
En Californie, certains préfèrent être condamnés à mort qu'à vie
L'Etat a la plus grande population de condamnés à mort des Etats-Unis, mais depuis la reconstitutionalisation de la peine capitale en 1977, treize détenus seulement ont été exécutés. Et les éxécutions sont suspendues depuis quatre ans. En attendant, les condamnés à mort sont mieux traités que les autres détenus.

Un assassin de 46 ans membre d'un groupuscule raciste d'extrême droite dénommé Billy Joe Johnson, vient de demander à un juge du comté d'Orange de le condamner à mort plutôt qu'à une peine de prison à perpétuité, nous raconte le Los Angeles Times.
Fait surprenant jusqu'à ce que le quotidien nous explique que ce n'est ni le courage ni le remords qui ont influencé la décision de Johnson, mais une aspiration au confort. Au confort relatif, s'entend.
Cellules individuelles, téléphone, douche quotidienne…
Les conditions de vie des prisonniers hébergés dans le couloir de la mort californien sont bien meilleures que celles des quartiers de haute sécurité. Ainsi, à la prison d'Etat de San Quentin, où croupissent 675 condamnés à mort masculins, mieux vaut atterrir dans le « death row » que dans une autre unité.
Idem à Chowchilla, la gigantesque prison de femmes, où vivent 15 condamnées, certaines depuis 20 ans ou plus, comme ma correspondante Rosie Alfaro, 38 ans. A 18 ans, shootée à l'héroïne et la cocaïne, Rosie a participé au meurtre horrible d'une petite fille de 9 ans. Elle est dans le couloir de la mort depuis. J'ai fait sa connaissance il y a environ huit ans.
Alors que le reste de la population carcérale doit s'entasser à plusieurs dans une géôle, faute de place (il y a plus de 160 000 détenus dans les 33 prisons d'Etat en Californie), les condamnés à mort jouissent de cellules individuelles, plus spacieuses où leur sont servis deux de leurs repas.
Ils bénéficient de privilèges inconnus des autres détenus comme celui d'utiliser le téléphone presque à loisir (puisqu'ils doivent pouvoir contacter leurs avocats), de prendre une douche quotidienne, de posséder un poste de télévision ou un lecteur de DVD, dont ils ont le contrôle.
A Chowchilla, les condamnées peuvent décider de garder la porte de leurs cellules ouverte dans la journée afin de déambuler dans le couloir de la mort, se retrouver dans la salle commune ou se rendre mutuellement visite.
« Tant qu'à être en prison, explique Rosie qui appelle sa cellule “ma maison”, mieux vaut être en Californie et dans le couloir de la mort qu'ailleurs. »
En cas de visites, les condamnés à mort peuvent s'isoler dans une sorte de cabine privative, ce qui n'est pas le cas des autres détenus qui, eux, se rencontrent dans un grand réfectoire bruyant sans intimité.
A San Quentin, le condamné est séparé de son visiteur par une épaisse cloison en plexiglas. A Chowchilla, je me suis retrouvée dans une petite pièce, seule avec Rosie, pendant des heures. Elle avait une entière liberté de mouvements. Elle m'a à chaque fois demandé de lui apporter un paquet de cigarettes qu'elle cache sous son épaisse chevelure coiffée en chignon lorsqu'il est temps pour elle de retourner dans les profondeurs du pénitencier.
13 exécutés depuis 1977, 71 morts d'autres causes
Il y a quatre ans, les exécutions ont été interrompues jusqu'à nouvel ordre par le gouverneur Arnold Schwarzenegger (lorsqu'il est devenu clair que la première des trois injections du cocktail mortel, qui doit plonger le condamné dans le coma et lui éviter l'insupportable douleur provoquée par les deux autres, n'a pas toujours l'effet désiré).
Du coup, le risque d'être mis à mort est devenu pour ainsi dire nul en Californie. Il n'était de toutes façons pas très élevé avant non plus. L'Etat a la plus grande population de condamnés à mort des Etats-Unis, mais depuis la reconstitutionalisation de la peine capitale en 1977, treize détenus seulement ont été exécutés. 71 autres sont décédés d'autres causes.
Les condamnés croupissent ainsi pendant plusieurs décennies dans le couloir de la mort et gagnent du temps en mettant à profit les multiples procédures d'appels mises à leur disposition par la loi pour éviter l'exécution d'innocents. Et comme l'explique le professeur de droit Laurie Levenson :
« C'est un système très pervers. Nous avons un couloir de la mort, mais pas vraiment d'exécutions. Ainsi les criminels réclamant la peine de mort n'ont pas l'impression de prendre une décision de vie ou de mort. »
49 000 dollars par an par détenu, 138 000 dans le couloir de la mort
Non seulement l'application de la peine capitale augmente en absurdité -sans parler de l'immoralité- avec les années qui passent (imaginez le parcours psychologique d'un(e) criminel(le) pendant une période de 20 ans. Rosie, par exemple, s'est complètement repentie et il est impossible aujourd'hui de l'imaginer en tueuse), mais elle coûte une fortune aux contribuables.
Selon le California Department of Corrections, un condamné à vie coûte 49 000 dollars par an, tandis que pour un condamné à mort, le chiffre grimpe à 138 000 dollars.
C'est le prix que les Californiens devront donc payer pour que Billy Johnson, « white supremacist » haineux, dispose de plus d'aises que s'il avait été envoyé à Pelican Bay, la prison de haute sécurité la moins hospitalière de l'Etat.Pour l'avocat de Johnson, Michael Molfetta :
« Mon client a calculé qu'il aura près 70 ans lorsqu'il aura épuisé toutes les procédures d'appels auxquelles il a droit. Il se moque de vivre au delà de cet âge. »
Verdict le 23 novembre.
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De nonow
européenne | 11H46 | 15/11/2009 |
Le "seulement 13" me gêne
à nonow
De hobrecht
etudiant | 13H27 | 15/11/2009 |
idem
à nonow
De mioumiou
14H02 | 15/11/2009 |
N'empêche que ce n'est pas beaucoup comparé au nombre de condamnations total.
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 11H50 | 15/11/2009 |
Passer sa vie en prison n'est qu'une petite vie dans un monde carcéral, mais c'est une vie.
Par contre, attendre en prison le jour de son exécution sans savoir si on va l'être et quand n'est pas humain.
Même pour les pires ordures, c'est une torture de plus pas très digne.
Que la société exécute quelqu'un froidement parfois des dizaines d'années après son jugement est simplement une des dernières barbaries qui existe dans ce pays "développé".
UN jour, la peine de mort n'existera plus même aux USA
De tweesty
Né 1jour ferié | 12H05 | 15/11/2009 |
Vous me corrigerez sans doute mais seuls les condamnés à mort peuvent être graciés par le gouverneur ou le président des USA. Ca fait un argument de plus dans la balance.
On ressent également poindre le problème des prisons privées qui s'enrichissent sur les subventions d'un état déjà à l'agonie. En effet, il faut des pompiers pour éteindre les incendies et du personnel et des moyens pour faire respecter la justice (ou ce qui paraît l'être), mais les autorités refusent de prélever plus d'impôts aux millionnaire en short de Beverly Hills ou Melrose Place (oui, je sais, c'est cliché...)
Les conditions de vie des prisonniers US "de droit commun" sont tellement affreuses et insécures chez les "condamnés à vie", qu'il vaut paradoxalement peut-être mieux être "condamnés à mort"; surtout si on veut vivre plus longtemps...
(tout le monde a suivi?)
Vous avez remarqué le nombre de pisons US qui portent des noms indiens (Chow Chenk, Sing Sing, Attica...)?
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 12H06 | 15/11/2009 |
Une solution ou plutôt plusieurs :
- supprimer la peine de mort partout dans le monde
- donner de la dignité aux détenus (faire ses besoins à la vue de tout le monde et à côté de la table où l'on prend ses repas est indigne d'une nation dite "civilisée")
- apporter un suivi et des soins lorsque c'est nécessaire
- préparer une sortie digne pour ceux dont la peine est finie
- calculer et enfin admettre qu'une longue peine ne sert strictement à rien sans suivi et sans soins.
à eelisa
De tweesty
Né 1jour ferié | 12H13 | 15/11/2009 |
Il faudrait également supprimer la peine de vie partout dans le monde(expression dont de nombreux termes restent à définir mais on peut déjà parler d'inégalités incompréhensibles pour l'accès à l'éducation, la santé, le travail...).
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H27 | 15/11/2009 |
Merci pour cet article qui démontre pratiquement l'opposition fondamentale qui existe entre peine de mort et société démocratique, c'est-à-dire une société qui souhaite se donner tous les moyens (notamment en matière de recours du condamné) de ne pas assassiner à côté de la plaque.
La solution existe pourtant, elle est implicitement contenue dans l'article et elle n'est pas très compliquée : traitement digne de tous les détenus et abolition de la peine de mort. En France où la peine de mort a été abolie, il ne nous reste plus qu'à arriver à un traitement digne de tous les détenus : nous en sommes loin.
www.oip.org
www.abolition.fr/ecpm/index.php
à thierry reboud
De claire_
Apprentie chômeuse | 14H49 | 15/11/2009 |
Voilà, et quand tous nos détenus bénéficieront d'un traitement digne il faudra expliquer aux personnes libres et n'ayant jamais commis aucun crime pourquoi les prisonniers s'en tirent mieux qu'elles.
(je ne dis pas qu'on doit traiter les détenus comme des chiens hein, je voulais juste mettre le doigt sur une partie du sac de nœuds qu'on doit démêler avant d'être enfin au pays des bisounours)
à claire_
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H40 | 15/11/2009 |
Mais enfin, où ai-je prétendu qu'il fallait que les personnes en liberté soient traitées de manière indigne ?
Votre remarque, qui rappelle un peu le lieu commun des prisons trois-étoiles, oublie que je ne demande que la dignité des détenus. Je n'ai à aucun moment demandé que les détenus soient mieux traités que les autres. Dignement, c'est tout.
Puisqu'il semble nécessaire de vous le rappeler, la seule peine d'une personne condamnée à la prison, c'est la privation de liberté. Que certaines prisons françaises (de moins en moins, mais encore trop) soient insalubres, cela fait honte à la République, pas seulement aux détenus qu'on y entasse. Qu'on incarcère 4 personnes dans des cellules prévues pour 2 devrait être tout bonnement interdit, surtout si l'on considère que sur ces détenus, nombreux sont ceux qui ne sont qu'en préventive, donc pas jugés, donc pas encore coupables.
à thierry reboud
De claire_
Apprentie chômeuse | 17H51 | 15/11/2009 |
Excusez-moi, j'ai dû mal m'exprimer ! Je reprends :
Ce que j'ai voulu dire c'est que bien que ce soit tout à fait normal que les détenus soient traités dignement (sur ce points nous somme d'accord), il ne faudrait pas non plus oublier que dehors ils y a des personnes qui n'ont commis aucun crime et qui, eux, ne sont pas nourris/logés/blanchis.
Dans le cas des condamnés à mort aux USA, moi je trouve choquant que ces gens aient accès à plus de confort que quelqu'un qui n'aurait rien fait de mal, comme tous ces gens qui ont perdu leur emploi et qui se retrouvent à la rue. Là, le crime rapporte plus que l'honnêteté...
à claire_
De Marmotine
Autrepart | 18H45 | 15/11/2009 |
Votre raisonnement tient la route quand on ne parle que de conditions matérielles. C'est vrai qu'il peut être choquant que des gars reconnus coupables aient plus de confort matériel que les gens lambda qui tentent comme il peuvent, souvent avec beaucoup de difficultés, de joindre les deux bouts en restant dans la légalité.
Mais le problème, pour la réflexion sur les prisons, c'est que la privation de liberté n'est, elle, pas quantifiable. Si on est jamais allé en prison, que peut-on bien savoir de ce que ça fait d'être enfermé, sans avoir le choix de quand s'ouvre la porte ? Objectivement, je n'en sais rien. Mais je me dis que du coup, le raisonnement sur le "confort" des détenus est peut-être relatif.
D'ailleurs, comme le rappelle Thierry, la peine, C'EST la privation de liberté. C'est bien que les législateurs ont considéré à un moment donné que ne pas être libre, c'est assez terrible pour qu'on en fasse une punition.
à Marmotine
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H03 | 15/11/2009 |
Je trouve votre réponse parfaite.
à Marmotine
De claire_
Apprentie chômeuse | 20H04 | 15/11/2009 |
Votre réflexion est très pertinente.
Toutefois j'aimerais souligner que quand on est "libre" mais dans la mouise matériellement, la liberté est très relative. La liberté de se démener pour s'en sortir...
à claire_
De déluge
menuisier | 21H34 | 15/11/2009 |
Nous vivons dans une société de plus en plus injuste.
C'est un fait.
Pour autant, il n'est pas dit qu'il faille prendre les injustices une à unes.
Rien n'empêche dans le même temps, de s'occuper des personnes à la rue, françaises ou pas, des mal logés, des incarcérés, des malades mentaux (ne pas commencer une querelle là dessus), des précaires en tous genres, des déclassés...
Rien n'empêche, bien au contraire, tout est lié.
Pendant combien de temps tolèrera t-on que si peu de ceux que l'on hésite à encore nommer "concitoyens" (tant ils s'abstiennent des devoirs afférents au titre) accaparent autant, à lers seuls égoïstes intérêts?
Le trou de la Sécu est dans les palais de Pinault, Lagardère, etc....
Et il en restera pour les retraites, les investissements énergétiques, le libre accès à la culture, à une nourriture saine pour tous,
La richesse est produite.
Il va bien falloir, et en produire moins, et la répartir vraiment justement en fonction de l'utilité sociale de chacun, et un minimum décent pour tous.
Qu'ai-je à faire d'un "incompétent" (de son propre aveux) surpayé comme le frère Lagardère, lorsqu'il n'y a pas assez de fonds pour que fonctionne correctement l'hopital de mon coin? Que les prisons sont surpeuplées?
Le problème se pose partout.
Mais on en revient toujours au même type de solution:
Les hypers rîches sont notre plaie, et celle du monde.
Il convient de les ramener à une plus juste proportion, par exemple le fruit du travail et non plus le titre à la naissance.
Comme l'incompétent Arnaud Lagardère infoutu de connaitre le retard dans la production de l'A380, ce qui ne l'empêche d'une manière complètement incompétente de vendre ses titres quelques temps avant que l'annonce dudit retard soit annoncée et que sa valeur chute.
à déluge
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 21H59 | 15/11/2009 |
à Charles Mouloud
De didier1
retraité | 11H18 | 17/11/2009 |
Mais comment tu fais des trucs comme ça...moi en informatique... je suis "amputé du clavier".
à déluge
De Bayrouiste
étudiant | 00H11 | 16/11/2009 |
démago démago et redémago
digne d'un Besancenot
Ca vole pas très haut cette vision binaire des choses.
à Bayrouiste
De déluge
menuisier | 11H10 | 16/11/2009 |
Du con et re ducon.
Quand on dénonce la médiocrité, on évite de tomber dedans.
Il faut avoir le sens du ridicule pour éviter de s'en couvrir ami bayrouhiste
edit: Pour ne pas tomber dans votre travers dénonciateur sans avoir rien dit de plus que "t'es pas beau", voici deux liens à méditer:
http://finance.blog.lemonde.fr/2009/10/15/140000000000-les-bonus-2009-de...
http://www.vedura.fr/actualite/5513-g8-20-milliards-faim-monde
On distribue une somme 20 fois supérieure aux seuls traders de Wall Street (y ajoutter donc Tokyo, Paris, Londre, Taiwan, Hong Kong, etc...) à celle que les 20 pays les plus industrialisés consacrent à lutter contre la famine dans le monde.
C'est affreusement démago j'en conviens.
à déluge
De ginkoland
Ginkologue | 11H48 | 16/11/2009 |
à déluge
De didier1
retraité | 11H26 | 17/11/2009 |
Article 1 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen...
"Les hommes naissent libre et égaux en droit. Les DISTINCTIONS SOCIALES ne peuvent être fondées que sur L'UTILITE COMMUNE".
à claire_
De Avril
21H35 | 15/11/2009 |
bonsoir Claire,
Si quelqu'un qui se démène, pour reprendre vos propres mots, reste dans la mouise et ne bénéficie que d'une liberté relative, c'est qu'il y a effectivement un problème. Mais celui ci vous en conviendrez n'a rien à voir avec le milieu carcéral. Quel en est l'origine ?
à Marmotine
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 09H08 | 16/11/2009 |
Ce qui est choquant, ce n'est pas que les prisonniers vivent dans des conditions "dignes", mais qu'au-dehors des prisons, on puisse vivre dans des conditions encore moins "dignes" !
à claire_
De Ishtar
11H54 | 16/11/2009 |
" expliquer aux personnes libres et n'ayant commis aucun crime pourquoi les prisonniers s'en tirent mieux qu'elles"
Dans quel monde vivez vous pour envier la vie quotidienne des détenus dans ce que pourrait devenir le monde carcéral si la France se décidait à faire comme la grande majorité des pays européens?
Je ne parle même pas de ce que sont nos prisons tout de suite.
C'est hallucinant d'établir une comparaison entre le monde aussi imparfait soit-il dans lequel nous vivons et celui d'un établissement pénitentiaire.
Giscard avait dit qu'il était normal qu'un détenu ne soit privé que de liberté.Il n'a rien fait pour que la situation s'améliore mais l'intention était là.Depuis l'état des prisons françaises est si je ne me trompe pas classé 26ème sur 27 à l'échelle de l'Union européenne.Encore une raison d'être "fier"???? de nos institutions car même si le sujet semble loin des préoccupations des Français,il est aussi emblématique que l'abolition de la peine de mort il y a quelques années.C'est à cela qu'on juge de la bonne santé d'une démocratie.
Et avec beaucoup d'autres paramètres,cela permet d'être fier ou pas d'appartenir à une nation digne.
à Ishtar
De claire_
Apprentie chômeuse | 14H10 | 16/11/2009 |
Je n'ai pas dit que j'enviais qui que ce soit voyons !
Ce que j'ai dit, c'est que je trouvais choquant que les condamnés à mort (là vous comprendrez que je parle pas de la France), qui sont des personnes ayant commis un crime, puissent avoir accès à plus de confort que des personnes n'ayant rien fait.
Je ne sais même pas comment reformuler ça pour être correctement comprise, j'ai plutôt l'impression d'énoncer les choses simplement...
Relisez l'article, listez ce à quoi ont droit ces condamnés, et comparez ça avec ce qu'il reste au citoyen lambda qu'on a viré de son boulot et qui est endetté jusqu'au cou.
à claire_
De Ishtar
14H41 | 16/11/2009 |
Lorsque je parlais "d'envier" c'était bien entendu un exercice de style et je crois que le propos pouvait être assimilé comme tel.
Toutefois même en faisant l'inventaire de ce qui est mis à disposition des condamnés à mort et en ajoutant encore quelques douceurs supplémentaires,nous sommes bien loin de la vie d'un citoyen même s'il est dans la situation que vous décrivez.
Il a un plus non négligeable:la liberté d'aller et venir et d'organiser son quotidien,sans être dans une situation de passivité.Pour la dignité d'une nation face à ses responsabilités en matière de gestion du monde pénitentiaire,je me suis déjà exprimée plus haut.
Et puis je ne suis pas certaine que ne pas se préoccuper de la vie des détenus pourrait aboutir de la part de notre gouvernement à plus de mesures pour les chômeurs endettés.
L'un comme l'autre de ces sujets ne figure pas parmi les priorités de N Sarkozy qui se mobilise pour retrouver son électorat.
En lisant l'article je n'ai pu m'empêcher de penser que ce qui était consenti au condamné à mort l'était pour compenser si cela est possible,l'intention de la justice de lui supprimer la vie.L'intention peut toutefois se transformer en condamnation réelle car si je ne m'abuse un détenu a été exécuté il y a quelques mois à la suite du refus de grâce de Schwarzeneger.
à Ishtar
De claire_
Apprentie chômeuse | 16H33 | 16/11/2009 |
"Toutefois même en faisant l'inventaire de ce qui est mis à disposition des condamnés à mort et en ajoutant encore quelques douceurs supplémentaires,nous sommes bien loin de la vie d'un citoyen même s'il est dans la situation que vous décrivez."
Ah bon ??? Là je suis sciée !
L'article nous dit pourtant : "les condamnés à mort jouissent de cellules individuelles, plus spacieuses où leur sont servis deux de leurs repas. Ils bénéficient de privilèges inconnus des autres détenus comme celui d'utiliser le téléphone presque à loisir (puisqu'ils doivent pouvoir contacter leurs avocats), de prendre une douche quotidienne, de posséder un poste de télévision ou un lecteur de DVD, dont ils ont le contrôle."
C'est sûr que n'importe quel citoyen (faut-il préciser qu'un SDF est un citoyen ?) se voit offrir 2 repas par jour, un téléphone, une TV, un lecteur DVD, et une douche quotidienne...
Sans aucune contrepartie en plus ! Ah si, il faut zigouiller quelqu'un pour y avoir droit...
à claire_
De Ishtar
20H16 | 16/11/2009 |
Sérieusement que proposez vous?
Si deux repas par jour vous semblent trop pour quelqu'un qu'on a enfermé et qui n'a pas la possibilité de se procurer de la nourriture autrement,alors préconisez un seul repas par semaine.
Si la douche quotidienne vous semble un luxe,supprimez les sanitaires en prison.
Même Sarkozy avec sa folie des réformes n'y a pas encore songé.
à Ishtar
De claire_
Apprentie chômeuse | 18H04 | 17/11/2009 |
Si votre seule rhétorique consiste à me faire dire des choses que je n'ai pas dites je n'en vois pas l'intérêt...
à claire_
De Ishtar
16H31 | 18/11/2009 |
Je constate que ce qui vous fait réagir c'est :
"les deux repas par jour,le téléphone,la douche quotidienne,la télé......"pour un condamné à mort alors que cela n'est pas offert aux SDF.Je me contente de reprendre ce que vous dites dans votre précédent commentaire,et ie m'étonne d'une telle insistance sur les "privilèges" des détenus.
J'essayais de vous faire comprendre que priver les détenus du minimum vital qu'ils ne peuvent se procurer eux même du fait de leur enfermement,n'aura pas pour conséquence une meilleure vie pour les chômeurs et les SDF.
Un détenu même s'il en a la volonté ne peut pas toujours travailler en prison.Il est donc normal qu'il soit nourri même deux fois par jour.Se laver fait partie des actes de la vie quotidienne indispensable aussi.
Le chômeur a pour sa part la liberté de ses gestes.C'est ce qui fait la différence.