
Discours d'Obama sur la sécu : « Le temps de l'action est venu »
En direct et en prime time, le président américain a tenu au Congrès son discours clé sur la réforme du système de santé.

Je ne sais pas si les Américains attendaient avec trépidation le discours de Barack Obama devant le Congrès mercredi soir, mais moi oui. L'été a été brutal pour le projet de réforme du système de santé proposé par le Président. On a entendu d'invraisemblables balivernes, véhiculées par le noyau dur républicain, sur les horribles conséquences qu'entraînerait une réforme.
Par exemple que les papis et mamis malades passeraient devant des « commissions de la mort » composées de bureaucrates qui choisiraient ceux qui méritent d'être soignés… ou non. Qu'on attendrait des mois avant de recevoir des soins ou un traitement vital. Qu'on aurait une médecine socialiste, quelle horreur. Que ce qu'on a en ce moment est parfait. Si adéquat d'ailleurs que 62% des faillites dues à des dépenses de santé frappent des gens couverts par une assurance maladie.
Mercredi matin, un Américain me disait :
« Pour ce qui est de la réforme de la santé, l'espoir est mort en août. »
Depuis plusieurs semaines et les « town hall meetings » qui ont permis aux républicains de se regrouper et de disséminer des mensonges éhontés et scandaleux sur le projet de réforme du Président, on entend de plus en plus de démocrates exprimer leur profonde déception.
Il faut dire qu'Obama a l'air de reculer sur presque tout, au nom du compromis. On commence à se demander s'il a des tripes. Tandis qu'il tergiverse pour tenter de rallier des républicains à sa cause, ces derniers ne cessent au contraire de le rejeter. Ils n'ont que faire, eux, des concessions. Obama continue pourtant de les courtiser.
Pendant le discours, des membres de l'aile républicaine se sont levés pour applaudir. Avec un sourire qui en disait long sur sa satisfaction d'être enfin apprécié, Obama a commenté : « Here you go, here you go. » (Voir la vidéo)
Je me suis dit que son problème était de vouloir être aimé de tout le monde. Ruth Felner, qui a fait campagne pour Obama, s'exclame :
« C'était un beau discours, comme d'habitude. Mais je n'y ai pas cru une seconde. J'ai envie de dire : d'accord, et maintenant ? Je n'ai plus d'illusions. Ils nous a eus. »
Un article récent de Business Week nous a appris que Tom Daschle, l'ex-sénateur démocrate pressenti pour occuper le poste de secrétaire d'état à la santé est en fait consultant pour United Care, le puissant lobby des assureurs. Il touche de l'argent en échange de conseils éclairés (il connait le sénat comme sa poche et est proche du gouvernement) sur la meilleure manière de faire capoter la réforme !
Le même Daschle prétend depuis des années avoir la conviction qu'un système public égalitaire est la seule solution morale. Il y a de quoi être écœuré. Et nombreux sont les démocrates qui le sont.
« Quelle trahison ! Quelle amère déception ! Pour qui travaille en fait Obama ? Qui le paie ? »
En ce moment, on entend ça tous les jours. De la bouche de ceux qui ont voté pour lui.
Mais mercredi soir, en écoutant le discours, certains ont repris espoir. Un pointage de CNN montre un résultat surprenant. Deux Américains sur trois, parmi ceux qui ont regardé le discours, seraient maintenant en faveur de la réforme ! En matière de cote de popularité, Obama a fait un bond soudain de 14 point en deux heures.
On reconnaît bien là son talent d'orateur.
« Je ne suis pas le premier président à mener ce combat, mais je suis déterminé à être le dernier », a-t-il immédiatement annoncé.
On a entendu le récit de plusieurs anecdotes terribles. Comme l'histoire de cette femme atteinte d'un cancer du sein qui s'est vue refuser un traitement sous prétexte qu'elle n'avait pas signalé qu'elle avait eu de l'acné à l'adolescence ! Le temps qu'elle se batte pour obtenir des soins, sa tumeur avait doublé de volume.
Chaque jour, 14 000 Américains perdent leur assurance maladie, a expliqué Obama. Dans certains cas, ils ont perdu leur emploi. Dans d'autres, leur assureur s'est débarrassé d'eux après un mauvais diagnostic et des années de cotisations et de primes mensuelles exorbitantes.
« Le temps des chamailleries est bien fini, a dit le Président. C'est maintenant le temps de l'action. Aucune personne ne devrait plus jamais être ruinée parce qu'elle tombe malade. »
Un concept qui va de soi en France, mais pas ici.
Photo : un agent de sécurité du Congrès regarde l'intervention d'Obama sur la santé le 9 septembre 2009 (Yuri Gripas/Reuters).
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De herisson66
arbitre libre | 11H06 | 10/09/2009 |
UNe chose est maintenant avérée pou rles américains : ils pensent le changement de politique de santé vital, vu les difficultés, et fondamental , du point de vue d'une autre vision des domaines publics. après tout il a beaucoup à gagner et si peu à perdre, les investiseurs ou actionnaires auront bien d'autres niches pour se refaire une santé, la roue tourne.
De blablablaetblablabli
patati et patata | 11H07 | 10/09/2009 |
Avec ces crétins de rednecks le président Obama n'a pas fini,meme pour le sdf américain la réforme de la santé est une idéologie communiste,en fait l'américain préfére crever que d'etre solidaire de son prochain ,c'est ça la mentalité de pionnier.
Le protestantisme est une vrai calamité sur terre,celui qui né pauvre c'est est bien fait pour sa gueule et ce lui qui est né riche c'est que c'est dieu qui l'a voulu ! !
C'est ça les states !
à blablablaetblablabli
De Yvon le Zébulon
Retraité | 14H49 | 10/09/2009 |
Vous évoquez le protestantiste, coupable selon vous d'avoir permis aux gens d'interpréter la pauvreté ou la maladie comme un mal venant du ciel, donc du Dieu tout puissant…donc acceptable comme un mal « mérité » en haut lieu.
- Un mal venant de Dieu,…seul capable, évidemment, de savoir (puisqu'il serait à l'origine de toute vie) lequel est digne de vivre bien, et lequel ne le serait pas.
C'est en fait le « Créationnisme dur » qui est à l'origine de cette interprétation, et aux USA, il fait aujourd'hui un retour en force,…et contre toute logique !
- Au delà de tout ça, c'est LA RELIGION dans son principe même qui est la cause de toutes les aberrations comportementales des hommes.
¤ Les Cultes Déistes, qui prêchent généralement la solidarité et l'amour du prochain, se trouvent être paradoxalement la source de tous les égoïsmes.
à Yvon le Zébulon
De Vuedechezmoi
utopiste | 11H03 | 11/09/2009 |
Vous vous emmêlez quelque peu les arpions cher Zébulon me semble-t-il… ( ? ). Les « créationistes » n'ont rien à voir dans tout ça et je ne suis pas certaine que la recherche d'une entité comme bouc émissaire fasse avancer le dossier. L'homme est un esprit qui ne peut vivre que « relié » (d'où le terme religion, issu du latin « religare »). C'est précisément parce qu'il n'est plus relié à quoi que ce soit que l'homme post moderne flotte ainsi au gré des annonces, des rumeurs, des effets médiatiques globalisés. Le capitalisme, dans sa forme actuelle extrême (ultra ou néo capitalisme) finit par devenir une sorte de gigantesque aspirateur à énergie. Il absorbe et recycle absolument tout, le meilleur et surtout depuis peu, le pire. Pas un seul individu qui ne se sente pas menacé par quelque chose, si possible d'indéfinissable afin de ne pas être maîtrisable par le pecus vulgum. La fabrique à angoisse, mise en place et en bon fonctionnement depuis le 11/09/2001 n'est pas le fruit d'un hasard de pauvres types barbus et musulman. La relation, cher Zébulon, c'est le pouvoir et le fric et son temple central est la FED. Ses temples filialisés sont nombreux : banques transcontinentales et institutions non démocratiques telles que le FMI, l'OMS et l'OTAN. Il faut être obtu pour ne pas voir l'évidence du « programme de mondialisation ».
Une seule solution, cher Zébulon : responsabilité et courage individuel d'abord, puis solidarité des peuples. Nous détenons une ADM (arme de défense massive ! ) efficace : notre décision libre de cesser de consommer tout ce qui nous balance. Mais… l'étrangeté de l'humain c'est que plus il est mis en esclavage et plus il s'entête à justifier et donc à pérenniser ses bourreaux et ce, par la continuation de ses comportements réflexes !
Etonnant et pathétique…
Obama n'est qu'un joli leurre. Ne pas l'avoir compris dès son élection donne la dimension du conditionnement aux mass médias.
à Vuedechezmoi
De Yvon le Zébulon
Retraité | 12H15 | 11/09/2009 |
Votre commentaire me plait bien, mais j'ai noté cette petite phrase dans laquelle vous dites :
- « l'homme est un esprit qui ne peut vivre que relié (d'où le terme religion), issu du Latin religale »
….et cette phrase m'inspire cette réflexion :
¤ Un mot n'est qu'un mot, crée à partir d'un besoin, et dans le cas que vous citez…ce besoin qu'ont précisément certains profiteurs de « relier » les gens à leurs décisions et leur arbitraire…
Ce n'est pas parce que le mot MERDE existe, qu'il faut vivre dedans !
à blablablaetblablabli
De InitiativeDharman
Merde in France. | 17H13 | 10/09/2009 |
Un peu simpliste non ?
Et pourquoi pas brûler le drapeau américain pendant qu'on y est ?
On peut être fiers nous autres avec notre Sarkozy…
Ou notre Le Pen au deuxième tour…
à blablablaetblablabli
De Marie-Hélène
fout rien al païs | 21H31 | 10/09/2009 |
la Suède, la Norvège, l'Islande, les Pays-Bas, la Finlande… (j'en oublie), sont des pays protestants mais on l'on y trouve un haut niveau de protection sociale. Absolument rien à voir avec les Etats-Unis ! !
à blablablaetblablabli
De Dellie
Infirmiere | 07H24 | 13/09/2009 |
Seulement en partie… une habitude de mettre tous les habitants d'un pays dans le meme sac ! Dommage.
De Fanya
penseur libre | 11H11 | 10/09/2009 |
Et « pitchoune » prends en de la graine et « ton royaume » de merde doit payer ses dettes à la sécu et toi et tes copains en priorité avce des pénalités de retard et on attendra pas l'avis d'une commission de « régularisation » ! comme indiqué pour les fraudeurs ! ! ! !
De penabranca
survivor | 11H12 | 10/09/2009 |
Au pays du struggle for life et de la chaise électrique, les discours d'Obama sont d'une bravitude qui ferai bien d'inspirer nos politiciens.
à penabranca
De mauser
15H28 | 10/09/2009 |
Nous avons de hommes ou de femmes politiques en France des nom En dehors d'un poignée de cheavaux de retours se battant pour l'accés à la mangeoire donnez moi un simple tribun un petit agitateur .
à mauser
De penabranca
survivor | 18H17 | 10/09/2009 |
Manu Chao !
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 11H13 | 10/09/2009 |
Obama est habile et le vrai Establishment est avec lui, sans quoi il n'aurait pas été élu. La réforme de la santé, c'est mettre au pas une classe sociale de petit-riches bourgeois dont les médecins sont les éléments emblématiques. C'est son plus gros défi, car ce sont eux qui alimentent le réseau de corruption à tous les niveaux qui est la démocratie à l'américaine. Si la réforme passe, ce sera la vraie révolution sociale aux USA. Si elle ne passe pas… peut-être la révolution. Tout simplement.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/04/28/le-plus-gros-defi-dobama…
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/29/trois-pas-vers-un-monde-…
Pierre JC Allard
De rodikol
dindon de la force | 11H16 | 10/09/2009 |
Excellent article. J'aime Obama pour différentes raisons, la principale étant qu'il incarne l'Espoir. Puisse-t-il faire plier les différent lobbies qui pullulent à Washington.
à rodikol
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 12H56 | 10/09/2009 |
C'est quoi la différence entre l'Espoir et l'espoir ?
De Yvon le Zébulon
Retraité | 11H29 | 10/09/2009 |
Le Président Barak Obama aura beaucoup de difficulté à établir son plan relatif à la santé publique, dans les mentalité US…
- surtout chez tous ceux qui s'imaginent encore définitivement à l'abri du malheur ! (autant dire des cons, très nombreux, comme partout ailleurs).
Mais je suis convaincu qu'il y parviendra, pour une raison simple :
- Un pays ne peut fonctionner socialement sur la base de l'égoïsme global !
S'il devait rater son coup, il y aura probablement du grabuge !
De .Lycurgue.
Etudiant | 11H27 | 10/09/2009 |
Oui, c'est vrai que la mentalité anti-socialiste en Amérique est presque innée, le culte de l'indépendance vis à vis de la société. ça a des fondements historiques remontant à la colonisation.
les Etats Unis vive à crédit et Malgré tout Obama se lance dans cette réforme, une réforme essentielle dans une société de l'inégalité et une surtout une promesse de campagne.
D'ailleurs qu'est ce que c'est que ces politiques qui se mettent à vouloir entreprendre ce qu'ils ont promis ? ? ? jamais vu ça.
De nemo3637
Déchoukeur | 11H44 | 10/09/2009 |
Le président Obama est connu pour ses beaux discours. Et certains, en France ou ailleurs, prennent encore ses paroles pour argent comptant. Il est vrai que son projet de CMU était le point clé de sa campagne, question sur laquelle son prédecesseur démocrate Clinton s'était cassé les dents. Il ne serait pas le premier élu à ne pas tenir ses promesses, de la même façon, que, jusqu'à présent ses paroles n'ont guère été suivi d'effets. Il s'en tirera par une réformette et la montagne aura ainsi accouché d'une souris.
Mis à cette place par les banquiers qui l'avait choisi comme candidat - voyez aujourd'hui qui compose l'équipe présidentielle - le Président Obama n'est-il pas là où il est pour dorer la pilule aux Américains - et aux autres, Arabes compris ?
Une oeuvre, plus discrète, elle, réussit à se mettre en place sans trop d'opposition au Congrès : la guerre en Afghanistan.
De Françaisehélas
12H07 | 10/09/2009 |
Madame, monsieur les journalistes, j'aimerais qu'on parvienne à m'expliquer pourquoi les américains ne sont pas favorable à un système de santé public.
J'avoue que jusqu'à présent, j'ai bien lu tous vos articles, comme une brave petite fille, mais le fond du problème, l'idéologie exprimée, ou la bataille médiatique, enfin tout ce qui forge l'opinion, ça je n'ai pas compris. Et je voudrais bien comprendre. Est-il possible de faire un article là dessus ?
à Françaisehélas
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 12H49 | 10/09/2009 |
@ Françaisehelas :
NOVLANG. Les Américains ont été tellement abêtis par le lessivage de cerveaux de la démocratie médiatique américaine qu'ils ne font plus les liens de cause à effets, sauf ceux dont on leur a dit qu'ils étaient « corrects ».
Présentement, vous avec l'équivalent du PNB de la France qui va vers un système de santé qui coute le double de celui des autres pays développés, laisse 15% de la population sans protection et arnaque les autres autant qu'il peut
Mais ce sont ceux qui profitent de ce systeme qui sont les premiers contributeurs au financement de tous les candidats de tous les partis politiques et à tous les niveaux.
Mettre en place un autre systeme, c'est mettre un clou dans le cercueil de la corruption. Je ne crois pas qu'aucune parti n'y soit parvenu sans une révolution
Pour uncoup d'oeil sur j'effet Obama, voyez ce lien.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/12/barack-le-rouge/
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Françaisehélas
13H56 | 10/09/2009 |
Je n'ai pas envie d'un énième rappel sur ce que sont ces affreux-américains-qui-ne-comprennent-rien-à-la-vie, mais d'un texte explicatif sur le pourquoi du comment, et sans les préjugés ridicules qui vont avec, merci.
à Françaisehélas
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 14H43 | 10/09/2009 |
Pour le comprendre, c'est vrai qu'il fallait en fait lire les commentaires des articles en question.
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Pour faire court :
Il y a un background historique, qui est que les américains blancs ne voulaient pas payer des impôts qui aideraient les noirs pauvres.
Il y a un background économique qui est la peur du communisme, donc d'un État dirigiste, d'une société où l'égalitarisme prévaut aux dépens des libertés individuelles.
Il y a un background culturel, qui est que l'Etat n'est pas une assistante sociale (« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays »), que l'ascension sociale passe par le mérite et la réussite.
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Maintenant la vision que l'on a du système de santé amerloc est assez biaisée.
Aux USA la plupart des employeurs fournissent une couverture maladie à leur employés. Les très pauvres sont couverts (Medicaid).
Le problème se pose pour la low-middle income class qui travaille mais dont l'employeur ne fournit pas une couverture maladie (travailleurs pauvres quoi).
Et c'est ça qu'Obama essaie de changer en proposant une mutuelle publique à but non lucratif (mais non subventionnée) qui serait un peu moins chère (grace à une masse salariale plus faible et moins de bureaucratie) que les autres justement pour cette low-middle income class.
C'est un peu caricatural mais ça apporte quelques éléments.
à ThePhysicist
De Françaisehélas
14H45 | 10/09/2009 |
Merci, c'est clair et concis. Merci beaucoup
à ThePhysicist
De macjack
bûcheron | 16H47 | 10/09/2009 |
Non, au contraire, ThePhysicist, je pense que c'est très bien vu, surtout pour aussi peu de lignes.
Merci de l'explication.
à ThePhysicist
De Armelle Vincent
(auteur)
Journaliste | 16H59 | 10/09/2009 |
La plupart des employeurs fournissent en effet une assurance maladie sauf que la part de cotisations payées par leurs salariés est de plus en plus élevée et que 48% d'Américains sont actuellement sans couverture.
à Armelle Vincent
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 17H15 | 10/09/2009 |
Oui mais là, vous entrez dans les détails ! : )
à Armelle Vincent
De Yvon le Zébulon
Retraité | 18H20 | 10/09/2009 |
Et j'imagine volontier que même totalement malfichus, les pauvres assurés ne doivent guère être tenté par l'arrêt de maladie tel que nous le connaissons en France…
Vu que l'employeur est forcément à la fois juge et partie, dans la mesure où les assurances souscrites lui sont totalement redevables !
Comme cela se fait pour les voitures :
- 3 accidents, cherchez un autre assureur !
- Trois arrêts de maladie, et c'est la porte assurée…sans couverture !
…et ne comptez pas pouvoir à un prix acceptable, vous assurer ailleurs !
à Yvon le Zébulon
De alaixih
19H37 | 10/09/2009 |
Le système est relativement simple. Grace au droit de faire remplir des questionnaires médicaux avant de signer un contrat avec une assurance, les assureurs n'assurent que ceux qui leur rapportent et pas ceux qui leur coutent. En gros ils n'assurent que ceux qui sont en bonne santé… C'est le seul moyen de gagner de l'argent.
En gros faire du profit en limitant les charges. C'est le principe. Appliqué à la santé cela fait que si tu n'as pas assez d'argent pour te payer une bonne assurance et que tu es gravement malade tu meurs.
Je pense que le droit des citoyens de vivre est plus important que le droit de choisir son assurance. Pourtant le système américain pense lui ( du moins la droite conservatrice ) que la liberté de choix est la plus importante. Ou d'une façon détournée que les personnes qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance ne le peuvent pas parce qu'ils ne sont tout simplement pas assez bons pour le faire ou pas assez travailleurs.
Or la santé ne dépend pas de la volonté. Sinon on ne mourrait pas. Ensuite, les revenus sont avant tout et aux états unis comme ailleurs une question d'éducation qui coute sauf rares cas elle même de l'argent. Ne peut donc avoir une bonne éducation que celui qui en a les moyens….
Le système américain a le génie de faire croire à chacun que son bonheur ne dépend que de lui même et que si le bonheur ou la réussite n'arrive pas par conséquent ce n'est qu'à cause de lui.
Pour ma part, j'attends après le « rêve américain “ le réveil américain.
à alaixih
De Yvon le Zébulon
Retraité | 12H27 | 11/09/2009 |
Belle conclusion par votre dernière phrase !
De fait, le système Américain est un système complètement pourri probablement hérité de la période esclavagiste des débuts de cet Etat.
- Quand je pense que la France cherche à le copier !
Pour la petite anecdote :
Autrefois, dans les « plantations » en Louisiane et ailleurs, les esclaves n'étaient nourris (en viandes) qu'avec les viscères des animaux d'élevage, les Maîtres se réservant les beaux morceaux…
° Aujourd'hui, les tripes sont un plat excellent, pauvre en graisses et tout aussi riche en protéïnes, que les blancs ont fini par accepter dans leur assiette, à la vue de la musculature de ces gens (esclaves donc) qui n'étaient alimentés qu'avec cela…
- Les home training et autres clubs de mise en forme n'existaient pas, et nul à l'époque n'avait supposé que l'exercice physique (intense et imposé, évidemment) de ces noirs importés d'Afrique était à l'origine de leur superbe.
à Armelle Vincent
De Françaisehélas
07H31 | 11/09/2009 |
qu'englobe les 48% exactement (c'est un pourcentage énorme ! ) oO :
tous ceux sans employeurs ?
une partie des employés aussi, car l'employeur ne cotise pas ?
et qu'elle est la part des entreprises qui ne cotisent pas ?