
Pourquoi n'existe-t-il pas d'Obama français ?
Il y a quelque chose d'hypocrite dans l'« Obamania » qui souffle sur la France : Obama, noir, jeune et non roublard, est l'archétype de ce que ne produit jamais la classe politique française. Un grand classique en France, où l'on se plaît à vanter les mérites de recettes venues de l'étranger sans rien faire pour qu'elles soient concoctées « sur place ».
La portée de la candidature du sénateur noir, vue de France, est peu discutée voire passée sous silence. Comment expliquer qu'un tel « phénomène » ne se soit toujours pas produit dans notre pays ? Cela fait 160 ans que la France a aboli définitivement l'esclavage, et force est de constater que l'intégration réelle des « minorités » dans la sphère économique et politique est infinitésimale. A l'Assemblée nationale, la très grande majorité des députés noirs sont les représentants des DOM-TOM ; avec une seule exception sur 577 élus, la députée George Pau-Langevin.
Où est l'Obama français ?
La courageuse Christiane Taubira eut du mérite en son temps. Malheureusement, l'engouement suscité par sa candidature ne dépassa pas le premier tour de la présidentielle de 2002. Il faut remonter à l'époque coloniale pour retrouver les traces d'hommes politiques noirs talentueux et situés à de hauts niveaux de responsabilité : Gaston Monnerville, ancien président du Sénat, a failli devenir président de la République par intérim en 1969 s'il n'avait renoncé à son poste quelques mois auparavant ; Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire, eut le rang de ministre d'Etat à plusieurs reprises. Comment comprendre que des personnalités issues des colonies françaises dans les années 1950 et 1960 étaient associées à la gestion du pays des Lumières, et qu'aujourd'hui nous n'ayons pas d'Obama français ?
Le rôle des partis
Le parcours d'Obama n'a été possible que dans la mesure où les structures du Parti démocrate lui ont permis d'émerger, au-delà de ses attributs indéniables : charisme et talent. Tout comme le Parti républicain a permis à Condoleezza Rice et Colin Powell d'émerger à des hauts niveaux de responsabilité et de visibilité.
A ceux qui répliquent qu'il faut un début à tout, que la présence de Rachida Dati et Rama Yade au gouvernement en est un, et que cela devrait nous réjouir, je réponds qu'il n'y a rien de nouveau. La pratique qui consiste à confier des postes ministériels à des Noirs (Antillais ou Africains) ou des personnalités d'origine maghrébine n'est pas nouvelle : que l'on songe à Léon Bertrand, à Roger Bambuck, à Kofi Yamgnane…
Aux dernières années de l'époque coloniale, des personnalités comme Léopold Sédar Senghor en 1955-56, Hammadoun Dicko en 1957, Modibo Keïta en 1956-57 furent aussi titulaires de portefeuilles ministériels. Le dernier d'entre eux sera même vice-président de l'Assemblée nationale. On peut encore citer entre autre Gabriel Lisette entre 1959 et 1961 ou une femme, Nafissa Cid Sara, entre 1957 et 1962.
Le Cran silencieux
Il est donc plus qu'urgent et nécessaire de redoubler de pédagogie sur la portée de la candidature d'Obama. A ce sujet, j'avoue mon étonnement devant le relatif silence du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires), j'aurais aimé entendre cette organisation expliquer le sens de la candidature Obama pour les Noirs de France. En tous cas, j'en attends plus qu'un communiqué.
- 18575 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















306
(Pour réagir, connectez-vous)
à clausius
De ART MONIKA
05H50 | 23/07/2008 |
« Dire qu'elle se ferait plus maltraiter que Sarko ou ou Hollande ou Bayrou à propos égal serait de la mauvaise foi. »
Vous ne me laissez pas le choix, Clausius : je suis donc de mauvaise foi.
Je prétends en effet que la teneur des injures lancées aux femmes n'est pas similaire en termes de dégradation à celle qui s'adresse aux hommes. Il suffit de faire une analyse linguistique rapide des propos pour s'en rendre compte.
Cela ne change rien quant à la critique de FOND que l'on doit adresser aux personnes politiques, quel que soit leur sexe.Je ne brandis pas un « bouclier anti-critique » mais je ne voudrais pas que l'arbre de « vous êtes de mauvaise foi, vous victimisez les femmes » cache la forêt de la misogynie encore très épaisse dans notre pays.
à ART MONIKA
De clausius
08H05 | 23/07/2008 |
Il n'empêche, les réactions de l'UMP envers SR après ses propos sur le cambriolage de son appartement auraient été les mêmes pour un homme.
On a juste tendance à penser qu'il faut parler de manière plus posée à une femme qu'à un homme, et que donc si ce n'est pas le cas, c'est alors qu'on est misogyne. Mais l'égalté implique l'égalité de traitement…
à ART MONIKA
De Florent35
Etudiant | 09H48 | 23/07/2008 |
Tout à fait d'accord pour dire que le plafond de verre est encore épais pour les femmes et qu'il faut faire en sorte de leur donner plus de place en politique et surtout aux responsabilités.
Néanmoins, je ne peux pas accepter de vous voir utiliser l'exemple de Ségolène Royale pour illustrer vos propos. Si elle est victime de moqueries, ce n'est pas pour son statut de femme mais plutôt pour toutes les imbécillités qu'elle sort depuis la présidentielle. Et encore, c'est bien parce que c'est une femme qu'on ne s'est pas acharné sur sa proposition de faire raccompagner les fonctionnaires femmes chez elles lors du grand débat. Sarko aurait dit ça, ses opposants en parleraient encore aujourd'hui tant c'est idiot. Bref, Ségolène Royale déclenche seule les foudres qui s'abattent sur elle.
En revanche, je suis d'accord pour dire que l'insulte de Devedjian à Anne-marie Comparini (le fameux « Salope ») est inadmissible et prouve bien le machisme règnant dans la sphère politique. Le « tocard » de Panafieu à Delanoë avait bien plus de panache.
Bref, d'accord avec vous sur le fond mais pitié, ne jouez pas le jeu de Royal qui fait tout pour passer pour une victime de la méchante UMP qui n'aime pas les femmes.
à Florent35
De ClaireChar
09H57 | 23/07/2008 |
Je suis partagée : autant je pense que le flot et la quantité d'insultes que recoit sego royal n'est dû qu'à son incompétence et sa bêtise
toutefois je rejoins la dame précédemment pour dire que la teneur des insultes sont mysogynes (hystériques, elle perd ses nerfs etc… »
maintenant je crois que la forme comptant moins que le fond , finalement le cas sego royal n'est pas une illustration de la discremination que subisse les femmes
à ClaireChar
De Florent35
Etudiant | 10H39 | 23/07/2008 |
Voilà un consensus bien amené.
Mais j'ai déjà entendu du « hystérique » et « perd ses nerfs » pour Sarko.
D'ailleurs l'étymologie d'hystérique a été oublié depuis longtemps et le mot s'applique de plus en plus aux hommes.
Peut-être avez-vous raison en disant que sa condition de femme est en proie à des réflexions désobligeantes. Mais comme vous le souligner, ce n'est sûrement pas la raison majeure des affronts qu'elle subit.
De toulagui
L'ami de sa majesté (humour) ! | 19H34 | 22/07/2008 |
D'accord avec vous l'essentiel de l'analyse sauf sur le CRAN. Si le CRAN avait mis en avant la candidature d'OBAMA on lui aurait vite rappelé qu'on est France et que la France ce n'est pas l'Amérique et qui le lui aurait rappelé : les supporters français d'OBAMA.
Donc c'est assez délicat. je suis noir et j'ai été candidat aux élections municipales, en position éligible et présenté par un parti politique.
Nous étions 4 noirs sur la liste de 33 candidats, sur les 4 (2 docteurs, et deux enseignants) mais certains commentaires étaient tout simplement il y a trop de noirs sur cette liste. Ce n'est pas pour cette raison que nous avons perdu. Je rends hommage à ceux qui ont eu le COURAGE de nous présenter.
J'aime la France et je suis triste de constater que la majorité des français ont encore une peur des noirs ou les assimilent à des gens qui ne peuvent pas faire partie de la France.
De Guy Numa (auteur)
Enseignant-chercheur à Paris-Dauphi... | 20H43 | 22/07/2008 |
Je comprends votre position sur le Cran. Mais il me semble qu'il faut faire comprendre à tous en France qu'il n'y a aucune honte à être noir, ambitieux et porteur d'espoir pour son pays, notamment sur les plans politique et économique. Dans cette optique, il m'a semblé que le Cran était bien placé pour transmettre ce message, à travers la personnalité d'Obama, son parcours.
Il n'y a aucune honte à se raccrocher à des personnalités extérieures pour mieux se regarder soi-même. Pourquoi, n'utilise-t-on pas votre argument lorsque des français se réclament de Martin Luther King, de Gandhi ou de Kennedy ou autre ? Il n'y a rien de délicat dans ces cas. Et subitement, ce serait délicat lorsqu'il s'agit d'Obama ?
Bien à vous.
à toulagui
De TARPON
22H24 | 22/07/2008 |
Les français ,les blancs et les jaunes,dites vous ont peur des noirs.Où avez vous peché ça ? En periode electorale et surtout aux municipales les gens racontent n'importe quoi et surtout .dans ma ville (20000ames) il a 4 conseillers noirs ,3 dans la majorite,1 dans l'oppostion ,3 femmes au total et c'est pas nouveau.Envoyez moi un mail ,vous pourrez verifier.
De Saheyus
Rêveur invétéré | 19H38 | 22/07/2008 |
« Pourquoi n'existe-t-il pas d'Obama français ? »
Question idiote : parce que les Etats-Unis, en raison de l'immigration forcée et massive d'esclaves, compte une communauté Noire beaucoup plus importante et plus ancienne que la France, tout bêtement. De ce fait, il y a plus de chance qu'une personnalité politique soit Noire aux Etats-Unis qu'en France, à tel point que même la discrimination ne parvient pas à les empêcher d'accéder aux plus hautes sphères.
Par ailleurs, Obama peut se voir investi d'une mission particulière aux Etats-Unis, celle de passer du baume sur les cicatrices encore vives de deux siècles d'esclavage et de ségrégation (n'oublions pas que la ségrégation a perduré jusqu'en 1960 dans le Sud tout de même). Et, en y repensant, Obama pourrait aussi être élu pour mettre un terme à la politique raciste et xénophobe menée depuis près de 8 ans par les néo-conservateurs. Et sur ce point, je vous rejoins : après quelqu'un comme Sarkozy, on s'étonne qu'il n'y aie pas une recherche active d'un candidat sérieux « non-Blanc » à la présidentielle pour mettre un terme à la folie furieuse qui touche la France.
Mais quoi qu'il en soit, il ne me semble pas étonnant du tout que les Etats-Unis aient un président noir avant que cela n'arrive en France.
à Saheyus
De Guy Numa
(auteur)
Enseignant-chercheur à Paris-Dauphi... | 20H52 | 22/07/2008 |
Pourquoi question idiote ? Je pense que toute question mérite d'être posée lorsqu'il s'agit de comprendre et faire avancer les choses. Admettez avec moi qu'il y a beaucoup à faire dans notre pays !
Et puis, vous omettez certains points que je rappelle dans la tribune, notamment la dimension historique : après 160 ans d'abolition, ne trouvez-vous pas justifié de poser se problème en comparant avec un pays qui a connu la ségrégation jusque dans les années 1960 ?
Le passé historique est une bonne grille de lecture pour comprendre le présent et envisager l'avenir sous de meilleurs auspices. Et si le « benchmark » est étranger, pas grave. L'essentiel est de savoir d'où on vient, qui on est, et où on va.
De kusanar
21H48 | 22/07/2008 |
Peut-etre (et il ne s'agit là que d'une idée) justement parce qu'il y a eu Luther King et Malcom X. L'impact qu'on eu ces 2 hommes a certes dépassé les frontières des etats-unis mais il a trouvé un écho bien plus important là-bas qu'ici (je crois meme que Malcom X s'est vu refusé une visite en france)
40-50 ans ont du s'écouler entre ces 2 hommes et l'arrivée d'Obama. Ce dernier n'est d'ailleurs pas arrivé là du jour au lendemain, de meme que Sarkozy n'a pas été propulsé président en 1 seul jour.
L'obama français est donc peut-etre a rechercher là ou se trouvait Obama il y a 10 ans ?
Dans le meme ordre d'idée, ou se trouve le Powell français ? Je crois que dans l'armée française, le retard est peut-etre encore plus grand
Cet article m'a fait prendre conscience d'une chose par contre. On connait assez précisemment la situation des noirs américains dans les années 50-60 (nombreux reportages, films, biographies,…) mais ce qu'il en était en France a cette époque est bien plus flou, on suppose que celà n'était guère mieux…mais au delà ? existe-t-il des documentaires sur ce sujet ?
à kusanar
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 22H22 | 22/07/2008 |
« Cet article m'a fait prendre conscience d'une chose par contre. On connait assez précisemment la situation des noirs américains dans les années 50-60 (nombreux reportages, films, biographies,…) mais ce qu'il en était en France a cette époque est bien plus flou, on suppose que celà n'était guère mieux…mais au delà ? existe-t-il des documentaires sur ce sujet ? »
Les films de Resnais et Chris maker « Les Statues meurent aussi » et « Zoos humais » de pascal Blanchard et Eric Deroo sont une très bonne entrée.
Pour « Les Statues meurent aussi » cf. http://www.fabriquedesens.net/Les-statues-meurent-aussi
à kusanar
De mechante langue
23H08 | 22/07/2008 |
Posez la questions a des vieilles personnes antillaises qui ont connu les années 50 60 en métropoles Elles vous diront toutes que c'etait infiniment mieux qu'aujourd hui . Que contrairement a l'image que les antiracistes a la sauce gauche bobo , les français n'etaient pas racistes qu'il y avait une véritable solidarité entre les ouvriers quelquesoit leur couleur .
à kusanar
De Béatrice1
| 23H09 | 22/07/2008 |
« On connait assez précisemment la situation des noirs américains dans les années 50-60 (nombreux reportages, films, biographies,…) mais ce qu'il en était en France a cette époque est bien plus flou, on suppose que celà n'était guère mieux…mais au delà ? existe-t-il des documentaires sur ce sujet ? »
Très peu, comparé au nombre incalculable de livres, de films et de documentaires américains sur la question, et c'est bien la preuve qu'on a un gros problème de déni. « Mémoires d'immigrés », documentaire fait pour la télévision (France 3 je crois), est remarquable et montre les conditions dans lesquelles nous faisions vivre nos immigrés dans les années 60 : des bidonvilles (je me souviens très bien de celui de Nanterre, qui n'avait rien à envier aux favellas d'Amérique latine). N'oublions pas non plus que jusqu'en 1962 l'Algérie c'était la France et qu'y sévissait une discrimination terrible, que l'armée française était ségréguée pendant la 2ème guerre mondiale (les troupes du débarquement en Provence ont été acheminées dans des navires différents selon la « race »)…
Il est plus juste de comparer la situation des Noirs américains dans les années 50-60 avec celle des Arabes en France (et en Afrique du Nord), car les Noirs sont arrivés bien plus tard. Les seuls Noirs que j'aie vus dans mon enfance en province, c'était des GIs, et nos parents nous mettaient en garde contre eux en nous disant qu'ils risquaient de nous transmettre des maladies ! (Je suis née en 1949.)
« Ce dernier n'est d'ailleurs pas arrivé là du jour au lendemain, de meme que Sarkozy n'a pas été propulsé président en 1 seul jour. »
C'est une grande différence entre la France et les Etats-Unis : les politiciens américains naissent (et meurent) beaucoup plus vite là-bas que chez nous. Les têtes changent !
à Béatrice1
De MarcTibo
"Change Can Happen", Explorateur, O... | 00H01 | 23/07/2008 |
Sauf McCain ; )
à kusanar
De Guy Numa
(auteur)
Enseignant-chercheur à Paris-Dauphi... | 05H09 | 23/07/2008 |
C'est le sens de cette tribune que de remémorer ce qui se passait dans les années 1950-1960. A ma connaissance, il n'existe pas de documentaires qui traitent spécifiquement de ce sujet, par contre ceux qui portent sur la décolonisation sont très informatifs et fournissent une grille de lecture intéressante.
à Guy Numa
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H12 | 22/07/2008 |
« Admettez avec moi qu'il y a beaucoup à faire dans notre pays ! »
Ah, ça, j'ai pas dit le contraire ! Mais selon moi, la question ne se pose pas du tout en termes « d'Obama Français ». Disons que si je trouve le titre de l'article idiot (du moins inadapté), je ne remets pas du tout en cause la pertinence du sujet de fond de l'article, à savoir la discrimination dans la sphère politique. Même si je ne suis pas convaincu que les Etats-Unis soient tellement un modèle… doute que j'exprime en disant : « De ce fait, il y a plus de chance qu'une personnalité politique soit Noire aux Etats-Unis qu'en France, à tel point que même la discrimination ne parvient pas à les empêcher d'accéder aux plus hautes sphères. »
« après 160 ans d'abolition, ne trouvez-vous pas justifié de poser se problème en comparant avec un pays qui a connu la ségrégation jusque dans les années 1960 ? »
Mais l'esclavage en France se pratiquait essentiellement outre-mer. J'ose croire que s'il y avait eu en France métropolitaine une communauté Noire aussi importante qu'aux Etats-Unis, nous aurions déjà eu un président Noir. C'est pur spéculation, c'est vrai, mais je ne pense pas que les Français soient « fondamentalement plus racistes que les Américains ».
Après, ça ne doit évidemment pas empêcher de taper sur les doigts de l'UMP, qui se sert de Yade comme d'une potiche, et de Dati comme d'un alibi. Et de taper aussi sur les doigts du PS, qui ne fiche presque rien en la matière. Et soulever ce problème ne peut qu'être salutaire.
à Saheyus
De ART MONIKA
22H01 | 22/07/2008 |
Saheyus, vous êtes rêveur peut-être mais agressif certainement. Si quelqu'un pose une question, c'est qu'elle mérite de l'être.
Commencer votre réponse par « question idiote » était-il nécessaire ?
Quand je vois la teneur de certains messages sur Rue 89 aujourd'hui, je pense que « la folie furieuse qui touche la France » a aussi envahi notre Rue.
Il devient difficile d'y écrire quoi que ce soit.
à ART MONIKA
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H22 | 22/07/2008 |
Rofl, ce que vous êtes chatouilleux. Ca n'était même pas agressif : je trouve cette question creuse, inutile, et la réponse me semble évidente, c'est tout. Après, si vous trouvez mes arguments foireux, contredisez-les donc.
« Quand je vois la teneur de certains messages sur Rue 89 aujourd'hui, je pense que “ la folie furieuse qui touche la France ” a aussi envahi notre Rue. »
Si vous voulez, je part en quête de certains posts « savoureux » qui parsèment la Rue. On verra si le mien vous semble toujours tellement agressif à côté de ceux-là. Commencer mon post par « question idiote » n'était peut-être pas nécessaire, et si l'auteur y tient, je veux bien même m'excuser. Mais faire un drame pour un qualificatif si minime (quand nos Hommes politiques, prétendument exemplaires, s'en donnent à coeur joie à coups de « connard » et de « pétasse »), et qui ne qualifie qu'une phrase et même pas l'article, je trouve que ça dénoterai un brin de susceptibilité.
à Saheyus
De ART MONIKA
05H58 | 23/07/2008 |
Saheyus, c'est précisément parce que j'ai lu des posts très déplaisants hier dans la Rue que j'ai été frappée par ce terme « question idiote » dans votre texte qui n'a rien d'ordurier.
Je suis « chatouilleuse » et « susceptible », si vous voulez. Je trouve qu'on peut aisément dialoguer sans prendre l'autre pour un imbécile ou un « niaisou » (je me suis fait traiter ainsi sur un autre article). Si cela plaît à certains de se défouler de la sorte, moi ça ne me convient pas et me donne envie de fuir.
La Rue ne doit pas devenir le caniveau, le défouloir et le vomitoire de certains. Ou alors elle y perdra son âme.
à ART MONIKA
De Florent35
Etudiant | 10H04 | 23/07/2008 |
Vous qui défendez Ségolène Royale un peu plus haut,
« mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse », non ?
Vive la liberté d'expression !
à Saheyus
De Béatrice1
| 23H17 | 22/07/2008 |
« Question idiote : parce que les Etats-Unis, en raison de l'immigration forcée et massive d'esclaves, compte une communauté Noire beaucoup plus importante et plus ancienne que la France, tout bêtement. »
En raison de la colonisation forcée, la France compte une communauté d'origine nord-africaine et africaine très importante, aussi importante que la communauté noire aux Etats-Unis. Les plaies sont encore plus vives en France (et pas du tout cicatrisées), où on fait de gros efforts pour nier le problème - n'oublions pas que la ségrégation a perduré jusqu'en 1962 dans le Sud de la France, tout de même (dans les trois départements français qu'étaient l'Algérie au temps où c'était la France).
Loin d'être « idiote », la question est particulièrement intelligente, car il n'y a aucune raison qu'il n'y ait pas de personnalité d'origine arabe ou noire en position d'être élue en France, sinon la discrimination et le conservatisme.
« à tel point que même la discrimination ne parvient pas à les empêcher d'accéder aux plus hautes sphères. »
Contresens total. Pendant qu'on est très occupés à masquer le problème, les Etats-Unis luttent activement et efficacement contre la discrimination depuis 50 ans. La présence de personnalités politiques de toutes les couleurs et de toutes les origines est le PRODUIT de cette politique d'« affirmative action » qu'on voue aux gémonies en France.
Le racisme, comme la connerie, est un phénomène humain qui touche tous les pays et toutes les cultures. Seulement certains en sont conscients et tentent de lutter contre, d'autres font semblant de croire qu'il n'existe pas : c'est notre cas, et c'est LA raison pour laquelle il n'y a pas d'Obama français.
Il est proprement hallucinant de constater qu'aucun maire de grande ville, qu'aucun maire de BANLIEUE n'est arabe ou noir en France - aucun décideur, aucun patron d'une grande entreprise. L'élite française est à 99% blanche et mâle.
« Et, en y repensant, Obama pourrait aussi être élu pour mettre un terme à la politique raciste et xénophobe menée depuis près de 8 ans par les néo-conservateurs. »
Même les néo-cons n'ont PAS mené une politique raciste et xénophobe, il faut ne rien connaître aux Etats-Unis pour écrire de telles sornettes. Bush a énormément de défauts mais il n'est pas raciste. Il suffit de regarder la composition de l'Assemblée Nationale et du Sénat en France, du Congrès aux Etats-Unis (et même de la Chambre des Lords au Royaume Uni ! ) pour constater le fossé. Nous sommes fréquemment mis à l'index en occident pour cette raison.
La France refuse catégoriquement de reconnaître les minorités et fait semblant de croire que tout le monde a sa chance. Or on juge une politique à ses résultats, et ceux-ci sont affligeants. Même les handicapés ont le plus grand mal à prendre le train chez nous - sans parler de trouver un emploi.
La candidature d'Obama (et ses grandes chances d'être élu) devrait vous amener à réviser vos préjugés sur les Etats-Unis, au lieu de ça (et « en réfléchissant » s'il vous plaît), vous tordez la réalité pour qu'elle y colle.
à Béatrice1
De Guy Numa
(auteur)
Enseignant-chercheur à Paris-Dauphi... | 05H18 | 23/07/2008 |
Vous semblez avoir pris toute la mesure de cette tribune. Rien à rajouter.
Bien à vous.
à Béatrice1
De zillou
retraité | 07H24 | 23/07/2008 |
Entièrement d'accord avec vous ! d'ailleurs chez nous l'ostracisme concerne également fes femmes en politique qui sont, d'office, critiquées lorsqu'elles occupent ou veulent occuper de hautes fonctions : Edith Cresson a fait l'objet de commentaires abjectes, quant à Ségolène Royal, elle est en but à des haines, des qualificatifs, des adjectifs qui dépassent l'entendement ! ! !
à zillou
De Saheyus
Rêveur invétéré | 09H13 | 23/07/2008 |
Pour Ségolène Royal, elle en a joué, aussi, et beaucoup trop à mon goût. Autant des fois la machisme était évident (« qui va garder les enfants ? », utilisation des femmes de l'UMP chaque fois que Royal sortait un truc et qu'on osait pas le critiquer directement, etc), autant d'autres fois, elle se foutait de la gueule du monde.
Depuis, j'ai du mal à la plaindre, même si elle aurait évidemment fait une meilleure présidente que Sarko.
à Saheyus
De Florent35
Etudiant | 10H09 | 23/07/2008 |
« même si elle aurait évidemment fait une meilleure présidente que Sarko. »
J'ai beau avoir voté pour elle, à l'observer depuis un an, je suis aujourd'hui persuadé du contraire ! ! !
à zillou
De global
dirigeant | 01H45 | 24/07/2008 |
edith cresson et segolene royal ne sont guere des exemples pour la « feminisation » de la vie politique francaise leurs exces et leur agressivite, le ridicule de certains de leur propos les transforme en caricature ! Il n'y a jamais eu ces reflexions pour simone veil par exemple qui elle aurait surement pu etre premier ministre !
à Béatrice1
De Saheyus
Rêveur invétéré | 09H20 | 23/07/2008 |
« la France compte une communauté d'origine nord-africaine et africaine très importante, aussi importante que la communauté noire aux Etats-Unis. »
Mais comme vous vous en rendez compte, vous êtes obligée d'additionner tous les Français d'origine Africaine pour avoir l'équivalent des seuls Afro-Américains. Comparativement, il y a deux fois moins de Noirs en France qu'aux Etats-Unis. Après, je reconnais, après recherche, avoir largement surestimer l'importance de la communauté noire aux Etats-Unis (j'imaginais plutôt 20% ; et pas 13% comme c'est le cas). Cependant, je réitère ce que j'avais dit, à savoir que la communauté noire des Etats-Unis est bien plus ancienne que celle de la France. En 1960, 80% des Français d'origine étrangère étaient encore d'origine Européenne.
Je ne dis pas que c'est une « bonne raison », c'est même un prétexte fallacieux, mais ceci explique cela.
« les Etats-Unis luttent activement et efficacement contre la discrimination depuis 50 ans. »
Positive action, hein, comme vous dites… remarquez, je comprends que vous vouliez pas l'appeler « discrimination positive », ce qui, là, est un vrai contresens. Je n'appelle pas ça résoudre le problème. On crée des élites d'un côté, et on ghettoïse de l'autre. Autant j'admire des gens comme Martin Luther King, autant je n'admire pas du tout le modèle Américain, désolé, et j'espère bien qu'on finira par trouver mieux.
Il serait plus logique et plus sage de construire une éducation et une culture plus égalitaires (et de renforcer les sanctions contre les discriminations d'autre part, naturellement), plutôt que de faire des « quotas », des « statistiques ethniques » et d'autres bidules qui ne feront jamais que contrer les symptômes et non pas la maladie.
« Bush a énormément de défauts mais il n'est pas raciste. »
Vous croyez vraiment qu'un type qui fait construire un putain de mur peut ne pas être au moins xénophobe ? On a peut-être plein de racistes en France, sans doute au moins autant qu'aux Etats-Unis, mais au moins on ne prône pas la construction de murs et on n'a pas de foutues milices qui tirent sur les immigrants. Bon, après, on a des charters à la con, et je suis bien le premier que ça désole…
« L'élite française est à 99% blanche et mâle. »
A 99% mâle, bien entendu. J'ai peut-être quelques préjugés sur les Etats-Unis, mais vous auriez pas quelques préjugés sur la France ?
Non, plus sérieusement, disons qu'elle est à 80%, 85% peut-être, masculine. Ce qui est déjà beaucoup trop, c'est une évidence. Mais pour quelqu'un qui prétend que *je* « tords la réalité », et qui prétend la rétablir, faire une exagération aussi énorme me semble… de mauvais goût.
à Saheyus
De Béatrice1
| 13H05 | 23/07/2008 |
« En 1960, 80% des Français d'origine étrangère étaient encore d'origine Européenne. »
Quelle erreur ! Vous oubliez l'histoire, et le fait qu'en 1960 la France allait de Dunkerque à Tamanrasset, vous confondez la France et la « métropole ».
J'insiste sur le fait qu'il faut comparer minorité et minorité, et les Noirs Américains aux Arabes en France, et que même en « métropole » les Arabes étaient victimes d'un véritable apartheid dans les années 60.
« Positive action, hein, comme vous dites… remarquez, je comprends que vous vouliez pas l'appeler “ discrimination positive ” »
C'est « affirmative action » - très vilainement traduit en français par « discrimination positive », alors que « action volontariste » conviendrait mieux.
« Je n'appelle pas ça résoudre le problème. »
Pour juger une politique, il faut considérer les FAITS, les RESULTATS, et non l'idéologie.
« On crée des élites d'un côté, et on ghettoïse de l'autre. »
C'est complètement faux. On crée des élites, oui, et c'est extrêmement important. C'est ce qu'on appelle en anglais un « role model », il faut que les jeunes puissent s'identifier à des images positives, plutôt que de se trouver face à un avenir complétement bouché. Les Etats-Unis ont créé des quotas pour les minorités (les Britanniques aussi), comme la France a fini par créer des quotas pour les handicapés, par exemple (mais la loi n'est absolument pas respectée ! ) et la parité pour les femmes (là aussi la loi n'est pas respectée et les amendes sont tellement ridicules que les partis préfèrent les payer) : on est en plein dans l'affirmative action, sauf qu'on refuse d'en faire profiter les « minorités visibles ».
En même temps qu'ils créaient des quotas, les Etats-Unis créaient le système de « bussing » qui emmène gratuitement les enfants des quartiers défavorisés dans de bonnes écoles tranquilles par petits groupes : c'est un point très important du programme, car les jeunes Noirs voient autre chose que la loi de la jungle de leur quartier.
Toujours en même temps, les collectivités locales faisaient un gros effort de PUBLICITE : on sait que les publicitaires ont des méthodes très efficaces pour nous convaincre d'acheter des choses dont nous n'avons pas besoin, et bien ils ont mis ces méthodes au service de la lutte contre la discrimination, avec une efficacité certaine.
Il serait INIMAGINABLE aux Etats-Unis de refuser de donner un emploi ou de louer un logement à un Noir comme ça se pratique tous les jours chez nous ! La société américaine est infiniment plus mélangée que la société française (ce qui n'est pas difficile ! ).
« Il serait plus logique et plus sage de construire une éducation et une culture plus égalitaires »
Notre éducation est TRES égalitaire, TROP égalitaire - car elle fait semblant de croire que tout le monde à les mêmes chances au départ.
« plutôt que de faire des “ quotas ”, des “ statistiques ethniques ” et d'autres bidules qui ne feront jamais que contrer les symptômes et non pas la maladie. »
Ces « bidules » permettent de DIAGNOSTIQUER la maladie, ce qu'on se refuse obstinément à faire en France, en s'accrochant au mythe de l'égalité républicaine. Tant qu'on n'a pas établi de diagnostic, on se prive de tout moyen de guérir.
« Vous croyez vraiment qu'un type qui fait construire un putain de mur peut ne pas être au moins xénophobe ? »
D'abord, ce n'est pas Bush qui a fait construire la clôture à la frontière mexicaine, ensuite j'affirme que Bush, tout Bush qu'il soit, n'est ni raciste ni xénophobe. Il y a de par le monde ENORMEMENT de frontières qui sont matérialisées par une clôture, ça n'a rien à voir ni avec du racisme ni avec de la xénophobie, mais avec le fait que tout pays contrôle son immigration. Car contrairement à ce que croient les Français il y a beaucoup de systèmes d'aides sociales aux Etats-Unis, et ceux-ci exploseraient si l'Amérique latine tout entière se déversait aux Etats-Unis. Cependant le pays accueille chaque année des MILLIONS d'immigrants (incomparablement plus que l'Europe).
« disons qu'elle est à 80%, 85% peut-être, masculine. »
Et à quel pourcentage l'élite française est-elle BLANCHE ? A 99,99%. Nous sommes régulièrement dénoncés pour ça, les Américains en sont sidérés…
à Béatrice1
De Saheyus
Rêveur invétéré | 15H17 | 23/07/2008 |
« Quelle erreur ! Vous oubliez l'histoire, et le fait qu'en 1960 la France allait de Dunkerque à Tamanrasset, vous confondez la France et la “ métropole ”. »
Imprudence de ma part : j'ai dit 1960 comme une généralité, mais mes chiffres datent précisément de 1963, soit après l'indépendance de l'Algérie. Ce que j'ai dit est donc valable.
Action volontariste est certes plus joli que discrimination positive, mais c'est aussi plus creux. Une « action volontaire », c'est très vague, ça pourrait avoir n'importe quel sens.
Vous qui aimez tant les expressions en Anglais, vous devez savoir que le melting-pot Américain, c'est dépassé, on parle désormais de salad-bowl. A vous entendre, il n'existe jamais aucune discrimination aux Etats-Unis (impensable, comme vous dites), et les communautés vivent dans l'harmonie la plus totale. Et après ça, un peu en dessous, on prétend que c'est moi qui me voile la face !
« Il serait INIMAGINABLE aux Etats-Unis de refuser de donner un emploi ou de louer un logement à un Noir comme ça se pratique tous les jours chez nous ! »
Bien sûr… vous êtes complètement aveugle, bon sang.
Il y a pas trois ans, je me souviens avoir étudié un texte d'un auteur Américain qui relatait l'achat d'une maison dans une banlieue chic (sur la côte Est, si j'ai bonne mémoire). La personne qui lui faisait visiter la maison posait des questions à l'acheteur, l'air de rien, et faisait la moue ou avait un petit sourire selon les réponses. Elle mettait des points selon celles-ci, et certaines de ces questions portaient sur l'origine, ou la religion. Je vous laisse deviner les critères, et ce n'était pas une fiction, mais une autobiographie.
Le terme WASP représente toujours quelque chose aux Etats-Unis.
« Notre éducation est TRES égalitaire, TROP égalitaire - car elle fait semblant de croire que tout le monde à les mêmes chances au départ. »
Quelle mentalité ! Du Sarkozysme pur jus, ça me hérisse le poil. J'en ai vu, des écoles, vous pouvez me croire, près d'une dizaine (à un moment, je changeais d'école presque tous les ans), et je peux vous assurer que, non, l'éducation n'est pas égalitaire, loin de là. Changer d'établissement, vous changerez d'éducation.
« Avant que George W. Bush ne prenne officiellement la décision de construire en dur, un mur le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, cette idée a largement occupé les esprits tant de certains citoyens américains que de certains hommes politiques d'envergure locale ou nationale. Le “Homeland Sécurity act” (format PDF - anglais) est une “machine de guerre” juridique qui risque d'inscrire durablement les rapports des Etats-Unis avec ses voisins dans une optique de méfiance et de rupture avec les principes d'accueil longtemps mis en avant par le modèle de société américain. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les stratégies d'enfermement et de méfiance prennent le pas sur tout autre principe, fusse au détriment des valeurs démocratiques et humanistes. Tout au moins, force est de constater que cette décision est un pas de plus dans l'arsenal répulsif que tentent de mettre en place les Etats-Unis face aux immigrants.
Mais avant de parler de mur à proprement parler, sans doute peut-on trouver dans les différentes mesures de surveillances humaines, technologiques et matérielles une volonté de rendre étanche cette frontière soumise à une forte pression démographique, migratoire. Non seulement les forces de police officielle, les Border Patrol, mais aussi toute une kyrielle de milices citoyennes tentent de surveiller cette frontière longue de plus 3200 km. »
http://www.geographie-sociale.org/mexique-usa-frontiere.htm
Bush n'a pas construit le mur, bien entendu… Et les Frères Lumières n'ont pas inventé le cinéma, Mitterrand n'a pas aboli la peine de mort, et Sarkozy n'est pas le Président de la République. Mais bien sûr.
Ah, la construction de barrière n'a rien à voir avec la xénophobie ? Donc, si j'empêche l'autre de venir chez moi, ce n'est pas parce que j'ai peur de lui, mais c'est juste pour son bien ? C'est d'une logique imparable. Désolé, mais pour moi, le mur est le summum de la xénophobie, qui n'est que la forme naturelle du racisme. Le repli sur soi n'est jamais une preuve d'intelligence.
« il y a beaucoup de systèmes d'aides sociales aux Etats-Unis »
Vous devriez regarder SiCKO, ça vous dégagerait un peu l'esprit.