
Le 24 juin, Brigitte est morte : « ce n'est pas mon problème »
Aux Etats-Unis, mon amie, atteinte d'un cancer, était mourante. Son assurance, française, l'a laissée tomber.

(De Los Angeles) Dans la nuit du 24 juin 2008, mon amie Brigitte est morte d'un cancer. Après une lutte de vingt mois, elle s'est finalement éteinte chez elle, entourée de quelques-uns de ses amis et de ses deux enfants de 14 et 16 ans. Brigitte était française. Elle était venue en Californie il y a dix ans, par amour. En France, elle avait été productrice d'une émission de M6. Elle aimait raconter qu'elle avait découvert Manu Chao lorsqu'il était encore presque inconnu. N'allez pas croire cependant qu'elle se prenait au sérieux. Elle était tout le contraire de ça.
Ce n'est pas son histoire cependant que je veux raconter ici mais son combat avec son assurance maladie alors qu'elle gisait mourante dans le petit appartement qu'elle partageait avec ses enfants. Si je vous disais que l'assurance médicale en question était américaine, vous seriez choqué, mais nullement étonné. Mais Brigitte avait choisi Mobility Benefits (une marque déposée de Mobility Saint-Honoré, une filiale d'Assurances et Conseils Saint-Honoré), persuadée qu'elle y serait mieux traitée que par une HMO (Health Maintenance Organization). A l'époque, elle ne savait même pas qu'elle était malade. Mais elle n'allait pas tarder à le découvrir.
En 2005, Brigitte était employée par une maison de production de Los Angeles spécialisée dans les jeux télévisés, et mariée à son directeur. Ils étaient tous deux assurés par leur employeur. Mais ils perdirent leur emploi et, avec lui, leur couverture maladie. Pensant qu'il obtiendrait une meilleure protection, et que la facture mensuelle (plus de 1 000 dollars environ) lui achèterait plus d'humanité -ceux qui ont vu l'excellent documentaire de Michael Moore, « Sicko » sur le système de santé américain comprendront de quoi je parle-, son mari choisit la française Mobility Benefits.
Divorce et chômage ne font pas bon ménage avec les assurances maladie
Quelques mois plus tard, le couple entamait une procédure de divorce. A peine séparée, Brigitte était transportée d'urgence à l'hôpital après avoir soudain perdu l'usage de la parole et des gestes les plus familiers. A un instant donné, elle m'achetait un cadeau d'anniversaire, l'autre, elle ne savait plus ni parler ni allumer son briquet. Les médecins allaient nous apprendre qu'elle avait un cancer du poumon et sept tumeurs au cerveau.
En cas de divorce ou de chômage, il est possible de perdre son assurance maladie. On est en droit cependant d'obtenir un répit de dix-huit mois, via un système appelé Cobra. Je ne sais pas à quelles lois obéit Mobility Benefits. Après le diagnostic, l'assurance accepta de garder Brigitte contre une facture mensuelle délirante d'environ 1 600 dollars mensuels pour elle et ses deux enfants. Une doctoresse, employée par l'assurance, assure aujourd'hui que Mobility aurait pu se débarrasser de Brigitte et qu'elle a agit par humanité. Franchement, j'ai du mal à la croire. Ce que je sais en revanche, c'est que cette femme a fait preuve d'un cynisme inouï lorsque la mort prochaine de Brigitte est devenue la seule issue possible.
Il y a deux mois, les oncologues qui la suivaient ont décidé d'arrêter la chimiothérapie. Le cancer s'était propagé partout ou presque. Brigitte n'avait plus que quelques semaines à vivre. Au fil des jours, elle est devenue de plus en plus faible. Au début, les amis se sont relayés à son chevet. Mais il est devenu très difficile de s'occuper d'elle. Il a été décidé de faire appel à un service d'aides soignantes, de professionnelles qui sauraient gérer une situation devenue trop grave pour des amateurs comme nous.
Quand les traitements sont inutiles, l'assurance ne paye plus
L'ex-mari de Brigitte a alors entamé un dialogue avec Mobility Benefits. Il voulait que l'assurance couvre ces frais, estimés à 10 000 dollars par mois. Réponse de la doctoresse :
« Il n'en est pas question. Ce n'est pas notre problème. D'ailleurs, ce n'est plus un problème médical puisqu'elle est en train de mourir et que les traitements sont devenus inutiles. »
A des milliers de kilomètres de là, ne connaissant rien de leur histoire, cette femme s'est lancée dans une diatribe contre le divorce, accusant l'ex-mari de ne pas avoir fait face à ses responsabilités (il était en fait plus présent que jamais). Terry a essayé de lui faire comprendre que Brigitte n'était plus en état de se nourrir parce que bien trop faible, que ses enfants avaient besoin d'aide, que les amis ne pouvaient plus assurer les soins d'une patiente rongée par un cancer généralisé, que c'était bien du ressort de la communauté médicale de la prendre en main et de couvrir les dernières semaines. La doctoresse n'a rien voulu savoir :
« Ce n'est pas mon problème. Estimez-vous heureux que nous n'ayons pas annulé son assurance après son diagnostic. »
Si Brigitte n'avait pas eu les moyens de payer les aides-soignantes durant ses quatre dernières semaines de vie, elle aurait été seule, sans les soins si nécessaires pour mourir dignement. Et la doctoresse n'en aurait eu cure. Et nous qui pensions qu'en France, tout était différent…
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De sujetduprince
13H06 | 07/07/2008 |
que dire … juste ecoeuré …
solidarité intergénérations tel fut le crédo de notre sécurité sociale … money, money est la nouvele religion
l'argent n'a pas d'odeur : meme pas celui de la pourriture… mais il parait qu'il faut s'y habituer, qu'il n'y a pas d'autre avenir.
De freddysun
13H12 | 07/07/2008 |
@Léonard
« Excellent témoignage. Quelques manques de précisions et fautes d'orthographe l'entachent quelque peu, mais l'essentiel est là.
Ces témoignages sont courants aux Etats-Unis pour les citoyens américains (y compris “aisés”) »
Désolé pour le c/c. Mais franchement, c'est d'une petitesse….
Rien à foutre des fautes d'orthographes.
Et les personnes aisées n'ont pas ces problèmes.
Elles sont toutes hospitalisées au « Cedars-Sinai » de Los Angeles. De quoi tu parles ? J'habite à LA…
C'est notre futur. Futur proche. Et cela, grace au 53% de gros cons qui ont voté pour cet @#*$$$$lé. Pauvre femme. Elle ne s'appelait pas Bétancourt malheureusement. Elle était juste française…
De firrefox
13H12 | 07/07/2008 |
bonjour
Ne vous y tromper pas c est la françe qui bouge la françe qui travaille , la françe de demain comme nous dit si bien notre president C EST NOTRE AVENIR .
La prochaine fois faite attention pour qui vous voter,
mais que je suis bete quant il y a une greve personne ne s aperçois de rien .
continuer fermer les yeux
De Moundy
13H13 | 07/07/2008 |
Ma tante française, en voyage au Sénégal a été frappée brutalement d'une infection. Elle a été hospitalisée d'urgence à Dakar dans un état très grave.
Son mari a contacté immédiatement Europe Assistance auprès de laquelle ils étaient assurés. Ces derniers se sont basés sur l'avis du médecin au Sénégal pour affirmer qu'elle n'était pas transportable. Au bout de quelques jours, son état s'est améliorée mais elle restait très faible. L'assurance ne veut toujours pas prendre son cas en considération et ne mandate même pas un médecin pour évaluer sa situation. Durant ce temps, c'est son mari qui a du faire des allers/retours entre hôpital et labo pour pour porter les échantillons et récupérer les résultats et à ses frais.
Quelques heures après que son état se soit amélioré, elle replonge dans d'atroces souffrances jusqu'à y laisser la vie. Elle a en réalité attrapé une infection nocosomiale qui vu son état fébrile lui a été fatale.
Toujours pas d'Europe Assistance au chevet, toujours pas de rapatriement mais il était maintenant trop tard.
Son mari sous le choc est revenu en France et il était trop abattu pour intenter quelque action judiciaire.
Maintenant qu'il se remet de son deuil, il veut savoir pourquoi il a payer cette assurance qui n'a strictement rien fait pour eux et qui est en grande partie responsable de son décès. Il va certainement agir mais il est peut être trop tard pour porter plainte et de toute façon, ma tante est morte !
à Moundy
De NING
17H03 | 07/07/2008 |
Moundy
Merci pour votre information concernant
EUROP ASSISTANCE
IL EST TEMPS DE VERIFIER TOUS LES « PETITS ALINEAS »
DU CONTRAT
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 13H23 | 07/07/2008 |
c'est triste , même si on est pété de tunes avec une mutuelle a 1000 dollars par mois , je note juste la boite ou faut pas aller et je souhaite bon courage a ses enfants dans cette épreuve dificile
à patrick du 14
De TARPON
13H39 | 07/07/2008 |
Ce n'est pas une mutuelle.Mobility qq chose est un courtier(filiale d'un grossiste) qui se reassure aupres de « vraies » compagnies ou est censé se reassurer .Triste mais le cas evoqué est frequent avec ce genre d'officines qui offrent un maximum de garanties et puis le jour où il faut payer ….
Le fait que votre amie soit divorcée ou en procedure de divorce et à la derniere extremite a du les rassurer quant aux recours eventuels qu'ils pourraient intenter.Mais cela doit rester possible aupres d'un tribunal californien surtout que ce courtier fait commerce aupres des expatriés et que votre amie n'est peut etre pas un cas isolé.
De Bon Scott
13H25 | 07/07/2008 |
Voyez la mentalité de Xavier Bertrand, Agent d'assurance de profession !
De ghassa
ramasseur ordures ménagères | 13H34 | 07/07/2008 |
N'oubliez pas que nous sommes dans la jungle !
A chacun de savoir dans quel climat et sur quelles terres il souhaite s'acclimater. Je crois que certain ont le choix ?
Vous êtes ce que vous mangez !
Alors, il va falloir évoluer !
Darwin, darwin, les perches du nil ?
De hagalma
13H46 | 07/07/2008 |
Outre que votre témoignage est bouleversant, il est très inquiétant. D'abord, il préfigure cette assistance médicale à deux vitesses qui lentement mais semble-t-il sûrement s'installe en France. Ensuite, il confronte tout malade au cynisme le plus mercantile dès lors qu'il n'est pas à jour de ses mensualités. Enfin, il est clair que sans le conseil éclairé d'un tiers spécialiste, il doit être difficile de se tirer d'affaire ; et ce conseil, avec ce système là, doit évidemment être rémunéré ! Ca glace le sang.
J'espère que notre ministre de la santé, à l'occasion d'une de ses cures à Biarritz, méditera cet exemple.
De Pierrrrre
14H07 | 07/07/2008 |
sur cet article, j'ai buté à l'évocation de « ….l'excellent documentaire de Michael Moore… »
..J'ai lu le reste sourcils froncés, me souvenant parfaitement de l'aversion que vous exprimiez dans d'autres articles envers les Etats Unis dont vous nous disiez vous être naturalisée américaine en vous bouchant le nez…
Paix à votre amie.
De helios33
14H06 | 07/07/2008 |
Au delà de ce problème avec l'assurance il y a celui du coût des soins médicaux. ça m'étonnerait beaucoup qu'un séjour en centre de soins palliatifs en France coute 10000$ par mois. Les Etats-Unis consacrent une part bien plus importante de leur PNB que la France à la santé, tout en étant plus riches. ça veut donc dire que dans le système de soins de ce pays des gens se remplissent massivement les poches.
Il existe des pays où on peut se faire soigner pour beaucoup moins cher et avec les mêmes compétences (les prothèses dentaires en république tchèque par exemple, où la chirurgie en Inde). Comment se fait-il que les gouvernements, aussi bien américain que français, qui ne parlent que de « concurrence », n'essaient pas de la faire jouer massivement en ce qui concerne la santé ? La mise en concurrence c'est seulement pour les ouvriers ?
à helios33
De Pierrrrre
15H52 | 07/07/2008 |
»…Comment se fait-il que les gouvernements, aussi bien américain que français, qui ne parlent que de « concurrence », n'essaient pas de la faire jouer massivement en ce qui concerne la santé ? La mise en concurrence c'est seulement pour les ouvriers ? … »
==> pertinent
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 14H08 | 07/07/2008 |
La différence entre la Sécu, organisme d'Etat et une assurance privée, c'est justement que l'assurance privée est là pour se faire un maximum de fric, et pas autre chose. Et on ose nous bassiner avec toutes ces privatisations en prétendant que nous serons beaucoup mieux avec…
De Fuel_Injected
14H11 | 07/07/2008 |
« Si la Merde rend la Terre Fertile, alors l'Avenir se trouve bien ici » !
Mhd
De talonette66
animatrice | 14H22 | 07/07/2008 |
merci de nous alerter, quant aux donneurs de leçons, ils sont un peu à coté de la plaque ! vous auriez du il ne fallait pas ! !
De Picospin
Prof émérite (Paris12 et St-Louis, ... | 14H39 | 07/07/2008 |
Il n'est jamais facile d'orienter ses réflexions à partir d'une narration qui n'est pas de première main et qui est complexe du fait de la situation professionnelle, familiale et administrative de la personne décrite dans ce récit. Nous savons malheureusement tous que la couverture sociale et sanitaire aux Etats-Unis laisse beaucoup à désirer pour autant que l'assuré le soit mal, à travers une structure incertaine ou dans une situation mal éclaircie avec son assurance, son employeur et ses titres de séjour dans le pays où a lieu le séjour actuel. Dans ces conditions, il vaut mieux sans doute être couvert par une assurance maladie française qui, pour le moment, ne donne pas trop de signes de défaillance, ce qui ne signifie nullement qu'elle n'en donnera pas prochainement. Le problème de la personne dont il est question ici semble résider dans le fait que son cancer s'est déclaré très rapidement, qu'il avait une évolution galopante, qu'il s'accompagnait de métastases ayant rapidement envahi le cerveau, d'où les troubles neurologiques qui ont fait basculer rapidement la patiente des traitements curatifs aux soins palliatifs. C'est sans doute à ce niveau que les paroles prononcées ont semblé très dures car il n'est pas certain qu'aux Etats-Unis existe une couverture correcte pour ce type de médecine. Les restrictions au développement de la médecine palliative ont fait l'objet de nombreuses remarques, tentatives de corrections et d'améliorations dans la plupart des sociétés actuelles car sur le plan commercial, cette « médecine du pauvre » exempte de procédures de haute technologie rapporte peu, n'est pas « bling-bling “ et ne saurait être exportée au titre de prouesses techniques innovantes qu'on publie dans les médias. Ce sont des soins simples, de confort, d'accompagnement, d'écoute qui restent dans le domaine de l'humilité ce qui intéresse moins les foules que les grands exploits de la biologie moderne.
à Picospin
De Alfary
Ronchon | 16H36 | 07/07/2008 |
Commentaire d'utilité publique, complète factuellement l'article, sans racket émotionnel. Mérite d'être mis en valeur dans la sélection.
Addendum : considérations valables pour le commentaire de Hormheb (cf infra) également.
PS : @Djibi, le déficit de la sécurité sociale est idéologique et non structurel. Google vous mène à une littérature abondante sur le sujet.
Au demeurant, cet article ne met aucunement en cause la fiabilité, ni la pertinence, ni l'efficacité de la sécurité sociale. Le focus est mis sur les pratiques lamentables d'une boite privée.
De Djibi
53% | 14H40 | 07/07/2008 |
Ne me dites pas que vous decouvrez la bureaucratie francaise a cette tres triste occasion.
Nous vivons avec l'idee de vivre dans le pays qui beneficie du meilleur systeme de sante du monde, mais il s'agit bien d'une illusion.
J'ai vecu aux USA et ai ete etonne de l'entraide entre les gens. Il n'y a pas de remarques sur le fait que les pouvoirs publics devraient faire quelque chose, on se prend en charge.
Notre systeme de pensee est perime sous l'effet de l'accumulation des deficits. Collectivement nous ne l'avons pas encore accepte, mais c'est une realite.
Desole pour l'absnece d'accents, je suis sur un clavier americain.
à Djibi
De akesbi
retraite finances (impots) | 23H59 | 07/07/2008 |
Pour quelqu'un qui a vécu aux Etats-Unis, Djibi, vous me paraissez pour le moins assez peu informé : je mets, quant à moi, votre étonnement et votre admiration devant la soi-disant « entraide » des américains, en parallèle avec les 47 millions d'américains qui n'ont AUCUNE couverture sociale . J'en déduis que vous avez de cette « entraide » une vision pour le moins très sélective !
Au surplus, avancer cette notion comme solution au problème général de la santé est totalement illusoire et ne peut concerner que des groupes humains restreints.
Mais, au ton de votre message, Djibi, je crains que nous n'ayions pas du tout la même appréciation des « solidarités nationales et collectives » : dommage, mais vous verrez, un jour elles reviendront en force ! !
J'ai été confronté, avec le cancer de mon fils, à la maladie longue, grave et pour finir, fatale : je ne vois pas comment j'aurais pu « prendre en charge » les quelques 180 à 200000 euros de ses 18 mois de calvaire ! ! y compris avec les merveilleux amis qui m'entourent ! !
Vous trouvez dans « les déficits » une explication toute faite , exactement comme on trouve des « idées toutes faites » : vous semblez ignorer par exemple, que le coût global de la santé « privée » aux USA est d'environ 3 points de PIB supérieur à celui de la santé « bureaucratique » en France ( 17% contre 14 % ! ! )
OUI, vous lisez bien : la santé côute plus cher aux USA qu'en France : mais, hormheb le dit très bien, les riches sont très très bien soignés ! !
En France aussi SARKO est bien soigné : il n'attend d'ailleurs pas : il se soigne lui-même ! !
De haiker
14H43 | 07/07/2008 |
L'assurance française concernée ici n'est en rien l'assurance maladie de l'immense majorité des français (pour combien de temps encore ? ) ni même une mutuelle complémentaire mais belle et bien une HMO, privée. Le fait qu'elle soit française et non américaine n'a guère d'incidence sur cette histoire - sinistre en effet, mais le fait qu'elle soit privée - donc motivée par le profit, pas la santé - à tout à voir dans son attitude.
« L'assurance » Santé privée est une hypocrisie : le risque est parfaitement connu : l'essentiel des « assurés » vont connaitre fatalement des « sinistres » à répétition, pour parler la langue des assureurs. Le risque étant connu, la seule façon de faire des profits à les assurer est 1) des cotisations énormes et 2) des polices « offrant » une couverture à l'image des clauses contractuelles : minuscules.
L'assuré idéal pour toute assurance santé est le centenaire (cotisant depuis des décennies) qui décède seul (pas de soins tentés, donc pas de frais) et brutalement (aucun risque ultérieur) sans n'avoir connu de problème de santé depuis sa naissance.
De dijou 803
Esclave d'une SSII | 14H44 | 07/07/2008 |
Il ne manquerait plus qu'ils vous collent un procès en diffamation suite à cet article, vu le cynisme de cette soit disant doctoresse ça ne serait pas étonnant : / . Il y a des toubibs décidément qui se torchent avec le serment d'hyppocrate.
On pourrait en conclure aussi que même quand on a les moyens on est pas à l'abri des méthodes commerciales des assureurs sur la santé..
De Seccotine
15H00 | 07/07/2008 |
Bravo le mythe américain à la sauce française ! ! !
Et dire que c'est à ça que veulent tendre nos chers, trop chers gouvernants. Je ne veux pas de cette France là.
De hormheb
neant | 15H00 | 07/07/2008 |
Chere armelle,
Je compatis et suis outre.
je vis aux US depuis belle lurette et avec une famille.
A 1000 USD/mois vous avez vraiment une assurance haut de gamme de blueShield ou Cigna ou autre (PPO - pas le HMO) avec en plus des options pour des maladies graves comme le cancer. Cette famille aurait eu une excellente couverture et un accompagnement digne de ce nom. Mon experience personnelle (comparaison de vecu en France avec un assurance haut de gamme et les US avec une assurance identique) m'amene a conclure que pour les soins lourds (chirurgies, cancer et autres…) il vt mieux les USA lorsque vous avez les moyens de vous payer une bonne assurance. En effet la qualite est quasi-guarantie. En farnce elle ne l'est pas du tout !
Ce que je vois ici, c'est malheureusement la facheuse tendance de certains francais qui arrivent aux USA avec plein de prejuges defavorables sur le systeme de sante qui les empechent de faire leur propre enquete et avoir leur propre opinion.
C'est tres difficle pour une assurance francaise de couvrir comme il faut des soins aux USA. La aussi je parle par experience perso. En effet, administrativement c'est tres lourd, les interlocuteurs francais tres souvent ne connaissent rien aux systemes de Sante US et n'y ont jamais vecu et de plus sont bourres de prejuges. A cela il faut ajouter que des que vous vous presentez dans un hopital ou clinique meme haut de gamme aux USA avec une assurance etrangere, les medecins ont tendance a vous considerer comme une non-priorite car ils savent que administrativement pour se faire payer c'est lourd ! tres lourd ! Sauf si l'hopital en question a des accords particuliers avec votre assurance. fait rarissime.
Franchement si vous pouvez deboursez plus de 1000USD/mois autant prendre une assurance locale. Moi je paye de ma poche moins de $400USD pour une excellente couverture familiale (par ex : votre femme accouche par cesarienne et sur une facture totale de pres de 15,000USD pour 3 jours d'hopital ca ne m'a coute que le copay de $15 ! ! - c'est du PPO bien sur. j'ai un tres bon employeur bien sur.) Mais meme sans emploi, si vous pouvez vous payer 1000USD/mois, BlueShield vous traitera mieux que cette obscure assurance francaise. Car il y a un principe tres clair aux USA, celui qui a de quoi payer une asssurance haut de gamme est considere comme ayant les moyens de se payer un avocat haut de gamme. Donc la qualite des soins suit. C'est un systeme qui n'est pas democratique et c'est la grande diffrence avec la France ou tout le monde a acces au systeme de sante mais la qualite n'est pas toujours bonne (mesurable ? ) meme si on a une excellente assurance.
Donc avis aux francais qui s'expatrient. Il vaut mieux prendre une assurance locale haut de gamme si vous avez les moyens de payez car ca vous donne « full access » et parce que la qualite des soins est mesurable et les professionnels de la sante « accountable » de ce qu'ils font,vous aurez une qualite de soins meilleur qu ; en France. Dans le cas contraire, en cas de gros soucis et pas d'argent, rentrez aussitot en France si vous etes transportables.
à hormheb
De Djibi
53% | 15H06 | 07/07/2008 |
Enfin quelqu'un qui prend une position fondee sur des faits et non des prejuges.
Notre pays souffre trop de ses prejuges. Reveillons nous et occupons nous de nos problemes avec une approche pragmatique.
à hormheb
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 15H39 | 07/07/2008 |
Tout ce que vous dites est vrai… en partie. Si vous souffrez d'une « maladie déjà exprimée » (preexisting condition), aucune assurance américaine ne voudra vous prendre sous on aile, car on s'attend à des rechutes. Les déjà-malades sont pénalisés d'emblée.
Mon ex-femme a été diagnostiquée comme ayant de simples points cancéreux au sein gauche il y a très longtemps (années 80). Mais elle a été opérée et elle n'a pas fait de rechute. Sur le plan assurance, passé le diagnostic, elle n'a pu trouver une couverture satisfaisante qu'au Canada, qui a un système d'assurance santé distinct.
L'abomination dont Armelle nous fait part se rencontrait déjà dans les années 80, en fait dès après l'élection de Reagan. Blue Cross/Blue Shield a fait place aux HMO progressivement. Je suis passé à travers les gouttes au début, en bonne partie grâce à l'aide de mon employeur, mais c'est devenu plus complexe ensuite. Seul les programme Medicare (branche assurance maladie des ALD, le cancer n'étant pas inclus ! ) m'ont sauvé. Après ma greffe du rein, je suis rentré en France le plus vite possible.
Beaucoup d'Américains sont outrés par le système de non- ou de sous-assurance existant, et peu ont les moyens de contracter avec une compagnie de Toronto ou d'ailleurs au Canada. On peut espérer que cela change si Obama est élu (McCain n'ayant pris aucun engagement), mais j'ai bien peur que le régime actuel ne laisse des traces profondes pendant de longues années encore. Il n'y a pas que la guerre d'Irak qui fasse honte aux Américains !
à hormheb
De haiker
16H40 | 07/07/2008 |
Pour le WHO (World Health Organization), qui semble penser que l'on peut en effet mesurer la qualité d'un système de soin, le fait qu'en France tout le monde a accès au système de santé n'est pas un obstacle à la qualité puisque la France est régulièrement classée (loin) devant les USA.
Côté coût, par contre, nul doute, celui qui génère le plus de profit (mais une espérance de vie inférieure…) est sans conteste américain.
Peut-être parce que l'argent ne peut pas tout, et qu'en matière de santé la prévention est souvent la plus efficace des médecines, mais hélas pour le secteur privée, la moins rentable.
Pour ce qui est des expatriés qui n'auraient pas les moyens de se soigner aux USA, le retour illico en France pour bénéficier gratuitement d'un système de santé auquel ils ne contribuent plus depuis leur départ et dont très probablement ils dénonçaient le caractère obligatoire avant de s'envoler vers l'Ouest, je trouve cela particulièrement hypocrite. Pays de cons à leur départ, mais vive la solidarité natale quand on en a besoin ! ? !
Bah tiens. Que les expat » assument leur choix.
Ou alors qu'ils reconnaissent que, finalement, aucun pays n'est parfait, ce qu'il l'est c'est de pouvoir « consommer » ce que chaque pays offre de mieux chacun dans son domaine, un luxe désormais.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H07 | 07/07/2008 |
Armelle Vincent, je comprends votre désarroi mais sachez qu'en France les requins des assurances privées attendent la mort de notre Sécurité Sociale pour se partager le gâteau et s'en mettre plein les fouilles..
Déjà nous, malades, handicapés, subissons la double peine avec les franchises médicales. Alors, notre colère fut grande quand le transfuge d'AXA préconisait le non remboursement à 100% des médocs pour les malades en ALD (affection longue durée)… Depuis, les « décideurs » sont revenus sur sa proposition mais le « Scud » a été lancé. Les retombées viendront à la rentrée… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Djibi
53% | 15H13 | 07/07/2008 |
Que diriez-vous d'eviter la mort de la Secu, avec des mesures qui seront un peu douloureuses sans doute, mais qui eviteront de privatiser ?
Il ne s'agit pas d'un choix entre deux solutions extremes. A nous collectivement de trouver des solutions, sans aloudir le fardeau pour notre industrie.
à Djibi
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 16H49 | 07/07/2008 |
@ djibi,
… Et le saucisson … il pousse sur les arbres … à coté des jambons … non ?
Tu mérites le prix de la blague de l'année … je vote pour toi !
Eric bloggeur
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