
Aux Etats-Unis, c'est aussi la crise pour les divorces
Murielle voudrait quitter son mari Pierre*. Ça fait des mois que le conflit gronde entre eux. Après s'être cachée la face pendant des années, elle a fini par reconnaître ses infidélités et ne peut plus le supporter. Et puis elle voudrait refaire sa vie. Ou du moins se libérer du joug matrimonial afin de se remettre en quelque sorte sur le marché des célibataires.
Seulement voilà : à cause de la crise, le couple a décidé de rester ensemble, du moins pour le moment. La valeur de leur maison a chuté, l'emploi de Pierre est instable. Quant à Murielle, elle a abandonné son boulot de prof pour donner des cours particuliers à la naissance de ses enfants. Et avec les licenciements en série d'enseignants, ce n'est pas demain la veille qu'elle risque de retrouver un emploi à plein temps. Bref, Murielle et Pierre n'ont pas les moyens de se séparer. Encore moins d'engager des dépenses inconsidérées en frais d'avocats (nous sommes à Los Angeles).
Alors, comme un nombre de plus en plus élevé de couples, ils ont pris la décision de continuer à co-habiter en faisant chambre à part et en vivant chacun leur vie. Pas évident. Pourtant, c'est la tendance actuelle aux USA. Avec la crise économique, la débâcle des sub-primes et l'endettement des ménages, ceux qui ne peuvent plus se voir en peinture sont obligés de composer. L'ironie est que les difficultés financières ont longtemps été le principal motif de la majorité des divorces. Mais la situation est aujourd'hui si préoccupante qu'elles produisent actuellement l'effet inverse.
« Même les riches ont maintenant peur de diviser leurs biens »
« En vingt ans de métier, je n'ai jamais vu ça », commente Sharon Jill Sandler, une avocate spécialisée en droit de la famille. Sharon est partenaire dans un cabinet de Century City, dans le westside de Los Angeles. Elle gère une clientèle riche qui, il n'y a pas encore si longtemps, n'aurait pas hésité une seconde avant de divorcer :
« Mais même les riches ont maintenant peur de diviser leurs biens, ajoute Sharon. Ils ont perdu beaucoup d'argent et se sentent menacés, en déséquilibre. Leurs fortunes ne semblent plus aussi solides. Alors ils restent ensemble en attendant que les choses s'arrangent. »
Ou bien ils divorcent quand même tout en continuant de partager leur résidence. Généralement, le mari se retrouve dans le sous-sol aménagé, tandis que sa femme et ses enfants restent à l'étage. Dans ces cas-là, Sharon raconte qu'elle doit faire preuve d'une sacrée dose de créativité pour satisfaire ses clients en incluant des clauses inhabituelles dans leur convention, comme par exemple la co-propriété de la maison jusqu'à une date définie à l'avance mais que les divorcés peuvent changer d'un commun accord.
« Quel que soit le degré d'acrimonie et le caractère vicieux du divorce, les couples s'entendent pour limiter les dégâts et préserver leurs biens dans la mesure du possible. »
Sharon a perdu environ 15% de sa clientèle au cours des douze derniers mois et du coup, réduit ses tarifs.
Souvent d'ailleurs, ce n'est plus une maison qui doit être partagée, mais un gros paquet de dettes et d'hypothèques. Car il n'est pas rare que la valeur de la maison soit désormais inférieure au solde du prêt immobilier.
Une chute de 9% du nombre de divorces dans le comté de Los Angeles
Dans le comté de Los Angeles, le nombre de divorces a chuté de 9% par rapport à 2007. Tandis que la droite chrétienne applaudit et se félicite de cette conséquence inattendue de la crise, les psychologues flairent un danger. Les cas de violences domestiques et de désertion du foyer par un parent ont en effet augmenté.
Tous les couples souffrant de désamour ne sont en effet pas capables de co-habiter dans une relative harmonie :
« J'ai des clientes qui me téléphonent pour me dire qu'elles n'ont jamais été victimes de violences domestiques aux mains de leur mari mais que la situation chez elles est si tendue qu'elles craignent le pire », raconte Sharon.
Même si les taux de divorces déclinent progressivement aux Etats-Unis depuis 1981, il faut remonter à la crise de 1929 pour comparer le phénomène actuel. « A l'époque, on constata avec ravissement les effets positifs de la crise sur les mariages », écrivait récemment le professeur d'histoire et d'études familiales Stephanie Coontz :
« Mais les cas de violences domestiques augmentèrent proportionnellement. Lorsque les gens se trouvent forcés pour des raisons économiques de rester dans un mariage déjà conflictuel, ce n'est bon ni pour eux, ni pour leurs enfants. »
Il y a pourtant des cas, comme celui de Murielle et Pierre où, étrangement, le couple qui n'en est plus un réalise qu'il s'entend bien mieux que lorsqu'il était encore marié au vrai sens du terme. La pression et les contraintes, sexuelles ou autres, ont été comme dégoupillées, décapitées. Mais ce n'est pas la majorité.
* Les prénoms ont été modifiés.
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De extralucide
retraite | 12H41 | 26/07/2009 |
Vraiment, un article de merde
à extralucide
De Leclere gérald
paysagiste | 07H04 | 27/07/2009 |
@ ARMELLE.
Ne t'occupe pas de tous ces boeufs qui doivent avoir une petite vie bien triste et étriquée.
Leur monde est petit, mais petit. Faut-il faire un énième article sur la grippe A, sur Not Bon Roi ou sur la santé du parti socialiste.
Retirez un peu vos oeillères, un monde tourne autour de votre nombril.
Merci, Armelle pour tes articles sur les états-unis.
à Leclere gérald
De extralucide
retraite | 12H28 | 27/07/2009 |
Mon pauvre , la Californie, comme dirait Julien Clerc, je la connais sûrement mieux que toi. J'ai de la parenté là-bas et j'y suis allé. Mais je ne remettrai jamais les pieds aux Etat-unis qui est un pays de merde gouvernés par les néocons. Pour la soi-disant-grippe A, Rue89 a bien participé à la propagande. Notre bon Roi, comme vous dîtes n'est jamais critiqué.
Maintenant, pour les divorces EN CALIFORNIE, alors là, comme dirait Chichi, ça m'en touche une sans bouger l'autre. Et en France, c'est pas pareil ? . Article franchement intêressant en ces temps de propagande anti-iranienne(pour la prochaine guerre), en ces temps de soi-disant mutation de virus, en ces temps de faillite des états. Vous verrez à la rentrée si vous vous intéressez aux divorces californiens
Pour Odile deray :
J'espère que vous n'habitez pas Montcul
à extralucide
De debruxelles
francaise à Bruxelles | 12H44 | 27/07/2009 |
Si la Californie et ses divorces vous intéressent si peu que ca, pourquoi avoir été plus loin que les quelques lignes de la Une et avoir cliqué sur « la suite » ?
Quand le thème d'un article ne m'intéresse pas, je passe à un autre…
Et si Rue 89 ne vous plait pas, pourquoi le lire ?
Parfois je ne comprends pas.
à extralucide
De OdileDeray
avocate | 11H11 | 27/07/2009 |
Un commentaire particulièrement utile et argumenté…
De thélonious
12H52 | 26/07/2009 |
Dégoupiller une contrainte sexuelle, je n'avais encore jamais entendu ça.
Quant à la décapiter de surcroit, ça laisse pantois !
Le sexe, cette hydre maléfique qui pourrait resurgir sous l'avalanche des subprimes ?
Et monsieur, planqué dans le sous-sol, resurgir à l'étage un soir de disette ?
Bigre bigre, décidément, une crise comme celle là, on n'en fait qu'une part siècle !
à thélonious
De Emma Indoril
Nérévarine | 14H51 | 26/07/2009 |
heureusement ! !
à thélonious
De pablico
12H13 | 27/07/2009 |
une dispute :
- je divorce !
-tu dis « vorce » ? , ben moi aussi je dis « vorce » , « vorce », « vorce » « vorce » ! ! çà te va ? ?
De unouveaucompte
13H49 | 26/07/2009 |
vous travaillez pour les pages bourses et psychologie
de « femme actuelle » ? ou on dirait du « melrose place »..
vive le modèle économique américain ! c'est sympa en vacances (j'ai fait) quant à y vivre….
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 13H55 | 26/07/2009 |
c'est bien connu le mariage enrichi et le divorce appauvri
vous découvrez l'amérique
De sel
commerçant | 15H46 | 26/07/2009 |
En gros Murielle reste pour le pognon….grande classe ! quant à son mari il reste cocu, aussi pour le pognon…super classe… ! j'espère qu'ils ont pas fait d'enfants ces deux cons !
à sel
De Ermite
Consultant IT | 16H31 | 26/07/2009 |
Mon pauvre ami, votre commentaire est confondant de stupidité.
C'est comme si vous reprochiez a quelqu'un de ne pas acheter la dernière Ferrari (ou tout autre marque de voiture dite « de luxe ») sous le prétexte, fallacieux a vos yeux, qu'il/elle n'en a pas les moyens…
Avant de commenter, on prend le temps de lire et SURTOUT de comprendre.
Ces couples doivent composer avec une réalité actuellement incontournable : ils n'ont objectivement pas les moyens de faire face aux conséquences économiques d'un divorce.
Ils ne restent donc pas ensemble POUR le pognon. Mais parce que ce pognon-la ils ne l'ont pas…
Comprenez-vous ?
à Ermite
De sel
commerçant | 18H26 | 26/07/2009 |
« ils ne restent pas ensemble Pour le pognon. Mais parce que ce pognon là ils ne l'ont pas… »
C'est encore pire que je pensais….ils restent pour le pognon qu'ils n'ont pas….
à sel
De John Lénine
09H48 | 27/07/2009 |
Je suis entièrement d'accord avec vous Sel .
Seulement le journaleux , montre que
c'est la crise qui les rend « cons “ .
Mais , les pauv” gosses , ils profiterons même pas du divorce , deux noels , deux aniversaires , deux argents de poche ……
J'ai entendu que en france on commençait à voir le même phénomène .
à sel
De Armelle Vincent
(auteur)
Journaliste | 04H49 | 28/07/2009 |
Ces couples ne restent pas ensemble pour le fric qu'ils ont ou non pas mais parce que l'un sans l'autre, ils ne s'en sortiraient tout simplement pas. S'il n'y a pas assez d'argent pour payer 2 loyers et deux jeux de factures, que faites-vous qui êtes si malin ? Si divorcer signifie que vous n'aurez plus d'assurance maladie et que vos enfants non plus, que faites-vous ? Si vous n'avez pas d'emploi fixe comme Murielle et que du coup, tout propriétaire refuse de vous louer un appartement, où faites-vous dormir vos enfants ?
à Armelle Vincent
De John Lénine
10H39 | 29/07/2009 |
Je pense que Sel voulait dire que les compromis qu'il n'ont pas réussi à faire pendant leur mariage , il le réussisent après leur mariage , pour leur « confort “ matétiel .
Ceci dit certaine situations vont vite dégénérer , ou alors ils vont se retrouver et refaire des enfants et ……..
De jjhb
cosmonaute | 17H22 | 26/07/2009 |
Y a pas encore un banquier pourri (pléonasme) ou un financier de merde (sauf le gâteau) pour racheter les mariages foireux qui ont du plomb dans l'aile.
Moi j'ai acheté des parts de SOS femmes battues.
Chouette cette crise, youpi ! ! !
Je crois que c'est le gros lot ! ! !
Je suis en train de me faire des c… en or ! ! !
Pour une fois que je ne me trompe pas sur les valeurs de la bourse…
N'hésitez surtout pas à me « nazer »
Primo, parce que j'adore ça
deuzio, si ça peut vous éviter de vous défouler sur votre conjointe… : -P
à jjhb
De Leclere gérald
paysagiste | 06H57 | 27/07/2009 |
Pourquoi te « nazer », tu n'est pas très loin de la vérité. Bon, cette fois, c'est les avocats qui font la gueule sur les divorces mais il vont se retourner contre les cabinets financiers et compagnies.
De donpedrovich
(citoyen de république ray-bananièr... | 23H08 | 26/07/2009 |
Mais la première cause de divorce dans le monde, n'est-ce pas le mariage ?
De MOG
écriveuse | 20H13 | 26/07/2009 |
On se sépare quand on croit à l'amour, on reste ensemble quand on croit au fric. Je crois que c'est à peu près partout la même chose.
De tecole74hs
passe repasse trépassera... | 21H46 | 26/07/2009 |
Apparement cet article est bien mal compris, et le fait de le placer aux US n'arrange rien. C'était une réalité avant la crise que la composante financière dans les séparations n'est pas négligeable. Perso j'ai une compagne divorcée comme moi et nous vivons chacun séparés depuis plusieures années, au prix d'un sacrifice important sur le plan matériel, mais si demain la crise nous supprime notre travail, nous serons obligés de vivre sous un même toit. Ce ne sera pas un gros problème, mais nier que la réalité financière n'intervient pas dans une relation est assez stupide.
à tecole74hs
De sel
commerçant | 01H38 | 27/07/2009 |
y'a le sens de l'honneur aussi, mais c'est vrai qu'en france ça fait longtemps qu'on en a plus rien à foutre ! que les cocus restent cocus pour des questions de fric…ça me troue le cul !
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 09H49 | 27/07/2009 |
Ouko, change de dealer, tu ne supportes pas !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De ginkoland
Ginkologue | 10H31 | 27/07/2009 |
Pour lui c'est trop tard, un jour il a eu une mauvaise remontée d'acide et depuis…
à ginkoland
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 10H44 | 27/07/2009 |
Ou alors, c'est inné, comme le prétend son Zident ! C'est bien possible qu'il soit , en plus de raciste, pédophile, et toutes ces choses qu'on attrape à la naissance, faudra voir à l'autopsie !
èdit, ou alors, lui aussi s'est fait refiler une saloperie pleine de speed, et alors, on ne peut plus rien pour lui ! R I P
De sel
commerçant | 12H43 | 27/07/2009 |
Ta haine hystérique n'intéresse que toi. je ne sais pas quel âge tu as, tu dois être bien jeune…
Et tu n'as toujours pas répondu à ma question ; pourquoi vous appelez-vous entre vous les colons ? est-on colon chez soi ?
non mais…
mais bon…
hayayayayayayaille ! ! ! !
à sel
De Fracture_bloque
(open your mind) | 14H02 | 28/07/2009 |
Moi je reste cocu comme Sel car ça me plaît, ça n'a rien à voir avec le fric car son amant habite à la maison et je paye tout.
Ca me fait plaisir Sel que tu aies les mêmes idée que moi et que tu partages la même situation.
De francoisBR
étudiant-salarié | 09H28 | 27/07/2009 |
Ce qui arrive aux états-unis fini tj par arriver ici.
Ca tombe bien, j'espérai enfin voir baisser les tarifs des avocats.
à francoisBR
De barbouille
surfeuse | 15H04 | 27/07/2009 |
un divorce à l'amiable coûte 2000 € en France.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 11H05 | 27/07/2009 |
bonjour bo sourire , décidément ses américains font tout a l'envers , jamais un homme vat au sous sol , il vat a l'étage avec ses fils , enfin bon ce que j'en dis