
Le 24 juin, Brigitte est morte : « ce n'est pas mon problème »
Aux Etats-Unis, mon amie, atteinte d'un cancer, était mourante. Son assurance, française, l'a laissée tomber.

(De Los Angeles) Dans la nuit du 24 juin 2008, mon amie Brigitte est morte d'un cancer. Après une lutte de vingt mois, elle s'est finalement éteinte chez elle, entourée de quelques-uns de ses amis et de ses deux enfants de 14 et 16 ans. Brigitte était française. Elle était venue en Californie il y a dix ans, par amour. En France, elle avait été productrice d'une émission de M6. Elle aimait raconter qu'elle avait découvert Manu Chao lorsqu'il était encore presque inconnu. N'allez pas croire cependant qu'elle se prenait au sérieux. Elle était tout le contraire de ça.
Ce n'est pas son histoire cependant que je veux raconter ici mais son combat avec son assurance maladie alors qu'elle gisait mourante dans le petit appartement qu'elle partageait avec ses enfants. Si je vous disais que l'assurance médicale en question était américaine, vous seriez choqué, mais nullement étonné. Mais Brigitte avait choisi Mobility Benefits (une marque déposée de Mobility Saint-Honoré, une filiale d'Assurances et Conseils Saint-Honoré), persuadée qu'elle y serait mieux traitée que par une HMO (Health Maintenance Organization). A l'époque, elle ne savait même pas qu'elle était malade. Mais elle n'allait pas tarder à le découvrir.
En 2005, Brigitte était employée par une maison de production de Los Angeles spécialisée dans les jeux télévisés, et mariée à son directeur. Ils étaient tous deux assurés par leur employeur. Mais ils perdirent leur emploi et, avec lui, leur couverture maladie. Pensant qu'il obtiendrait une meilleure protection, et que la facture mensuelle (plus de 1 000 dollars environ) lui achèterait plus d'humanité -ceux qui ont vu l'excellent documentaire de Michael Moore, « Sicko » sur le système de santé américain comprendront de quoi je parle-, son mari choisit la française Mobility Benefits.
Divorce et chômage ne font pas bon ménage avec les assurances maladie
Quelques mois plus tard, le couple entamait une procédure de divorce. A peine séparée, Brigitte était transportée d'urgence à l'hôpital après avoir soudain perdu l'usage de la parole et des gestes les plus familiers. A un instant donné, elle m'achetait un cadeau d'anniversaire, l'autre, elle ne savait plus ni parler ni allumer son briquet. Les médecins allaient nous apprendre qu'elle avait un cancer du poumon et sept tumeurs au cerveau.
En cas de divorce ou de chômage, il est possible de perdre son assurance maladie. On est en droit cependant d'obtenir un répit de dix-huit mois, via un système appelé Cobra. Je ne sais pas à quelles lois obéit Mobility Benefits. Après le diagnostic, l'assurance accepta de garder Brigitte contre une facture mensuelle délirante d'environ 1 600 dollars mensuels pour elle et ses deux enfants. Une doctoresse, employée par l'assurance, assure aujourd'hui que Mobility aurait pu se débarrasser de Brigitte et qu'elle a agit par humanité. Franchement, j'ai du mal à la croire. Ce que je sais en revanche, c'est que cette femme a fait preuve d'un cynisme inouï lorsque la mort prochaine de Brigitte est devenue la seule issue possible.
Il y a deux mois, les oncologues qui la suivaient ont décidé d'arrêter la chimiothérapie. Le cancer s'était propagé partout ou presque. Brigitte n'avait plus que quelques semaines à vivre. Au fil des jours, elle est devenue de plus en plus faible. Au début, les amis se sont relayés à son chevet. Mais il est devenu très difficile de s'occuper d'elle. Il a été décidé de faire appel à un service d'aides soignantes, de professionnelles qui sauraient gérer une situation devenue trop grave pour des amateurs comme nous.
Quand les traitements sont inutiles, l'assurance ne paye plus
L'ex-mari de Brigitte a alors entamé un dialogue avec Mobility Benefits. Il voulait que l'assurance couvre ces frais, estimés à 10 000 dollars par mois. Réponse de la doctoresse :
« Il n'en est pas question. Ce n'est pas notre problème. D'ailleurs, ce n'est plus un problème médical puisqu'elle est en train de mourir et que les traitements sont devenus inutiles. »
A des milliers de kilomètres de là, ne connaissant rien de leur histoire, cette femme s'est lancée dans une diatribe contre le divorce, accusant l'ex-mari de ne pas avoir fait face à ses responsabilités (il était en fait plus présent que jamais). Terry a essayé de lui faire comprendre que Brigitte n'était plus en état de se nourrir parce que bien trop faible, que ses enfants avaient besoin d'aide, que les amis ne pouvaient plus assurer les soins d'une patiente rongée par un cancer généralisé, que c'était bien du ressort de la communauté médicale de la prendre en main et de couvrir les dernières semaines. La doctoresse n'a rien voulu savoir :
« Ce n'est pas mon problème. Estimez-vous heureux que nous n'ayons pas annulé son assurance après son diagnostic. »
Si Brigitte n'avait pas eu les moyens de payer les aides-soignantes durant ses quatre dernières semaines de vie, elle aurait été seule, sans les soins si nécessaires pour mourir dignement. Et la doctoresse n'en aurait eu cure. Et nous qui pensions qu'en France, tout était différent…
- 60500 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















201
(Pour réagir, connectez-vous)
à Arnaud Aubron
De guerzit
Incomprenant majeur | 14H48 | 07/07/2008 |
Je ne riais pas à vos dépends, soyez en sûr. C'est juste la formulation qui me faisiat rire. Le « risque du paradoxe » qui est assez symptomatique de notre temps.
Vous faites de la pub pour pouvoir exprimer vos idées alors même que la publicité est symptomatique d'un focntionnement vicié de nos sociétés, fonctionnement que vous dénoncez avec raison.
Les grandes entreprises passent par le biais de vos publications pour s'afficher, alors même que vous les dénoncez parfois.
Et là la boucle est bouclée. En fait il est clair que ces entreprises et affidés se foutent de votre existence ou de votre indépendance. C'est le « cause toujours tu m'intéresses »… Vous n'êtes mahuereusement pas génant, ni même dérangeant, et vous ne provoquerez pas grand chose dans notre univers bien trop pris dans ces habitudes pour s'offusquer.
Le risque du paradoxe… C'est beau et poétique et assez déprimant aussi. Et ce risque permanent est protéiforme. Vous êtes indépendant. Pour cela vous vous rendez un peu dépendant mais finalement cette dépendance ne change pas la donne et personne ne vous empeche de parler. Une voix de plus de nos jours est presque toujours une voix de trop.
L'indépendance n'est plus intransigeante, avec raison puisqu'elle n'est plus garante de rien.
à Arnaud Aubron
De Révolutiona
Hawwah | 20H12 | 07/07/2008 |
Diffuser de la pub ne veut pas dire adhérer au Produit, et aux méthodes de management de ladite Société, quoique si nous examinions certaines questions déontologiques, je crois que nous serions condamnés à vivre seul chacun en autarcie dans son coin…
à Révolutiona
De Révolutiona
Hawwah | 19H20 | 08/07/2008 |
Merci pour l'inutile, vous me comblez…
Je vois que j'ai mes groupies, comme un pianiste !
Que voulez-vous que je vous joue ? Du chopin, cela vous conviendrait-il ?
Y a du systématisme dans l'air !
à Arnaud Aubron
De jissé
Ingé retraité | 13H47 | 07/07/2008 |
Arnaud.
Bonjour.
« top » pour la franchise (pas médicale).
Humour ?
Infos en boucle sur LVMH-TV.
Attentat suicide à Kaboul.
A la fin du reportage on voit des soldats US en armes protégeant >>>>>>>>>> un champ de pavot !
à Arnaud Aubron
De rapatapoulos
| 17H32 | 08/07/2008 |
Arnaud bonjour,
Vos arguments sont compréhensibles, tout dépend de la maturité et du type de responsabilités que l'on assume, l'article d'Armelle Vincent met l'accent sur un fait, un incident très regrettable puisqu'il a mis en jeu la vie de cette personne, quand on essaye d'argumenter ça ne passe pas, les personnes jeunes et enthousiastes veulent en découdre à tout prix, c'est le privilège de la jeunesse, si on les contredit l'étiquette : Ce type est de droite ou même pire, la classification arrive virtuellement et vous êtes catalogué, marqué au fer à la vitesse numérique.
Doit-on vivre à tout prix ? Le prix de l'indépendance doit-il passer par une dépendance à un groupe qui a bétonné toute la France à nos dépends ? Doit-on vendre son âme avec la justification que c'est pour vivre ?
Chacun a une réponse qui varie selon les paramètres précités, nous avons tous un prix, il n'est pas le même pour tous, le courage est parfois masqué par un chantage sous-jacent, comme par exemple, effectuer un travail inintéressant toute sa vie.
De Céleste
12H38 | 07/07/2008 |
Infect !
C'est qui nous guette si nous ne nous battons pas becs et ongles pour défendre le système de protection sanitaire et social français.
j'espère aussi que ce bouleversant témoignage, parfaitement et tristement en accord avec le doc de Michael Moore, sera largement diffusé.
De Alex Engwete
Consultant | 13H09 | 07/07/2008 |
Puisque vous mentionnez « Sicko » de Michael Moore, il y a 2 séquences de ce film qui m'ont frappé :
1) Un jeune Français, ayant résidé aux USA la plus grande partie de sa vie, est rentré illico en France aussitôt qu'il avait été diagnostiqué d'un cancer. Il raconte que même sans avoir jamais payé de cotisation sociale, l'Etat français l'avait pris en charge durant sa maladie. Qui plus est, après sa guérison, l'Etat continuait à le prendre en charge durant sa convalescence prolongée… Pourquoi votre amie n'est-elle pas rentrée en France comme ce jeune homme alors que, partie aux USA « par amour », elle venait de divorcer ?
2) Des bénévoles qui avaient travaillé au site des immeubles calcinés des Twin Towers s'étaient retrouvés frappés de maladies incapacitantes des suites des inhalations de gaz toxiques. Ils avaient perdu leur travail, leur couverture médicale et les coûts de leurs médicaments étaient tout simplement obscènes à New York. Michael Moore est allé les faire diagnostiquer et traiter à la Havane où il s'est avéré que le prix des mêmes médicaments était dérisoire et tous les deux pâtés de maisons avaient au moins un médecin. Or, dans chaque reportage de la presse occidentale sur Cuba, cette efficacité de la solidarité sociale et cette couverture médicale ne sont jamais mentionnées, la presse se contentant de répéter à l'unisson la propagande d'une « dictature castriste » qui écraserait les Cubains. Comme vous êtes journaliste, l'expérience de votre amie vous aura sans doute dessillée les yeux. Et tant que nous y sommes, pourquoi ne pas rentrer en France ?
à Alex Engwete
De Anne Honym
14H14 | 07/07/2008 |
Pourquoi cette obsession pour le retour en France ? Elle était certes partie « par amour », mais depuis suffisamment longtemps, apparemment, pour que ses enfants soient adolescents ; sa vie était donc là-bas, avec ses amis, et son ex-mari également dont ses enfants avaient très probablement besoin.
Il y a toujours de gais lurons pour sortir des « yaka fokon », avec des solutions teeeeellement simples ! Ah, mais quel drame que tout le monde ne soit pas aussi intelligent que vous ! Soit cette femme était trop bête pour y songer (elle aurait dû vous consulter)… soit vos solutions sont simplistes, ce qui est plutôt normale puisque vous ne connaissez qu'une fraction de la situation de cette personne. Et comme vous êtes incapable de vous mettre à sa place, vous lui appliquez des solutions qui ne sont simples que pour vous, parce que vous n'y êtes pas confronté.
Le monde est complexe partout, en France y compris. Vous n'avez pas lu l'article si vous pensez que rentrer en France aurait tout amélioré.
Solutions simples pour esprits simples…
à Anne Honym
De A.V.
tamagotchi89 | 20H15 | 07/07/2008 |
« Solutions simples pour esprits simples… » ? …
Pas si simples que ça, et la remarque d'Alex Engwete est pertinente. A l'époque où je vivais au Canada, je me suis retrouvé devant un choix (car quand on est français, on a le choix) : retourner en France pour me faire opérer à cœur ouvert ou rester au Canada et crever. Crever, c'est-à-dire patienter sur une liste d'attente de huit mois minimum, suffisamment longtemps pour être autopsié avant d'avoir été soigné.
Ma femme était enceinte. Je n'ai pas mis longtemps à définir mes priorités.
Brigitte avait les siennes, et elles étaient sûrement aussi respectables que les miennes. Mais ne dites pas que se faire soigner en France était une solution simpliste. C'était juste une solution simple.
à Alex Engwete
De hormheb
neant | 15H10 | 07/07/2008 |
Alex,
M.Moore dit pas de choses vrais. Mais il reste aussi subjectif sur certains points. En particulier il oublie de signaler que aux US la qualite des soins, parce que mesurable et mesuree, permet a ceux qui ont les moyens d'avoir une excellente couverture medicale. Pas la peine d'aller a Cuba ou en Europe !
Il faut comprendre le documentaire de Moore comme une denonciation de l'absence d'access pour tous au systeme de sante aux USA. Et oui, ca c'est horrible. Et c'est la grosse difference avec la France en particulier. Mais une fois que tu y a acces, la qualite des soins varient aussi en fonction de l'epaisseur de ton portefeuille.
La question qu'il faut se poser en France est : ai-je la qualite des soins qui correspond a ce que je paie ?
Dans le cas de ceux qui ont une excellente couverture en France, la reponse evidente est non !
Note : je ne suis pas ds le debat c'est mieux ici et mauvais la-bas en bloc. Je dis plutot il y a du bon a prendre ds les deux systemes.
à hormheb
De haiker
16H35 | 07/07/2008 |
Je ne trouve pas la réponse si évidente, au contraire.
Ma femme a « testé » la qualité d'une maternité privée très chère pour la naissance de notre premier enfant, puis - en raison de complication lors de la grossesse, le service maternité d'un hôpital public, service pourtant voué à disparaitre bientôt. Et l'argent dans notre expérience à plutôt produit l'inverse de ce que l'on espérait : elle a été traité comme une « cliente » à facturée au plus vite dans le premier cas, comme une patiente dans le second.
La question n'est pas de savoir si j'ai la qualité des soins qui correspond à ce que je paie, mais de savoir si j'ai des soins de qualité.
Encore fois, faire l'amalgame entre argent et qualité est une erreur, du genre que l'on voit très souvent alors que les contre-exemples ne manquent pas.
Les libéraux ont tellement rabattu les oreilles des gens comme quoi seule la libre concurrence génère du progrès que les gens le croient, sans même chercher à confronter l'examen de la réalité à ce dogme….
Hélas, la réalité est têtue : elle a et aura toujours raison.
à haiker
De Hatamoto
17H32 | 07/07/2008 |
Le problème c'est qu'avec la T2A (Tarification a l'acte), chaque « intervention » dans un hopital (qu'il soit publique ou privé) est codifié, et facturé.
Chaque acte médical va rentrer dans une catégorie d'acte, duquel découle la tarification.
Suite à un séjour en hopital, on fait la somme des actes médicaux, ce qui sert ensuite l'hopital pour se faire payer par la sécu.
Problème …
Reprenons l'exemple d'une maternité.
Vous êtes dans une clinique privée, tous les actes dispensés permetrons à l'hopital de rentrer dans ses frais (au minimum, en fait a faire des profits bien sur), car c'est ce qui va diriger l'intégralité de votre séjour.
L'hopital public lui a tendance a faire la même chose désormais, mais ne va pas rentrer dans ses frais …
Pourquoi ? parcqu'il est dirigé par des fénéants et incompétents fonctionaires comme le rabache Sarko preums ?
Tout simplement parceque l'état triche : il ne va facturer que ce qui aura été fait, pas ce qui potentiellement pourrai l'être.
En effet, imaginons que l'enfant qui nait est atteint du affliction grave.
si vous êtes dans une clinique privée, dans le pire des cas c'est la mort de l'enfant car ils n'ont pas les équipes qui peuvent le prendre en charge à temps.
Dans le meilleur des cas, il est transféré dans un hopital public.
Bien sur, le transfert est facturé par la clinique …
Reprenons l'histoire, vous accouchez dans un hopital publique, l'ensemble des actes est facturé, l'enfant va bien, la sécu paye l'hopital X euros (la somme prévu par la T2A). Vous aviez pas besoin de soins spéciaux ? Tant mieux, mais l'hopital touche rien … il est juste a dispo au cas ou …
Deuxieme problème : la T2A ne prévoit pas une facturation pour l'attention que peut vous porter l'infirmière.
En hopital public, il y a normalement 1 infirmière et une aide soignante pour 12 patients (c'est énorme 12 patients) a tout moment.(c'est la théorie, en réalité c'est beaucoup moins a cause de l'absentéisme et de la pénurie COLOSSALE en infirmière. N'allez pas vous casser une jambe dans le 15ème en ce moment, a l'HEGP il y a 3 fois moins d'infirmières que la norme dans les services orthopédiques).
En clinique c'est 1 infirmière, pour plus de 20 patients.
Vous allez dire « m'en fous, la ou je vais ya Dr. House, le meileur des meilleurs avec mention ».
Ben détrompez vous. Le médecin, quand il est pas en séminaire, entrain de faire une conférence, donner des cours, tringler l'infirmière dans un coin, parfois il peut s'occuper de vous, mais à part si vous êtes le cas super rare de la mort qui tue, c'est un assistant qui s'occupera de votre cas. Si vous êtes le cas super rare en relation avec son sujet préférer, il vous traitera, mais vous dirigera a l'hopital public, ils ont de meilleurs moyens et matériel quand même.
La France est le seul pays au monde, ou les hopitaux privés et publics sont financés de la même manière : l'argent publique.
à haiker
De hormheb
neant | 21H08 | 07/07/2008 |
Haiker,
votre cas se passe en France ou aux USA ?
j'ai compris en France.
D'accord avec votre question : ai-je des soins de qualite ?
le probleme en France est que cette qualite n'est pas mesuree ou si elle est, le public n'est pas au courant. De plus faire condamner un medecin ou un hopital en France releve du parcours de combattant. Du coup une clinique privee peut vous « racquetter » sans soucis !
Aux USA, la qualitee est mesurable, et mesuree avec la collaboration des compagnies d'assurance. Et le resultat est disponible. Si vous avez un doute avec un medecin, votre assurance peut toujours vous guider pour la simple raison que en cas de soucis, la compagnie d'assurance et le medecin peuvent etre traduit devant les tribunaux et croyez-moi, ici le medecin n'est pas Dieu. Il y a plus fort que lui, c'est Mr le Juge ! Et comme on est dans le pays de l'argent roi, il est admis que qui paye cher pour ses soins a de quoi payer cher pour le tribunal. Donc l'assurance et le medecin font tres attention aux clients haut-de-gamme (qui n'est pas une star forcement. je n'en suis pas. mais ma compagnie me donne acces a une couverture decente qui peut etre vue par rapport aux autres comme du haut-de-gamme). Vu de France et meme d'ici c'est la medecine a deux vitesses certes, mais au moins tout le monde le sait. En France on continue a clamer qu'il y a pas de medecine a deux vitesses et on peut se faire arnaquer aisement par une clinique privee qui sait que le temps et les lois jouent plutot en sa faveur ! c'est ca qui est navrant.
à hormheb
De haiker
08H57 | 08/07/2008 |
En France je continue à clamer qu'en pratique il faut mieux aller à l'hôpital - en particulier celui d'une grande ville de province - que dans une clinique privée, oui. Il y a bien hélas deux médecines en France, l'une qui vous considère comme un patient avant tout, la seconde comme un client avant tout.
Hors je ne « consomme » pas la médecine. J'y suis contraint quand je suis malade, accidenté. Et c'est pourquoi comme tous les assurés sociaux je cotise volontiers pour couvrir mes risques de santé. Je ne suis donc pas un « client » mais, au pire, un patient assuré, au mieux un patient bénéficiant *et* contribuant au financement d'une médecine solidaire.
Mais dans ce monde à tendance Darwinisme Social, il en sera bientôt de la médecine des hommes comme de la Justice : morte, tuée par l'avidité.
Seules consolations : toute la richesse du monde ne peut rien contre la mort, on pourra donc bientôt cracher sur les tombes des assassins de la solidarité.
à haiker
De hormheb
neant | 01H22 | 10/07/2008 |
Haiker,
100% d'accord.
J'ai vu les dernieres mesures prises pour reduire le deficit de la secu.
Les francais ignorent que Sarko est entrain de mettre en place HMO et PPO. ceux qui ont vu Michale Moore en France doivent comprendre que cela risque etre la France de bientot si ca continue comme ca et avec en pire tres peu de moyens de trainer les hopitaux, cliniques et medecins devant les tribunaux. Ici au moins il y a tjrs un avocat qui se fera ce plaisir et la loi protege bien les victimes comme vous dans le cas que vous avez mentionne.
De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 12H47 | 07/07/2008 |
Et il existe encore des personnes pour croire que le privé peut tout… Le système, ce système là ne fait que semer le désordre (encore que, avec toute la cohorte de matraques…), la faim, la mort et le cynisme. Oui, c'est vers ce type de fonctionnement que la France va, où le 1/3 Etat ne pourra plus se soigner et où la noblesse Républicaine nous regardera crever d'en haut…
à Contestatairieux
De YAJ
enseignante retraitée, non remplacé... | 13H06 | 07/07/2008 |
Je vous ai mis un top et cela s'est transformé en 3 points rouges.
Des riverains pas contents ? Ils sont inconscients. Je ne leur souhaite pas la maladie de Brigitte mais une ALD est vite arrivée et on parle en France de supprimer une partie des avantages des remboursements de l'ALD…..
Est-ce qu'une assurance privée voudra assurer même la noblesse Républicaine quand elle aura une maladie grave ?
à YAJ
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 13H20 | 07/07/2008 |
@ YAJ……c'est l'équipe d'urgence de Mobility Benefits qui est venue distribuer des pastilles nazes pour tout le monde….
En attendant envoyez leur un email…
à Lemmy_Nothor
De NING
16H59 | 07/07/2008 |
EUROPE ASSISTANCE semble aussi concernè sur un article
sélectionné (Sénégal) !
à Lemmy_Nothor
De Révolutiona
Hawwah | 21H29 | 07/07/2008 |
Ah oui, je me disais aussi ! ! !
à Révolutiona
De Révolutiona
Hawwah | 21H30 | 07/07/2008 |
Je faisais référence à l'avant-dernier post… l'équipe de mobility qui vient distribuer des pastilles de Nazes…
à YAJ
De Arnaud Aubron
Rue89 | 13H38 | 07/07/2008 |
Cela arrive parfois, car la page se remet à jour lorsque vous votez. Si d'autres personnes ont voté depuis que vous avez chargé la page, ces votes ne vous apparaissent qu'après votre propre vote. D'où le sentiment que votre vote s'est « transformé ».
à Arnaud Aubron
De YAJ
enseignante retraitée, non remplacé... | 15H00 | 07/07/2008 |
je n'ai pas craint que mon vote soit transformé car je connais bien le fonctionnement de la rue (mais merci quand-même de répondre).
Je voulais indiquer par là qu'en même temps votent ceux qui sont contre ce qui s'est dit sur Brigitte et sur beaucoup d'autres choses qui dérangent les UMPistes…
à YAJ
De Arnaud Aubron
Rue89 | 16H26 | 07/07/2008 |
Au temps pour moi.
à Arnaud Aubron
De marie 75
18H01 | 07/07/2008 |
autant pour toi ! ! !
c'est pas mal non plus…
à marie 75
De Patou355
Ingénieur en télécoms... | 18H46 | 07/07/2008 |
Sauf que les deux orthographes sont acceptées, vérifions avant de parler ; -)
Sans rancune.
http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm
à Patou355
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H59 | 07/07/2008 |
Merci, je vous dois combien pour assurer ma défense ? ; -)
à Arnaud Aubron
De Patou355
Ingénieur en télécoms... | 19H02 | 07/07/2008 |
Rien
En effet, ce n'est pas vous que je défendais, mais la langue française ; -)
à Patou355
De Révolutiona
Hawwah | 19H23 | 08/07/2008 |
Même pas élégant,
et c'est un vaste débat de la langue française !
Fôt jamais refuser un « merci », cher Etudiant, c'est si rare… même si c'est usurpé !
De entitée
13H01 | 07/07/2008 |
pour une politique toute atlantiste VOTER Sarkozy
politique d'assurance plutot que d'assistance même puisque les assurances n'assurent plus rien exepter l'argent qu'elle reclament…
welcome in this world (fuckin')