Ma banque s'enrichit en m'incitant à vivre à crédit

Devant Westpac à Sydney le 6 mai (Daniel Munoz / Reuters)

J'ai récemment changé de carte de crédit. Le taux d'intérêt de la précédente était passé de 12,3% à 29% sans aucun préavis. Ma nouvelle carte ne m'accorde que la moitié du crédit de la précédente, mais c'est précisément ce que je voulais.

Par les temps qui courent, moins on a de dettes, mieux on se porte. Je supposais que je ne serais pas autorisée à dépasser ma ligne de crédit. Jusqu'à présent, il ne m'était jamais arrivé de le faire. Sinon, j'ai toujours payé ma facture à l'heure et respecté les modalités de la banque.

Une amende de 39 dollars pour un dépassement de 10 dollars

Quelle n'a donc pas été ma surprise, la semaine dernière, de constater que Chase, la compagnie de crédit, me facturait une « amende » de 39 dollars pour avoir dépassé ma limite de seulement 10 dollars ! Coup de fil pour leur demander des comptes : pourquoi m'avoir autorisée à dépenser au-delà d'une limite qu'ils m'ont eux-mêmes fixée ? Je connaissais bien-sûr déjà la réponse : pour mieux m'exploiter ensuite.

Il y a un an, une aventure similaire m'est arrivée avec ma banque. En ouvrant mon compte, je leur avais demandé de m'interdire les découverts. Pour être sûre de ne pas vivre au-dessus de mes moyens, vu que je ne suis pas la meilleure comptable. Ma banque n'en a rien fait. Elle m'a laissé tirer de l'argent au distributeur et payer des additions. Jusqu'à ce que je constate qu'elle m'avait facturé 39 dollars d'amende pour chaque transaction.

Virée chez mon banquier : je demande pourquoi il n'a pas respecté mon souhait de ne pas m'autoriser de découvert.

- Parce que c'est notre politique, me répond-il.
- Mais enfin, puis-je l'empêcher ?
- Non.

Les banques prennent leurs clients en otage

La banque ne va évidemment pas se priver de vous prendre de l'argent à chaque fois qu'elle le peut. Chaque jour, des millions d'Américains se font arnaquer par leurs banques ou compagnies de crédit. Libres de changer les règles du jeu, c'est-à-dire d'augmenter les taux d'intérêt, même rétroactivement, ainsi que le montant et la nature des amendes, elles ont pris leurs clients en otage, leur maintenant la tête sous l'eau à l'heure où ils sont parfois abattus par la perte d'un emploi ou d'une maison.

Excédée par les manoeuvres de ma banque, j'ai fait quelques recherches et je suis tombée sur un excellent documentaire de l'émission d'information « Frontline » de la chaîne PBS. Voici ce que j'ai appris : les consommateurs américains utilisent leurs cartes de crédit au rythme de 100 000 transactions par minute. Le montant de leur dette s'élève à 1 trillion de dollars.

A l'origine de cet endettement, on trouve une institution financière, Providian Financial et son ex-PDG Shailesh Mehta. Il y a trente ans, Providian a révolutionné le marché du crédit en le mettant à la portée de tous, et surtout des plus insolvables. L'objectif : recruter de 30 à 40 millions de bougres qui n'avaient jamais auparavant eu accès au crédit, se contentant par la force des choses, de vivre selon leurs moyens.

« Des gens qui seraient incapables de payer la totalité du solde mensuel, resteraient donc endettés et continueraient ainsi à payer des intérêts. L'objectif étant qu'ils nous soient redevables à perpétuité », admet Shailesh Mehta.

Les pauvres sont les victimes du système

Peu à peu, les consommateurs se sont enfoncés dans les dettes. Ils se sont mis à refinancer leurs emprunts immobiliers pour payer les dettes galopantes de leurs cartes de crédit.

Ce système pervers a engendré une injustice criante : les plus riches paient le moins puisqu'ils sont à même de régler leur solde mensuel tandis que les plus vulnérables paient le plus.

Alors que des millions d'Américains luttent pour survivre, les compagnies de cartes de crédit continuent de jouir d'une entière liberté pour déterminer les taux d'intérêt et amendes sans aucune limite. Une loi régissant leurs pratiques a bien été signée par Obama en mai dernier, mais elle ne doit prendre effet qu'en janvier prochain.

En attendant, les compagnies de cartes de crédit ont profité des huit mois de liberté écoulés pour faire payer les consommateurs à l'avance en leur imposant des augmentations vertigineuses de taux d'intérêt, souvent rétroactivement.

204 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Lictor

à tvargentine Portrait de tvargentine De Lictor

informaticien | 15H23 | 21/12/2009 | Permalien

Le problème n'est pas de prêter aux pauvres, mais dans quelles conditions on leur prête...
Par exemple, LE crédit des pauvres est maintenant le crédit revolving, avec des TEG autour de 25% (à la limite de l'usure mais avec des assurances aussi inutiles qu'exorbitantes et quasi-impossibles à refuser). Il est très difficile pour un pauvre d'avoir accès à du crédit normal, avec un taux normal (<8%) et des durées de remboursement normales. Avec la plupart des revolving, les taux et les durées de remboursement sont telles qu'on rembourse facilement 3 ou 4 fois le montant emprunté...
Et c'est à supposer qu'il n'y ait pas d'incident de paiement, les organismes de prêts sont maîtres dans l'art de sur-facturer les frais liés au moindre incident...

Portrait de sanlucar

De sanlucar

13H28 | 21/12/2009 | Permalien

perso je n'ai actuellement aucun crédit en cours : le dernier en date était celui de ma voiture, terminé en novembre... je reçois régulièrement des offres, soi-disant alléchantes mais en fait relevant du racket pur et simple, de crédit pour pouvoir emprunter 2000 ou 5000€ mais ça va direct à la poubelle !!

Portrait de gringo4c

De gringo4c

bougieenlibye.ch | 14H16 | 21/12/2009 | Permalien

Les américains vivent au-dessus de leurs moyens. Au fond, les USA est un pays pauvre...et Ils vivent à crédit pour compenser la stagnation des salaires qui dure depuis plus de 20 ans.

Ceux qui ont déjà voyagé aux USA le confirmeront, tout les américains possèdent plusieurs cartes de crédit, et les banques facilitent largement le processus d'obtention. Et c'est rentré dans les mœurs, si vous payez en cash, en vous regarde bizarrement, comme si vous étiez un dealer.

Mais c'est aussi facile de toujours rejeter la faute sur les banques. Il faut aussi être stupide pour croire qu'on peut s'acheter une, voire deux maisons alors qu'on a pas un sou. La consommation compulsive des consommateurs est tout aussi coupable.

Portrait de critiquesociale

De critiquesociale

14H21 | 21/12/2009 | Permalien

change de banque !

Portrait de anonyme2

De anonyme2

dév | 15H57 | 21/12/2009 | Permalien

j'avais 15ans quand j'ai compris ca
c'est pour ca qu'on adôre cracher sur les ricains
pognon pognon sale con sale con
un banquier est une ordure corrompue et complice

Portrait de gaias

De gaias

etudiant | 16H16 | 21/12/2009 | Permalien

mmmmh , solution : et si on supprimer l'argent ? ⇒

Le jour ou tout ne tournera plus autour de l'argent, bizarrement le monde va devenir plus logique.

allez demain, je met ma banque à la diète, je retire l'argent des qu'il y a une entrée d'argent, je dépose uniquement quand il y a besoin d'un prélèvement administratif. Mais non , moi non plus je ne fais pas du social, je suis aussi, un service commercial !!!! voyons !

Les banques aujourd'hui ont besoin de leur clients pour vivre, et nous avons besoin d'elles (quoi que...). Elles ne devraient pas encourager les gens à posséder certaines cartes ou systèmes de crédit divers ou au moins mettre une sécurité informatique qui bloque des transactions suréalistes. Il devient légitime que certaines personnes "craquent" au vu du système dans lequel on vit. Et bizarrement ce systèmes ou les gens craquent en se serrant la ceinture durant des années, alors que d'autres s'achètent des jets privés, sont bien le résultat du capitalisme et de la mondialisation, non ? les banques n'ont aucune responsabilités dans tout ça ? pas sur.

Portrait de LILIPLUM

De LILIPLUM

AUTEUR -REALISATRICE | 16H26 | 21/12/2009 | Permalien

Un consensus international pour "bouffer" du client. la France n'a rien à envier aux US dans l'usage de l'arnaque. Sous le couvert de service au client, c'est d'abord "par ici la monnaie". Par ces temps de crises bon nombre de clients de banques doivent faire exploser leur découvert. Alors suivez le guide du service qu'un conseiller bien intentionné vous propose. Intermittente du spectacle, mon compte est souvent fluctuant, mon découvert autorisé devient border line. Alors mon "gentil conseiller" de mon agence de la Caisse d'Epargne me téléphone pour me proposer un "règlement amiable". Explications : il s'agit d'une mise à disposition d'une somme d'argent qui doit résorber le surplus et le découvert autorisé, par remboursements dégressifs, sur 1 an. l'avantage, je n'aurai plus de frais de services bancaires à payer, seulement les intérêts de 15%. Le compte est géré par un service hors agence, cependant les relevés de compte, eux, viennent de l'agence. Constat : des frais de services sont toujours pratiqués (9€, par ci, 18€, 25€ par là), ceci pendant les 6 mois que durent mes problèmes. J'interroge le service "règlement amiable", Erreur de ma part, j'utilise le terme d'agio au lieu de frais de service. Il m'est répondu que c'était normal!. Je change d'agence en restant toujours à la Caisse d'Epargne. Là, le directeur d'agence à qui j'expose le problème, me confirme qu'effectivement les frais ne doivent pas être prélevés, il me conseille, en me référant de sa part d'écrire à la direction régionale de la CE. Aucune réponse. Contact avec le service clients. Cela commence à bouger. le directeur régional doit prendre contac, puis le même directeur doit me faire des propositions! Des mois passent, je relance. Courrier reçu fin novembre émanant du directeur de mon agence, le même qui m'avait conseillé l'intervention
auprès de la direction : nous regrettons mais nous ne pouvons rien faire, nous vous remercions de votre confiance....Bien joué, 700€ tout bénef... Combien d'arnaqués? victimes de ces fameux "règlement amiables", 15% d'intérêts + les frais, on frise l'usure.
Je n'en reste pas là. D'abord le médiateur, puis s'il n'y a pas de résultat, ce sera le Tribunal d'Instance et demande de dommages et intérêts. Si d'aures riverains se trouvent dans cette situation, unissons nos efforts contre ces charognards. MGG

Portrait de pmithrandir

De pmithrandir

Developpeur | 16H32 | 21/12/2009 | Permalien

Votre situation m'est arrivée au canada. Après un coup de fil assez énervé à ma banque, il m'ont remboursé l'argent (les 39$).
J'ai une limite de 500$ sur ma carte de crédit, mais il semble que finalement, celle-ci ne soit pas aussi difficile à franchir qu'ils me le faisaient croire.

Dans un sens c'est pratique, je peux payer mes courses sans avoir de soucis, dans l'autre j'apprécierais d'avoir une validation demandé a la caisse : Voulez vous dépasser votre ligne de crédit. Je pourrais alors retirer les œufs, ou utiliser une carte de débit (les cartes bleue ou carte mal nommée de crédit en France)

Ils m'ont appris qu'il fallait venir vérifier son compte tous les mois avant la facturation pour savoir si on était au dessus de la limite. Si oui, il fallait payer une partie pour redescendre en dessous des 500$ pour moi.

Après, j'ai deux avis :
- Je trouve scandaleux que l'on ne puisse pas avoir facilement de carte de débit mastercard ou visa comme en France qui nous permettent de faire des réservations, de payer sur internet, etc...
- Je trouve quand même pratique ce système d'avoir une facture qui tombe un jour du mois, dans le sens ou, si les comptes sont plus compliqués, il ne le sont pas beaucoup plus. Cela permet aussi parfois d'avoir une réserve de crédit gratuit de 500$ *2 (la carte de ma copine) qui nous a aider à passer certains coups dur sans aller dans le découvert. C'est un peu un découvert autorisé de 1000$ sans intérêt par mois que l'on a, mais si l'on oublie de le rembourser, on paie des intérêts faramineux.

Par contre, autre scandale, si on lit la facture, tous les mois on doit 10 ou 15 dollars, ca c'est le chiffre en gros caractères, alors qu'en fait, on doit la balance, soit les 500$ dépensés. Si on ne remet pas la balance à zéro, on se met à payer les intérêts super haut(de l'ordre de 20%) Et vu le nombre d'articles que je lis a ce sujet dans les journaux gratuits, il semble que beaucoup se laissent prendre par cette entourloupe et se sur-endette par la même.

Portrait de Mauzar

De Mauzar

Retraité | 16H39 | 21/12/2009 | Permalien

Pourquoi ne pas créer NOTRE BANQUE ?
Si nous sommes nombreux nous pouvons y arriver sous la forme d'une mutuelle
Les cadres bancaires qui lisent ce commentaire peuvent nous aider
lire : http://labank.canalblog.com

arrêtons de vivre comme des cloportes

Portrait de think_about_the_future

De think_about_the_future

I have a dream... | 16H49 | 21/12/2009 | Permalien

Welcome to the "American Dream"...

Portrait de manasté

De manasté

Candide à ressort | 18H50 | 21/12/2009 | Permalien

Allez je vais faire comme si je n'avais pas lu le commentaire de la personne chargée de clientèle.
Je vais y gagner une bonne occasion de la fermer et éviter une brusque hausse de tension.

Portrait de manasté

De manasté

Candide à ressort | 09H41 | 22/12/2009 | Permalien

7 pages de commentaires, c'est long.

Long mais instructif.

La très grande majorité des intervenants pour cette pige n'ont aucun autre problème financier que l'optimisation du processus qui les lie à leur banque. ( ca situe le lectorat, tout de même. Donc ça justifie les pôles d'intérêt de R89)

Crier au scandale à propos des frais n'empêche pas d'avoir les moyens de les payer.

Quand au problème de la carte....Hé bien la carte permet de ne proposer des services qu'à ceux qui ont les moyens d'assumer un compte bancaire. C'est à dire un rien au dessus de ceux qui n'ont que les moyens de payer. Le petit rien qui justifie les bénéfices des banques et leur permet de mépriser le petit payeur et d'écraser l'insolvable.

Essayez, en Manouche, de trouver de l'essence, un dimanche après midi, sur une départementale de province avec vos 20 euros en billet.....

Portrait de dodop

De dodop

... | 10H43 | 22/12/2009 | Permalien

Les banques s'enrichissent ... ?
Voilà bien le problème.
Ces établissements auxquels les états ont donné le pouvoir de gérer l'argent, argent qui représente les richesses des nations et de leurs habitants, ces établissements ont tout pouvoir sur l'ensemble des habitants, entreprises, états, de la planète.
Pourquoi acceptons-nous que les banques puissent s'enrichir et demander une rétribution de leurs services au delà de leurs coûts ?
Car enfin si le travail des banquiers, qui à l'origine était de répartir et gérer cet argent au profit de la collectivité, doit être rémunéré comme n'importe quel autre travail, pourquoi cet argent, qui ne leur appartient pas, doit-il faire des petits à leur profits au delà de cette rétribution ?
Les maux de nos sociétés viennent à mon sens en grande partie de ce pouvoir, donné aux banques, sans aucune contre-partie ni contrôle.
L'argent, le capital, ne devrait jamais donné lieu à taux d'intérêt ni entre particuliers, ni au sein des banques. L'inflation, les bulles spéculatives, viennent de là. Les intérêts sont une création de valeur qui n'existe pas.
Les banques créent années après années de la valeur qui n'existent pas. Du vent. Sur le dos des particuliers, des entreprises, et comble du comble, des états, qui passent leurs existence à travailler pour rembourser leurs aliénations aux banques.
Et si on remettait les banques à leurs places, comme simples gestionnaires au service de l'économie ?

Portrait de JMBee

De JMBee

Juriste | 16H50 | 22/12/2009 | Permalien

Bonjour,

Réaction à la contribution de 'berengere1981' : conseillère bancaire.
Il me paraît nécessaire, pour votre bien, celui de vos clients et surtout de votre employeur, de continuer (débuter ?) votre formation en technique et droit bancaire.
Comprenez-moi : que vous choisissiez, dans le cadre de votre activité professionnelle, de croire en l'intitulé de votre poste est tout à votre honneur mais encore faut-il en connaître précisément les contours et ne pas être trop candide.

Le banquier n'est pas tenu envers ses clients d'une obligation de conseil (heureusement pour lui, cela le conduirait à 'conseiller' de ne pas faire telle ou telle opération jugée trop hasardeuse ou trop risquée), le banquier doit au contraire ne pas s'immiscer dans les affaires de son client (Principe de non-ingérence : vous devez connaître ...)

Le banquier n'est pas un 'conseiller', le banquier est un banquier !
C'est à dire un mandataire, dépositaire des fonds et valeurs de son client.

Le banquier est par contre tenu :
- d'une obligation générale d'information (apporter précisément et exhaustivement l'ensemble des informations permettant au client de faire son choix et de s'engager en pleine conscience)
- d'une obligation spécifique de mise en garde lors de la mise en place d'un crédit (en tenant compte de la qualité de l'emprunteur : averti ou non, et des risques d'endettement compte tenu de la capacité financière de ce dernier).
Enfin, passons sur ces principes de bases.

Ce qui m'a poussé à réagir c'est l'expression de votre étonnement face à un client se plaignant de ce que vous l'avez laissé être à découvert.
C'est symptomatique de l'incompréhension grandissante entre les clients et leur banquier.
Et vous ne vous rendez même pas compte de la contradiction de votre propos :
en premier vous affirmez ne pas être les parents du client et que c'est à lui de gérer ses affaires,
pour ensuite indiquer que, pour vous, il vaut mieux être à découvert que d'être fiché BDF ou de voir sa CB bloquée ...
Vous estimez donc, et par là prenez une décision, que vous indiquiez en premier être du seul ressort du client ...
Vous en rendez vous compte ?

Evidemment pour vous, et tous ceux qui partagent votre point de vue, il ne viendrait absolument pas à l'esprit que le client préférerait se voir rejeter une opération de paiement plutôt que d'être à découvert et devoir payer des agios ....
Il peut pourtant y avoir de multiples raisons le justifiant, du point de vue du client.
Mais vous préférez estimer et décider à la place de celui-ci
tout en affirmant ne pas être son comptable et que c'est à lui d'être responsable ....

Enfin ...

Petit rappel comme ça :
1) le banquier est mandataire de son client : c'est à dire qu'il ne peut agir que dans le cadre des instructions de celui-ci
=> tout inexécution ou mauvaise exécution engage sa responsabilité, tout comme la réalisation d'une opération n'émanant pas d'une instruction du client
(sachant qu'il appartient au banquier de prouver qu'il agit ou a agit dans le cadre d'une instruction de son client)
2) le banquier est dépositaire des fonds ou valeurs de son client : c'est à dire qu'il ne peut -en principe- s'en dessaisir que sur son ordre.
3) les banquiers assurent (malgré eux) un service public => voir la procédure du droit au compte ...

.... pfffou ... et y aurait tellement à dire ....

Cordialement

Portrait de xaxa

à JMBee Portrait de JMBee De xaxa

cadre | 19H14 | 22/12/2009 | Permalien

Pour un juriste, vous semblez ignorer la quantité de condamnation de banquier pour manquement à leur obligation de ... conseil. Elle est pourtant loin d'être négligeable.

Le rôle d'un conseiller, c'est de présenter les options, pas de choisir la meilleure.

Portrait de berengere1981

à JMBee Portrait de JMBee De berengere1981

Riveraine | 12H51 | 24/12/2009 | Permalien

Votre commentaire est inexact sur de nombreux points notamment dans le fonctionnement d'un compte bancaire

Lorsque vous dites que le client préférerez voir des opérations rejetées plutôt qu'être à découvert je vous informe que cela à un cout :

- commission d'intervention quand passe l'opération ( de 8e à 15€)

- envoi d'un courrier informant du rejet préalable (environ 18€)

- frais de rejet lorsque je rejette le paiement pour provision insuffisante (de 8€ à 15€ pour prélèvement de 30€ à 60€ pour un chèque)

- frais de blocage de CB (15€)

- frais de régularisation auprès de la banque de France ou de l'organisme créancier ensuite.

Alors oui naïvement pour un petit débit je préfère laisser passer un paiement soit 15€ qu'occasionner 75€ de frais qui de toutes façons laisseront le compte à découvert donc au bout de quelques temps 20€ pour fonctionnement de compte en anomalie...

Quels salauds ces banquiers qui laissent leurs clients payer leurs courses et en plus en essayant de ne pas leur prendre de frais !

En général quand un client tel que vous me fait ce genre de reproche quand j'ai laissé un paiement je suis la procédure la fois d'après et en général il s'excuse et me remercie...

Portrait de JMBee

à berengere1981 Portrait de berengere1981 De JMBee

Juriste | 16H21 | 24/12/2009 | Permalien

Bonjour,

Les banquiers ne sont pas des salauds.
Ce sont des commerçants dont l'activité est spécifique : ils vendent de l'argent.
Ce sont les possibilités techniques dont ils disposent qui leur fait oublier leur rôle et leurs obligations (mandataire / dépositaire).
Ce n'est pas parcque "c'est techniquement possible, que c'est juridiquement permis" ...

Mon commentaire (qui n'aborde pas le fonctionnement d'un compte bancaire) est, en de nombreux points, incomplet et imprécis, mais malheureusement exact d'un point de vue juridique.

Les juristes sont chiants vous savez, ils accordent beaucoup d'importance aux mots qui ont tous une signification bien précise en droit (signification qui, parfois, s'éloigne du sens communément admis).

Et tout comme certaines juridictions du 1er degré, vous faites l'amalgame entre "information", "mise en garde" et "conseil".

Le conseil est une information orientée consistant à faire part de son opinion quant à l'opportunité d'effectuer ou non une opération.
En matière de crédit, le banquier n'a pas à s'immiscer dans les choix de son client. Et il n'est tenu, en principe, d'aucun devoir de conseil à l'égard de son client (à moins qu'il ne soit établi que la banque ait eu sur la situation de l'emprunteur des informations que celui-ci, par suite de circionstances exceptionnelles, aurait ignorées)
Il doit bien sûr tenir compte des risques prévisibles de l'opération projetée par le client, mais il n'a pas à se substituer à l'emprunteur dans une appréciation de la viabilité de l'opération à financer.
Ce n'est que face à un emprunteur qualifié de 'non averti' (création prétorienne), qu'il est tenu d'un devoir de mise en garde contre le risque d'endettement excessif (Obligation de mise en garde consacrée une nouvelle fois à plusieurs reprises par la Cour de cassation en 2009).
Le principe de non ingérence du banquier dans les affaires de son client limite le développement d'un "devoir de conseil" (rarement retenu par la Cour de Cassation, en matière de crédit)
Le banquier n'est pas tenu d'intervenir pour empêcher son client d'accomplir un acte irrégulier, inopportun ou dangereux. Il ne peut pas non plus refuser l'exécution d'instructions du client, au motif qu'elles ne lui paraîtraient pas judicieuses.

En matière de dépôt et de placement, il doit pleinement informer son client des choix de placement qui s'offre à lui, en lui précisant les caractéristiques et risques potentiels des différents produits proposés.
L'obligation de conseil ne se confond pas avec le devoir d'éclairer le choix du client, en lui apportant l'information adéquate.

Je ne parle pas bien sûr ici d'opérations spéculatives, de gestion de portefeuille ni de montage proposé par la banque (où existe un devoir de conseil), simplement des 2 mamelles de base du métier de banquier : le dépôt et le crédit.

Bref, ...

Je vous remercie de m'avoir informé que le rejet d'opération à un coût,
une remarque simplement : si votre établissement facture 60 € pour un rejet de chèque sans provision, il faut vite-vite que vous l'alertiez sur l'illégalité de tels frais (voir article D.131-25 du code monétaire et financier : "Les frais bancaires perçus par le tiré à l'occasion du rejet d'un chèque ne peuvent excéder un montant de 30 euros pour les chèques d'un montant inférieur ou égal à 50 euros et un montant de 50 euros pour les chèques d'un montant supérieur à 50 euros")

Enfin, je ne pense avoir écrit que le client préférait un rejet que d'être à découvert mais que c'était à lui d'en décider (et non à son banquier qui, même si il a la possibilité technique de décider pour lui en estimant -naivement ou non- que c'est pour son bien, doit s'en empêcher).
Mon propos était de vous faire toucher du doigt (me suis planté, et je crains que ce post n'arrange rien) la contradiction de votre discours stigmatisant le client irresponsable qui ne fait que se plaindre d'un côté (alors que vous êtes là pour lui rendre service, c'est un comble ...) et de l'autre vous offusquant qu'il puisse vous reprocher d'avoir pris une décision qui vous semblait opportune.

Le banquier n'a pas à juger de l'opportunité d'une opération pour son client.
Et il doit -normalement- rejeter toute opération qui se présente sur le compte en l'absence d'une provision suffisante et disponible.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux réveillon
Cordialement

Portrait de berengere1981

à JMBee Portrait de JMBee De berengere1981

Riveraine | 16H57 | 24/12/2009 | Permalien

Je cite "Le banquier n'a pas à juger de l'opportunité d'une opération pour son client.Et il doit -normalement- rejeter toute opération qui se présente sur le compte en l'absence d'une provision suffisante et disponible"

C'est là où je ne suis pas d'accord avec vous. Pour faire cela une machine suffit. Le conseiller bancaire, et je tiens à mon titre, à la différence d'une machine est là pour dialoguer, avoir du recul sur une situation, proposer des solutions, gérer une période difficiles avec son client...

Prenez garde que le plaisir des mots et de la rhétorique je vous fasse pas perdre de vue l'essentiel.

Quand au frais de rejet je ne pense pas qu'une erreur de ma part de 10€ soit importante. Vous avez compris le sens de mon propos

Je me considère comme un etre douée de raison avec un metier certes mais des valeurs personnelles, une éthique que je ne met pas au placard quand j'attaque mon job le matin !

Ce que vous dites par ailleurs quand au fait qu'un banquier ne peut refuser une opération est faux : si un client me demande une opération de placement spécifique pour laquelle il n'a pas les connaissances requises je ne doit pas effectuer l'opération.

Avant un placement boursier le client remplit un questionnaire sur ses avoirs, ses placements et ses connaissances et le score le place dans une catégorie bloquant certaines opération informatiquement.

Le métier de banquier aujourd'hui dépasse le cadre des dépots et retraits, largement automatisés, pour justement se concentrer sur conseils et placements.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 18H00 | 22/12/2009 | Permalien

Le montant de leur dette s'élève à 1 trillion de dollars.
J'espère pour eux que c'est un trillion américain (échelle courte), soit mille milliards, et pas un milliard de milliard !

Et finalement je l'aime bien mon banquier. Car quand j'explose mon découvert non seulement il se contente de piquer des agios certes pas gentils mais pas aussi violent que ça, et surtout il se dépêche de m'engueuler afin que je ne reste pas à découvert.

Portrait de zorbek

De zorbek

10H17 | 23/12/2009 | Permalien

Il y a un remede à ca: changer de banque et faire jouer la concurrence.

Je l'ai fait à l'étranger plusieurs fois. En France, cela ne me parait moins évident mais ca s'est quand meme amélioré.

Portrait de 23jfk

De 23jfk

casse-couilles | 14H48 | 23/12/2009 | Permalien

je suis heureux d'avoir une morale de catho françois du moyen-âge: l'usure c'est diablerie; n'achète qu'avec ton argent, pas celui des autres.

Portrait de arturpio

De arturpio

internaute | 03H32 | 24/12/2009 | Permalien

Armelle, la solution est toute simple:

1. prends le max de crédit que tu peux. surtout - ne te gène pas. prends TOUT!
2. organise ton "insolvabilité". donne ou vends a 1$ tout ce que tu as a tes proches - famille, soeurs, frères, enfants, mari (en séparation de bien!)... n'aille rien - QUE des crédits
3. enfonce le clou: plus on te donnera des crédits, plus tu pourras "rembourser", donc - plus tu pourras emprunter - prendre! bien entendu - à crédit.... tu vas emprunter pour payer des mensualités. ton "trou" va grandir, grandir, grandir....
entre le temps, ne te gêne pas. dépense, achète toi ce que tu veux. invite des copains et copines. c'est "bon" pour l'économie, ça fait marcher et l'industrie et le commerce. et ça fait rentrer des taxes. jette du pognon "par les fenêtres" - on t'aimera!
4. évidemment, u ne jour... le "puits de bonheur" - toutes les sources de crédit que tu peux avoir - vont s'épuiser. tu vas "toucher le fond" - tu vas leur prendre tout ce que tu peux. évidemment, ce jour la - tu ne pourras pas rembourser les mensualités - avant, tu empruntais pour payer....
5. tu "déposes le bilan". tu te déclares en "sur-endettement", en faillite personnelle. tu ne peux plus rien payer. parce que tu n'as rien (tu as tout donne ou vendue a tes proches - maison, voiture...), on ne peut te rien prendre.
6. ILS L'ONT DANS LE Q......! et toi - tu ne risques RIEN. parce que tu n'as plus rien.

Portrait de EDHECMAN

De EDHECMAN

Etudiant de l'EDHEC business school | 18H29 | 24/12/2009 | Permalien

Réponse à la CONSEILLERE BANCAIRE par un étudiant de l'EDHEC business school.

En gros ce que vous dites c'est que nous sommes tous libres... mais ça on le savait déjà...
Permettez moi d'inclure une valeur ajouter à ce que vous dites car votre métier de conseillere... tant j'en ai eu qui défilait tous les 6 mois... ne mérite pas son nom.

Qu'est ce qu'un conseiller bancaire CONCRETEMENT et non théoriquement comme nous l'a exposé Berangere?

Description de ma conseillere à la BNP paribas:

Elle vend des produits qu'elle ne maitrise pas, elle est par contre un bon nègre puisque pour entrer des donnees dans un logiciels pour une simulation d'emprunt.. ca elle sait faire, encore que les interpréter en est une autres, il m a fallu expliquer à ma conseillere ce que c'est qu'un différé... et elle a eu du mal a comprendre mes exigences pourtant simples, par exemple: je veux faire un emprunt de 30000 Euros, les débloquer en trois tranches et ne payer les intérets que sur le capital libéré...

Je ne parlerai pas de la crise américaine ou les conseillers eux meme se sont endettés et n'ont pas compris ce que leur est arrivé,

Mais je voudrais énoncer cette premiere vérité: une banque s'enrichit lorsqu'elle octroie des crédits, car dans ses comptes on lui doit de l'argent, c'est donc un actif qu'elle peut faire valloir.

Sur la banque comme secteur privé:

Autre vérité: en théorie économique certains, comme Hayek, un "ultralibéral" préconise une absence d'intervention publique dans le secteur bancaire, notamment il dit que les banques doivent se faire la concurrence, autrement dit en cas de faillite qui revelerait l'inefficacité d'une banque par rapport a ses concurrentes, l'état ne doit pas intervenir... Notre CONSEILLERE BERANGERE aurait donc raison de souligner le caractère privé des banques.
Mais en réalité, si un banque comme la BNP fait faillite, ce sont les epargnes de millions de citoyens qui se seront envolées, des milliers d'entreprises ne pourront plus payer leur dettes envers d'autres organismes...
En résumé la faillite d'une grosse banque provoque la faillite de tous ceux qui y sont liés... et les conséquence sont dramatiques comme nous le montre l'exemple américain de Lehman Brothers.

Donc ma chere BERANGERE, la banque a un devoir de service publique, meme si ses regles sont celles du privé.
SACHEZ QUE SI L ETAT N ETAIT PAS INTERVENU POUR SAUVER LES BANQUES FRANCAISES VOUS SERIEZ PEUT ETRE A LA RECHERCHE D UN EMPLOI... merci l'etat!!!

Sur la responsabilisation des emprunteurs:

Tous les emprunteurs ne sont pas conscients des risques qu'ils prennent. Il y a plusieurs raisons a celà: il peuvent ne pas etre assez informés par les conseillers bancaires qui leur fournissent soit une brochure de 30 pages qu'ils ne lieront pas (combien d entre vous lisent les condition de ventes sur internet par exemple avant de cocher la case correspondante?), soit ceux sont des personnes agées a qui on fait gober n'importe quoi (ma copine a vu sa grand mere abuser par son banquier... elle a gagné au tribunal par contre), etc...
Biensure ils devraient faire attention, mais comme les conseillers ne leur font pas comprendre reellement les risques qu'ils prennent, alors ils s'endettent et se surrendettent.

Les conseillers bancaires comme dautres professions ont pour objectif de faire du chiffre il est vrai et il n y a rien de mal a ça comme le dit si bien BERANGERE. Le probleme vient du fait qu'ailleurs les conseillers bancaires font exclusivement du chiffre, il ne s'inquietent pas de la situation financiere de leur clients... et donc il font du chiffre plus que les français... celà pousse les français à agir de meme car sinon les lois de la concurrence les rasera. C'est comme ça, ce sont les faits.
En fait les conseillers bancaire de notre ere sont des vendeurs comme les autres... mais plus que les autres leur sont confiés nos économies et la stabilité de notre économie... c'est pour celà qu'ils ont un devoir de service public

D'ailleurs je crois qu'a force de cherche dans tous les sens des reductions de couts... on a chercher des conseillers de moins en moins qualifiés et de plus en plus inconscients de l'impact de leurs actions sur le monde...

Portrait de Eschyle 49

De Eschyle 49

incertaine | 19H08 | 24/12/2009 | Permalien

Je m' enrichis en utilisant le crédit à la consommation !

En France , le problème des élites politico-médiatiques , c'est
qu' elles se comportent comme une étoile en fin de vie , et le
trou noir afférent . Vous pouvez leur envoyer des millions de
lettres , de fax , de mèls , d' appels téléphoniques , de visites ,
d' audiences , de manifestations , tout disparait sans retour
dans le trou noir , avec elles , tout se résume à des quêtes et
à des sermons , à la limite , si elles pouvaient dissoudre le peuple , ce serait l' idéal . La présente contribution , que va-t-
elle devenir ? Disparaitre dans le trou noir après avoir orné
quelques jours le " marronnier " du crédit à la consommation .

Vous titrez " ma banque s' enrichit ..." , certes , celà se passe
aux USA . En France , c' est différent . Certes , les trois causes
du surendettement sont connues : la perte du travail , la désinté-
gration de la cellule familiale & le crédit à la consommation .
Certes , les trois secteurs présentant un ratio EBE / CA supérieur
à 40% sont le luxe , la téléphonie mobile & le crédit à la consom-
mation . Mais ! Car il y a un mais ! La différence avec les States ,
c' est que nous avons une législation en or massif , incrustée de
diamants . Le nom de l' orfèvre ? Christiane FRIES , épouse
SCRIVENER , née le 1er septembre 1925 à MULHOUSE , secré-
taire d' Etat de 1976 à 1978 , député européen de 1979 à 1989 ,
commissaire européen de 1989 à 1995 . Saluez-la , si quelqu'un
est digne de la Grand-Croix de la Légion d' honneur ou du Méri-
te , c' est elle . Quelle est la règle du jeu ? Un cahier des charges
draconien , qui , s'il est respecté , permet à la banque de percevoir des intérêts à la limite du taux d' usure ; et qui , s' il est
violé , entraine trois sanctions : a) déchéance des intérêts con-
tractuels ; b) remboursement du capital selon l' échéancier prévu ;
c) & surtout , toutes les sommes précédemment versées produi-
sent des intérêts au taux légal . Bref , faites-vous comuniquer
l' original de l' offre de prêt , le livre-journal des écritures comptables , relevez les causes de nullité du prêt ( dans 99,99%
des cas , c' est " bingo ! " ) & faites mouliner l' ordinateur . A la
sortie , vous avez une balance algébrique : à gauche , le capital
prêté ; à droite , le cumul des acomptes & des intérêts légaux
capitalisés . Si le second terme est supérieur au premier , ce n'est
pas vous qui devez de l' argent à la banque , c' est la banque qui
vous doit de l' argent . Concrètement , devant le Tribunal , une
condamnation de l' emprunteur à 30.000 francs ; devant la Cour ,
une condamnation de la banque , chèque en main , à 94.000 francs . Tout çà , ce n'est pas du " marronnier " de journaliste ,
c' est du concret . Bien évidemment , c' est du contentieux hyper-
pointu , les services contentieux des sociétés financières con-
naissent la mécanique à fond . En plus , il s' exerce un lobbying
d' enfer sur les pauvres juges , dont aucun n' a envie de craquer
une allumette dans la poudrière : ils sont donc debout ,les deux
pieds sur le frein . Mais quelle jouissance d' aligner une argumen-
tation usinée au micron, farcie de moyens de cassation , de ques-
tions préjudicielles & de visa du quarté gagnant ( 6-13-14-17 ) ,
surtout quand on passe à la caisse in fine !

Mais se trouvera-t-il en France un seul journaliste assez fort pour
s' extraire du trou noir ?

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