aux départements ou territoires, fixée et mise en œuvre en fonction des conditions locales d'approvisionnement, d'environnement et de climat. Donc modulée selon l'habitat et les usages de construction locaux.

> Et en sus, une émulation dynamisante entre les départements et une incitation forte pour leurs finances visant à les faire agir dans le bons sens.

> Une mesure de développement pour l'artisanat et les petites et moyennes entreprises du bâtiment, c'est-à-dire un retour favorable à l'économie locale.

Bref, une mesure tout différente des pratiques socialogaullistes.

Portrait de Numerosix

à PauLo anarcho-patriote Portrait de PauLo anarcho-patriote De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 15H14 | 18/09/2008 | Permalien

Et le monde entier aveugle retrouvera la vue et sera sauvé et detaxé grace aux anti-socialogaullistes !

Portrait de Gudule

à PauLo anarcho-patriote Portrait de PauLo anarcho-patriote De Gudule

13H52 | 19/09/2008 | Permalien

Vachement verbeux votre truc. Vous intervenez pour dire quoi, là, au juste ?

Portrait de GWWWB

De GWWWB

fils de | 14H49 | 18/09/2008 | Permalien

Drill Baby Drill est l'expression de la frustration de tout un pays qui voit s'évanouir un age d'or. GWB justifiait son refus de ratifier le protocole de Kyoto en martelant « the American way of life is not negotiable ».
Depuis lors les mentalités ont évolué ; assistant à la progression inexorable de la prise de conscience de la responsabilité humaine du changement climatique, un nombre grandissant de leaders ont compris l'intérêt de reprendre l'initiative sur ce sujet. L'américain, peuple élu autoproclamé, ne peut concevoir de subir une telle mutation, il doit au contraire en être le leader. Le volontarisme affiché par les candidats revêt pour certains d'entr'eux (que l'on ne nommera pas) des allures de méthode Coué, mais l'adage « Chassez le naturel… » prend là tout son sens.
Si les élites du pays ont parfaitement assimilé cette nécessaire mutation, il n'en va pas de même pour une grande partie de sa population qui se remet à espérer, de façon irrationnelle, que rien ne va changer et qu'il vont pouvoir continuer leur vie d'enfants gâtés.
Partant de là, il ne s'agit que de chasse aux voix ; si vous votez pour moi, je promets que l'essence sera aux prix d'avant, et qu'en plus ce sera de la bonne essence américaine.

Portrait de bifteack

De bifteack

pierreux | 15H40 | 18/09/2008 | Permalien

Adieu tous le monde, on est foutus . Que ce soit au USA ou chez nous, tant que notre intelligence s'arrêtera à notre portefeuille puisque on est prit dans l'american life, on fonceras droit dans le mur. C'est dommage c'étais une bien jolie planète.

Portrait de Humain

De Humain

17H09 | 18/09/2008 | Permalien

J'observe que Barak Hussein Obama, grand écolo devant l'Eternel, n'est plus vraiment contre (et est même favorable) à l'extension des puits de pétrole !

Donc globalement : un mauvais point partout

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 17H32 | 18/09/2008 | Permalien

Déjà qu'ils s'attaquent au gaspillage. Et je parle du vrai, les fuites et les pertes des réseaux de distribution vétustes qui ne servent à personne, même pas des néons allumés pour rien ou des clims qui tournent 2°C trop bas.

C'est des ressources gaspillées pour rien, c'est de l'argent perdu. Un investissement pour une grosse économie. Un argument qui doit surement leur parler.

Portrait de Alex Engwete

De Alex Engwete

Consultant | 20H55 | 18/09/2008 | Permalien

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Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 22H44 | 18/09/2008 | Permalien

Puisque l'on parle « environnement » aux Etats-Unis, alors que la campagne entre les deux politiciens bat son plein, pourquoi ne pas évoquer le cas de du journaliste noir Abu Mumia Jamal, accusé injustement de meurtre et depuis 26 ans dans « le couloir de la mort » ? Qu'en pense Monsieur Obama ? Il est certainement trop « occupé » pour se pencher sur un « petit détail » comme celui-là qui fait quand même partie du paysage de « cette grande Démocratie ».Quand à Monsieur Mc Caine on peut imaginer ce qu'il en pense.
Cette Amérique-là, celle des riches,qu'ils soient blancs ou noirs, du spectacle d'élections présidentielles boycottées par près de 50% de la population , je la vomis. La mienne c'est celle des Indiens, des IWW, des Black Panthers, de tous les pauvres et de tous les opprimés dont on ne parle jamais.

Portrait de Oodini

De Oodini

12H58 | 19/09/2008 | Permalien

nemo3637 : hors sujet

Portrait de nemo3637

à Oodini Portrait de Oodini De nemo3637

Déchoukeur | 14H08 | 19/09/2008 | Permalien

Tout à fait : les bobos bouffeurs de carottes bio et amateurs d'air pur, je m'en fous.

Portrait de GWWWB

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De GWWWB

fils de | 14H41 | 19/09/2008 | Permalien

Pour ceux qui en doutaient, l'anti américanisme primaire existe donc bel et bien

Portrait de watashi_baka

De watashi_baka

... | 15H07 | 19/09/2008 | Permalien

J'était il y a un peu plus d'un an au congrès de la société américaine de physique (APS)
Une session pleinière et plusieurs sessions parallèle ont porté sur le problème énergetique.
Première chose qui ressortait, La Consomation energetique par habitant est la plus faible en Californie ( ou elle est dans la moyenne Européenne) car depuis longtemps l'état a mis en place des mesures incitative aux économie d'énergie.

Seconde chose qui ressortait, les gens avait parfaitement conscience que la fin du pétrole était proche et qu'il fallait s'y préparer pour autant il semblait clair que le but était de ne pas changer le mode de vie américain et donc les discussion portait plus sur quellles sources d'énergies alternatives sont utilisable. Ainsi que sur les problèmes de transfert de l'énergie ( Mettres des Eoliennes dans le Middlewest nécessite de transferer l'énergie sur la cote ce qui n'est pas si trivial, de même des panneaux solaire en plein désert sont peu utile)

Il n'y avait pas vraiement de proposition sur comment inciter les gens à consommer moins, (Effectivement ce n'est plus vraiement le boulot du physicien)

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 17H54 | 19/09/2008 | Permalien

Le thème de l'écologie, aux Etats-Unis, est négligé par les candidats à l'élection présidentielle. Au début de la campagne présidentielle, je trouvais que les deux candidats étaient particulièrement concernés par le réchauffement planétaire et voulaient y remédier. C'était un moment où les américains voulaient une révolution écologique dans leur pays - « A green revolution » - mais, avec tant d'autres problèmes qui les ont concernés dans l'immédiat, leur souhait n'est plus d'actualité.

Sous-estimer le réchauffement climatique est,une chose grave. Il a déjà des conséquences sur notre monde et, à mon avis, on ne peut pas croire au « Change » que promet Barack Obama et au « Prosperity » que prône John McCain si le sujet de l'écologie n'est pas un thème majeur au sein de leur campagne.

Cette négligeance exercée par les deux candidats prouvent, une fois de plus, que cette campagne n'a, hélas, rien de concret ni de réel. Tout, ou presque, porte sur les sondages. Le reste, selon eux, est à voir après.

Mais ceci montre également autre chose : l'Europe est un exemple en matière de solutions pour combattre l'écologie, même si le chemin reste encore long. Jamais vous ne trouverez, aux Etats-Unis, un métro si développé et étendu qu'à Paris ou Londres. Jamais vous ne trouverez, aux Etats-Unis, autant de bus qu'à Madrid ou à Rome.

Bref, ce ne sera pas avant 2012 que les Etats-Unis décideront, je l'espère, de passer au « green ».

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